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CES PRESIDENTS FRANCAIS QUI ADHERAIENT AUX SUPER-LOGES, par Laurent Glauzy

(Extrait du dernier livre de Laurent Glauzy LES SUPER-LOGES)

Le président François Hollande s’inscrivait dans ce schéma. Il ne fut jamais formellement initié dans une loge «régulière », mais il réalisa une rapide ascension dans les super-loges « Ferdinand Lassalle» et la « Fraternité verte ». Grâce à ces super-loges et aux « frères » du Grand-Orient de France, il bénéficia d’une « formation intensive » à la franc-maçonnerie. En revanche, son premier-ministre, Manuel Valls, fut pendant de longues années membre du Grand-Orient, avant d’être initié à l’occasion de son entrée au gouvernement aux trois super-loges : « Der Ring », « Edmund Burke » et « Compass Star-Rose ».

Le président français Valéry Giscard d’Estaing, pourtant oligarchique en tant que membre de la « Three Eyes », se laissait persuader en 1974 de coopérer de façon décisive pour mettre un terme au putsch des colonels en Grèce, alors que sa super-loge avait contribué à mettre en place ce régime dictatorial sept ans auparavant.

LA LIBRAIRIE ANTI-MACONNIQUE DE LAURENT GLAUZY :

LA CIA DIRIGEE PAR LA SUPER-LOGE « THREE EYES », par Laurent Glauzy

L’Agence centrale du renseignement ou CIA se tint de 1968 à 1991 sans interruption sous la coupe de la superloge « Three Eyes ». Presque tous les nouveaux directeurs y appartiennent, à l’instar de Richard Helms (1913-2002) qui dirigea la CIA de 1966 à 1973 ; James Rodney Schlesinger (1929-2014), de février à juillet 1973 ; William Egan Colby (1920-1996) de 1973 à 1976 ; George Herbert Walker Bush (1924-2018) de 1976 à 1977 ; Stansfield M. Turner (1923-2018) de 1977 à 1981 ; William Hedcock Webster de 1987 à 1991. Et, de 1981 à 1987, la CIA fut dirigée par William Joseph Casey (1913-1987), membre de la nouvelle super-loge « White Eagle » fondée en 1981, qui coopérait avec la « Three Eyes » ! Avant cette expérience à la tête de la CIA, pendant neuf ans, de 1978 à 1987, William Hedgcock Webster, était le directeur des services de renseignements intérieurs du Federal Bureau of Investigation, tout comme son prédécesseur John Edgar Hoover. Les deux hommes étaient aussi membres de la « Three Eyes ».

« Three Eyes » est une super-loge fondée en 1967 de manière officieuse et en 1968 officiellement par David Rockefeller, Henry Kissinger et Zbigniew Brzezinski, paraissant par ces noms comme une super-loge puissante et au-dessus des autres super-loges. Après la fondation, le nom de « Three Eyes » s’est imposé comme nom usuel. Elle est par le nombre de ses adhérents la plus importante de toutes les super-loges.

William Egan Colby décéda dans un accident après avoir affirmé que George Herbert Walker Bush était présent à Dallas, le 22 novembre 1963, jour de l’assassinat de Kennedy, laissant entendre très clairement qu’il était l’instigateur de ce crime d’Etat (Cf. Laurent Glauzy – Une élite sataniste dirige le monde).

 

 

 

 

« J’accuse » de Roman Polanski en Mode « Plein Ecran » !

Il y a actuellement de nombreux « Beugs » dans la Matrice.

Alors que le « Tout Paris » était invité à une Avant-Première du Film « J’accuse » de Roman Polanski, une quarantaine de militantes féministes ont bloqué, mardi soir, l’entrée du cinéma Le Champo dans le Quartier latin.

En effet, Roman Polanski qui s’autorise avec la complicité du cinéma républicain à montrer au public encore un Faux en Image, est un violeur protégé par le système républicain depuis qu’il s’est enfuit des U.S.A. afin d’échapper à sa geôle qui l’attend toujours.

Et cet individu, alors que Dreyfus est Coupable comme lui mais pas pour les mêmes raisons, veut montrer aux Français que Dreyfus était Innocent et que l’Armée était donc Antisémite. Le Capitaine Dreyfus étant Juif.

