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SOUTENEZ LA TRADITION CATHOLIQUE DE RUSSIE, par Laurent Glauzy

Beaucoup voient en Poutine un modèle. Cette vision très naïve de la politique et la vision en des hommes soutenus par un armada de spécialistes en communication confèrent que nous oublions bien vite la demande de la Très Sainte Vierge à Fatima : la consécration de la Russie au cœur immaculée de Marie.

Cette demande n’a toujours pas été satisfaite et l’histoire de l’Union soviétique atteste de cette erreur. Or, il convient de ne pas continuer cette erreur en croyant en des hommes et des systèmes qui sortent des plans divins de notre Seigneur et de sa Sainte Mère.

Dans le livre « Ur-Loge » (Supra-maçonnerie), le théologien catholique traditionaliste allemand Johannes Rothkranz atteste que Poutine appartient à la super-maçonnerie. Cette affirmation est aussi étayée par Pierre Hillard.

Et, nous voyons en quelques signes très concrets que la Russie de Poutine ne sort pas des exigences ou des plans d’une supra-gouvernance mondiale passant par une détérioration du niveau éducatif et par le maintien de l’avortement. Nous pourrions ainsi résumer par cette phrase la situation actuelle russe : « En fait, avec Poutine, pour le reste c’est pas mal, mais pour l’essentiel c’est comme ailleurs. »

Un catholique traditionnel n’a donc aucun espoir à entretenir dans aucun système politique qui n’est pas celui d’une royauté et d’un roi au pouvoir absolu. Par conséquent, pour contribuer un siècle plus tard à la demande de la Très Sainte Vierge, nous pouvons aider la tradition catholique russe, dont la communauté compte 400.000 âmes à Moscou. Voilà de quoi bien espérer et travailler.

 

PHOTO : CELEBRATION DE LA MESSE TRADITIONNELLE A MOSCOU.

Ci-dessous lien du site de la Tradition catholique en Russie

http://www.summorum-pontificum.ru/fr/

 

Comment un homme de la Tradition catholique doit-il aimer ?, par Laurent Glauzy

Aimer est une relation triangulaire où Notre Seigneur et Notre Très sainte Mère règnent et dirigent. Cette notion traditionnelle s’écarte complètement de l’amour tel que les catholiques modernistes et la société actuelle l’émancipent. Ainsi, l’amour devient un vague sentiment se perdant, disons-le, dans le péché mortel, celui de la sensualité. Et, nous sommes tous contraints à cette attirance physique, car nous sommes hommes.

L’oubli de cette relation triangulaire coupe le dessein surnaturel. Et comme le mentionne G.K. Chesterton, l’homme qui manque le surnaturel, manque de fait le naturel. Car, notre dimension n’est pas naturelle, mais surnaturelle. Cette évidence transparaît aussi sur les visages. Nombre de personnes qui viennent dans la Tradition remarquent que nos religieux sont beaux. En effet, nos prêtres qui ont par ailleurs des tempéraments affermis, ont des visages radieux. Pour être direct, les cathos tradi n’ont pas de sales gueules. Et, il en va de même dans notre manière de nous exprimer et de nous comporter où rien n’est en excès. Pourquoi ? Parce que l’Esprit Saint dirige dans la juste mesure.

C’est aussi, donc, l’Esprit Saint qui dirige dans le vrai Amour, celui d’un homme et d’une femme. Ainsi, l’homme qui aime réellement sa femme, le manifeste dans les Commandements de Notre Seigneur. Car, de manière naturelle l’homme est, ce que l’on appelle, « chargé d’âme » dans une famille. Son but est de conduire son Amour au Ciel pour y vivre en sa compagnie dans la contemplation béatifique.

L’amour qui se soustrait à cette réalité est un sentiment égoïste : on s’aime car on ressent un vague sentiment, un vague plaisir qui dure le temps qu’il dure. Et, comme cette mollesse est le lit préféré du démon, l’on passe du pseudo « grand-amour » à la déception.

Aimer est donc bien prendre soin de l’âme de la personne choisie pour vivre avec elle dans l’Eternité. Il est bien évident que cet Amour s’exprime par la tempérance, la douceur et la sérénité, et la prière, et la fréquentation des saints Sacrements, car nous aimons et servons d’abord Dieu. Chez les modernistes et les athées, on sert d’abord ses passions (souvent secrètes), l’esprit du temps, les modes, l’éphémère, les excès, la médiocrité, etc.

