LE DERNIER LIVRE DE LAURENT GLAUZY EST PARU.

 

Ce livre dénonce sans concession Israël et le Talmudisme comme plans antichristiques de la prochaine dictature.

Sa résidence principale sera à Jérusalem et il demeurera aussi à Rome.

Ce livre, adapté et traduit de l’allemand par Laurent Glauzy, écrit dans les annés 1920 par le P. Franz Spirago, est d’une actualité brûlante, tellement montre-t-il avec précision la proximité de l’avènement de l’Antéchrist. Il fournit aussi des réponses complètes et impressionnantes sur cet homme aux ordres de Satan qui bouleversera le monde. Cependant, très peu de livres sont parus sur ce thème, comme s’il s’agissait de tenir caché les plans de l’élite occulte qui dirige réellement le monde. Car, nous constatons à la lecture des prophéties de Sainte Hildegarde, Saint Grégoire le Grand, Saint Anselme, Saint Irénée, Saint Augustin, la réalisation prochaine de son avènement. Sur le plan politique, il ne fait aucun doute que le sionisme rentre dans cette perspective. L’Antéchrist qui réhabilitera l’Islam et persécutera les chrétiens, naîtra d’une juive, et les juif retourneront en Israël. À travers l’Antéchrist, Satan règnera dans une dictature sans égale. Il inventera des instruments de tortures et de contrôle à partir des nouvelles technologies ; et les livres défendant la foi chrétienne seront brûlés. Par ses prodiges, il détournera même les meilleurs chrétiens de la vraie foi. À cet effet, il inversera même le cours des rivières, modifiera les trajectoires de la lune et du soleil et ressuscitera les morts : « À ce moment, la pierre tombale s’ouvrira et le corps du défunt s’élèvera, comme si le fossoyeur l’évacuait, et puis un homme d’une belle stature montera fraîchement et sainement du tombeau, il saluera aimablement les gens rassemblés et glorifiera d’une voix forte l’Antéchrist. » (Cornelius a Lapide)

Cet ouvrage d’une incroyable actualité, vous apprendra tout sur l’Antéchrist.

Commandez le dans librairie sur notre site

L’Antéchrist et les Juifs : 16 € + 4,50 € frais de port

antechrist et juifs

Bobard climatique : l’ours mourant n’a pas été victime du réchauffement

Il y a une dizaine de jours, la presse mondiale s’était émue d’une photo  montrant un ours blanc famélique et mourant. Le cliché, repris des milliers de fois dans tous les pays du monde en étant présenté comme la preuve du réchauffement climatique était un pur bobard. Le figaro esquisse timidement un mea culpa.

Premier mensonge éhonté : La vidéo dont est issue la photo présente l’ours dans un environnement très vert alors que vu la latitude on s’attend, au mois de décembre, à un environnement gelé et neigeux. Ce qui n’a pas été dit, c’est que la vidéo n’a pas été prise en décembre, mais… pendant l’été c’est à dire à une saison où la région est naturellement dénuée de glace ! Son auteur l’a gardée quelques mois avant de la diffuser massivement à l’approche de l’hiver.

Deuxième mensonge éhonté : La vidéo a été prise dans une région où les populations d’ours polaire sont stables et pas en déclin, ce que n’a évidemment pas dit son auteur.

Troisième mensonge éhonté : Cet ours a été présenté comme victime de la faim, ce qui choque la communauté scientifique. D’une part, rappelle Steven Amstrup, « Les ours polaires ont peu de prédateurs naturels. Bien qu’ils vivent assez longtemps, ils ne sont pas immortels. Tous finissent par mourir, et la plupart meurent parce qu’ils n’ont pas réussi à se procurer assez de nourriture. La malnutrition reste leur principale cause de décès. » Réchauffement climatique ou non.

