Archives de Catégorie: Catholicisme

Message aux gilets jaunes des dominicains d’Avrillé

VOUS AIMEZ LA FRANCE et vous voulez la sauver :
Il vous faut savoir QUI LA TUE et QUI PEUT LA SAUVER.

Qui tue la France ?

Il porte un nom, il s’appelle MAMMON (NDLR ou Satan), le dieu de l’Argent.
Ce dieu ogre se sert des banksters, de la Haute finance, de la franc-maçonnerie, de l’Union européenne, de la BCE, des instances mondialistes…
Le président MACRON en est le fidèle serviteur.

Qui peut sauver la France ?

Ce Sauveur a un nom que tout le monde connaît, même si les serviteurs de Mammon (NDLR ou Satan) font tout leur possible depuis plus de deux siècles pour que les petits Français l’ignorent.
Il va venir dans quelques semaines le jour de Noël.

N’en cherchez pas d’autre, car c’est Dieu qui l’a voulu ainsi :

JÉSUS-CHRIST EST LE SEUL SAUVEUR DES INDIVIDUS ET DES SOCIÉTÉS.

Pour sauver la France il faut revenir à JÉSUS-CHRIST, il faut étudier son message et le mettre en pratique.

Y compris dans le domaine social et économique, JÉSUS-CHRIST A DONNÉ DES LOIS qu’il faut suivre si l’on veut vivre en paix et heureux. Ces lois sont contenues dans LA DOCTRINE SOCIALE DE L’ÉGLISE (Rerum Novarum de Léon XIII, Quadragesimo Anno de Pie XI). La connaissez-vous ? Sinon n’hésitez pas à nous contacter.

Prières pour la France

Jésus Sauveur, sauvez-moisauvez la France !
O Marie conçue sans péchépriez pour nous qui avons recours à vous !
Sainte Vierge Marie, Reine de Francepriez pour nous !
Saint Michel Archange, protecteur de la France, priez pour nous !
Saint Martin, Apôtres des Gaules, priez pour nous ! 
Saint Rémi, qui avez baptisé Clovis, premier roi de France, priez pour nous !
Bienheureux Charlemagne, fondateur de l’empire chrétien des Francs, priez pour nous !
Saint Louis, modèle des Rois chrétiens, priez pour nous !
Sainte Clotilde,reine de France, priez pour nous !
Sainte Jeanne d’Arc, qui avez sauvé la France, priez pour nous !
Tous les saints de Francesauvez la France !

Pour tous renseignements supplémentaires : messageauxgiletsjaunes@gmail.com

SOUTENEZ LA TRADITION CATHOLIQUE DE RUSSIE, par Laurent Glauzy

Beaucoup voient en Poutine un modèle. Cette vision très naïve de la politique et la vision en des hommes soutenus par un armada de spécialistes en communication confèrent que nous oublions bien vite la demande de la Très Sainte Vierge à Fatima : la consécration de la Russie au cœur immaculée de Marie.

Cette demande n’a toujours pas été satisfaite et l’histoire de l’Union soviétique atteste de cette erreur. Or, il convient de ne pas continuer cette erreur en croyant en des hommes et des systèmes qui sortent des plans divins de notre Seigneur et de sa Sainte Mère.

Dans le livre « Ur-Loge » (Supra-maçonnerie), le théologien catholique traditionaliste allemand Johannes Rothkranz atteste que Poutine appartient à la super-maçonnerie. Cette affirmation est aussi étayée par Pierre Hillard.

Et, nous voyons en quelques signes très concrets que la Russie de Poutine ne sort pas des exigences ou des plans d’une supra-gouvernance mondiale passant par une détérioration du niveau éducatif et par le maintien de l’avortement. Nous pourrions ainsi résumer par cette phrase la situation actuelle russe : « En fait, avec Poutine, pour le reste c’est pas mal, mais pour l’essentiel c’est comme ailleurs. »

Un catholique traditionnel n’a donc aucun espoir à entretenir dans aucun système politique qui n’est pas celui d’une royauté et d’un roi au pouvoir absolu. Par conséquent, pour contribuer un siècle plus tard à la demande de la Très Sainte Vierge, nous pouvons aider la tradition catholique russe, dont la communauté compte 400.000 âmes à Moscou. Voilà de quoi bien espérer et travailler.