Si l’Armée Française avait était Antisémite, le Capitaine Dreyfus n’aurait pas été accepté dans cette Armée, c’est aussi simple que ça.

Mais il faut toujours mettre plus bas la France et ce qui a fait sa Grandeur donc, Tous les Coups sont Permis.

C’est donc un violeur désormais qui se permet encore et encore de Cogner sur notre Pays, car l’Armée d’une Nation est la Représentation de la Nation.

Heureusement qu’Adrien Abauzit est allé aux archives déterrer (oui déterrer, le mot juste car le dossier était Très poussiéreux) le Dossier Dreyfus.

C’est à dire que l’on se demande comment les Historiens ont fait pour, d’emblée, accuser l’Armée d’être antisémite, donc la France ! Qu’ont donc lu ces Braves Gens pour commettre des brûlots accusant la France et son Armée de Tous les Maux ?

Dans son livre : « L’Affaire Dreyfus, entre Farces et Grosses Ficelles, Adrien Abauzit démontre l’entière culpabilité du Capitaine Dreyfus qui a pourtant bénéficié d’un soutien phénoménal :

Je cite :

« Mensonges éhontés, documents Truqués, pièces falsifiées, faux et usage de faux, témoins achetés, magistrats corrompus, militaires retournés, journalistes menteurs, enquêtes « bidonnées », mises en scène grossières, ministres en service commandé, gouvernements aux ordres de l’Anti-France et collusions inavouables : tout, absolument tout est trucage du côté Dreyfusard. »

C’est la première fois que je remercie un petit groupe de féministes qui ont empêché la vision de la propagande anti-Française « J’accuse » du violeur Polanski qui est encore une fois accusé de viol en France par une Française !

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Le Monde : https://t.co/qAC6Q75a13?amp=1

Des féministes bloquent à Paris une avant-première du « J’accuse » de Polanski

Scandant « Polanski violeur, cinémas coupables ! », quelques dizaines de féministes ont bloqué, mardi 12 novembre dans la soirée, une avant-première parisienne du film J’accuse, de Roman Polanski, pour dénoncer le réalisateur visé par une nouvelle affaire de viol.

Une quarantaine de militantes ont bloqué l’entrée du cinéma Le Champo dans le Quartier latin, à Paris, portant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « dans ce cinéma on glorifie les violeurs » ou encore « Polanski persécute les femmes ».

Une pancarte avec le nom des accusatrices

Les militantes ont également écrit sur une pancarte le nom des accusatrices de Polanski, dont Valentine Monnier, qui dit avoir été « rouée de coups » et violée par le réalisateur franco-polonais en 1975 à l’âge de 18 ans, alors qu’elle était venue skier en Suisse avec une amie. Une accusation réfutée par l’avocat du cinéaste.

Des avant-premières se déroulaient à Paris mardi, dont la principale était organisée au cinéma UGC Normandie, sur les Champs-Elysées, en présence d’acteurs comme Vincent Perez, Michaël Youn et Pierre Richard, des journalistes Anne Sinclair et Guillaume Durand et des personnalités comme Jean Veil, fils de Simone Veil.

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L’acteur Principal, Jean Dujardin n’aime pas l’Odeur du Roussi !

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Merci à ces féministes pour avoir bloqué la diffusion d’un énième mensonge républicain contre la France et pour dénoncer le fait qu’un violeur n’a aucune propagande à créer dans le monde du Cinéma sur le Sol Français.

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Ce n’est pas parce-qu’il était Juif que le Capitaine Dreyfus a été déclaré Coupable. Le Capitaine Dreyfus a été déclaré Coupable parce-qu’il était Coupable.

 

Polanski doit être renvoyé en Amérique, un violeur n’a pas à être libre sur le territoire National.

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لأشقائي الجزائريين والعرب (Laurent Glauzy)

 

 

يريد الكثيرون أن يعرفوا المسيح والعذراء المباركة. حذار ، الفخاخ عديدة لأن الشيطان هو سيد هذا العالم.