D’autre part, l’auteur de la vidéo s’est bien gardé d’alerter les autorités locales compétentes afin que l’ours fût euthanasié puis autopsié. On aurait pu connaître avec certitude les raisons de son agonie qui peut être non alimentaire (blessure antérieure l’empêchant de chasser, maladie, senescence…)
Retrouvez cet article et l’info alternative sur : http://www.contre-info.com

L’ennemi le plus subtil : la deuxième classe d’hommes (note sur un exercice spirituel de Saint Ignace de Loyola par L.-H. Rémy)

Pour ceux qui ne sont pas habitués aux Exercices de saint Ignace, développons ce qu’est la deuxième classe d’hommes. Saint Ignace divise les chrétiens en trois classes. Les trois connaissent la vérité, mais face à cette vérité leur comportement diffère. Deux se damnent, une seule se sauve.

La première classe concerne ceux qui croient savoir et ne font rien. Elle est très répandue, même dans nos milieux. Ce sont ceux qui prient mal. Ils prient Dieu pour qu’Il fasse leur volonté. Ils ne cherchent même pas à savoir quelle est Sa sainte Volonté. Surtout ils ne font rien. Souvent même, ils enfouissent leurs talents. Il y a même des prêtres dans cette classe. Il faudrait… est leur mot préféré.

