Archives de Catégorie: Pierre Hillard

Les Sources Malfaisantes du Mondialisme : Pierre Hillard dans l’Aude.

Mis en Ligne par FACTUELLE 66.

Archives du mondialisme constitue le tome deux de l’Atlas du mondialisme. Le Professeur Pierre Hillard nous a reçu lors de sa visite en Aude après une érudite conférence organisée par la section locale de l’association Egalité et Réconciliation, il a ici voulu cibler un autre angle d’attaque permettant d’intégrer, sur le temps long, la trame pro­fonde – politique, économique, monétaire, géopolitique et spiri­tuelle – expliquant les rivalités entre factions oligarchiques. Ces dernières sont en dépit de cela animées par un idéal commun : l’émergence d’une gouvernance mondiale et l’instau­ration d’une monnaie planétaire dématérialisée, le tout en lien avec une spiritualité bien définie. Les volontés d’instaurer une sorte de Directoire mondial passent par une harmonisation des intérêts matériels plané­taires de diverses factions oligarchiques, l’ensemble reposant sur une spiritualité globale selon les canons propres à l’idéal du mondialisme. Pour illustrer son propos, l’auteur a réuni plusieurs dizaines de pièces d’archives remarquables en français, mais aussi en allemand, anglais, italien et hébreu. Tous les documents en langue étrangère y sont intégralement traduits en français afin que le lecteur puisse avoir une compréhension précise des événements passés – depuis le monde antique et hébraïque jusqu’au XXIe siècle. Ces pièces d’archives se complètent entre elles et s’avèrent exceptionnelles de par leurs révélations. Renforcée par un commentaire explicatif de plus de 220 pages, cette compilation permettra au lecteur de comprendre, à partir d’un socle d’infor­mations dûment référencées, le monde dans lequel il vit, mais aussi de mieux appréhender celui qui nous attend.

 

Le Traité d’Aix-la-Chapelle fusille la France – Par Pierre Hillard

La signature du Traité d’Aix-la-Chapelle, le 22 janvier, par Emmanuel Macron et Angela Merkel a fait couler beaucoup d’encre. Malheureusement, de nombreuses bêtises ont été proférées par les apparents défenseurs de la cause nationale qui ont le don d’avancer des arguments faussés faisant la joie des partisans acquis à la cause européiste.

 

C’est le cas consistant à affirmer que la France va partager avec l’Allemagne son siège au Conseil de sécurité de l’ONU alors qu’il s’agit d’aider Berlin à en être membre à part entière. Pourtant, quelques éléments solidement référencés prouvent que l’on est passé à la vitesse supérieure. Même si le travail à faire est immense, il s’agit pour les deux pays de renforcer et d’approfondir leurs liens multiples avec, en particulier, la création d’une « zone économique franco-allemande dotée de règles communes ». La France désindustrialisée devra se plier aux normes de son voisin d’outre-Rhin qui, lui, possède toutes les structures promouvant la puissance du made in Germany.

Mais, surtout, la soumission est d’ordre politique. La coopération transfrontalière en est l’exemple avec l’émergence d’euro-districts bénéficiant de « compétences appropriées » échappant au cadre national. Ces caractéristiques propres à ces entités territoriales sont le résultat de l’institut européen l’ARFE (Association des Régions Frontalières Européennes) qui est, en fait, à l’origine allemand par ses fondateurs et ses dirigeants jusqu’à une époque récente. L’objectif proclamé de cet institut germano-européen fondé en 1971 consiste à détruire, dans le cadre de la coopération transfrontalière, les frontières des États comme le stipule sa Charte au paragraphe III 3.2 :

« L’objectif de l’action menée au sein des régions frontalières et le but poursuivi au travers de la coopération transfrontalière sont la suppression des obstacles et des facteurs de distorsion existant entre ces régions, ainsi que le dépassement de la frontière, tout au moins la réduction de son importance à une simple frontière administrative. »

Une frontière étatique devenue simplement administrative signifie la fin de la souveraineté d’un État, procédé permettant, par la suite, de créer progressivement des eurorégions (les « départements » de l’UE) de part et d’autre de la frontière défunte comme c’est prévu entre l’Alsace et le Pays de Bade.

La volonté de favoriser la création d’un Parlement franco-allemand [1], comme cela a été décidé dans un projet d’accord signé le 6 novembre 2018 entre l’Assemblée nationale et le Bundestag, ne fait que renforcer ce Traité d’Aix-la-Chapelle.

Il est vrai, comme l’a affirmé sans détours Angela Merkel dans un discours prononcé à la Fondation Konrad Adenauer, le 22 novembre 2018 : les États-Nations doivent se débarrasser de leur souveraineté [2].

Pierre Hillard
« Entrées précédentes