 

PHOTO : CELEBRATION DE LA MESSE TRADITIONNELLE A MOSCOU.

Ci-dessous lien du site de la Tradition catholique en Russie

http://www.summorum-pontificum.ru/fr/

 

Saint Rémi affirme à Clovis, lors du baptême du Roi : – Par VL

« Apprenez, mon fils, que le royaume de France est prédestiné par Dieu à la défense de l’Eglise Romaine qui est la seule véritable Église du Christ. »
Il ajoute :
« Ce royaume sera un jour grand entre tous les royaumes et il embrassera toutes les limites de l’empire Romain ! Et il soumettra tous les peuples à son sceptre ! Il durera jusqu’à la fin des temps ! Il sera victorieux et prospère tant qu’il sera fidèle à la Foi Romaine, mais il sera rudement châtié toutes les fois qu’il sera infidèle à sa vocation. »

En témoignage de reconnaissance, Clovis dresse alors ce magnifique décret vibrant d’amour et de foi, LA SEULE VÉRITABLE CONSTITUTION DE LA FRANCE et la plus glorieuse assurément :
« Vive le Christ qui aime les Francs ! Qu’Il garde leur royaume et remplisse leurs chefs des lumières de Sa Grâce ! Qu’Il protège l’armée ! Qu’Il leur accorde des miracles qui attestent leur Foi, leur Joie, la Paix, la Félicité ! Que le Seigneur Jésus-Christ dirige dans le chemin de piété ceux qui gouvernent… »

 

Clovis eut de la reine Clotilde un premier fils [l’an 494]. La reine, voulant qu’il reçût le baptême, adressait sans cesse de pieux conseils au roi, disant : Les dieux que vous adorez ne sont rien, puisqu’ils ne peuvent se secourir eux-mêmes ni secourir les autres ; car ils sont de pierre, de bois ou de quelque métal. Les noms que vous leur avez donnés sont des noms d’hommes et non de dieux, comme Saturne qui, dit-on, pour ne pas être chassé du trône par son fils, s’échappa par la fuite ; comme Jupiter lui-même, honteusement souillé de tous les vices, qui a déshonoré tant de maris, outragé les femmes de sa propre famille, et qui n’a pu s’abstenir de concubinage avec sa propre soeur, puisqu’elle disait : Je suis la soeur et la femme de Jupiter. Qu’ont jamais pu Mars et Mercure ? Ils possèdent plutôt la science de la magie qu’une puissance divine. Le Dieu qu’on doit adorer est celui qui, par sa parole, a tiré du néant le ciel et la terre, la mer et toutes les choses qui y sont contenues ; qui a fait briller le soleil, et a orné le ciel d’étoiles ; qui a rempli les eaux de poissons, la terre d’animaux, et les airs d’oiseaux ; à l’ordre duquel la terre se couvre de plantes, les arbres de fruits et les vignes de raisins ; dont la main a produit le genre humain ; qui a donné enfin à l’homme son ouvrage avec toutes les créatures pour lui obéir et le servir. Ces paroles de la reine ne portaient nullement l’esprit du roi à la foi sainte, mais il disait : C’est par l’ordre de nos dieux que toutes choses sont créées et produites ; il est clair que votre Dieu, ne peut rien ; bien plus, il est prouvé qu’il n’est pas de la race des dieux. » Cependant la reine fidèle présenta son fils au baptême : elle fit décorer l’église de voiles et de tapisseries, pour que cette pompe attirât vers la foi catholique le roi que ses discours n’avaient pu toucher. L’enfant ayant été baptisé et appelé Ingomer, mourut dans la semaine même de son baptême. Le roi, aigri ,de cette perte, faisait à la reine de vifs reproches, lui disant : Si l’enfant avait été consacré au nom de mes dieux, il vivrait encore ; mais, comme il a été baptisé au nom de votre Dieu, il n’a pu vivre. La reine lui répondit : Je rends grâces au puissant Créateur de toutes choses, qui ne m’a pas jugée indigne de voir associé à son royaume l’enfant né de mon sein. Cette perte n’a pas affecté mon âme de douleur, parce que je sais que les enfants que Dieu retire du monde, quand ils sont encore dans les aubes, sont nourris de sa vue. Elle engendra ensuite un second fils, qui reçut au baptême le nom de Chlodomir. Cet enfant étant tombé malade, le roi disait : Il ne peut lui arriver autre chose que ce qui est arrivé à son frère, c’est-à-dire qu’il meure aussitôt après avoir été baptisé au nom de votre Christ. Mais le Seigneur accorda la santé de l’enfant aux prières de sa mère [l’an 496].

