Pâques
La fête de Pâques est la plus importante pour les chrétiens. Elle célèbre la Résurrection du Christ, sa victoire sur la mort qui est l’élément central de la foi chrétienne. Elle est la fête chrétienne la plus ancienne et la fête centrale de l’année liturgique.
La célébration de la fête de Pâques est l’occasion pour les chrétiens de renouveler leur profession de foi baptismale. C’est la raison pour laquelle les adultes demandant le baptême (les catéchumènes) sont baptisés dans leurs paroisses pendant la Vigile pascale. Le cierge pascal, symbole de la présence du Christ, est alors allumé et brillera du dimanche de Pâques à celui de la Pentecôte.
La Résurrection du Christ est l’accomplissement des promesses faites par Dieu à son peuple. C’est pourquoi la fête de Pâques, célébrée par une messe solennelle, est le sommet du calendrier liturgique chrétien. Ce jour d’allégresse est marqué dans les églises par la couleur blanche ou dorée, symbole de joie et de lumière.
Réjouissons-nous en ce jour de la Résurrection car le Christ,
hier accablé de moqueries, couronné d’épines,
pendu au bois, aujourd’hui se relève du tombeau.
Réjouissons-nous car le Christ baigne de sa clarté
ceux que les ténèbres de l’enfer retiennent captifs.
Réjouissons-nous en ce printemps de la vie,
car une espérance jaillit parmi les victimes
des guerres, des tremblements de terre,
parmi les affligés du corps et de l’âme.
Réjouissons-nous, car par la croix toute tristesse est abolie,
et la joie inonde le monde.
Réjouissons-nous, car le Seigneur
est descendu au plus profond de la terre,
est descendu au plus profond du coeur des hommes, où se tapit l’angoisse ;
Il les a visités, Il les a illuminés,
et tourments, angoisse, enfer sont anéantis,
engloutis dans l’abîme d’amour ouvert au flanc percé du Seigneur.
Réjouissons-nous, car il est ressuscité le Christ, la joie éternelle.
Éclatons de lumière et de joie !
Le Christ est ressuscité d’entre les morts, levez-vous, vous aussi !
Le Christ qui dormait s’éveille, éveillez-vous !
Le Christ sort du tombeau, la mort est vaincue.
C’est la Pâque du Seigneur,
C’est le jour de la résurrection et le commencement de la vraie vie.
Éclatons de lumière et de joie !
En ce matin de Pâques, prions pour la terre entière,
Prions pour l’Église du Christ,
Prions pour tous nos frères les hommes.
Prière du Saint Jour du Dimanche de Pâques
Voici la Prière du Saint Jour de Pâques de la Résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ après la Sainte Communion « Ô Mon Dieu, quel grand Jour que le Saint Jour de Pâques ! » d’Adolphe Baudon de Mony (1819-1888), troisième Président général de la Société de Saint-Vincent-de-Paul de 1848 à 1886 qui donna une ligne plus conservatrice à la Société et auteur des « Pensées pieuses après la Sainte Communion pour les Dimanches et les principales Fêtes de l’année ».
« Ô Mon Dieu, quel grand Jour que le Saint Jour de Pâques ! Comme il est plein de joie pour ceux qui Vous aiment ! Comme les disciples de Votre divin Fils s’y sentent fiers d’être Chrétiens ! C’est un avant-goût des jouissances du Ciel, de cette Félicité sans fin, où nous Vous verrons face à Face, Triomphateur éternel de l’enfer et de la mort, Juge et Dominateur des nations. J’ai eu le désir, ô mon doux Jésus, de manger cette Pâque avec Vous. J’ai eu le besoin de me rapprocher de Vous et de Vous posséder. Aussi, plus que jamais je me consacre à Vous ; plus que jamais je me donne à Votre divin Père pour qu’Il me reçoive dans le sein de ses Miséricordes ; je me donne à Vous pour que Vous me couvriez de votre Sang ; je me donne à votre Esprit Saint pour qu’Il m’embrase de votre Amour. Peut-on en effet être Chrétien et ne pas Vous adorer ? Peut-on avoir la Foi et ne pas anéantir sa faible raison devant un si grand Mystère ? Le silence est la louange la plus grande que je puisse Vous donner : Tibi silentium laus. J’adore, ô mon Dieu, et je me tais. Toute louange est muette devant Vous. Mais la Pâque des Chrétiens n’est pas seulement le Jour de la Gloire de leur Dieu ; c’est aussi le Triomphe de son Amour. Dieu a tant aimé le monde qu’Il lui a donné son Fils Unique ! C’est la Pâque qui consomme ce Don mystérieux, cette Alliance éternelle. Noël a été la Fête du Dieu Enfant. La Pâque est la Fête du Dieu Ressuscité, qui, après avoir été immolé par Ses fils ingrats, revient à eux pour les nourrir de sa Chair et de son Sang, et qui, oubliant tous leurs crimes, ne songe qu’à leur offrir le Pardon. La Pâque est la Fête de l’Amour ! Aimons donc de tout cœur le Seigneur Jésus ! Aimons-Le comme