Site icon Pro Fide Catholica

Les amis mondialistes de Meloni

TOPSHOT - Leader of Italian far-right party "Fratelli d'Italia" (Brothers of Italy), Giorgia Meloni holds a placard reading "Thank You Italy" after she delivered an address at her party's campaign headquarters overnight on September 26, 2022 in Rome, after the country voted in a legislative election. - Far-right leader Giorgia Meloni won big in Italian elections on September 25, the first projections suggested, putting her eurosceptic populists on course to take power at the heart of Europe. (Photo by Andreas SOLARO / AFP)

Car peu importe que l’agenda mondialiste soit imposé par conviction ou par des moyens de pression. Le fait que Meloni ait rejoint volontairement le « Aspen Institute » alors qu’elle était déjà une politicienne confirmée n’inspire en tout cas pas confiance. On pourrait certes objecter que Viktor Orban s’est lui aussi fait sponsoriser par le réseau Soros dans les années 90. Mais pour le Premier ministre hongrois, c’est précisément cette expérience qui a fait de lui plus tard l’un des plus grands critiques des agissements du globaliste. Meloni n’a conclu son pacte faustien avec la clique mondialiste transatlantique que lorsqu’elle a aspiré au pouvoir. Quel est son degré d’indépendance réel ? Car l’interprétation la plus flatteuse serait encore qu’elle est tombée dans ces cercles par une dangereuse naïveté…

Les « Fratelli d’Italia » de Giorgia Meloni et leur bloc de centre-droit ont été les grands vainqueurs des élections. Mais l’espoir d’un retour aux valeurs traditionnelles est désormais assombri par les alliances de Meloni en matière de politique étrangère. Elle n’est pas seulement une fervente partisane du régime de Selenski, mais aussi une transatlantiste dans l’âme.

Meloni jure une fidélité éternelle à Selenski

L’indignation du complexe polito-médiatique face au « virage à droite » et aux prétendus « post-fascistes » au pouvoir n’était pas encore retombée que Meloni choquait de nombreux détracteurs du système. Sur Twitter, elle a exprimé son « fidèle soutien » à Selenski. Elle a échangé des amabilités similaires avec la néo-première ministre britannique et commanditaire du WEF Liz Truss, parlant d’une « alliance étroite ». Elle veut également défendre des « valeurs communes et la sécurité européenne » avec son homologue polonais Mateusz Morawiecki, un franc-tireur de l’OTAN.

La transatlantique « ne représente pas un danger » pour les élites

Le président autrichien Alexander van der Bellen a récemment qualifié Meloni de « pas un danger » pour l’Europe. Elle soutiendrait en effet « la solidarité européenne » pour l’Ukraine. Elle l’a montré par le passé en s’engageant pour des livraisons d’armes au régime de Selenski.

Les liens de Meloni vont bien au-delà des usages habituels des politiciens de droite en Italie, pays fondateur de l’OTAN. En février 2021, elle a rejoint le groupe de réflexion américain « Aspen Institute », ce que le journal de gauche modérée « La Repubblica » a évoqué pour la première fois en mars 2022. De puissantes fondations mondialistes comme la Carnegie Corporation, le Rockefeller Brothers Fund, la Bill & Melinda Gates Foundation, la Lumina Foundation et la Ford Foundation font en tout cas partie des financeurs de ce groupe.

Les critiques se demandent si l’engagement de Meloni contre la dictature de Corona de l’ex-chef de la BCE et disciple du WEF Mario Draghi n’était qu’un leurre destiné à affaiblir le critique mondialiste Salvini ? Ce dernier doit désormais être pris en sandwich entre la transatlantique Meloni et Silvio Berlusconi – elle a déjà été ministre sous lui. Berlusconi était quant à lui membre de la fameuse loge maçonnique « Propaganda Due », transformée en organisation politique secrète.

L’ex-ministre de l’Intérieur a récemment exigé de Bruxelles le retrait des sanctions contre les suicides – devra-t-il à l’avenir se soumettre à Meloni ?

L’institut mondialiste fait des choses mondialistes

Le réseau Soros a également mis la main à la pâte. Et pas qu’un peu : rien qu’entre 2003 et 2020, deux organisations partielles de Soros ont transféré plus de 3 milliards de dollars US en direction de l’ « Aspen Institute ».

Des parallèles avec la clique du WEF sont visibles

Après tout, le directeur de l’ « Aspen Institute » Walter Isaacson est un « contributeur à l’agenda » du WEF. D’autres personnes du réseau Aspen se trouvent également dans le cercle d’influence du WEF et de Soros. Et le transfert d’idées va très loin. Si le chef du WEF Klaus Schwab mise sur ses « Young Global Leaders » (jeunes leaders mondiaux), l’ « Aspen Institute » conserve ses « Rising Leaders » (leaders émergents). Rien qu’en 2019, environ 8,4 millions de dollars ont été investis dans ce réseau de « Global Leadership ».

L’une des grandes différences est que le « Aspen Institute » procède de manière régionale. Pour le sous-groupe américain, seuls les citoyens américains sont admis, pour le groupe britannique, seuls les citoyens britanniques, pour le groupe italien, seuls les citoyens italiens. Dans le groupe américain, il s’agissait en 2021 de collaborateurs du ministère des affaires étrangères et de l’armée américaine, mais aussi de représentants de groupes stratégiquement importants comme Boeing, Lockheed-Martin et Amazon. Le groupe était complété par des politologues universitaires, des journalistes et des collaborateurs d’ONG. L’autre différence est l’accent mis sur la géopolitique.

Meloni est ainsi formé à la ligne mondialiste.

La ligne suivie est résolument transatlantique. C’est sans doute la principale motivation de Meloni pour participer. Elle veut se positionner comme un partenaire fiable pour les alliés de l’OTAN. Toutefois, une menace de l’UE fait dresser l’oreille. En effet, si l’Italie évolue effectivement en direction du gouvernement conservateur hongrois, Von der Leyen menace d’utiliser des « instruments » pour mettre l’Italie au pas. Le flambeau de la tradition démontré par la « Fiamma tricolore » sur l’emblème du parti pourrait donc rapidement se transformer en feu de paille sous Meloni. Une neutralisation effective de ses aspirations dans ce domaine ferait disparaître toute différence.

Car peu importe que l’agenda mondialiste soit imposé par conviction ou par des moyens de pression. Le fait que Meloni ait rejoint volontairement le « Aspen Institute » alors qu’elle était déjà une politicienne confirmée n’inspire en tout cas pas confiance. On pourrait certes objecter que Viktor Orban s’est lui aussi fait sponsoriser par le réseau Soros dans les années 90. Mais pour le Premier ministre hongrois, c’est précisément cette expérience qui a fait de lui plus tard l’un des plus grands critiques des agissements du globaliste. Meloni n’a conclu son pacte faustien avec la clique mondialiste transatlantique que lorsqu’elle a aspiré au pouvoir. Quel est son degré d’indépendance réel ? Car l’interprétation la plus flatteuse serait encore qu’elle est tombée dans ces cercles par une dangereuse naïveté…

Quitter la version mobile