منذ عام 1960 ، كان الفاتيكان بقيادة الشيطان والباباوات من أصل يهودي. هذه هي الكنيسة الكاذبة. البروتستانت والإنجيليون لديهم أناجيل زائفة مثل شهود يهوه. إنهم كذابون تحت أوامر الشيطان. يتحدثون عن المسيح ، لكنهم يكذبون.اتبع دين القديس أغسطينوس ، وهذا يعني دين الكهنة الذين يرتدون الكاسوك ويتحدثون باللغة اللاتينية.

Beaucoup veulent connaître le Christ et la Sainte Vierge. Attention, les pièges sont nombreux car le démon est le maître de ce monde.

Depuis 1960, le Vatican est dirigé par des satanistes et des papes d’origine juive. C’est la fausse église. Les protestants et les évangélistes ont des fausses bibles comme les témoins de Jéhovah. Ce sont des menteurs aux ordres de Satan. Ils parlent du Christ, mais ils mentent.

Suivez la religions de Saint Augustin, c’est à dire des prêtres qui portent la soutane et parle en latin.

Pour le moment, suivez la vraie messe sur internet et si vous le pouvez, prenez contact avec Saint Nicolas du Chardonnet à Paris pour vous faire baptiser.

IL N’Y AURA PAS D’AUTRES SACRIFICE QUE CELUI DE JESUS+CHRIST, CAR SON SACRIFICE EST PARFAIT.

 

 

 

L’EDIT DE FONTAINEBLEAU « A L’ALGERIENNE » (vidéo de Laurent Glauzy)

 

اكتشاف الكتلة التقليدية والكاثوليكية.
https://www.youtube.com/channel/UCGNiUjfJu2KOf71MKz86z7A
البشائر التبشيريه ارسلت لك.

 

Le protestantisme est l’œuvre des Talmudistes et des francs-maçons : la synagogue de Satan. Les pasteurs sont des menteurs qui vous trompent.

Les Algériens et les Arabes qui veulent connaître le christianisme doivent s’intéresser à l’Eglise traditionnelle.  Depuis 1960, le Vatican est dirigé par des satanistes, des Talmudistes, des francs-maçons : tout sauf des catholiques.

N’allez pas dans des cultes protestants. Vous pouvez regarder la messe traditionnelle sur internet, dire le chapelet et suivre le catéchisme :

la messe traditionnelle : https://www.youtube.com/channel/UCGNiUjfJu2KOf71MKz86z7A

 

Un Homme D’Etat Inégalé : RICHELIEU.

« Le Règne de Dieu est le principe du gouvernement des Etats, et c’est une chose si absolument nécessaire que, sans ce fondement, il n’y a point de prince qui puisse bien régner ni d’Etat qui puisse être heureux. »

 

Armand-Jean du Plessis, Cardinal de Richelieu.

 

NOTA BENE : Ne Jamais Oublier que si Notre Roi Louis XIII n’avait pas eu comme Ministre le Cardinal de Richelieu, la révolution aurait eu lieu sous son Règne. Le Magnifique Cardinal de Richelieu a éteint définitivement ceux qui fomentaient les complots stricto Sensus en les faisant excécuter.

Ainsi, les « Complots » ont été rendus directement à leurs concepteurs.

C’est la ligne qu’il nous tenir ET NE JAMAIS EN DEVIER.

Louis XIV a non seulement appliqué cette Ligne Directrice mais de plus il a chassé du Royaume les EVENTUELS COMPLOTEURS.

Malheureusement, Notre Bon Roi Louis XVI pour lequel « Tout était Beau dans le Meilleur des Mondes », -dicton que fait Tenir Voltaire à son personnage Zadig- s’est écarté de la Ligne Stricte du Cardinal de Richelieu.

Et l’Ennemi, qui attendait tapis dans l’Ombre, lui a fait « PAYER » sa longue Attente.

Que cela serve de leçon : EN POLITIQUE AUCUNE TOLERANCE. POUR GARDER ET CONSERVER LE POUVOIR, TOUTE EMOTION EST A ECARTER.

 

RICHELIEU OU LA GRANDEUR DE L’ETAT

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Richelieu voulait la première place pour son pays, dut il pour cela affronter la terre entière.