L’Amour est donc de Dieu et de la Sainte Trinité uniquement, car il est éternel et bienveillant. Bien entendu, il n’est jamais trop tard, pour bien faire, car nous sommes tous appelés à aller à Dieu et sans exception.

 

 

 

Fête du Christ-Roi – Sermon de Mgr Lefebvre (1988)

Mes bien chers amis, mes bien chers frères,

Je pense qu’il est inutile d’insister auprès de vous pour vous montrer que cette fête du Christ Roi est au cœur même du combat que nous menons. Si nous avons pris la décision de mener ce combat et de résister à toutes les pressions qui sont faites à l’intérieur même de l’Église pour nous détourner de ce règne de Notre Seigneur Jésus-Christ, c’est qu’il nous a semblé indispensable, pour défendre notre foi, de mettre en pratique le règne de Notre Seigneur Jésus-Christ. N’est-ce pas là l’objet même de notre foi, de faire régner Notre Seigneur Jésus-Christ sur nous, sur nos familles, sur nos cités ? « Oportet illum regnare, dit saint Paul. Il faut qu’il règne » (1 Cor. 15, 25). Il faut que Notre Seigneur Jésus-Christ règne.

Mais pourquoi le pape Pie XI a-t-il jugé bon d’ajouter au calendrier liturgique une fête particulière pour le Christ Roi ? Était-ce vraiment nécessaire ? Est-ce que la royauté de Notre Seigneur Jésus-Christ n’était pas suffisamment signifiée dans toutes les fêtes de l’année liturgique ? En effet, si on lit les textes liturgiques de la fête de la Nativité, de la fête de l’Épiphanie, des grandes cérémonies de la Semaine sainte, à plus forte raison de la fête de Pâques et de celle de l’Ascension, la royauté de Notre Seigneur est constamment affirmée. Ces fêtes ne font que manifester le règne de Notre Seigneur Jésus-Christ et son Royaume. Alors pourquoi ajouter cette fête du Christ Roi ? Parce que les hommes ont voulu détruire le règne de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Contre le climat d’apostasie générale
Après que les princes et les chefs d’Etat ont reconnu, pendant de nombreux siècles, la royauté de Notre Seigneur Jésus-Christ, des disciples de Satan – celui qui poursuit de sa haine Notre Seigneur Jésus-Christ – ont résolu d’en finir avec la chrétienté, avec l’ordre chrétien, avec le règne de Notre Seigneur Jésus-Christ sur la société, et ils ont fomenté des troubles jusqu’au moment où ils ont pu détruire en effet ce règne de Notre Seigneur sur les sociétés. Ils espéraient bien, par là, ruiner l’œuvre de Notre Seigneur Jésus-Christ. C’est ce que dit le pape Léon XIII dans son encyclique Humanum Genus, à propos des francs-maçons : « Leur but principal est de détruire toutes les institutions chrétiennes ». Toutes les institutions chrétiennes ! Voilà leur but, et ils ne pouvaient pas y arriver tant que la société était chrétienne, tant que les princes et les gouvernants étaient chrétiens. Il leur a donc fallu détruire ces gouvernements, détruire ceux qui défendaient la royauté de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Et non seulement ils ont eu pour dessein de détruire les institutions chrétiennes mais ils ont voulu par là, détruire le règne de Notre Seigneur Jésus-Christ dans les âmes et créer ce climat d’apostasie générale. Le fait que les institutions ne sont plus chrétiennes, le fait que Notre Seigneur Jésus-Christ ne règne plus dans les institutions, crée nécessairement un climat d’apostasie, un climat d’athéisme, et ce climat d’athéisme atteint alors les familles par l’enseignement, par tous les moyens puissants que l’Etat a à sa disposition pour ruiner la foi dans les familles chrétiennes. C’est ainsi qu’on a vu l’apostasie s’étendre, petit à petit, dans la société.

