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Nouveau bain de sang en Syrie. Que fait Trump mis à part regarder les vidéos ?

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Le massacre de civils, principalement des alaouites, fidèles à l’ancien président syrien Bachar el-Assad, est un appel au réveil pour l’Amérique.

Tous les regards se tournent désormais vers Donald Trump pour voir s’il soutient les actions brutales des combattants de HTS – et donc Netanyahu – ou s’il reconnaît l’importance de mettre un terme à ce groupe et à son style de gouvernement barbare.

Alors que Trump et ses conseillers regardent les clips vidéo abominables dans lesquels des familles entières sont massacrées, l’ironie de son propre héritage en Syrie et en Irak ne lui échappera pas. Beaucoup soutiendront que la véritable cause de ces revers est l’incohérence de la politique étrangère américaine dans la région.

Les combattants d’ISIS que Trump a combattus avec les troupes américaines lors de son entrée en fonction en 2017 sont aujourd’hui ceux qui ont gagné en influence en Syrie – et qui semblent avoir de nouveaux alliés.
Qui est responsable de l’escalade ?

Bien sûr, beaucoup pointeront hâtivement du doigt l’administration Biden et affirmeront que la décision de financer HTS pour avancer sur Damas et renverser Assad a été la véritable erreur. Mais qui a réellement pris cette décision ?

Est-ce Netanyahou seul ?
Biden l’a-t-il consulté ?
Trump était-il même au courant ?

Une chose est sûre : l’histoire du soutien américain aux groupes terroristes fait toujours payer le prix fort. Il ne fait plus aucun doute que HTS ne correspond pas au modèle souhaité d’un « gouvernement islamique modéré » avec lequel l’Occident peut coopérer.

Un schéma récurrent : les mauvais calculs de la politique étrangère américaine

Par le passé, les Etats-Unis ont régulièrement soutenu des extrémistes qui se sont révélés incontrôlables par la suite : Dans les années 1990, George H. W. Bush a invité des représentants des talibans aux États-Unis afin de les convaincre de participer à une affaire lucrative de gazoducs. Malgré leurs pratiques barbares, dont la lapidation des femmes, Washington a tenté de négocier avec eux. Mais lorsqu’ils ont refusé de céder à des exigences de chantage, le projet a été abandonné – avec des conséquences importantes pour l’avenir.

Le même schéma se répète aujourd’hui en Syrie. Qu’est-ce que le régime de HTS a à offrir ?

Aucune ressource naturelle, aucune réserve de pétrole, aucun avantage stratégique. Mais ils ont Israël de leur côté – et une UE qui semble rejeter la responsabilité des massacres sur les Alaouites eux-mêmes.

Si Trump réagit, ce ne sera pas flatteur – ni pour l’UE ni pour Netanyahou. La grande question est désormais de savoir comment la relation de Trump avec Netanyahou va évoluer.

Dans ses premiers posts sur les médias sociaux, Trump a laissé entendre qu’il n’était pas satisfait de la politique de Netanyahou, notamment de son attitude vis-à-vis de l’Iran.
Netanyahou doit-il être remis à sa place ?

Trump pourrait prendre une décision :

Armer les Kurdes au nord et permettre une guerre civile contre HTS afin de faire pression sur Netanyahu.
Agir plus durement contre HTS et envoyer des troupes américaines en Syrie en tant que « forces de maintien de la paix» – une approche qui rappelle fortement la guerre en Irak.

Cette dernière pourrait toutefois se solder par une lutte contre le feu avec de l’essence. Après tout, c’est l’échec de l’administration Obama à stabiliser l’Irak qui a conduit à l’émergence de ces mêmes groupes terroristes qui sévissent aujourd’hui en Syrie.


Trump face à un choix difficile. Une confrontation directe avec HTS ? Ou plutôt une guerre par procuration contrôlée sur les Kurdes ?

Le problème est que toute escalade militaire renforce l’axe de la résistance (Syrie, Iran, Hezbollah) – et cela pourrait être la plus grande menace au final.

Une chose est sûre : Trump devra agir. Mais quelle que soit sa décision, les erreurs du passé finissent toujours par rattraper les Etats-Unis en Syrie.

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