Sainte Constance
Pierre de Cortone, La vision de sainte Constance devant les tombes des saintes Agnès et Emérance (1654, musée des Beaux-Arts de Houston).
CONSTANCE, fille de l´empereur Constantin, était encore païenne et affligée d´un ulcère qui envahissait peu à peu tout son corps. Elle alla dans l´impuissance où elle voyait les médecins, solliciter du secours au tombeau de Sainte Agnès, dont on lui citait quelques miracles.
Lorsqu’elle fut là, elle pria et s´endormit. Alors elle entendit une voix qui lui disait: « Constance, allez constamment, croyez en JÉSUS-CHRIST Fils de DIEU, et Il vous guérira. » Elle se réveilla et se trouva guérie.
Aussitôt, retournant au palais, elle annonça vivement à son père le miracle qu’elle venait d’obtenir. Parmi les généraux de Constantin, le principal était alors Gallicanus, père de deux vierges nommées Attica et Artémie. Ce personnage, qui était veuf depuis quelque temps, voyant la princesse Constance florissante de santé, demanda sa main à son père.
Constantin, qui comprenait que sa fille avait pu faire le voeu de virginité, hésitait à répondre. Constance vint à son aide et dit à Gallican: « Je vous prie de remettre les noces que vous projetez après la victoire que vous allez remporter sur les Scythes, et laissez-moi vos deux filles Attica et Artémie. »
Le général, voyant dans ces paroles une prophétie, partit pour la guerre, emmenant avec lui deux sages officiers que la princesse lui donnait pour conseillers et qui étaient les Saints Jean et Paul; ils lui firent
comprendre que cette victoire qu’il attendait lui serait accordée par le DIEU de Constance; et dès qu’il se vit vainqueur, il se déclara chrétien.
Il ne songea plus qu’à en remplir les devoirs. Les noces n’eurent pas lieu. Les trois vierges se consacrèrent à une retraite sainte auprès du tombeau de Sainte Agnès. Elles allèrent rejoindre cette grande vierge, et sont honorées ensemble le 18 février de l’an 350.
« O Marie conçue sans péché,
priez pour nous qui avons recours à Vous »
Merci à la Médaille de saint Benoît pour son partage https://t.me/nonunacum
Prière à Saint Joseph de Saint François de Sales à Saint-Joseph
Voici la Prière à Saint Joseph de Saint François de Sales (1567–1622) : « Glorieux Saint Joseph ». Saint François de Sales est un Ecclésiastique savoyard né au château de Sales près de Thorens-Glières, Évêque de Genève en résidence à Annecy et Docteur de l’Église catholique.
« Glorieux Saint Joseph, époux de Marie, accordez-nous votre protection paternelle, nous vous en supplions par le cœur de Jésus-Christ. O vous, dont la puissance infinie s’étend à toutes nos nécessités et sait nous rendre possibles les choses les plus impossibles, ouvrez vos yeux de Père sur les intérêts de vos enfants. Dans l’embarras et la peine qui nous pressent, nous recourons à vous avec confiance; daignez prendre sous votre charitable conduite cette affaire importante et difficile, cause de nos inquiétudes. Faites que son heureuse issue tourne à la gloire de Dieu et au bien de ses dévoués serviteurs. Ainsi soit-il »
Prière pour s’empresser de recourir à se Confesser avant, pendant et après la Confession
Voici la Prière pour s’empresser de recourir à se Confesser afin de réconcilier avec Dieu notre âme pénitente, qui est par le péché mortel blessée à mort, remplie d’ordures et d’infamies et dépouillée de toutes ses richesses « Ô Seigneur, je Vous remercie du grand Bénéfice que Vous m’avez fait en instituant le Sacrement de la Pénitence en rémission des péchés » du Révérend Père Barnabé Saladin († après 1702) de l’Ordre des Récollets de Saint-François, Gardien du Couvent de Barbançon en Belgique dans la province de Saint-André et auteur du livre « Le bon Hermite ou le Religieux solitaire dans ses Exercices Spirituels » d’où est extraite cette Prière pour recourir au remède salutaire d’une Sainte Confession.