 

Armand-Jean du Plessis naquit à Paris, le 9 septembre 1585, fils de François du Plessis alors grand prévôt de l’Hôtel d’Henri III, et de Suzanne de la Porte. 3ème fils d’une famille de six enfants, Richelieu avait atterri dans une des plus importantes familles aristocratiques du Poitou, dont les origines remontaient au XIVème siècle. D’abord fidèle à Henri III, François de Richelieu se rallia à Henri IV après assassinat du Valois en 1589. Mais il mourut au cours des guerres de religions qui suivirent en 1590, laissant une veuve et six orphelins. Henri IV sut se montrer généreux avec sa famille, il leur fit verser à maintes reprises d’importantes pensions pour subvenir à leurs besoins. Suzanne de Richelieu éleva seule ses six enfants au château de Richelieu dans le Poitou.

Armand Jean grandit au milieu du deuil porté par sa mère et de sa fragilité physique qui persista tout au long de sa vie. A neuf ans, son oncle l’emmena à Paris pour le faire entrer dans le prestigieux collège de Navarre qui venait de rouvrir ses portes.

On lui y enseigna la grammaire, la philosophie, les dogmes de la religion catholique, l’art de l’éloquence ainsi que la littérature à travers des auteurs aussi prestigieux que Cicéron, ou Virgile.

Armand-Jean avait été destiné à la carrière militaire et entra dans l’académie de M. de Pluvinel, qui formait les jeunes nobles pour devenir les futurs officiers du Roi de France. Peut-être serait il devenu in fine, le général de Richelieu, ce qui aurait probablement changé l’Histoire de notre pays ! Mais le destin en décida autrement : en 1605, son frère Alphonse que l’on avait préparé à devenir évêque de Luçon (l’évêché avait été donné François du Plessis par Henri III), fut pris d’un véritable vocation religieuse et décida de se faire chartreux. Comme la famille du Plessis risquait de perdre là une de ses principales sources de revenus, Armand-Jean renonça à la carrière militaire et prit la suite de son frère. Il suivit des études de théologie à a Sorbonne pendant quatre ans et fut ordonné évêque de Luçon en décembre 1606. Richelieu qui n’avait que 21 ans alors qu’il fallait en avoir 26 pour être évêque, avait d’ailleurs produit un faux certificat de naissance. Le pape à qui il l’avoua, aurait alors prédit à notre futur cardinal un grand avenir, car il était « un grand fourbe« .

Ayant prit la soutane, l’ambition de Richelieu souffrait d’avoir à gérer « l’évêché le plus misérable et le plus crotté de France » comme il le disait lui-même.

Mais il s’accommoda quand même de son évêché. Il y fit la rencontre François Leclerc du Tremblay, un missionnaire capucin qui surprit fort Richelieu par son intelligence et ses conseils avisés, en contraste total avec son aspect de gentil petit moine. Mais sous la robe de bure, se cachait un redoutable homme politique. L’habit ne faisait pas le moine ! Le « père Joseph » ne quitterait plus jamais Richelieu qui en fit dès cet instant son mentor. Jamais plus Richelieu ne prendrait une décision sans avoir consulté celui qu’on baptiserait « l’éminence grise ».

Richelieu parcourait très souvent son évêché. Celui de Luçon était un des diocèses de France qui contenait le plus de protestants et Richelieu vit dès cet instant tous les problèmes religieux que l’Edit de Nantes n’avait pas résolu, où a contrario ceux qu’il avait fait naître.

Mais Richelieu ne pouvait se satisfaire de son petit diocèse, c’était un homme très ambitieux, aspirant dès cet instant aux plus hautes sphères de l’état. Sa chance tint à ce que sa parente Mme de Guercheville fut admise dans le cercle des Dames d’honneur de Marie de Médicis, veuve d’Henri IV et régente du royaume depuis 1610. Elle l’introduisit auprès d’elle et lui permit de se faire élire aux Etats Généraux de 1614.

Ces états Généraux rassemblant les représentants des Trois Ordres du royaume (Noblesse, clergé et Tiers Etat) étaient traditionnellement rassemblées par la monarchie en période difficile. Marie de Médicis voulait se faire reconnaître son pouvoir de régence et celui de son favori, le Florentin Concino Concini, chef du gouvernement alors pro-Espagnol. Louis XIII malgré sa récente majorité était soigneusement mit de coté par sa propre mère qui ne l’avait de toute façon jamais aimé. Richelieu prononça le discours de clôture du clergé où il fut remarqué pour son éloquence et l’éloge qu’il fit du gouvernement.

