Faut-il rejeter toute forme d’évolution ?

Vendredi 21 Juillet 2017
Les gens ont souvent une vision caricaturale des anti-évolutionnistes, prétextant qu’ils auraient une vision figée, fixiste d’un monde vivant, au sein duquel rien ne bougerait, rien n’évoluerait. Ceci est faux et la question est en réalité plus compliquée que cela. Il est impératif de réaliser une distinction entre la microévolution, ou adaptation, permettant d’introduire de l’altérité entre les membres d’une même espèce et la macroévolution, permettant de sortir du cadre de l’espèce et d’en créer de nouvelles. La microévolution permet par exemple, au sein de l’espèce « chien » l’existence de races très variées et nombreuses, allant du chiwawa au berger allemand. Elle permet également l’existence d’une grande variabilité au sein de l’espèce humaine. La macroévolution permet, hypothétiquement, de passer de l’espèce « chien » ou de l’espèce humaine à quelque chose d’autre.
Personne en réalité n’a jamais prétendu que le vivant n’évoluait absolument pas, les hommes ont toujours observé la présence de différences entre membres d’une même espèce et ont toujours constaté l’existence de races au sein de ces dernières. Sans cette variabilité, nous serions tous des clones d’Adam et Eve. Cette capacité propre au vivant est utilisée depuis des millénaires par les éleveurs pour créer de nouvelles races bovines par exemple.
Darwin, lors de sa fameuse expédition à bord du Beagle a étudié les pinsons des différentes îles des Galápagos et a remarqué que la forme du bec de ces oiseaux variait d’une île à l’autre, en fonction du type de nourriture disponible sur ces dernières. Il a en réalité observé un très bel exemple de microévolution, rien de plus, les pinsons restaient des pinsons, malgré un certain degré de variabilité.
Les évolutionnistes généralisent cette observation et considèrent que puisque l’évolution est capable d’introduire de petites nouveautés au sein des espèces, elle est également capable d’en introduire de grandes, entraînant ainsi l’apparition de nouvelles espèces. De petites modifications s’accumuleraient, ce qui après un nombre très important d’étapes, aboutirait à de nouveaux caractères. Ceci constituait une hypothèse intéressante à l’époque de Darwin mais 150 ans plus tard on n’a toujours aucune preuve à cela. Nous n’avons en effet jamais observé le franchissement de la barrière de l’espèce ni jamais observé l’apparition d’un nouveau caractère au sein d’une espèce. Nous avons, il est vrai observé de très nombreuses pertes de caractère, mais cela ne peut pas constituer une preuve à l’évolution puisqu’elle censée complexifier le vivant et non l’appauvrir.
Il est important de définir le terme « espèce ». On considère que deux individus appartiennent à la même espèce s’ils présentent le même type d’organisation (même squelette, mêmes organes etc.), sont interféconds et que leur descendance est fertile. Les chiens et les loups appartiennent par exemple à la même espèce. Il faut toutefois raffiner cette définition car on a déjà observé chez certains insectes l’apparition de races non interfécondes (spéciation) mais présentant toujours le même type d’organisation. On a par exemple déjà vu apparaître des sous espèces de fourmis, incapables de se reproduire avec les autres, mais qui restaient toutefois des fourmis. On peut parler de type primordial plutôt que d’espèce pour éviter toute confusion.
La barrière de l’espèce semble être infranchissable, aucune expérimentation ni aucune observation n’ont jamais réussi à prouver le contraire. La mouche du vinaigre (drosophile) est un organisme modèle très répandu en biologie et est utilisé dans de très nombreuses expérimentations. Ces mouches, se reproduisant à une vitesse faramineuse (certaines expériences ont couvert des milliers de générations), sont soumises depuis des décennies à de fortes pressions de sélection en laboratoire (variation intense de température, de nourriture, radiations etc.) et personne n’a jamais observé l’apparition de quelque chose d’autre qu’une mouche au cours de ces expériences. On a vu des mouches de différentes couleurs, avec de gros ou de petits abdomens, des ailes plus ou moins développées mais il s’agissait toujours de mouches ou alors d’individus informes et non viables. On peut également citer la bactérie E.Coli, utilisée en routine dans de très nombreux laboratoires de recherche et dont on n’a jamais observé la transformation en autre chose qu’une bactérie E.Coli, et ce malgré la vitesse de division extrêmement importante de cette dernière. Une expérience d’évolution dirigée de E.Coli est en cours depuis les années 70 et en est à plus de 75000 générations de bactéries, il s’agit toujours de la même espèce après tout ce temps. Il est enfin intéressant de citer l’élevage réalisé par les humains depuis des millénaires. La sélection n’est plus naturelle et aveugle mais artificielle et dirigée, donc beaucoup plus efficace. L’élevage n’a pourtant jamais entraîné la création d’une nouvelle espèce. La réponse magique des évolutionnistes à cela est que l’évolution s’effectue sur des périodes de temps beaucoup plus longues. Il s’agit toujours de la même réponse : augmentez la durée et l’impossible deviendra possible. Ceci ne constitue nullement une preuve, d’autant plus que les fossiles ne montrent non plus aucune variation au sein des espèces, on parle de stase.
La page wikipedia dédiée à l’évolution présente un exemple intéressant de mauvaise foi évolutionniste. Elle nous présente un exemple d’évolution à échelle de temps humaine : le lézard Podarcis siculus. Cet animal aurait évolué en 36 ans, soit environ trente générations, de façon très significative. Le lézard a grandi, sa mâchoire est devenue plus puissante, et il a changé de régime alimentaire. En bref, ce lézard est toujours un lézard et ceci constitue en réalité un joli exemple d’adaptation ou microévolution. Il est très intéressant de noter que la microévolution peut entraîner un changement de régime alimentaire, nous y reviendrons.
En conclusion, il ne faut pas tomber dans les pièges tendus par les évolutionnistes. Le vivant évolue, personne ne l’a jamais nié, mais une évolution permettant l’apparition de nouvelles espèces reste aujourd’hui une hypothèse largement contredite par l’ensemble des observations réalisés par les humains depuis des millénaires.
Leocatho