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EHPAD : Après Orpea c’est au tour de Korian ! Vidéo.

Après Orpea, c’est au tour de Korian, le premier groupe privé français de maisons de retraite, d’être accusé par des familles de maltraitances. L’avocate Sarah Saldmann annonce qu’elle va lancer une procédure collective.

Le scandale des Ehpad s’étend. Après les révélations du livre enquête « Les Fossoyeurs », de Victor Castanet, qui concernaient les établissements Orpea, c’est cette fois Korian, leader du secteur en France, qui fait l’objet de plaintes de familles.

Dimanche, Le Parisien a dévoilé que l’avocate Sarah Saldmann, qui accompagne déjà l’action en justice contre Orpea, aurait rassemblé « plusieurs dizaines de témoignages » concernant des résidents dans des maisons de retraite de ce groupe privé. Elle compte lancer au mois d’avril une action collective.

Interviewée par franceinfo, l’avocate a précisé la teneur de ces témoignages : « Il y a de la dénutrition avec des patients qui maigrissent très vite alors qu’on paye 4 500-5 000 € la chambre environ. Les patients sont déshydratés. Il y a par exemple un patient qu’on couche à 16 h et qu’on ne lève pas de la journée. Il y a des patients qui ne sont pas stimulés. Ce qui ressort beaucoup ce sont de graves problèmes d’hygiène. Il y a aussi toutes les humiliations, on méprise les patients, on leur parle mal. C’est un manque total d’humanité parce que c’est une pompe à fric. »

Des financements publics insuffisants, selon la patronne de Korian

La patronne du groupe de maisons de retraite Korian, Sophie Boissard, a défendu ce lundi les Ehpad privés, en demandant à l’État un effort financier et une définition des normes de contrôle des établissements, dans une interview aux Échos. « Notre système ne peut pas faire sans les Ehpad privés », a-t-elle déclaré.

« Il serait calamiteux qu’à la suite de la publication du livre de Victor Castanet, on jette le bébé avec l’eau du bain », a dit Sophie Boissard, pour qui l’ouvrage « vise le système d’une entreprise en particulier », qu’on ne peut extrapoler à toutes les autres. Elle a estimé que le secteur souffre d’un manque de financement public, avec dans le cas de Korian une dotation moyenne pour les soins et la dépendance de 60 euros par patient et par jour. C’est « effectivement insuffisant au regard des besoins de la grande dépendance » pour Sophie Boissard, qui met en regard pour les Pays-Bas une dotation de 200 euros.

« Tout le secteur pâtit de l’absence d’un système de normes de qualité opposables et contrôlées », a remarqué par ailleurs la patronne de Korian, en jugeant que « les pouvoirs publics doivent définir ces normes ».

Un référentiel qualité serait « quasi-finalisé » par la Haute autorité de santé, a-t-elle poursuivi, en faisant état de deux freins à sa sortie, concernant les établissements publics et associatifs d’une part, et ceux en charge du handicap d’autre part.

Ce n’est pas la première fois que le groupe Korian, qui détient près de 300 maisons de retraite en France, dont trois en Bretagne (à Dinard, Saint-Malo et Sarzeau), est pointé du doigt pour sa gestion de ses établissements. En 2018, « Envoyé spécial » avait montré de nombreuses défaillances dans certains Ehpad. Pendant la crise covid, la mort de plusieurs résidents avait interrogé les autorités.

Cash Investigation : un numéro consacré aux Ehpad en mars

De nouvelles révélations sont attendues en mars prochain, avec la diffusion d’un « Cash investigation » spécial Ehpad. La directrice générale de Korian a d’ailleurs demandé « solennellement » à Élise Lucet, présentatrice de l’émission, la communication « dans l’intérêt des familles et des résidents » des révélations promises dans l’enquête. La rédaction en chef du magazine a proposé une interview à la direction de Korian pour évoquer ces questions, mais refusé la demande du groupe qu’elle se tienne « en direct et en plateau ».

L’annonce de l’enquête d’Élise Lucet a fait plonger un peu plus l’action de Korian en Bourse. Elle vaut aujourd’hui 17 €, contre 28 € début janvier. Celle d’Orpea chute également : 31 €, contre 86 € avant le début du scandale.

Le Télégramme : https://www.letelegramme.fr/dossiers/nouveau-scandale-dans-les-ehpad/apres-orpea-le-groupe-korian-mis-en-cause-par-des-familles-07-02-2022-12918549.php


Lorsque nous serons au pouvoir, il n’y aura plus ni EHPAD ni Bourse.

Les aînés resteront à la maison du fait que la mère, l’épouse sera au Foyer.

Quant à la BOURSE, la société redevenue celle du BIEN COMMUN n’en aura pas besoin.


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