Si les familles deviennent elles-mêmes apostates, si dans les familles ne règne plus Notre Seigneur Jésus-Christ, ni sa Loi, ni sa grâce, alors les vocations aussi disparaissent. Et c’est bien ce qu’ils espéraient : ils espéraient atteindre l’Eglise par l’intermédiaire des familles chrétiennes, et atteindre ainsi les séminaires, les noviciats, les congrégations religieuses. Hélas, ils y sont arrivés ; et maintenant, nous pourrions dire en vérité que les autorités de l’Eglise leur prêtent la main, et les aident dans cette apostasie par l’affirmation de cette liberté religieuse. S’il y a la liberté religieuse, il n’est plus absolument nécessaire que Notre Seigneur Jésus-Christ règne sur les âmes, sur les sociétés. C’est là une chose absolument incroyable, mais vraie…

Non seulement « il n’est pas opportun et il n’est peut-être pas possible, comme disent et ont toujours dit les libéraux, que Notre Seigneur Jésus-Christ règne encore sur la société ; c’était possible au Moyen Age, ce n’est plus possible maintenant ». Non, ce n’est pas suffisant, désormais on admet comme principe que Notre Seigneur ne doit pas régner sur la société : ce serait contraire à la dignité humaine, qui veut que chaque homme ait la religion de sa conscience. Par conséquent, imposer dans la société le règne de Notre Seigneur Jésus-Christ, ce serait violer la conscience et la liberté, et par conséquent la dignité humaine. C’est pourquoi il faut que les Etats soient laïcs, que les Etats n’aient pas de religion. C’est ce qu’affirment les autorités de l’Eglise ! Dernièrement, le pape à Strasbourg a encore affirmé publiquement qu’il fallait que les Etats soient neutres, n’aient pas de religion (cf. Discours de Jean-Paul II au Parlement européen, le 11 octobre 1988). C’est une chose inouïe ! Si nos ancêtres entendaient des choses semblables, ils en seraient épouvantés, stupéfaits ! Mais de nos jours, on est tellement habitué à cette apostasie générale que l’on ne réagit même plus. C’est pourquoi cette fête du Christ Roi est plus utile que jamais.

Nous voulons qu’Il règne
Nous chantions, hier, dans l’hymne des vêpres : Scelesta turba clamitat : Regnare Christum nolumus. La foule impie crie : « Nous ne voulons pas que le Christ règne sur nous ! ». Te nos ovantes omnium Regem supremum dicimus. Nous, au contraire, sommes heureux dans nos cœurs de pouvoir dire que vous êtes le Seigneur, le Roi de toutes choses. Oui, à ce cri de cette foule impie qui dit : « Nous ne voulons pas que le Christ règne sur nous », nous opposons cette acclamation : « Nous voulons que Notre Seigneur règne parce qu’il est le Roi suprême de toutes choses, omnium Regem supremum ». Nous le proclamons et nous voulons le proclamer, non seulement pour nous personnellement afin que Jésus règne dans nos âmes par sa Loi, par sa grâce, mais nous voulons qu’il règne aussi dans nos familles, dans les familles chrétiennes et dans la société.

Ce qui est à la racine de cette apostasie, c’est la négation du péché originel. Car si Notre Seigneur Jésus-Christ est venu sur terre et veut régner dans toutes les âmes, dans toutes les familles, dans toutes les cités, c’est précisément pour faire disparaître et le péché originel et toutes ses conséquences, conséquences abominables qui conduisent à l’enfer, qui conduisent à la mort éternelle. Il est venu pour nous donner la vie éternelle. Si l’on nie le péché originel, Notre Seigneur n’est plus nécessaire. Que vient-il faire ? Pourquoi vient-il ? Il vient troubler nos familles, il vient troubler l’ordre de la liberté humaine… Mais si nous croyons que vraiment, il y a eu un péché originel dont tous les hommes sont atteints, avec toutes ses conséquences, et que seul Notre Seigneur Jésus-Christ est capable de nous guérir, de nous apporter la vie, de nous purifier dans son Sang et de nous donner sa grâce, de nous donner sa Loi, alors nous nous tournons vers notre Sauveur, vers Notre Seigneur Jésus-Christ et nous prions pour qu’il soit notre Roi, que sa Loi règne partout, que sa grâce règne dans toutes les âmes ! Voilà ce que nous disons, voilà ce que nous pensons.