La deuxième est la plus nombreuse. C’est celle des libéraux, de ces libéraux qui composent toujours entre l’erreur et la vérité. Eux ils font quelque chose, mais …pas ce qu’il faudrait faire. Comme ceux de la première classe, ils ne sont pas assez attentifs à Sa sainte volonté, pas assez courageux. Ils font quelque chose, mais toujours à côté. C’est la classe des catholiques au visage pâle, les catholiques blêmes (BLMM : bourgeois, libéraux, matérialistes, mondains). Oui, mais… est leur mot préféré. Ils veulent bien, …mais plus tard, …à condition que. Malheureusement la grâce qui passe, parfois ne repasse pas. Ils ne craignent que le quand-dira-t-on.
– C’est la classe la plus dangereuse pour un chrétien, car elle a le nombre pour elle et les apparences du sérieux. C’est la classe du « camp » dira-t-on. L’expérience prouve que ceux qui la composent sont inconvertissables et il n’y a pas plus sectaires et violents quand ils trahissent, car ils finissent toujours par trahir. Oderis quem lœseris.
– Comme les chats n’engendrent que des chats, les libéraux que des libéraux, les gens de la deuxième classe ne forment que des enfants de la deuxième classe.
– Ce sont des consommateurs de sacrements, et par leur comportement, ils rendent leurs prêtres distributeurs de sacrements. Ils ont trop centré leur vie chrétienne sur les sacrements et pas assez sur la Foi. Ils ont compris que sans les sacrements on peut difficilement se sauver, mais ils n’ont pas compris que sans la Foi on ne peut pas du tout se sauver. Ils ont les apparences de la Foi, mais pas assez forte pour la transmettre à leurs enfants. Ils ont combattu et combattent pour les sacrements, mais pas pour la Foi. En général, la Foi s’amenuise de génération en génération pour disparaître complètement à la troisième. On le voit lors des mariages dans ces familles de deuxième classe d’hommes : les grands-parents vivent d’un reste de foi, les parents à peine et les petits-enfants plus rien.
– Ils ont remplacé le donnez-nous notre pain quotidien du Pater par : protégez et augmentez notre patrimoine. Si leurs prêtres deviennent un peu plus exigeants, ils ne leur obéissent pas. Ils paient pour capter leur amitié et ainsi paralyser la correction fraternelle. S’ils veulent rester fermes, ces prêtres seront bientôt déplacés à la demande de leurs chers fidèles. Désapprouvés par leurs supérieurs – plus attentifs aux rentrées d’argent qu’aux véritables conversions -, ils finissent en général par penser comme leurs fidèles et vivre comme eux, c’est-à-dire tièdes.
– Très souvent ce sont les épouses qui dirigent le ménage, épouses en général insoumises. Les clercs de cette classe préfèrent parler aux épouses. Ils craignent les hommes maîtres dans leur ménage.
– Quand ils se convertissent, ils s’arrêtent à la première conversion, celle où Notre-Seigneur donne tout. Mais à la seconde conversion où Notre-Seigneur nous demande de tout Lui donner, ils ne comprennent pas et se bloquent. C’est malheureusement irréversible et définitif.
– Cette classe d’hommes est en général attachée à L’AthéeLévySion, l’instrument qui a le plus fait perdre la Foi depuis cinquante ans. Il est impossible d’être chrétien, de le rester et d’avoir la télévision qui détruit les trois puissances de l’âme : mémoire, intelligence, volonté. Ils en critiqueront les truquages, la désinformation, mais surtout pas l’essentiel, à savoir que la télé est un outil de péché, de corruption, la pire pourriture.
– Ils ne comprendront pas que dans la vie, après les devoirs d’état, il reste à chacun peu de temps, temps qui peut être utilisé ou pour mal se détendre avec la télé, ou pour se former par la lecture. Plus hypocritement, avec un même résultat, ils refuseront la télé, mais useront des vidéos, ou batifoleront avec Inter(pas)net.
– Bien sûr ils ne lisent que peu de livres. De leur belle bibliothèque qu’ils possèdent parfois, ils ne connaissent que les titres et la table des matières… Plus spécialistes des lectures rapides, superficielles, du style journaux, petits articles, condensés, magazines , hommes de salon, ils sont capables de parler de tout, d’étaler leur inculture, en somme, de paraître. Mais confrontés à de vrais connaisseurs, ils sont ce qu’ils sont : légers. Eux qui ne méditent pas, redoutent plus que tout ceux qui ne vivent que de la Foi.
