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Devoir de Mémoire : 27 février 1794, massacre de 500 civils vendéens à La Gaubretière par les colonnes républicaines.

« Mr Morinière, sa femme, 2 domestiques, une de mes tantes, furent traités avec la dernière barbarie. Sur le refus de crier, vive la république, ils eurent la langue arrachée, les yeux crevés et les oreilles coupées avant de recevoir le coup de la mort. Mademoiselle de La Blouère, sa sœur, furent suspendues par le menton à des crampons de fer, au milieu de leur cuisine, consumées dans cet état par l’incendie qui réduisit leur maison en cendres. »

Pierre Rangeard.

PIERRE RANGEARD RACONTE …

A la Gaubretière, le 15 janvier 1794, une colonne infernale massacre une dizaine de pauvres vieillards infirmes, dans les circonstances ainsi rapportées par Pierre Rangeard, fils de l’une des victimes :

 » Le 15 janvier 1794, mon malheureux père et quelques autres vieillards infirmes étaient allés, de nuit, entendre la messe à la ferme de la Petite Renaudière. Surpris, en retournant, par un détachement de républicains, ils sont sommés de crier Vive la République ! et, sur leurs refus, ils furent tous horriblement massacrés. Leurs dernières paroles furent pour Dieu.

« Des femmes, cachées dans un champ voisin, furent témoins de cette scène tout à la fois horrible et sublime. A cette nouvelle, je pars avec quatre hommes.

Quel spectacle déchirant pour les yeux d’un fils ! Il ne sortira jamais de ma mémoire. Le corps de mon père était étendu dans la boue, sanglant, mutilé, le crâne fendu, à peine reconnaissable au milieu de dix cadavres couverts de blessures.

« Ce n’était pas le temps de pleurer ; un dernier devoir nous restait à leur rendre. Notre saint prêtre, M. You (curé de la Gaubretière) était caché non loin de là ; c’était sa messe qu’ils étaient allés entendre, et ils ne pensaient pas que c’était la dernière pour eux. Il est averti, accourt à la hâte, récite quelques prières sur ces chers et tristes restes, et nous les disposons sur une charrette prise à la ferme de la Pernuère pour les conduire au cimetière.

« Les cadavres étaient à peine couverts de terre qu’une colonne républicaine entrait dans le bourg. Nous n’eûmes que le temps de nous sauver. Les républicains ne touchèrent point à la charrette ni aux boeufs abandonnés précipitamment sur le chemin. Nous les retrouvâmes à la même place quand la colonne fut partie.

La Vendée Historique -1906.

27 février 1796 : bataille de Froidfond, pendant la guerre de Vendée.

« Encore une déroute de Charette qui a tenté son dernier effort ; j’ai lieu de croire que c’est la dernière. Travot lui a tué soixante-cinq hommes le 28 février dans la paroisse de Froidefond. Ne pouvant le poursuivre, tant sa cavalerie était fatiguée, il l’a abandonné, ainsi que les douze à quinze cavaliers qui accompagnaient ce chef de rebelles. Travot pense que Charette sera contraint de se déguiser pour échapper aux recherches de nos patrouilles3. »

— Lettre du général en chef Hoche, le 6 mars à Angers, au directoire exécutif.

François-Athanase de Charette de La Contrie est né le 21 avril 1763, près de Nantes, dans une famille de petite noblesse. Il entre dans la marine royale à l’âge de 16 ans et participe à la guerre d’indépendance américaine, comme officier de marine. À 24 ans, il est promu lieutenant de vaisseau.

En 1789, éclate la Révolution française qui, très vite, écœure Charette. C’est pourquoi il demande et obtient sa mise à la retraite. Il se retire alors dans son manoir de Fonteclose, en Vendée. C’est là qu’en mars 1793 ses paysans, révoltés par la politique anti-chrétienne de la Révolution, viennent le chercher pour qu’il se mette à leur tête. D’abord réticent (on dit même qu’il se cacha sous son lit pour leur échapper), il finit par accepter de les commander en précisant cependant : « Celui qui ne m’obéit pas, je lui casse la tête. » Il jure alors de ne revenir chez lui que « mort ou victorieux ».

Le chevalier du roi.

À la tête des insurgés de sa région, Charette s’empare de plusieurs villes, comme Machecoul ou Pornic. Il reste cependant très indépendant par rapport au reste de l’armée catholique et royale commandée par Cathelineau. Pourtant, il se rallie à elle pour les batailles de Nantes (29 juin) et de Luçon (14 août), qui sont toutes deux des échecs. En septembre, l’armée républicaine de Mayence arrive en Vendée et brûle les fermes et les villages. Charette la repousse alors avec l’aide de l’armée vendéenne : c’est le grand « choc » de Torfou, dont les Vendéens sortent vainqueurs.

Il se lance ensuite dans une petite guerre d’embuscades et d’escarmouches contre les « Bleus » (surnom donné aux soldats républicains).

En janvier 1794, la Convention, gouvernement révolutionnaire, envoie les « colonnes infernales » pour détruire la Vendée. Le temps du martyre commence : les républicains massacrent tout sur leur passage. Charette continue la lutte jusqu’en décembre 1794, lorsque la République lui propose un traité de paix, qui sera signé à La Jaunaye. La guerre cesse et la République s’engage à respecter la liberté de culte des Vendéens. Mais les clauses du traité ne sont pas respectées et Charette doit reprendre la lutte avec des partisans de moins en moins nombreux. Le 8 mars 1796, il ne lui reste plus que quarante-deux fidèles, harcelés par quatre colonnes républicaines.

Le 23 mars, blessé, Charette est pris dans les bois de La Chabotterie.

La mort d’un héros.

Charette est conduit à Nantes et emprisonné. Le 28 mars, commence son procès, dont la sentence est décidée d’avance. Blessé et exténué, il est traîné et forcé de marcher dans les rues de Nantes, sous le regard des habitants de la ville.

Le 29 mars, à 4 heures, en présence d’une foule immense, Charette arrive sur le lieu de l’exécution, place Viarme. À l’officier bleu qui lui dit :

« Tant d’héroïsme pour rien ! », il répond : « Monsieur, rien ne se perd jamais ! ».

Il demande de pouvoir commander lui-même le feu. Cette faveur lui est accordée. Très lentement, il incline la tête en écartant les bras. La salve retentit. François de Charette, le dernier généralissime de l’armée vendéenne, est mort. Il avait 33 ans.

Son arrestation et son exécution marquent la fin de la Guerre de Vendée. 

La république révolutionnaire n’a jamais été jugée pour ses crimes qu’elle perpétue contre le Peuple Français qu’elle s’est hâtée de déchristianiser à grands coups de lois liberticides tout en profanant les Eglises de Jésus-Christ par ses succubes, depuis le génocide Vendéen.

Le génocide Catholique continue, il n’a jamais cessé.

« On ne peut avoir Dieu pour Père si on n’a pas l’Église pour Mère. »

Saint Cyprien de Carthage.

« Le Christ est notre vie. A la centralité du Christ correspond aussi la centralité de l’Eglise : ce sont deux feux qui ne peuvent être séparés. Je ne peux pas suivre le Christ sinon dans l’Eglise et avec l’Eglise. »

Saint Ignace de Loyola.

Bonne et Sainte semaine de Carême à Tous.

« L’Église comme un navire en pleine mer est secouée mais ne sombre pas. Le Christ est son pilote, la Croix est son mât, les deux gouvernails sont les deux Testaments… et les marins se tiennent à bâbord et à tribord, ce sont les anges qui montent la garde ! » 

Saint Hippolyte de Rome – 189 † 235-.


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