La reine ne cessait de supplier le roi de reconnaître le vrai Dieu et d’abandonner les idoles ; mais rien ne put l’y décider, jusqu’à ce qu’une guerre s’étant engagée avec les Allemands, il fut forcé, par la nécessité, de confesser ce qu’il avait jusque-là voulu nier. Il arriva que les deux armées se battant avec un grand acharnement[lxxxviii], celle de Clovis commençait à être taillée en pièces ; ce que voyant, Clovis éleva les mains vers le ciel, et le coeur touché et fondant en larmes, il dit : Jésus-Christ, que Clotilde affirme être Fils du Dieu vivant, qui, dit-on, donnes du secours à ceux qui sont en danger, et accordes la victoire à ceux qui espèrent en toi, j’invoque avec dévotion la gloire de ton secours : si tu m’accordes la victoire sur mes ennemis, et que je fasse l’épreuve de cette puissance dont le peuple, consacré à ton nom, dit avoir relu tant de preuves, je croirai en toi, et me ferai baptiser en ton nom ; car j’ai invoqué mes dieux, et, comme je l’éprouve, ils se sont éloignés de mon secours ; ce qui me fait croire qu’ils ne possèdent aucun pouvoir, puisqu’ils ne secourent pas ceux qui les servent. Je t’invoque donc, je désire croire en toi ; seulement que j’échappe à mes ennemis. Comme il disait ces paroles, les Allemands, tournant le dos, commencèrent à se mettre en déroute ; et voyant que leur roi était mort, ils se rendirent à Clovis, en lui disant : Nous te supplions de ne pas faire périr notre peuple, car nous sommes à toi. Clovis, ayant arrêté le carnage et soumis le peuple rentra en paix dans son royaume, et raconta à la reine comment il avait obtenu la victoire en invoquant le nom du Christ.

Alors la reine manda en secret saint Remi, évêque de Reims, le priant de faire pénétrer dans le coeur du roi la parole du salut. Le pontife, ayant fait venir Clovis, commença à l’engager secrètement à croire au vrai Dieu, créateur du ciel et de la terre, et à abandonner ses idoles qui n’étaient d’aucun secours, ni pour elles-mêmes, ni pour les autres. Clovis lui dit : Très saint père, je t’écouterai volontiers ; mais il reste une chose, c’est que le peuple qui m’obéit ne veut pas abandonner ses dieux ; j’irai à eux et je leur parlerai d’après tes paroles. Lorsqu’il eut assemblé ses sujets, avant qu’il eût parlé, et par l’intervention de la puissance de Dieu, tout le peuple s’écria unanimement : Pieux roi, nous rejetons les dieux mortels, et nous sommes prêts à obéir au Dieu immortel que prêche saint Remi. On apporta cette nouvelle à l’évêque qui, transporté d’une grande joie, ordonna de préparer les fonts sacrés. On couvre de tapisseries peintes les portiques intérieurs de l’église, on les orne de voiles blancs ; on dispose les fonts baptismaux ; on répand des parfums, les cierges brillent de clarté, tout le temple est embaumé d’une odeur divine, et Dieu fit descendre sur les assistants une si grande grâce qu’ils se croyaient transportés au milieu des parfums du Paradis. Le roi pria le pontife de le baptiser le premier. Le nouveau Constantin s’avance vers le baptistère, pour s’y faire guérir de la vieille lèpre qui le souillait, et laver dans une eau nouvelle les tâches hideuses de sa vie passée. Comme il s’avançait vers le baptême, le saint de Dieu lui dit de sa bouche éloquente : Sicambre[lxxxix], abaisse humblement ton cou : adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré. Saint Remi était un évêque d’une grande science, et livré surtout à l’étude de la rhétorique ; il était si célèbre par sa sainteté qu’on égalait ses vertus à celles de saint Silvestre. Nous avons un livre de sa vie où il est dit qu’il ressuscita un mort.