On ne croit plus au péché originel, on nie le péché originel. Les hommes sont libres ; les hommes ne sont pas mauvais. Ils ne naissent pas mauvais, ils ne naissent pas sous l’influence de Satan, ce n’est pas vrai, les hommes sont bons. Ce qu’ils désirent, c’est bien. Chacun peut désirer ce qu’il veut, selon sa liberté, selon sa conscience… Or nous disions dans les antiennes ce matin : « Regnum quod non servierit tibi, peribit. Le royaume qui ne vous sert pas, ô Seigneur, périra ». Et c’est vrai. Tous ceux qui n’ont pas Notre Seigneur Jésus-Christ dans leurs lois, dans leur législation, et qui n’ont pas la grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ, vivent dans le désordre complet, et sont atteints par toutes les suites du péché originel qui corrompent les sociétés, et qui corrompent les âmes.

Alors que devons-nous faire, mes bien chers frères, devant cette situation ? Désirer bien sûr, le règne de Notre-Seigneur, prier de tout notre cœur, de toute notre âme, aujourd’hui particulièrement, pour demander à Notre Seigneur de régner ; qu’il nous aide, qu’il vienne à notre secours ! Dieu sait s’il nous a donné tous les moyens pour nous sauver. Mais devant cette situation qui apparemment est insoluble, que pouvons-nous faire ? Nous devons faire ce que Notre Seigneur Jésus-Christ a voulu que nous fassions, c’est-à-dire nous sanctifier, ressusciter la grâce que nous avons reçue au jour de notre baptême pour effacer le péché originel et pour en guérir toutes les suites. Nous savons très bien que nous avons encore ces suites du péché originel ; nous les portons en nous et nous devons constamment lutter par la grâce de Notre Seigneur, par la prière, par la réception digne et fréquente des sacrements, par l’assistance à la sainte messe, à la vraie messe. Nous savons que c’est ainsi que nos âmes se purifieront, qu’elles se sanctifieront et feront régner en elles la Loi et la grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Faire rayonner le Christ dans la société
Mais il ne suffit pas de le faire pour nous. Nous avons des fonctions, nous avons tous une vocation ici-bas. Nous ne vivons pas seuls, nous ne vivons pas isolés et par conséquent, nous avons le devoir de faire régner Notre Seigneur partout autour de nous, et pas seulement dans nos familles. Le règne de Notre Seigneur Jésus-Christ ne doit pas se limiter à la famille. Il ne faut pas que, à peine sorti de la maison familiale, il n’y ait plus de place pour Notre Seigneur Jésus-Christ, que cela ne le regarde pas. Ce que nous faisons dans notre profession, ce que nous faisons dans la cité, en dehors de notre famille, Notre Seigneur n’aurait plus rien à y voir ; c’est faux ! Nous devons être soumis à Notre Seigneur toujours, en tout ce que nous faisons, dans tous nos actes, et par conséquent dans les actes de notre profession aussi, et dans les actes de la vie civile que nous avons à accomplir, que ce soit pour le bien de notre commune, le bien de notre village, le bien de notre cité, le bien de notre Etat.

Il est temps, mes bien chers frères, il est plus que temps que les chrétiens, et particulièrement les chrétiens traditionalistes, si l’on peut les appeler ainsi – c’est-à-dire les vrais chrétiens, les vrais catholiques – se rendent compte que la situation qui existe autour d’eux, est en train de se dégrader de mois en mois, d’année en année. Nos pays n’ont pas perdu toute foi catholique. Il y a encore des gens qui croient, des gens qui ont la foi. Il faudrait les réunir, les réveiller et il faudrait que, parmi ceux qui ont des convictions profondes, catholiques, certains prennent des responsabilités. On est stupéfait de voir que des pays catholiques comme le Valais, comme tous les cantons catholiques de la Suisse, comme la France, l’Italie, l’Espagne, l’Irlande…, tous ces pays qui sont à 80-85% catholiques, sont dirigés par des francs-maçons, par des ennemis de l’Eglise. Comment est-ce possible ? Comment ces gens-là ont-ils pu arriver à dominer des pays à grande majorité catholique, eux qui sont antichrétiens, qui veulent détruire la famille chrétienne, qui introduisent toutes les lois qui démolissent l’enseignement chrétien, qui démolissent les écoles chrétiennes ? Ils introduisent toutes ces initiatives abominables que nous voyons, comme ces discothèques qui se multiplient maintenant partout, dans tous les villages. Ils introduisent dans la législation l’avortement, la contraception, ils supportent la drogue, ne poursuivent pas la pornographie et acceptent ces films abominables contre Notre Seigneur Jésus-Christ. Voilà des petits groupes de gens qui sont contre Notre Seigneur Jésus-Christ et qui dominent des nations chrétiennes ! Est-ce possible ? Comment expliquer cela, comment expliquer que dans un pays à 80-85% de catholiques, ce soient des gens ennemis de l’Eglise catholique, hostiles à Notre Seigneur, qui dominent et dirigent tout le monde ?