– Dans les débats, dans les combats, ils biaisent. Ils n’abordent pas franchement les problèmes. Parce qu’ils ne s’appuient pas vraiment sur Dieu, ils sont pusillanimes. Ils ne se sentent en sécurité que lorsqu’ils sont réunis, nombreux, d’où les fêtes, les kermesses, les pèlerinages, etc… Le nombre les rassure. Gênés, ils ne répondent jamais par un oui ou un non francs. C’est toujours un oui mais… Pis, ils s’applaudissent de résoudre les problèmes par leurs compromis. S’ils retardent un peu la sentence, ils ne l’empêchent jamais.
– C’est cette classe qui est vomie de Dieu. Pas assez proche du Sacré-Cœur, pas assez brûlante de Son Amour, elle mérite cette terrible sentence : être vomie de Dieu ! Ce fut la malédiction des chrétiens tièdes (évêques, prêtres, laïcs) d’avant Vatican II, ce fut celle des ralliés, c’est celle qui nous attend si nous trichons avec la Vérité.
– Pas assez centrés sur Dieu, ils s’appuient sur l’humain, ils cherchent à suivre un chef, ils attendent un sauveur, non pas Le Seigneur, mais un roi ou tout autre.
– Ils ne veulent entendre parler que de paix, alors que le Royaume de Dieu se mérite par la violence, dans le combat incessant, contre le démon, le monde et soi-même.
– Ils pensent avec leur sentiment : ils aiment être là où ils se sentent bien , fréquenter les chapelles où ils se sentent bien. Ils aiment la liturgie et le grégorien qui, pour eux, priment.
– Pour bien connaître un homme, plutôt que de savoir quels sont ses amis, il vaut mieux savoir quels sont ses ennemis : ils redoutent par dessus tout ceux qui les reprennent. Ils les dénoncent comme EXCESSIFS, OUTRANCIERS. Quand vous entendez ces deux mots dans la bouche de clercs ou de laïcs, sachez que vous avez à faire à des hommes de la deuxième classe. Ils utiliseront alors toujours la même échappatoire : « C’est INOPPORTUN ». Si vous leur demandez en quoi et pourquoi , ils ne vous répondent pas et vous traitent d’insolent… pour AVOIR LE DERNIER MOT.
– Il arrive qu’ils aient lu de Don Sarda Le Libéralisme est un péché, mais ils l’oublient vite pour n’être pas gênés dans leurs choix. Plus généralement, ce livre les indispose, et ceux qui s’en réclament, ils les attaquent par des sophismes. Car ce sont les spécialistes des sophismes. Ils en inventent toujours de nouveaux. A peine leur a-t-on démonté l’un d’eux, qu’ils en créent un autre, parfois plus redoutable. Quand ils se voient détectés, ils ne répondent pas à leur contradicteur, ils se taisent mais – par derrière -, ils se vengent auprès de leurs amis… par des sophismes. Il faudra du temps pour découvrir ces nouveaux sophismes et les réfuter ; ils en profiteront pour ridiculiser le « malheureux » contradicteur : et le mal court… !
– De la moquerie aussi, ils sont les spécialistes : arme redoutable, ils la manient de main de maître, l’ayant apprise de leurs pères (ou comme Voltaire, de leur Père, le menteur) ; c’est pour eux le seul moyen d’avoir le DERNIER mot. Ainsi pensent-ils avoir raison de leur adversaire. Vous comprendrez aisément, qu’avec une telle tournure d’esprit, ils redoutent la scolastique.
– Attentifs aux mauvais effets des mauvais principes, ils ne centrent pas le combat sur les principes. Ils ne cherchent pas la Vérité, ils cherchent à AVOIR RAISON. Voilà pourquoi, cette classe d’hommes (surtout les clercs) se trompe toujours sur la liste des amis et des ennemis. A la fin, elle ne combat qu’un seul ennemi, et avec grande violence, aujourd’hui comme hier : celui de la troisième classe. Les seuls vilipendés, et méchamment, sont les plus fermes antilibéraux. Les autres, les ennemis réels, elle les ménage au nom de la de charité ! (cf. Don Sarda).
– Dans leur vie, et même leur vie chrétienne, ces hommes-là aiment un certain confort : tranquillité, train-train, pas de secousses, pas de contraintes, le principal est de dormir tranquille! Quant aux prêtres, ils parlent bien de se sanctifier, prêchent justement la sanctification, mais sans dire comment et sans vérifier si leurs ouailles se sanctifient : ce ne sont pas des confesseurs de la Foi.
– Dans les événements vécus depuis 300 ans, ils n’ont aucune responsabilité, ce n’est jamais de leur faute. Parfaits, ils trouvent toujours un autre responsable, c’est toujours de la faute des autres. Jamais ils ne disent que la Révolution ou le Concile sont UN CHÂTIMENT et, n’ayant pas réfléchi sur les péchés qui ont mérité ces châtiments, ils recommencent à chaque génération, clercs et laïcs, les mêmes péchés qui engendrent les mêmes châtiments. Ils sont surpris de voir que leur nombre diminue.
Cette classe ne se sauve pas, ce qui veut dire que ces chrétiens finissent damnés . Ce sont nos pires ennemis.