Le roi, ayant donc reconnu la toute-puissance de Dieu dans la Trinité, fut baptisé au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et oint du saint chrême avec le signe de la croix ; plus de trois mille hommes de son armée figent baptisés. On baptisa aussi sa soeur Alboflède, qui, quelque temps après, alla joindre le Seigneur. Comme le roi était affligé de cette perte, saint Remi lui envoya, pour le consoler, une lettre qui commençait ainsi : Je suis affligé autant qu’il faut de la cause de votre tristesse, la mort de votre soeur Alboflède, d’heureuse mémoire ; mais nous pouvons nous consoler, car elle est sortie de ce monde plus digne d’envie que de pleurs. L’autre soeur de Clovis, nommée Lantéchilde, qui était tombée dans l’hérésie des Ariens, se convertit ; et ayant confessé que le Fils et le Saint-Esprit étaient égaux au Père, elle fut rebaptisée.

Saint Grégoire de Tours

Négationnisme ou Seconde mort des martyrs de Mamilla: « Dieu Seul sait leurs noms »

Négationnisme ou Seconde mort des martyrs de Mamilla: « Dieu Seul sait leurs noms »

Un témoin oculaire, Strategius de Saint-Sabas, a écrit à ce propos : « Les Juifs rachetaient les Chrétiens des mains des soldats perses à prix fort et les égorgeaient ensuite avec une grande liesse à Mamilla débordant de sang ».

Aujourd’hui Mamilla a été quasiment effacé de la page du temps. À la place, on trouve un monstrueux “village” accueillant les très grosse fortunes, contigu au luxueux hôtel Hilton. Un peu plus loin, s’étendent le vieux cimetière de Mamilla où repose la noblesse arabe, et le réservoir d’eau de Mamilla que Ponce Pilate avait fait aménager. Au cours des travaux de génie civil, les ouvriers sont tombés sur une caverne funéraire abritant des centaines de crânes et d’os. Cette caverne était ornée d’une croix et d’une inscription : « Dieu seul sait leurs noms »

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L’histoire se répète dit-on. Aussi l’actualité se trouve-t-elle parfois vieille de plusieurs siècles. Il est à ce titre des constantes, ou des invariants, dont le retour périodique scande l’intarissable défilé des siècles. Nul n’ignore que les Égorgeurs de l’État islamique s’en sont pris, outre la communauté yézidie [1], aux chrétiens, assyro-chaldéens catholiques et nestoriens. Ceux-ci n’ont pas cette fois été totalement exterminés, il n’en ont pas moins été chassés de leur village, au mieux réduits à un état de dhimmitude [condition de tributaire au regard de la loi coranique marquant un statut social d’infériorité], les jeunes filles mariées de force et parfois vendues comme du bétail. Des faits qui se situent dans le prolongement d’autres phases de rupture immensément trop nombreuses pour être énumérées ici… à l’exception des trois événements qui marquent l’intitulé de ce texte.

Nous devons au Jerusalem Post [2] d’avoir fait remonter à la surface dans un article iconoclaste le massacre emblématique, il y a quatorze siècles à Jérusalem, treize siècles avant le génocide planifié des chrétiens d’Anatolie et de Thrace pendant la Première Guerre Mondiale, de soixante mille chrétiens palestiniens dans le Réservoir de Mamilla, à l’est des murs de la Vieille Ville de Jérusalem. Rendons au passage hommage au grand quotidien israélien pour la version relativement peu édulcorée qu’il nous présente d’un épisode particulièrement sordide des relations judéo-chrétiennes… et pour lequel aucune autorité religieuse en l’occurrence rabbinique ou laïque n’a jamais daigner présenter le moindre regret !

Traduisons mot à mot : « Cette année-là près de trois siècles de prospérité assurée par l’Empire byzantin sont brisés lors de la conquête du Levant par l’empereur sassanide [persan] Khosro II Parviz [le Victorieux]. Les Juifs locaux, de concert avec leurs coreligionnaires de Mésopotamie [Babylone], se sont alliés aux envahisseurs zoroastriens pour défaire la domination chrétienne. Assoiffés de vengeance après plusieurs générations de persécutions, les Juifs détruisent des centaines d’églises et de monastères ». Des « persécutions » qui, notons-le, ne sont pas précisément documentées !