Je pense que c’est parce que les catholiques s’imaginent qu’ils ne doivent pas entrer dans les fonctions publiques. Ils ont peur de s’immiscer dans les fonctions publiques. Sans doute, ils ont raison dans la mesure où ils devraient participer et contribuer à des choses qui sont mauvaises, mais s’ils peuvent au contraire le faire afin d’empêcher les choses mauvaises de se réaliser, ils doivent se manifester, ils doivent prendre des responsabilités pour le bien des âmes, pour faire régner Notre Seigneur Jésus-Christ dans la législation. Il me semble qu’il y a là une déficience et peut-être une incompréhension du devoir des catholiques, des catholiques fidèles. Il faudrait que dans des villages qui sont encore à 80% catholiques et qui ont encore de saines convictions à 90%, ce soient de bons catholiques qui dirigent le village, qui prennent des responsabilités communales ; la même chose dans les Etats. Il ne faut pas avoir peur de prendre des responsabilités ; ce n’est pas là faire de la mauvaise politique, ce n’est pas faire de la politique de parti, c’est tout simplement chercher le règne de Notre Seigneur Jésus-Christ, le règne social de Notre Seigneur.

Aussi nous devons prier pour cela et encourager ceux de nos amis ou de nos connaissances qui sont capables de prendre des mandats dans les communes, dans les cités, dans l’Etat, à se présenter. Nous avons vu par exemple l’initiative de certains de nos amis, avec ce petit journal qui a été lancé dernièrement et qui s’appelle Controverses, dans lequel nos confrères prêtres, aussi, se sont engagés, d’une certaine manière. C’est là, à mon avis, une très bonne initiative qui peut éventuellement servir au moment d’un vote pour être distribué dans les familles, partout, pour encourager à faire un bon vote, le vote pour Notre Seigneur Jésus-Christ, sans constituer spécialement un parti si ce n’est, comme le dit saint Pie X, celui de Dieu, le parti de Notre Seigneur Jésus-Christ. C’est là, il me semble, ce que cette fête du Christ Roi nous rappelle.

Cette fête nous exhorte à agir courageusement, comme le disait Jeanne d’Arc dans son combat : « Nous combattons, nous prions et Dieu donnera la victoire ». On dira : « Oh, c’est impossible ! On ne pourra pas. C’est trop difficile, jamais nous n’arriverons à dominer les gens qui actuellement dirigent nos pays. Nous n’arriverons jamais à les renverser… ». Mais il faut compter sur la grâce du Bon Dieu ! Le Bon Dieu est avec nous. Le Bon Dieu veut régner, le Bon Dieu veut le bien des âmes. Par conséquent, si les catholiques s’unissent, prient, font des sacrifices et militent en faveur du règne de Notre Seigneur Jésus-Christ, il faut compter sur la grâce de Notre Seigneur, sur l’aide de la très sainte Vierge Marie qui est « forte comme une armée rangée en bataille » (Ct 6, 3), sur l’aide des saints, de saint Michel archange, de tous les saints du pays, et ici de saint Nicolas de Flue et de saint Maurice. Invoquons-les et demandons-leur de nous aider pour que Notre Seigneur Jésus-Christ règne dans nos pays, pour sauver nos âmes et celles des générations futures, et remettre nos pays sous le doux règne de Notre Seigneur.

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

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