« Mon Seigneur et mon Dieu, je Vous remercie de toutes mes forces et puissances du grand Bénéfice que Vous m’avez fait en instituant le Sacrement de la Pénitence en rémission des péchés. Ô quelle grande Faveur, mon Sauveur, avez-Vous fait aux pauvres pécheurs de les avoir pourvus d’un si puissant remède et d’un si grand moyen pour les réconcilier avec votre Majesté ! Quel Don admirable de leurs rendre si facile le moyen de rentrer en votre Amitié, et d’avoir institué des Ministres qui aient la puissance de leur ouvrir le Ciel, de les tirer de l’Enfer du péché, et de les remettre en votre Grâce. De qui, ô mon aimable Rédempteur, se pouvait attendre et espérer une telle Faveur, sinon de Celui qui est infiniment Bon, et qui aime d’un Amour si démesuré les âmes qu’Il a créés ? Que les Anges, ô mon Dieu, Vous bénissent, et que tous les Saints Vous louent de cette Charité immense, d’où est sortie un si grand remède à tous nos maux. Mais ô ingratitude, ô confusion ! Hélas, combien ai-je négligé en ma vie de recourir à ce remède salutaire, à cette fontaine d’eau vive pour m’y laver ? Combien de fois ai-je vieillie dans les péchés, et passé je ne dirai pas des jours, des mois, mais des années entières sans me réconcilier avec Dieu ? Combien de fois enfin ai-je gardé ces serpents infernaux qui me rongeaient continuellement la conscience sans penser à les mettre à mort par le moyen du Sang du Sauveur, qui leur pouvait écraser la tête ? Andi vitias bonitatis ejus et patientia, et longanimitatis contemnis ? Est-ce donc ainsi que j’ai méprisé les richesses de la Bonté, de la Tolérance, et de la longue Patience de mon Dieu ? Ah si j’eusse reçu une blessure, aurais-je attendu quatre ou cinq jours à me faire penser, ou n’aurais-je pas appelé incontinent le chirurgien pour y mettre un appareil ? Si j’eusse tombé en un bourbier, ou je m’eusse salie les mains, le visage, et les habits, aurais-je remis à la semaine suivante à me nettoyer, ou si je n’aurais pas bientôt été cherché de l’eau pour me laver, et reprendre ma bienséance ? Et si on m’eut dérobé quelque somme notable, aurais-je été un mois à faire recherche du larron, n’aurais-je pas à la même heure publié partout le larcin, pour tacher à découvrir le voleur ? Et à l’égard de mon âme, qui était par le péché mortel blessée à mort, remplie d’ordures et d’infamies, dépouillée de toutes ses richesses, je n’y ai pas songé : quel aveuglement, quelle sottise, quel mépris de la Bonté et de la Miséricorde infinie de mon Dieu ? Mais pardon, mon Sauveur, pardon je Vous en conjure, puisque je propose, moyennant votre Grâce, de m’en corriger, et d’être dores-en-avant plus soigneux et plus vigilant à me servir du temps et du remède que Vous m’avez donné pour mon Salut ; et pour cet effet dès ce moment je veux prendre et choisir un Père Spirituel qui ne me flatte pas, puisqu’en cela gît tout le bien de mon âme, je lui veux manifester tous mes maux, je me veux laisser et abandonner du tout à sa conduite et à sa direction, et enfin lui confier mon âme, pour la régir et gouverner comme il lui plaira. En un mot, je me veux servir et prévaloir le plus souvent que je pourrai, d’un remède si excellent, si facile, et si profitable comme est la Confession, puisque Vous, ô mon Dieu, y prenez tant de plaisir et que Vous y conférez tant de Grâces aux âmes pénitentes qui s’approchent dûment de cet auguste Sacrement. Affermissez mon Seigneur, ces miens désirs, secondez ces miennes résolutions, et donnez-moi la Grâce de les mettre fidèlement en pratique, à ce que les ayant pratiquées, je puisse recevoir ici-bas votre Grâce, et votre Gloire dans le Ciel ».
Ainsi soit-il.
« Prière de Carême » de Saint Basile de Césarée pour le Carême
Voici une Prière pour parvenir jusqu’au bout de l’exercice du Carême « Faites, Seigneur, que nous combattions le bon combat » de Saint Basile le Grand (329-379), Évêque et Docteur de l’Église qui fonda pour les pauvres une cité hospitalière qu’on appela « Basiliade » à Césarée de Cappadoce, qui est devenue le centre de l’actuelle ville de Kayseri, en Turquie. Saint Basile rédigea des règles suivies encore aujourd’hui par une large partie des moines d’Orient.
« Seigneur tout-puissant, qui avez créé toutes choses selon votre Sagesse ; dans votre Providence ineffable et votre grande Bonté, Vous nous avez accordé ces saints jours pour que nous puissions purifier nos âmes et nos corps, nous tenir écartés des passions et espérer la Résurrection. À Votre serviteur Moïse, Vous avez donné après quarante jours les tables de la loi écrites de Votre main divine. Faites, Seigneur, que nous combattions le bon combat et parvenions jusqu’au bout de l’exercice du Carême. Puissions-nous conserver intacte notre foi, anéantir nos ennemis invisibles et être vainqueurs de nos péchés, pour venir adorer Votre sainte Résurrection ! Car votre Nom sublime est béni et glorifié, Père, Fils et Saint-Esprit, maintenant, et toujours, et dans tous les siècles. Amen. »
Celui qui veut autre chose que Christ ne sait pas ce qu’il veut; celui qui demande autre chose que Christ ne sait pas ce qu’il demande; celui qui ne travaille pas pour Christ ne sait pas ce qu’il fait.
San Felipe Neri