La troisième est très peu nombreuse. Elle seule se sauve, avec crainte et tremblement (saint Alphonse de Liguori). Très différente en tout : vie, analyses, examens de conscience, jugements, etc., elle est composée d’hommes qui combattent. Leur seul trésor est la Foi à laquelle ils sont attachés plus que tout. Tout centrés sur Dieu et Sa volonté, ils se moquent du qu’en dira-t-on. C’est la classe du « camp » dira Dieu. Oui, mon Dieu, tout ce que Vous voulez, est leur mot préféré. Ils savent que sans Lui, on ne peut RIEN faire, ils savent qu’ils doivent tout à Dieu, ils ne s’appuient que sur Lui. Ils n’ont pas une grande estime des hommes. Ils ne veulent que la gloire de Dieu.
Ils n’ont que des principes chrétiens et n’en changent pas au gré des attaques, des combats, des défaites, des avis, fussent-ils ceux des clercs. Seule la Vérité sans compromis les rassure, Vérité qu’ils méditent, en priant beaucoup.
Ils aiment relire Le libéralisme est un péché de Don Sarda (Mgr de Castro-Mayer en lisait une page tous les soirs) et Du nombre des élus de José Ricart Torrens.
Leurs prêtres sont des confesseurs de la Foi.

Puissions-nous en être !

Louis-Hubert Rémy, in Vrais et Faux Principes et Maîtres, pages 24 à 30.

Pédollywood : L’acteur Dustin Hoffman visé pour des faits de harcèlement sexuel sur une mineure

Une star de plus se trouve dans le tourbillon d’accusations gravissimes et il s’agit cette fois de l’acteur Dustin Hoffman.

Trois femmes ont témoigné à visage découvert dans le journal Variety, accusant Dustin Hoffman d’agressions sexuelles. L’une d’elles, Cori Thomas, était âgée de 16 ans au moment des faits et était une camarade de classe de la fille de l’acteur. Hoffman se serait présenté nu face à elle dans une chambre d’hôtel, elle a cependant réussi à quitter la pièce. L’avocat de la star, Mark Neubauer, a dénoncé des « mensonges diffamatoires ».

« Maman s’occupe d’un migrant alors qu’elle ne s’est jamais occupée de nous »

C’est un témoignage poignant que nous vous livrons ci-dessous, suite à notre conversation avec Antoine (prénom modifié car il souhaite conserver l’anonymat et ne pas mettre encore plus de tension dans sa famille). Ce dernier, dans une longue conversation que nous avons eue avec lui, révèle toute la fracture qu’il peut exister entre la jeune génération d’aujourd’hui et celle de ses parents, notamment sur la question des migrants.

Un sentiment d’abandon, une colère, une incompréhension face au comportement de sa mère, voici ce qu’Antoine nous livre de façon « brut de pomme ». Un témoignage qui ne semble pas isolé – car nous en avons déjà vu, lu ou connu d’autres de ce type – et qui semble témoigner d’une fracture, d’une rupture entre une partie de la jeunesse française actuelle et celle de ses parents ou grands parents issus de la « génération dorée », actrice ou tout juste héritière de mai 68.

« Ma maman avait 18 ans en Mai 68, mon père un an de plus. Je suis né en 1985, c’est à dire qu’ils m’ont eu assez tard, tout comme ma soeur qui est née deux années auparavant. C’est la fameuse génération baba, celle qui a voulu « profiter », et qui sans doute, une fois l’ennui arrivé, s’est enfin décidé à faire des enfants ». Le cadre est posé, l’amertume aussi.

« On ne peut pas dire que nous ayons eu une enfance malheureuse. Nous avons découvert énormément de choses durant nos premières années de vie et étions des enfants particulièrement éveillés je pense. Mais mes parents se sont séparés quand j’avais 7 ans, et ensuite, nous sommes restés tous les deux avec notre père, car elle est partie faire de l’humanitaire en Afrique . Elle n’a même pas demandé à avoir notre garde ! ».

C’était en effet à la période de la fameuse opération « du riz pour la Somalie »« Elle travaillait dans l’Éducation nationale. Elle a voulu partir aider là bas. Mon père – qui était comédien et donc plutôt précaire à cette époque – ne comprenait pas car ils avaient visiblement du mal à boucler les fins de mois. Elle a tout plaqué, nous avec . Elle a totalement pété les plombs »

De cette période d’éloignement, Antoine se souvient « des cartes postales et des photos d’un univers que je ne connaissais pas. D’une vie qui n’était pas la notre. D’un vide sidéral de deux enfants qui grandissent sans leur mère partie aider d’autres enfants, loin de chez eux ».