Il nous a aimés, autant qu’il est possible à notre faiblesse. Aimons-Le dans la tristesse comme dans la joie, dans le délaissement et la persécution comme dans la résurrection et le triomphe. Aimons-Le, non-seulement avec ceux qui L’adorent, mais malgré ceux qui Le haïssent. Plus les impies outragent son Saint Nom, renouvellent les outrages de sa Passion et de sa Mort, plus, nous Ses enfants, nous devons L’entourer d’affection et d’amour. Ô Marie, Vous triomphez dans ce beau Jour ! Votre Cœur maternel se dilate à l’anniversaire de la Résurrection, lorsque Vous avez vu se relever dans la Gloire ce Géant que Vous aviez vu se coucher dans les outrages du Calvaire. Aidez-moi donc à aimer votre Fils, c’est mon instante prière. Seigneur, que Vous demanderai-je aujourd’hui sinon de faire triompher votre Église ? C’est à quoi je bornerai mes vœux dans cette Fête admirable. Les autres jours, je vous invoquerai pour des Grâces personnelles, pour des Faveurs particulières. Aujourd’hui, je ne Vous demanderai qu’une chose ; c’est que Votre règne arrive, et que Votre volonté soit faite en la terre comme au Ciel. C’est pour cela que Vous êtes descendu sur la terre. Faites que notre misère ne rende pas inutile une Œuvre si grande. Tantus labor non sit cassus ! Prosterné à Vos pieds, ô mon Dieu, je viens Vous implorer pour les hérétiques, pour les infidèles, pour les idolâtres. Je viens Vous prier et Vous supplier pour les incrédules et pour les impies. Vous avez voulu mourir pour nous. Combien peu vivent pour Vous. Sur huit cent millions d’hommes, à peine deux cents millions sont Catholiques, et parmi ces derniers, combien ne le sont que de Nom ! Mon Dieu, ayez donc pitié de l’humanité qui gémit loin de Vous dans les ténèbres. Faites lever Votre soleil de vérité et de vie, qui dissipe les ombres du mensonge et de la mort. Hâtez le temps de la Miséricorde. Je Vous le demande dans ce Jour de Grâce et de Bénédiction par les Mérites de votre Résurrection. Je travaillerai à ramener quelque âme à Dieu, au moins par mes prières. Je ferai une aumône pour la propagation de la Foi ».
Ainsi soit-il.
Prière de Dom Conrad Boppert pour Pâques
Voici la Prière « Salut au Très Glorieux Jésus Ressuscité ! » du Père Conrad Boppert (1750-1811), Prêtre et écrivain bénédictin allemand de l’Abbaye Saint-Paul du Lavanttal dans le district de Wolfsberg en Carinthie (Autriche), auteur du « Scutum Fidei » (Bouclier de Foi) en douze volumes et en latin qui contient une méditation sur toutes les Fêtes pour tous les jours de l’année liturgique de l’Église Catholique Romaine.
« Salut, salut au Très Glorieux Jésus ! Mille fois salut au Rédempteur du genre humain ! Ah ! Que ne puis-je cent fois en un moment crier : Alléluia, Alléluia, Alléluia ! Louez Dieu, toutes les nations et tous les peuples ; louez Dieu, tous les anges ; louez Dieu, toutes les créatures ! Jésus, le Sauveur Jésus est ressuscité. Ô Jésus, qui sortez ainsi du sépulcre le troisième jour après votre Passion, où est donc la pâleur de Votre front ? Où la trace des fouets ? Où les déchirures des épines ? Où la lividité de tout Votre corps ? En un instant la splendeur de la Gloire céleste a changé tout cela. Vous voilà tout éclatant, ô mon Dieu, comme le soleil du matin quand il jaillit de la nue. Vous n’avez gardé sur Votre corps que les cinq cicatrices de la Croix, comme un souvenir éternel de Votre étonnante Charité. Oh ! Qu’elles sont belles, ces Blessures sur Votre corps glorieux ! Très-douces Blessures, très-délicieux Stigmates de l’Amour crucifié, que ne puis-je Vous couvrir de mes baisers, Vous inonder de mes larmes ! Ô Jésus, éternel Soleil, qui recréez tout, échauffez tout et réjouissez tout ; qui, sortant du tombeau où Vous avez vaincu la Mort dont l’homme était l’auteur, nous avez ramené la Vie, faites, je Vous en supplie, que, véritablement ressuscités avec Vous, nous ne fassions plus jamais les œuvres des ténèbres et que nous restions pour toujours dans le sein de Votre charité, vivant dans la piété, dans la justice et dans la tempérance : en sorte qu’à la résurrection des morts, lorsque Vous serez manifesté devant tous les hommes, ô notre Vie, nous ayons, nous aussi, notre manifestation dans la Gloire ! »
Ainsi soit-il.
Le diable est comme un chien enragé attaché à une chaîne ; au-delà de la chaîne, il ne peut happer personne. Tiens-toi loin de lui. Si tu approches trop, tu te feras prendre. Souviens-toi que le diable a une seule porte pour entrer dans notre intérieur : notre volonté. Il n’y a pas de portes cachées, ni secrètes.
Saint Padre Pio