… « James Parkes décrit le massacre qui suivit dans son livre [3] « Une histoire de la Palestine à partir de l’an 135 à aujourd’hui » : « En 614 [les Perses] prennent Jérusalem après seulement vingt jours de siège. Il ne fait aucun doute que les Perses ont reçu une aide substantielle de la part des Juifs de Galilée. Un chroniqueur mentionne le chiffre de 20 000 soldats juifs, un autre 26 000. Quoique les chiffres réels soient impossibles à établir, il n’y a aucune raison de douter du fait que les Juifs aient assisté les Perses avec tous les hommes disponibles et que ce soutien ait été considérable. Une fois Jérusalem tombée aux mains des Perses, un terrible massacre de chrétiens eut lieu ; les Juifs sont accusés d’avoir pris la tête de ce massacre. Il ne serait pas surprenant que cette accusation soit vraie, même si les histoires fantaisistes de vengeance juive rapportées par les chroniqueurs chrétiens sont certainement exagérées [4]… ».

Cependant, si l’on en croit le « Que sais-je » [n°2008/1982] consacré au Zoroastrisme, l’auteur précise que l’armée perse de 614 comprenait 26 000 mercenaires juifs… et que ceux-ci étaient animés du désir de « reconquérir Jérusalem » et de se venger des chrétiens responsables à leurs yeux de la destruction du Temple d’Hérode en 70 par les Romains. Destruction dont la seule cause est en vérité fut la réponse que donna Titus à la révolte des takfiristes de l’époque, les Zélotes !

Carnage

Poursuivons notre lecture du Jerusalem Post… « Mais combien de prisonniers de guerre chrétiens ont-ils été assassinés à Mamilla ? Un nombre précis n’est bien entendu pas possible à fixer de nos jours, cependant l’archéologue israélien Ronny Reich arrête le décompte à 60 000, avant que l’armée perse n’arrête le carnage [5]. Un témoin oculaire, Strategius de Saint-Sabas, a écrit à ce propos : « Les Juifs rachetaient les chrétiens des mains des soldats perses à prix fort et les égorgeaient ensuite avec une grande liesse à Mamilla débordant de sang ». La domination perse sur la Terre d’Israël aura duré quatorze ans. En 628, les Byzantins revinrent brièvement dans un pays en ruines, pour affronter la redoutable armée d’Omar ben Khattab, compagnon du Prophète. Or l’on ne peut [finalement] lire la Sulha al-Qods – le traité ayant scellé la capitulation [6] de Jérusalem en 638 – sans avoir en mémoire le massacre de Mamilla une génération plus tôt. Acte dans lequel le Patriarche Sofronius demandait au vainqueur de protéger les habitants de Jérusalem contre la férocité de juifs [from the ferocity of the Jews] » [jpost.com31oct14].

Le chiffre de 60 ou 65 000 individus, hommes, femmes et enfants, mis à mort avec « délectation » [Strategius de Saint-Sabas] est effarant au regard de la population de l’époque et démontre, il faut l’admettre, une claire volonté d’anéantissement – de génocide dirait-on aujourd’hui – obéissant à la lettre à l’injonction du Deutéronome… « Tous les peuples que le Seigneur ton Dieu te livre, tu les dévoreras, tu les regarderas sans pitié » [7/16]. Pourtant avec le recul du temps, nous nous garderons bien, au contraire de beaucoup d’autres, de dresser ici un quelconque gibet de la responsabilité collective [7].