Les retrouvailles estivales, « à la mer ou à la montagne » ne parviennent pas à faire oublier cette rupture, choisie par la mère d’Antoine et de sa soeur. « Nous étions contents de nous retrouver, mais il y avait toujours un fond de tristesse de savoir qu’il y aurait un départ à la fin des vacances, et que l’essentiel de sa vie était ailleurs ».

C’est en 2004, alors qu’il va avoir 19 ans déjà et qu’il rentre en BTS – après deux redoublements liés à une fin de scolarité et à une crise d’adolescence difficile – que sa mère décide de rentrer en France, après 12 années passées en Afrique à travailler dans l’humanitaire et à ne voir ses enfants qu’un mois et demi dans l’année.

« Ils ont adopté un petit Haïtien, qui est donc devenu mon demi-frère »

Sa mère ne revient pas seule : sur place, elle a refait sa vie avec un autre homme, un Somalien, qu’elle parvient à faire venir avec elle en France. Elle est contente de reprendre contact avec ses enfants, de 19 et 21 ans… Mais si tout se passe bien avec la plus grande, Antoine n’accepte ni son nouveau beau père, ni la façon dont sa mère revient dans sa vie. « Elle nous a clairement abandonnés. Elle n’a jamais voulu l’admettre. Et en plus elle est revenue en nous imposant son nouveau compagnon».

Nous avons demandé à notre témoin si nous pouvions contacter sa mère, pour confronter les deux points de vues de cette douloureuse histoire familiale. Mais visiblement, c’est très compliqué.

Depuis treize années maintenant, Antoine – qui lui a surtout voyagé en Europe et en Asie pour ses études – voit de moins en moins sa mère, aujourd’hui âgée de 67 ans. « Quelques années après leur retour en France, et ne pouvant plus avoir d’enfant, ils ont adopté un petit Haïtien, qui est donc devenu mon demi frère. Je n’arrive toujours pas à comprendre. Elle nous a toujours expliqué qu’il fallait aider son prochain, qu’il fallait aider et aimer l’autre. Mais elle a été incapable de donner cet amour à ses propres enfants, tout comme elle a été incapable de contribuer à leur éducation, alors elle a choisi de le faire avec d’autres».

Mais pourquoi ne jamais lui avoir dit cela, ne jamais avoir crever l’abcès ? « Nous ne vivons pas dans le même monde. Elle ne me comprend pas, je ne la comprends pas, je ne la comprendrai jamais. Mais on a le même sang. Elle fait simplement partie d’une génération à qui on a appris à aimer les autres avant ses propres enfants. A qui on a donné une cuillère en argent dans la bouche. A qui on a dit qu’ils étaient des enfants rois et qu’ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient, y compris abandonner leurs propres enfants, sans parler de leur propre pays ».

On sent l’émotion qui submerge notre interlocuteur au téléphone. Antoine nous explique enfin, que depuis la crise des migrants, qui a éclaté il y a quelques années, sa maman s’investit de façon hebdomadaire dans l’apprentissage de la langue française aux migrants. « Elle en a même parrainé un. Maintenant que Joseph (prénom modifié du demi frère ) n’est pas loin du bac, elle passe à autre chose.  Maman s’occupe d’un migrant alors qu’elle ne s’est jamais occupée de nous ! Et d’un musulman pratiquant en plus, alors qu’elle s’est battue contre mon père pour que nous ne fassions pas du catéchisme, que nous soyons baptisé, que nous ayons la moindre éducation religieuse. Elle ne changera jamais. C’est incurable à cet âge là. Mais j’espère à travers ce témoignage faire prendre conscience à de nombreuses mères et à de nombreux pères qu’on ne fait pas n’importe quoi, encore plus par idéologie, aussi humaniste soit-elle, avec ses propres enfants ».

Source

« Entrées précédentes