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16 janvier : Le saint du jour : Saint Marcel – Pape et Martyr


Saint Marcel – Pape et Martyr


Chef suprême de l’Église lors des dernières persécutions des empereurs de Rome, saint Marcel rendit témoignage à la divinité du Christ en donnant sa vie par amour pour lui. Il réorganisa la hiérarchie ecclésiastique romaine détruite à la suite des premières persécutions de Dioclétien.

Ses souffrances, toutes pleines des consolations divines, lui permirent de compatir plus pleinement encore aux peines des chrétiens dont il était le pasteur : nous savons par une épitaphe de saint Damase que saint Marcel voulut qu’on admît les apostats à la pénitence et à la réconciliation ecclésiastique. C’est ce qui lui attira la colère de la secte rigoriste et intolérante des Donatistes. Dans un soulèvement populaire, il y eut même des morts. L’empereur Maxence prit prétexte de ces troubles, pour condamner le pape au bannissement.

L’église qui lui a été dédiée a été érigée par lui dans la maison d’une pieuse matrone. A cette nouvelle, Maxence fit transformer l’église en écurie de chevaux et condamna Marcel à être valet d’écurie. C’est là qu’il mourut par suite des privations endurées le 16 janvier 309.

Il siégea cinq ans, un mois, et vingt-cinq jours. Il écrivit une épître aux Évêques de la province d’Antioche, au sujet de la primauté de l’Église romaine, qu’il prouve devoir être appelée le chef des Églises, et y dit aussi que nul concile ne peut être légitimement célébré sans l’autorité du Pontife romain. Il ordonna à Rome, au mois de décembre, vingt-cinq Prêtres, deux Diacres et sacra vingt et un Évêques pour divers lieux. Son tombeau d’abord à Rome, dans le cimetière de saint Priscille, on le transféra au titulus Marcelli sur la « via Lata ».

Merci à la Médaille de saint Benoît pour son partage https://t.me/nonunacum

Prière pour aimer Dieu d’un Amour de préférence sur la Charité

Voici la Prière pour aimer Dieu d’un Amour de préférence à toutes misérables satisfactions et attachements opposés à l’Amour de Dieu « Ô mon Jésus, faîtes-moi la Grâce de Vous estimer et de Vous aimer par-dessus toutes choses » du Révérend Père Gaetano-Maria da Bergamo (1672-1753) né Marco Migliorini, Religieux italien de l’Ordre des Frères Mineurs à Bergame qui fut un brillant Prédicateur jusqu’à ce qu’il tombe gravement malade et que ses Supérieurs lui interdisent de Prêcher. Fra Gaetano-Maria va alors se mettre à écrire…

« Quelle estime avons-nous pour Jésus-Christ ? Ou plutôt quelle indigne appréciation n’en faisons-nous pas tous les jours ? Nous avons horreur de Judas qui livra son Maître pour si peu de chose, et nous ne faisons pas attention que nous renouvelons sa perfidie toutes les fois que nous L’offensons. Cela n’est que trop vrai, ô mon âme, toutes les fois que tu as péché contre Dieu mortellement, tu as trahi son Fils Bien Aimé, tu en as fait moins d’estime que Judas, en Lui préférant une misérable satisfaction. Ô insensé ! Ô malheureux appréciateur que je suis ! Où est ma foi, où est mon jugement ? Vous avez vu, ô mon Dieu, toutes mes trahisons, par lesquelles j’ai déshonoré, votre Majesté infinie ! Je Lui ai souvent préféré un vil intérêt ; Vous l’avez vu, ô mon Dieu, et Vous n’avez pas précipité dans les abymes un traître, un ingrat, un perfide ; hélas, accablé de honte, prosterné pour adorer et remercier votre Miséricorde, je n’ose lever les yeux vers mon Seigneur et mon Dieu que j’ai si indignement outragé ; et puisque je ne puis réparer un si grand crime que par une douleur vive et sincère de l’avoir commis, je Vous offre mon repentir, avec une ferme résolution de Vous estimer et de Vous aimer par-dessus toutes choses ; daignez éclairer mon ignorance, encourager ma faiblesse, anéantir ma malice. Je découvre dans l’Œuvre de la Rédemption le Mystère adorable de votre Charité. Ah, cher Jésus, si pour Vous acheter dignement, il suffit de Vous aimer, oui, je Vous aime ; et si je Vous aime peu, faites que je Vous aime davantage. Je rentrerai dans moi-même pour examiner si j’aime Dieu véritablement d’un Amour de préférence ; si j’estime plus sa Grâce que toutes autres choses, et si je n’aurais pas quelque attachement opposé à l’Amour de Dieu ». Ainsi soit-il.

Prière pour notre Jugement Dernier Individuel sur le Jugement Dernier

Voici la Prière pour notre Jugement Dernier Individuel et Particulier « C’est Vous, ô Bon Jésus, qui êtes aujourd’hui mon Sauveur et qui devez être un Jour mon Juge » du Révérend Père Louis-Pierre-Édouard Debussi (1788-1822), Prêtre Jésuite attaché au Petit Séminaire de Saint-Acheul près d’Amiens mort à l’âge de 33 ans et auteur des « Nouvelles Visites au Saint-Sacrement ou Effusions de cœur à Jésus Christ et à la Sainte Vierge » d’où est extraite cette prière.

