Archives de Catégorie: Cour d’appel Lyon

Yvan Benedetti : « Oui je suis coupable, coupable d’avoir un cœur qui bat pour la France ! »

Déclaration finale devant la Cour d’Appel de Lyon d’Yvan Benedetti  qui comparaissait pour reconstitution et maintien pour l’OEuvre française dissoute.

Dans cette République, fondée en mai 1958, au moyen d’un coup d’État, par un pseudo-général condamné à mort par les autorités légitimes de son pays près de deux décennies plus tôt, si l’on fait toujours mine de croire, d’une part, que le meilleur avenir pour le peuple français se décide dans la libre discussion des opinions des diverses sensibilités et, d’autre part, que c’est un devoir sacré, – selon la formule de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme et du citoyen dont les principes ont valeur constitutionnelle – pour ce peuple d’opposer une forme d’objection de conscience à des dirigeants qui le trahiraient, l’interdiction administrative des opposants a droit de cité !

Au mépris du principe de la séparation des pouvoirs, il incombe aujourd’hui à l’autorité judiciaire de porter l’estocade à un dissident que le Pouvoir a décidé de priver de ses droits fondamentaux civils et familiaux et  jud’association et d’expression. Rude tâche pour cette institution garante de l’ordre public, et même rempart contre la barbarie qui envahit note société, que de se prononcer pour mettre un point final à un procès politique dont elle n’a pas été l’instigatrice… Je ne conteste pas, en tant que nationaliste, le principe d’une direction ferme et assurée du pays, au mépris des droits de l’opposition, si l’intérêt national le nécessite, mais je dénie ce droit à ce régime hypocritement drapé dans des principes qu’elle se garde bien d’appliquer.

Je conteste la légitimité de la dissolution de l’Œuvre française parce que le Ministre de l’Intérieur de l’époque qui l’a prononcée n’était même pas français quand elle a été fondée et qu’il n’est déjà plus français au moment où l’on me juge pour avoir dénoncé cette mascarade, ayant repris en 2018 la nationalité espagnole qu’il avait abandonnée au profit de la nôtre en 1982.

Je la conteste parce que Mañuel Valls n’a pas dissous l’Œuvre française en tant que danger pour la France, mais en tant que danger pour la République ou tout du moins pour ce qu’il met derrière ce mot. Un naïf n’ayant pas perçu la dimension carriériste du personnage et le caractère profondément a-national des nouvelles «élites» européennes, pourrait se demander si M. Valls ne s’est pas rendu à nos arguments quant aux défauts du système républicain – et plus particulièrement de sa cinquième itération – puisqu’il a préféré retourner s’installer dans sa monarchie natale. Mais si pour M. Valls, la République, ce n’est pas la France, mais un principe philosophique universaliste maçonnique hérité de la révolution bourgeoise de 1789 et qui a une valeur supérieure à celle du pays qui l’abrite en son sein, pour nous, nationalistes, cette République n’est pas la France, puisqu’elle n’en est qu’un épisode : les régimes et leur petit personnel – comme Mañuel – valsent, la France reste !

En nous dissolvant, M. Valls ne cherchait pas à protéger la France, mais au contraire à retirer à celle-ci les moyens de se défendre contre le terrifiant projet mondialiste, la sécularisation de l’eschatologie juive ayant débouché sur le judaïsme politique avec la création de ce pseudo-état fondé sur le terrorisme : Israël, auquel M. Valls avait, alors même qu’il était député de notre parlement, fait allégeance, en juin 2011, à Strasbourg, en déclarant qu’il lui était «lié de manière éternelle».

Sans remonter aux querelles de succession de l’Ancien Régime, le pouvoir, depuis la Révolution française, a toujours dénoncé ceux qui contestaient sa légitimité et qui n’avaient parfois d’autre choix, pour ce faire, que d’accepter des soutiens extérieurs, comme des traîtres, des agents de l’étranger : c’est le procès qu’on a fait à Louis XVI pendant la Révolution, celui – encore plus indigne – qu’on a fait, en 1945, au Maréchal Pétain. Les vrais agents de l’étranger, aux ordres de Londres et de Moscou avaient alors pris la peine de travestir la vérité, faisant au Maréchal le procès d’être un agent de la France en prétendant le juger en tant qu’agent de l’étranger. Il est nouveau et parfaitement révélateur que le Pouvoir ne prenne plus aujourd’hui la peine de cette dissimulation et me fasse ouvertement le procès d’être un agent de la France…

Alors une nouvelle fois je le répète, oui je suis coupable, coupable d’avoir un cœur qui bat pour la France !

Le ministère public a requis 6 mois de prison avec sursis et privation des droits civils civiques et familiaux. Le jugement sera rendu le 11 juin.

Yvan Benedetti

Source Jeune Nation : https://t.co/C3bdmTWVJB