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20 NOVEMBRE : 50e ANNIVERSAIRE DE LA MORT DU TRES REGRETTE GENERAL FRANCO

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Voici le testament “politique et spirituel” de Francisco Franco, que celui-ci écrivit de sa main, à son bureau, le 18 octobre 1975, selon le témoignage du docteur Vicente Pozuelo Escudero (1), son médecin (1918-1997) et de l’ambassadeur Antonio Oyarzábal (1935). Sa fille, Carmen Franco Polo, le transcrivit à la machine et conserva ce document jusqu’à la mort de son père, le 20 novembre 1975. Elle le remit alors au général José Ramón Gavilán, second chef de la Maison militaire de Franco, qui lui même le remit au président du gouvernement d’alors, à l’hôpital de La Paz, Carlos Arias Navarro. Celui-ci en fit lecture à la radio espagnole.

Que le lecteur honnête veuille bien rapprocher les termes de ce testament de la situation présente de l’Espagne, de son état de division, de séparatisme, de corruption – qui n’a pas épargné le roi Juan Carlos lui-même et qui éclabousse en particulier le chef de gouvernement socialiste actuel et nombre de ses proches – et d’ambitions de politiciens qui paraissent parfois n’aspirer, à gauche, qu’à replonger leur pays dans le chaos.

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« L’heure étant venue pour moi de rendre ma vie devant le Très-Haut et de comparaître devant son jugement sans appel, je demande à Dieu de m’accueillir avec bienveillance en sa présence, car j’ai voulu vivre et mourir en catholique. Au nom du Christ, je m’honore, ainsi que cela fut toujours ma volonté, d’être un fils fidèle de l’Église, dans le sein de laquelle je vais mourir. Je demande pardon à tous, de même que je pardonne de tout coeur à tous ceux qui se sont déclarés mes ennemis, sans que je les aie considérés comme tels. Je crois et je souhaite n’avoir eu d’autres ennemis que ceux qui le furent de l’Espagne, que j’aimerai jusqu’au bout et que j’ai promis de servir jusqu’au dernier souffle de ma vie, que je sais proche.

« Je veux remercier tous ceux qui ont collaboré avec enthousiasme, dévouement et abnégation à la grande entreprise de faire une Espagne une, grande et libre. Par l’amour que j’éprouve pour notre patrie, je vous demande de persévérer dans l’unité et dans la paix, et d’entourer le futur roi d’Espagne, don Juan Carlos de Bourbon, de la même affection et de la même loyauté que vous m’avez accordées, et que vous lui apportiez, à tout moment, le même soutien de collaboration que j’ai reçu de vous.

« N’oubliez pas que les ennemis de l’Espagne et de la civilisation chrétienne sont en alerte. Vous aussi, soyez vigilants et, pour cela, faites passer toute ambition personnelle après les intérêts supérieurs de la patrie. Ne cessez pas de poursuivre la justice sociale et la culture pour tous les espagnols, et faites-en votre objectif principal. Maintenez l’unité des terres d’Espagne, en exaltant la riche multiplicité de ses régions comme source de la force de l’unité de la patrie.

« Je voudrais, à ma dernière heure, unir les noms de Dieu et de l’Espagne, vous embrasser tous et crier ensemble, une dernière fois, à l’approche de ma mort :

« Arriba España ! Viva España ! »

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(1) Dans son ouvrage : « Los últimos 476 días de Franco » (1980)

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