Un clodo ? Non, il s’agit du président de l’Uruguay José Pepe Mujica, 78 ans. Il vit à la campagne, dans une maison de 50 m2 à peine servie par un puits, sans même l’eau courante. Il a prononcé à l’ONU l’un des discours les plus profonds dont ils se souviennent, dénonçant le modèle économique destructeur de l’ère moderne. De son indemnisation de président, pour vivre, Mujica ne garde que 485 dollars et affecte les 7.500 restants pour le peuple. « On m’appelle le président pauvre, mais je ne me sens pas pauvre. Les pauvres sont ceux qui ne travaillent qu’à essayer de maintenir un mode de vie coûteux, et ils veulent toujours plus, et plus. Faire de la politique c’est montrer l’exemple », explique-t-il.
Le président uruguayen rappelle le maire qui est resté le plus célèbre de Vienne, plus d’un siècle après sa mort. Karl Lueger, décédé en 1905, qui n’était ni juif, ni pédosataniste, ni franc-maçon, avait renoncé à la moitié de son salaire et refusait les soins d’un médecin de Bavière, jugés trop dispendieux pour la municipalité. C’est aussi lui, bien avant que la mode soit lancée à Paris pour les invertis, qui avait installé les premières plages le long du Danube, au cœur de la capitale autrichienne. Contre cet homme d’une grande honnêteté qui rénova Vienne et en fit la capitale la plus écologiste d’Europe pour le grand bonheur des ouvriers et des plus démunis, les Rothschild firent pression sur l’empereur pour qu’il ne reconnaisse pas son élection. Mais, au quatrième refus, le peuple descendit dans la rue et fit entendre avec succès sa voix. En 2012, Vienne débaptisa la seule artère qui portait son nom.
Il est bien évident que Karl Lueger sera considéré sans fondement comme un horrible antisémite. Une accusation que pourrait connaître José Pepe Mujica, trop proche du peuple.