Marie de Médicis le remarqua et le fit secrétaire d’état pour la guerre et les affaires étrangères. Ce fut là qu’il repéra toutes les zones de turbulences où il entraînerait plus tard la France : depuis 1566, les Provinces Unies calvinistes s’étaient révoltées contre les Espagnols catholiques et les tenaient en échec. Au même moment le Saint Empire s’apprêtait à se lancer dans une vaste répression des protestants dans toute l’Allemagne. La défenestration de Catholiques à Prague allait la justifier et plonger l’Europe dans la guerre de Trente Ans (1618/1648). Mais la France n’y jouait alors aucun rôle, du au soutien que la régence apportait aux Habsbourg.

En 1617, Louis XIII, âgé de 16 ans, lassé du mépris affiché par sa mère et par Concini qui persistaient à refuser de lui laisser le pouvoir, décida de s’en emparer par la force.

Le 24 avril, poussé par son favori le Duc de Luynes, il fit assassiner Concini et exiler sa mère au château de Blois. Richelieu ne fut pas épargné par cette proscription, il commit d’ailleurs l’erreur de proposer au Roi de surveiller secrètement Marie de Médicis, ce qui ne fit qu’augmenter la méfiance de Louis XIII à son égard. Il fut renvoyé dans son évêché de Luçon.

Richelieu avait joué la mauvaise carte, mais il ne perdait pas espoir de revenir aux affaires. Bien qu’il fut ensuite envoyé en Avignon par de Luynes pour l’écarter davantage de Marie de Médicis. Celle-ci, furieuse d’avoir été éloignée du pouvoir, s’échappa du château de Blois le 22 février 1619, après une évasion épique et rejoignit le Duc d’Epernon (ancien mignon d’Henri III et conseiller d’Henri IV) à Angoulême d’où elle dirigea une rébellion contre son fils. Richelieu eut le génie d’offrir à De Luynes de servir d’intermédiaire entre la mère et le fils. Ce fut lui qui signa la paix d’Angers qui scellait la réconciliation entre les deux partis. Marie de Médicis rentra à Paris en 1620, où elle se fit construire le palais du Luxembourg (qui abrite aujourd’hui le Sénat) et obtint pour Richelieu, le chapeau de Cardinal en septembre 1622.

Désormais vêtu d’une immense robe rouge, Richelieu poursuivit son ascension fulgurante. Profitant du cuisant échec des troupes royales face aux révoltés protestants dans le Béarn (dont Montauban où de Luynes échoua lamentablement en 1621), Marie de Médicis convainquit Louis XIII de faire entrer Richelieu au sein du conseil royal en avril 1624. Le conseil était alors dirigé par le chancelier Sillery. Richelieu se lança dans une habile campagne de désinformation contre lui et de propagande pour sa propre personne. Cela aboutit à la destitution de Sillery en aout, Louis XIII nommant Richelieu principal ministre. Autrement dit  à 39 ans, Richelieu était enfin devenu chef du gouvernement de la France.

Marie de Médicis exultait : elle était persuadée d’avoir fait installer au cœur du pouvoir un nouveau Concini. Elle se trompait lourdement et ne tarderait pas à s’apercevoir qu’elle avait au contraire fait entrer le loup dans la bergerie.

Désormais en charge des affaires de la France, Richelieu mit en place le programme politique qu’il avait préparé depuis longtemps avec pour but final la domination de la France sur l’Europe.