Laissons in fine Israël Adam Shamir nous décrire Jérusalem à l’époque du grand carnage… « En 614, la Palestine faisait partie de l’Empire byzantin, lequel avait succédé à l’Empire romain. C’était une terre prospère à prédominance chrétienne où l’agriculture était développée, les eaux canalisées, les terrasses soigneusement entretenues. Les pèlerins affluaient vers les Lieux saints et les édifices construits par Constantin, le Saint-Sépulcre et l’Ascension au mont des Oliviers, figuraient parmi les merveilles du monde. Huit monastères égayaient les étendues sauvages de Judée. On y gardait des manuscrits précieux et l’on y priait. Les Pères de l’Église, Saint Jérôme de Bethléem et Origène de Césarée, vivaient encore dans les mémoires. Vivait aussi une communauté juive, fort riche, qui s’était installée principalement à Tibériade et sur les rives du Lac. Ses docteurs venaient juste d’achever leur version du Talmud qui codifiait leur foi, le judaïsme rabbinique. Pour autant, chaque fois qu’ils avaient besoin de directives, ils s’en remettaient à la communauté juive dominante de la Babylone perse ».

« En 614, les Juifs de Palestine se sont alliés à leurs coreligionnaires babyloniens pour prêter main forte aux Perses dans leur conquête de la Terre sainte. Or, à l’occasion de la victoire perse, les Juifs ont perpétré un holocauste massif des Gentils de Palestine. Ils ont incendié les églises et les monastères, tué les moines et les prêtres, et brûlé les Livres. La charmante basilique des Poissons et des Pains de Tabgha, l’Ascension sur le Mont des Oliviers, Saint Étienne, en face de la Porte de Damas, et Hagia Sion sur la colline du même nom, ne sont que quelques exemples parmi les plus notables de l’éradication des édifices religieux. De fait, très peu d’églises ont survécu à l’attaque. Laure de Saint Sabas, site extraordinaire niché dans la vallée sans fond du Wadi an-Nar, n’a dû son salut qu’à sa situation reculée et aux rochers escarpés qui l’environnent. L’église de la Nativité a survécu par miracle : lorsque les Juifs ont ordonné sa destruction, les Perses ont regimbé car ils avaient cru voir dans la mosaïque représentant les rois mages au-dessus du linteau le portrait de quelque roi perse… » [ISavr01]. En évoquant ces destructions, pensons de façon totalement non exhaustive aux saccages des édifices religieux et aux trafics d’œuvres d’art qui ont accompagné l’invasion de Chypre par les Turcs en 1974 ou au Kosovo après la guerre de l’Otan en 1999…

La seconde mort des martyrs de Mamilla

Aujourd’hui Mamilla a été quasiment effacé de la page du temps. À la place, on trouve un monstrueux “village” accueillant les très grosse fortunes, contigu au luxueux hôtel Hilton. Un peu plus loin, s’étendent le vieux cimetière de Mamilla où repose la noblesse arabe, et le réservoir d’eau de Mamilla que Ponce Pilate avait fait aménager. Au cours des travaux de génie civil, les ouvriers sont tombés sur une caverne funéraire abritant des centaines de crânes et d’os. Cette caverne était ornée d’une croix et d’une inscription : « Dieu seul sait leurs noms » [8] [Ibid]. Mais le pire était à venir. À présent le cimetière Mamilla – classé depuis 1927 abritant de très anciennes tombes soufies, de mamelouks et de Croisés – sera enseveli sous le béton d’un « Musée de la Tolérance » promu par le Centre Simon Wiesenthal [CSW]. Organisation qui de « chasseurs de nazis se reconvertit, faute de proie, en machine de propagande coloniale israélienne » [Ibid]. Établissement auquel l’Unesco a donné son feu vert au prix de la destruction d’un site de haute mémoire après avoir statué en 1996 « qu’il n’existait aucun projet risquant de désacraliser le site » [frontline.in21oct14] ! Il est vrai qu’en 1964, une section du cimetière a déjà été rasée et transformée en parc à voitures agrémenté de latrines publiques [9].

