Pistes de réflexion sur l’arche de Noé

Samedi 22 Juillet 2017
L’évocation de l’arche de Noé fait souvent sourire les personnes ne s’intéressant pas à la religion ou considérant ces histoires comme des mythes. Le déluge n’est pourtant pas uniquement évoqué dans la bible, on retrouve des traces de ce cataclysme dans les mythes du monde entier (Zoroastrisme, Hindouisme et aussi chez les mayas, les scandinaves, les amérindiens, les chinois etc.). Les gaulois n’avaient-ils pas pour seule et unique peur que le ciel ne leur tombe sur la tête ?
On a longtemps pensé que les fossiles et les strates géologiques étaient des preuves du déluge. Cette théorie est aujourd’hui rejetée par la science évolutionniste mais en réalité rien ne vient la contredire. Les travaux récents de Guy Berthault ont montré que, contrairement aux théories évolutionnistes selon lesquelles les strates apparaissent successivement sur des millions d’années, elles peuvent apparaître en même temps et très rapidement dans un milieu aqueux, en fonction de la densité des matériaux composant ces dernières. On a en effet tous constaté qu’en insérant dans un verre de l’eau, du sirop de grenadine et de l’huile, on obtient des strates, malgré le fait que les composants aient été déposés simultanément (cet exemple est volontairement simpliste).
Les gens se demandent alors, comment, toutes les espèces auraient pu tenir sur l’arche. Il faut premièrement évoquer les capacités de ce navire dont les dimensions sont données de façon précise dans la bible. L’arche possédait trois ponts et avait un volume total de 40 000 m³, elle pouvait transporter 22 000 tonnes. On estime que son espace habitable total devait avoisiner 9 300 m². Ceci est énorme et correspond par exemple à des centaines de wagons de fret. Cette arche aurait été retrouvée sur le Mont Ararat en Arménie, bien que cette découverte soit fortement contestée.
Mais n’y a-t-il pas trop d’espèces animales pour tenir sur un tel navire ? Tout cela dépend de ce qu’on appelle espèce. Dans un précédent article nous expliquions la différence entre la macroévolution permettant de passer d’une espèce à une autre et la microévolution, permettant l’apparition de nouvelles variétés ou races au sein d’une même espèce. Ainsi par exemple la microévolution permet qu’il existe, au sein de la race chien, de très nombreuses espèces, allant du chiwawa au berger allemand, en passant même par le loup ! Il semble difficilement crédible que l’arche ait contenu toutes les races de chien, mais elle ne contenait peut-être qu’une seule race, qui par microévolution a donné naissance à toutes les variétés que nous connaissons aujourd’hui. On peut généraliser ceci à toutes les espèces animales. Les poissons eux n’étaient évidemment pas sur l’arche et beaucoup ont disparu, à cause notamment de la variation du degré de salinité de l’eau. Les plantes ont pu survivre sous formes de graines ou dans des masses flottantes. On sait en effet que beaucoup de graines terrestres peuvent survivre à de longues périodes de trempage dans diverses concentrations d’eau salée.
Et les dinosaures dans tout cela ? Se trouvaient-ils sur l’arche ? La réponse est oui, il pouvait tout à fait s’agir de dinosaures jeunes et donc relativement petits. Ces animaux dangereux, comme un bon nombre d’autres, ont peut-être hibernés pendant leur séjour sur l’arche, ce qui aurait permis une bonne cohabitation entre espèces carnivores et herbivores. Les dinosaures ont disparus après le déluge car ils n’étaient pas adaptés au monde de l’après-déluge, notamment aux nouvelles conditions climatiques et peut-être même à un changement de gravité. Ils ont toutefois survécu un certain temps et certains dinosaures aquatiques sont peut-être encore en vie dans les fonds marins ou dans le Loch Ness. On a par exemple retrouvé des dessins représentants des dinosaures dans certains temples d’Asie, ce qui laisse à penser qu’humains et dinosaures ont coexisté.
La Terre a été complètement remodelée suite au déluge. Le continent primitif, la Pangée s’est divisé pendant le retrait des eaux créant ainsi les cinq continents. Les montagnes, les vallées, les canyons, se sont formés rapidement suite au déluge. La Terre était alors recouverte de sédiments non solidifiés, permettant ainsi l’apparition rapide de ces reliefs. Ce retrait des eaux a probablement été suivi de périodes de glaciation. Les passagers de l’arche sont partis coloniser la nouvelle Terre et de nombreuses nouvelles races sont apparues à partir des spécimens ayant échappé au déluge. Certaines espèces se sont installées dans des zones spécifiques, comme par exemple les koalas en Australie, d’autres se sont réparties de façon plus ubiquitaire. Les fils de Noé, Sem cham et Japhet, ont donné naissance aux différentes races humaines et ont peu à peu colonisé la planète entière et cet épisode de l’histoire primordiale de l’humanité a été peu à peu oublié ou déformé.
Leocatho