Richelieu commença par négocier le mariage entre Henriette de France, sœur de Louis XIII, et le roi d’Angleterre Charles Ier. Le ministre Anglais Georges Villiers de Buckingham qui était venu exprès pour cela, tomba amoureux de la reine Anne d’Autriche. La Duchesse Marie de Chevreuse qui haïssait Louis XIII et qui était dame d’Honneur de la Reine le remarqua et voulu s’en servir pour se venger du Roi. Elle leur improvisa une rencontre au cours du banquet organisé en l’honneur de la nouvelle reine d’Angleterre, un soir de juin 1625 : elle envoya Anne d’Autrice se promener dans un bosquet et fit de même avec Buckingham dans le même bosquet. On entendit alors un cri et quand la suite accourût, le tablier de la reine était en désordre. Il est facile d’imaginer que le bouillant Buckingham, emporté par sa passion ait voulu l’embrasser ou pire encore… Mais l’incident diplomatique fut étouffé. Henriette partit en Angleterre épouser Charles Ier, mais Buckingham s’était attiré les foudres de Louis XIII et de Richelieu. Ce dernier gardait désormais un œil attentif sur l’intrigante Marie de Chevreuse en même temps que sur la Reine, dont il doutait de la fidélité envers la France.

Richelieu convainquit ensuite Louis XIII de faire épouser son propre frère Gaston d’Orléans à la Duchesse de Montpensier, histoire d’en capter l’immense fortune dont l’Etat avait bien besoin. Mais poussé par son entourage, Gaston d’Orléans refusa. A l’été 1626, Marie de Chevreuse réunit alors une vaste conspiration visant à éliminer Richelieu et Louis XIII : elle espérait que le Roi, dont la santé était souvent fragile, décéderait rapidement et qu’ainsi Gaston d’Orléans devenu Roi, pourrait épouser Anne d’Autriche ! Usant de ses charmes redoutables, Marie de Chevreuse séduisit Henri de Talleyrand Périgord comte de Chalais (ancêtre du trop fameux ministre de Napoléon) et le convainquit de tuer Richelieu. C’était sans compter les services de renseignements de Richelieu dirigé par le Père Joseph qui révélèrent la conspiration au Cardinal. Il l’annonça au Roi qui ordonna l’arrestation de Chalais. Ce dernier avoua toute la conspiration en pensant qu’il sauverait sa tête. Non seulement ce ne fut pas le cas, mais en plus il fallu 29 coups de hache pour réussir à le décapiter (le bourreau ayant refusé de faire son travail, on choisit pour l’exécution un condamné à mort gracié, qui n’avait jamais manié d’arme de sa vie) !

Avec Chalais, ce fut en fait toute la conspiration qui fut décapitée. Gaston d’Orléans se soumit à la volonté royale et épousa la duchesse de Montpensier. L’intrigante Marie de Chevreuse fut exilée en Lorraine, sur les terres de son époux et devait y rester un an.

Richelieu voulait à tout prix imposer la volonté du Roi à l’intérieur de la France. Richelieu pensait que personne en France, ni les parlements, ni les princes ni qui que ce soit d’autre ne pouvait prétendre être au dessus du Roi de France. En quelque sorte Richelieu voulait concrétiser l’absolutisme que François Ier puis Henri IV avait commencé de mettre en place.

Ayant provisoirement fait taire l’opposition des Grands, Richelieu se tourna vers les Protestants qu’il voulait soumettre à la volonté du Roi.

Ses années dans l’évêché de Luçon, avaient, ai-je dit, permit à Richelieu de comprendre les failles de l’Edit de Nantes : en accordant des places sûreté aux Protestants Henri IV les avait laissé s’y constituer « un Etat dans l’Etat », comme disait Richelieu. Autrement dit, il  existait des portions du territoire où des gens vivaient ostensiblement en dehors des lois du royaume et cela juste en raison d’une appartenance religieuse communautaire. Inacceptable pour Richelieu.

A l’été 1627, il fit mettre le siège devant la ville de la Rochelle. L’épisode est admirablement illustré dans Les Trois Mousquetaires. Cette ville était une des principales places fortes protestantes et une épine dans le pied de la monarchie Française depuis Charles IX. Jamais le pouvoir royal n’avait réussit à la faire tomber et pour cause : La Rochelle était un vaste port qui recevait l’aide maritime de l’Angleterre. Buckingham décida d’ailleurs de soutenir les Rochelais contre le siège du Roi de France. Richelieu le savait, aussi pour empêcher que les Anglais ne puissent ravitailler La Rochelle par la mer, il fit construire une digue pour bloquer le port. Cette digue était longue d’un kilomètre et demi et haute de vingt mètres, on la renforça de canons pour repousser les Anglais qui échouèrent par deux fois à briser le blocus. Affamée, les défenseurs de la Rochelle luttèrent durant des mois mais finirent par capituler le 28 octobre 1628. Sur les 28 000 habitants de départs, il ne restait que 5500 survivants. Les remparts furent démantelés et le culte Catholique rétablit à La Rochelle, même si le culte Protestant fut maintenu.