C’est donc non sans une certaine ironie que seront rappelés ici les propos tenus par la Directrice générale de l’Unesco, la Bulgare Irina Bokova, à l’occasion du saccage au Mali des tombes saintes de Tombouctou par les takfiristes d’Ansar al-Din… « L’attaque sur Tombouctou est une attaque contre notre Humanité ; elle est aussi… une attaque contre la tolérance ! » [frontline.in21févr14]. Plus récemment, le 28 octobre 2014, Irina Bokova condamnait à nouveau la destruction du mausolée de l’Imam Dur datant du XIe siècle et situé le gouvernorat de Salah-el-Din [Saladin]… « Au cours des derniers mois, nous avons assisté à des attaques similaires visant des bâtiments historiques, notamment des mosquées, des églises et des sanctuaires… Le nettoyage culturel à l’œuvre en Irak doit s’arrêter. La persécution des minorités ethniques et religieuses, qui s’accompagne de la destruction systématique de certaines des représentations les plus emblématiques du riche patrimoine irakien, relèvent d’une idéologie de la haine et de l’exclusion » [unesco.org28oct14]. Oubliant toute fois de dénoncer au passage ou de stigmatiser l’apatride marché international de l’art lequel motive souvent des destructions crapuleuses maquillées en « acte de foi ». Notons également que la remarquable position de la Directrice de l’Unesco le serait plus encore si elle n’était pas uniquement focalisée sur le seul État islamique et si elle osait rappeler à leurs devoirs patrimoniaux les descendants des perpétrateurs du massacre de masse de Mamilla.

Anatolie 1914

Nous reviendrons ultérieurement sur les grands massacres du début du XXe siècle en retenant la date symbolique de 1914, date charnière qui marque il y a cent ans le commencement de la Grande Guerre et le début du génocide des chrétiens de l’Empire ottoman par les Jeunes Turcs dönmeh, ceux-ci ayant pris le pouvoir à Constantinople en 1913. En ce qui concerne les Assyriens [Chrétiens syriaques], le nombre des victimes varient évidemment selon les auteurs. Certains avancent le chiffre de 270 000 morts mais des recherches plus récentes ont révisé cette estimation à la hausse en évoquant de 500 000 à 750 000 morts entre 1914 et 1920, soit environ 70 % de la population assyrienne de l’époque. Rappelons que la Grande Guerre ne prendra fin en Orient qu’en juillet 1923 avec le Traité de Lausanne conséquence de la défaite grecque du 13 septembre1921. Kemal Pacha [Atatürk], poursuivra cependant jusqu’à sa mort [10 nov.1938] sa politique de purification ethno-confessionnelle. À telle enseigne qu’en 1937, il scellera son règne de sang par un ultime massacre dont les Kurdes alevis de Dersim feront les frais… dix mille morts au bas mot. Reste que pour nos contemporains Kémal demeura encore longtemps le prototype inoxydable du héros.

Si l’on en croit W. Rendel que cite la très consensuelle Encyclopédie en ligne [wiki/Génocide_assyrien], l’action des Jeunes Turcs dans le Pont et l’Asie Mineure pendant et après la Grande Guerre, entre 1916 et 1923 se traduisirent par la déportation de quelque 500 000 Grecs dont un nombre infime survécu [G.W. Rendel, « Mémoire Du Bureau des Affaires Étrangères sur les Massacres et les Persécutions commises par les Turcs sur les Minorités depuis l’Armistice » 20 mars 1922]. Edward Hale Bierstadt indiquait à la même époque que « selon un témoignage officiel, les Turcs aurait massacré de sang-froid 1 500 000 Arméniens et 500 000 Grecs, femmes et enfants compris » [Bierstadt, Edward Hale « The great betrayal ; a survey of the near East problem » 1924]. Depuis la bataille des chiffres n’a jamais cessé, mais les évaluations les plus récentes confirment celles qui furent produites au moment des faits [10]. Au demeurant l’État turc héritier de la dictature kémaliste, ne cessera jamais de nier la planification de ces exterminations massives et par suite la réalité du génocide des chrétiens de l’empire ottoman… Un Empire à l’agonie tombé aux mains de révolutionnaires aussi impitoyables que ceux qui sévissaient alors en Russie. Des Révolutions sœurs par les liens d’étroite consanguinité qui d’ailleurs les unissaient.

Au moment où s’écrivent ces lignes la barbarie ravagent plus que jamais les Églises et les monastères du Levant, particulièrement ceux de Mossoul et du nord de l’Irak, tout comme a brûlé l’église de Deir ez-Zor en Syrie… là où vinrent s’échouer les débris du peuple arménien après son épouvantable voyage au bout de la nuit génocidaire.

Léon Camus 2 novembre 2014
http://www.geopolintel.fr/article880.html

NDE Merci Véronique.

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