L’empereur Alexandre Ier de Russie interdisait en 1822 la franc-maçonnerie. Espérons que Poutine qui aujourd’hui entend, précisément DEUX SIECLES après, en 2022, punir la banalisation de la pédophilie et la propagande LGBT, ira dans le même sens que son célèbre « prédécesseur ». Il est à noté que le mois de décembre sera l’occasion de célébrer ce très grand tsar : né à Saint-Pétersbourg le 23 décembre 1777, mort à Taganrog le 1er décembre 1825. Il est le fils de Paul Ier et de Sophie de Wurtemberg-Montbéliard (Maria Feodorovna), ainsi que le petit-fils de Catherine II.
Après avoir adhéré à la franc-maçonnerie, que par conséquent il quittera, sa disparition loin de Saint-Pétersbourg a donné lieu à des spéculations de plusieurs historiens sur l’énigme de sa mort, qu’il aurait lui-même mise en scène pour prendre une nouvelle identité, celle d’un moine voulant vivre plainement sa foi. Maurice Paléologue publie à Paris, après la révolution de 1917, un livre dont le but est de prouver que le starets Fiodor Kouzmitch, mystique de Sibérie, et l’empereur Alexandre Ier n’étaient qu’une seule et même personne. L’empereur ayant simulé sa mort (en substituant le cadavre d’un soldat lui ressemblant vaguement) pour expier sa participation au complot tramé contre son père. Il est à savoir dans un livre qui lui est dédié, le grand Henri Troyat va aussi dans ce sens.
Cette légende a été popularisée par Tolstoï, qui évoque ce mystère dans son roman Mémoires du starets Fiodor Kouzmitch, et par l’ouverture du tombeau d’Alexandre Ier par son petit-neveu Alexandre III de Russie, qui s’avéra être vide. En juillet 1995, à Tomsk, des fouilles ont été effectuées sur le lieu où Fiodor Kouzmitch s’était retiré et avait vécu. Elles ont révélé la présence d’un squelette dans une tombe volontairement recouverte par une décharge à l’époque soviétique. A priori, il n’est pas interdit de penser que ces restes soient ceux du tsar. Toutefois, il reste à effectuer des analyses ADN afin d’indiquer s’il s’agit (ou non) du tsar Alexandre Ier.