D’autres villes comme Montauban eurent à rendre les armes et finalement aucune des places fortes données aux protestants par l’édit de Nantes ne résista à Richelieu. La paix d’Alès le 28 juin 1629, enlevait aux Protestants leurs privilèges militaires mais ils conservaient leur liberté de culte et leur représentation dans les chambres des parlements.

Pour parachever la mise en place de l’absolutisme pour faire respecter la volonté royale, Richelieu  décida de clouer pour de bon le bec des Grands.

Le 2 juin 1626, Richelieu fit passer un édit avec l’accord du Roi punissant de mort toute personne prit en flagrant de se battre en duel avec quelqu’un d’autre. Richelieu avait été déterminé à prendre cette décision pour deux raisons : d’abord la noblesse française connaissait une véritable hécatombe à cause des duels, près de 10. 000 gentilshommes sur tout le XVIIème ! Cela devait cesser, d’autant plus que le propre frère de Richelieu était mort en duel en 1619.

Certains nobles n’acceptèrent pas cet édit. Le 12 mai 1627, deux nobles des plus grandes familles de France, Bouteville et Beuvron décidèrent de se battre quand même en duel. Ils avaient un contentieux de longue date : Bouteville avait tué en duel le comte de Thorigny en 1626, ce qui lui avait valu d’être exilé à Bruxelles. Mais Thorigny était un ami personnel de Beuvron qui voulu se venger de Bouteville. Les deux hommes se battirent 21 fois en duel, parfois dans des situations assez cocasses : un jour pour passer en Flandres et retrouver Bouteville, Beuvron avait du se travestir en femme pour passer inaperçu ! Le 12 mai 1627, ils se retrouvèrent avec leurs témoins (qui se battaient entre eux à l’époque) à Paris et le duel eut lieu Place Royale (aujourd’hui Place des Vosges). Construite sous Henri IV, elle était la plus importante et la plus fréquentée des places de Paris. Se battre en duel Place Royale, revenait à se battre au nez et à la barbe de Richelieu. Le témoin et gendre de Beuvron, Bussy d’Amboise fut tué par Des Chapelles, témoin de Bouteville. Mais aucun des deux principaux intéressés ne vint à bout de l’autre. Légèrement blessé, Beuvron parvint à s’enfuir, mais Bouteville et son témoin furent arrêtés par les gardes du Cardinal. Décidé à être inflexible, Richelieu persuada Louis XIII que désobéir à un édit royal était un crime de lèse majesté. Malgré les nombreuses demandes de grâces, Bouteville fut exécuté le 22 juin 1627.

Les Grands étaient excédés. Marie de Médicis et Anne d’Autriche les premières, à cause de l’immense influence que Richelieu avait sur le Roi. Les nobles se sentaient persécutés et écartés à juste titre des affaires. Le Cardinal cristallisait de plus la haine du parti dévot catholique, car il cherchait la confrontation avec le royaume d’Espagne, dont le Roi était le champion de la lutte Catholique. En 1628, sur conseil de Richelieu, Louis XIII décida de soutenir la candidature de Charles de Nevers à la succession du Mantoue, contre Charles Emmanuel de Savoie soutenu par l’Espagne et par le Saint Empire. Au printemps 1629, les Français prirent l’avantage en forçant le Pas de Suse et prirent la forteresse de Pignerol un an plus tard.

L’intervention des troupes impériales à l’été 1630 sembla inverser la donne, alors Richelieu joua une nouvelle carte et passa une alliance qui scandalisa l’Europe Catholique tout entière : en janvier 1631 sur conseil du père Joseph, Richelieu s’allia au Roi de Suède, le protestant Gustave Adolphe. Moyennant le subside de 400. 000 écus Français par an, la Suède acceptait d’intervenir en Allemagne contre le Saint Empire où depuis 1618, les catholiques tentaient d’écraser le protestantisme et étaient sur le point de l’emporter. Inutile de dire que l’alliance entre le champion des Protestants d’Europe et le roi de France très chrétien, passa pour une trahison aux yeux de tous les catholiques d’Europe. On baptisa Richelieu, « l’Antéchrist sous la pourpre ».