« C’est Vous, ô Bon Jésus, qui êtes mon Dieu, et qui devez être un Jour mon Juge ! Me voici en ce moment au pied de votre Autel ; viendra un autre moment où je comparaîtrai au pied de votre Tribunal. Ah ! Seigneur, quand je serai dans cette terrible situation, attendant de Votre bouche la décision irrévocable de mon sort éternel, je Vous rappellerai, Divin Sauveur, que Vous m’avez vu souvent dans votre Saint Temple, Vous visiter et prier à Vos pieds. Je Vous dirai : Mon Dieu, ne me condamnez point : Dicam Deo, noli me condemnare. Souvenez-Vous des visites que je Vous ai faites dans le temps que Vous n’étiez pas encore mon Juge, mais mon Sauveur, et comme un prisonnier d’amour dans votre Divin Sacrement. Ou plutôt, Seigneur, ne pensez pas à moi, mais souvenez-Vous de votre Miséricorde ; si j’ai mérité l’Enfer par mes péchés, Vous m’avez mérité le Ciel par votre Sainte Passion. Jugez-moi, j’y consens ; mais placez votre Croix entre le Juge et le coupable. Descendez dans votre Divin Cœur, et Vous y trouverez une abondante Rédemption pour ma pauvre âme. Ne condamnez pas, Dieu, celui que Vous avez nourri si souvent de Votre chair adorable. Vous êtes le Secours des Chrétiens, ô Divine Marie, et c’est la Sainte Église qui Vous donne ce Titre : Auxilium Christianorum. Mais quand est-ce que nous aurons un plus grand besoin de votre Secours, si ce n’est à ce moment critique qui fixera sans retour notre Éternité ? Il s’avance ce moment si court, mais si important, si décisif ; ô Puissante Protectrice, Avocate des pécheurs, parlez alors en notre faveur, et obtenez pour nous cette sentence favorable, ce mot, cet unique mot qui nous mettra en possession d’un Bonheur Éternel : Venez, Venite ; Venez les Bénis de mon Père ; possédez le Royaume qui vous a été préparé ».

Ainsi soit-il.

Prière d’un enfant à la Très-Sainte Vierge Marie pour les Enfants

Voici la Prière d’un enfant à la Très-Sainte Vierge Marie « Ô ma Très-Chère Mère, j’implore Votre Protection » de Monsieur l’Abbé Jean Urbain Grisot (Ṫ1772), Directeur du Séminaire de Besançon et auteur de « Histoire de la Sainte Jeunesse de Jésus-Christ » d’où est extraite cette Prière.

« Ô Vierge Sainte, ma Très-Chère Mère, qui avez eu le bonheur de porter neuf mois dans Vos sacrés flancs mon Sauveur Jésus-Christ, qui lui avez rendu tous les devoirs de la Mère la plus tendre ; j’implore Votre Protection, afin que Vous m’obteniez la Grâce d’imiter les Vertus dont ce cher Fils m’a donné l’exemple dans Son enfance. Présentez-moi à Lui pour Le servir ; soyez mon Refuge dans les dangers du salut auxquels ma jeunesse est exposée. C’est sous Vos auspices que j’espère de conserver sa Grâce toute ma vie, et me rendre digne de la Gloire qu’Il a préparée à tous Ses vrais enfants ».

Ainsi soit-il.

« Applique-toi à être patient en tolérant les défauts des autres et toutes leurs infirmités, parce qu’il y a aussi bien des choses en toi que les autres ont à tolérer.
Si tu ne peux te rendre tel que tu voudrais, comment pourrais-tu faire que les autres soient à ton gré ?
Il nous plairait que les autres soient parfaits, et pourtant nous ne corrigeons pas nos propres défauts.
Nous voulons qu’on reprenne les autres sévèrement, et nous ne voulons pas être repris nous-mêmes, ou que l’on nous refuse ce que nous demandons.
Nous voulons que les autres soient limités en leur liberté, et nous-mêmes ne supportons en rien d’être contraints :
Cela montre bien que nous considérons rarement le prochain comme nous-mêmes. Mais si tous étaient parfaits, qu’aurions-nous encore à souffrir pour Dieu de la part des autres ?
Or Dieu l’a ainsi ordonné afin que nous apprenions à porter le fardeau les uns les autres, car personne n’est sans défaut, personne n’est sans fardeau, personne ne se suffit à lui-même, personne n’est assez sage, mais il nous faut mutuellement nous porter, nous consoler, nous aider et nous avertir.
C’est dans l’adversité qu’on voit le mieux ce que chacun a de vertus, car les occasions ne rendent pas l’homme fragile, mais elles montrent ce qu’il est. « 

Thomas a Kempis (1379-1471)
( Imitation de Jésus-Christ)

Réflexion Pratique : Avec l’Apôtre réjouissons-nous dans les épreuves. Plus on persécute la vertu, plus on la fait resplendir. Maxence voulait humilier Saint Marcel : il ne fit que lui donner une plus parfaite ressemblance avec Jésus-Christ, né dans une étable.

               Église San Marcello al Corso à Rome (Italie)

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