L’œil, cauchemar de Darwin

Samedi 22 Juillet 2017
L’évolution de l’œil est un cas très célèbre dans la controverse opposant évolutionnistes et créationnistes. Darwin lui même a déclaré : « Il semble absurde au possible, je le reconnais, de supposer que la sélection naturelle ait pu former l’œil avec toutes les inimitables dispositions qui permettent d’ajuster le foyer à diverses distances, d’admettre une quantité variable de lumière et de corriger les aberrations sphériques et chromatiques. ». L’évolution de l’œil fait l’objet d’un intense travail de recherche depuis des décennies et les moyens employés en vue de cela sont considérables. L’objectif n’est évidemment pas de comprendre comment l’œil aurait évolué, ce qui ne présente aucun intérêt en soi, mais de tenter de démontrer la véracité de l’évolutionnisme. Ces recherches ont, comme bien souvent, une motivation idéologique et non scientifique ou médicale.
L’œil est un très bon exemple de complexité irréductible qui est l’idée selon laquelle certains systèmes biologiques sont trop complexes pour être le résultat de l’évolution de précurseurs plus simples. L’œil est un caractère extrêmement complexe, demandant la coopération de très nombreuses fonctions et il est difficile d’imaginer comment une telle merveille d’ingénierie et de précision aurait pu émerger au hasard. Ceci n’effraie nullement nos scientifiques évolutionnistes qui restent persuadés que, puisque l’évolution est vraie, cette apparition des yeux via un processus évolutionniste a eu lieu. Ils vont d’ailleurs plus loin car il est important de rappeler que selon la dialectique évolutionniste, il n’y a aucune finalité dans la nature, aucun but. Les choses apparaissent au hasard et si ces choses donnent un avantage sélectif elles seront sélectionnées. Un œil rudimentaire serait donc apparu au hasard chez certains animaux, et comme cet œil permettait de voir il fût sélectionné. Des modifications seraient apparues au hasard au fil des millénaires et comme ces modifications amélioraient la vision, elles furent sélectionnées. Ce n’est pas tout, l’apparition aléatoire d’une structure « simple » permettant la vision semble improbable mais selon les scientifiques évolutionnistes et leurs classements phylogénétiques, ceci se serait produit environ une quarantaine de fois.
Les évolutionnistes, en observant les différents types d’œil présents dans la nature ont imaginé un modèle de l’évolution de l’œil partant d’un « simple » photorécepteur et évoluant via différentes étapes jusqu’à l’œil que l’on retrouve aujourd’hui. Il est important de commencer par préciser qu’une transition d’un type d’œil à un autre n’a évidemment jamais été constatée. De plus, le même problème se pose toujours, le passage d’une forme à une autre ne peut pas se faire en une seule mutation, en une seule étape et donc qu’en est-il des intermédiaires non fonctionnels entre ces différents types d’œil ? Ce modèle explicatif est séduisant mais reste purement hypothétique et se heurte toujours au même problème de la complexité irréductible. En réalité, aucune transition d’un caractère simple vers un caractère plus complexe n’a jamais été observée. L’évolution repose sur l’idée que certaines mutations sont positives et créent de la nouveauté mais 150 ans après Darwin, nous n’avons toujours aucun exemple pour justifier cette idée. Les scientifiques élaborent de très beaux échafaudages intellectuels et dialectiques mais ces derniers reposent toujours sur des spéculations non prouvées et démenties par les faits.
Parlons maintenant du premier œil apparu ou proto-œil. Il s’agirait d’un simple récepteur permettant de détecter la présence ou l’absence de lumière (photorécepteur). Ce récepteur n’a en fait rien de simple… Il serait apparu à partir d’un type cellulaire particulier dont la fonction aurait été transformée par une mutation qui aurait rendu cette cellule capable de détecter la lumière. La cellule aurait perdu sa fonction initiale pour en acquérir une nouvelle. Il est difficile de comprendre pourquoi la sélectionne naturelle aurait sélectionné ceci car la perte de la fonction remplacée par cette ébauche de vision est un handicap et comme nous allons le voir, cette ébauche de vision ne présente au départ aucun avantage sélectif. On pense donc comprendre comment ce récepteur serait apparu mais pour qu’il soit utile, il faut aussi un système permettant de transmettre l’information codée par ce récepteur (proto nerf optique), un système nerveux central capable d’intégrer et de décoder ce signal et il faut enfin que l’individu chez lequel cette structure apparaisse sache quoi faire de cette information. Pour que cette information donne un avantage sélectif il faut que l’animal puisse l’interpréter et il est pour cela nécessaire qu’il possède un conditionnement de son instinct qui pourra le faire réagir en fonction des informations reçues à l’aide de son proto-œil pour, par exemple, reconnaître les dangers représentés par un prédateur. Sans tout cela, le proto-œil ne sert à rien mais est au contraire handicapant, on ne comprend pas pourquoi il serait sélectionné. Les évolutionnistes perçoivent mal toutes les implications de leur concept de sélection naturelle et ne vont pas au bout de la logique. Il ne suffit pas qu’un nouveau caractère donne une nouvelle information, pour que ce dernier soit utile il faut également que l’individu sache que faire de cette information, comment la décrypter, l’analyser, l’interpréter et comment réagir en fonction. Si on branche un nouvel appareil à un ordinateur sans installer les drivers, ce nouvel appareil sera inutile, l’ordinateur ne pourra rien en faire. C’est exactement la même chose avec le vivant. Si demain nous greffions un sonar de chauve souris à un mouton, saurait-il quoi faire de cette information ?
Il est pour conclure intéressant de mentionner certains poissons vivants dans les profondeurs abyssales ou dans des grottes et dont les yeux ne sont pas fonctionnels. Nous n’avons jamais vu des yeux évoluer mais nous avons de très beaux exemples d’évolution régressive. On peut d’ailleurs également citer les humains et la proportion de plus importante de la population portant des lunettes. L’œil est le plus bel exemple contre l’évolutionnisme, il illustre très bien que l’évolution est régressive.
Leocatho