L’intervention militaire Suédoise força les Impériaux à se retirer d’Italie, y consacrant la victoire de Richelieu. Signé en 1631, le Traité de Cherasco reconnaissait Charles de Nevers duc de Mantoue et accordait la forteresse de Pignerol à la France. Durant les négociations, Richelieu repéra un brillant diplomate Romain : Giulio Mazarini.  Il lui proposa de se mettre à son service et Mazarini accepta, trop content de servir un homme aussi prestigieux. Il francisa son nom en Jules Mazarin et obtint le chapeau de cardinal, alors qu’il n’était même pas prêtre !

Pour Marie de Médicis, s’en était trop, il fallait se débarrasser de Richelieu et retrouver son ascendant sur le Roi.

Un événement se présenta qui lui donna l’occasion d’assouvir sa vengeance : le 21 septembre 1630, Louis XIII tomba gravement malade à Lyon et on pensa qu’il n’y survivrait pas. Profitant de sa faiblesse, Marie de Médicis et Anne d’Autriche lui arrachèrent la promesse de renvoyer Richelieu. Plus ou moins guérit, Louis XIII revint à Paris le 10 novembre 1630. Avertit du danger, Richelieu se rendit au Louvre le 11 pour parler au Roi. Mais Marie de Médicis qui s’était enfermé chez le roi avec lui, avait défendu qu’on le laisse entrer. Empruntant un passage secret, Richelieu apparut soudainement au Roi et la Reine mère.

Furieuse, Marie de Médicis sortit de ses gonds et se mit à agonir Richelieu. Après avoir été passif, celui ci se jeta à ses pieds et implora son pardon à travers des larmes (de crocodiles ?). Marie de Médicis ne voulut rien entendre et se retira (trop) sure de sa victoire. Tout le monde vint la complimenter, son conseiller le chancelier de Marillac se voyait déjà premier ministre ! Richelieu lui meme se voyait perdu et songea à s’enfuir, mais son ami le cardinal de Lavalette se précipitant chez lui l’empêcha de partir lui enjoignant d’attendre un ordre formel du roi. Cette intervention sauva peut-être Richelieu, en effet Louis XIII se rendit à Versailles son pavillon de chasse et y appela Richelieu en fin de soirée. Au cardinal qui lui offrait sa démission, Louis XIII la refusa et lui affirma qu’il voulait le garder à la tête du gouvernement. Qu’il ait jamais hait ou pas Richelieu, Louis XIII en avait sentit le génie et comprit qu’il avait besoin de lui pour devenir le plus puissant monarque d’Europe.

Pour les partisans de Marie de Médicis ce fut la douche froide. On baptisa cette journée folle « la journée des Dupes » (Bien avant Louis XIV et l’armistice de 1918, Versailles et la journée du 11 novembre étaient déjà inscrits dans l’Histoire !) Marillac fut arrêté et son frère le Maréchal de Marillac fut mis aux arrêts et exécuté en 1632, tandis que Marie de Médicis obligée de se réconcilier publiquement avec le Cardinal, fut finalement exilée à Bruxelles. Elle mourut en Allemagne en 1642 à 67 ans.

Richelieu ou les passions de l’Homme en Rouge.

Richelieu était un amoureux des arts qui y mit son immense fortune (plus de 22 millions de Livres Tournois en 1642). Il distingua des peintres aussi talentueux que Nicolas Poussin ou Philippe de Champaigne. Intéressé par l’architecture, il se fit bâtir le palais cardinal entre 1633 et 1639, juste en face du Louvre. Il l’offrit d’emblée à Louis XIII bien qu’il continua de l’habiter. Après la mort de Richelieu, Louis XIII le rebaptisa Palais Royal, qui abrite aujourd’hui les membres du Conseil d’Etat. Ce fut également sous Richelieu que fut élevée la monumentale chapelle de la Sorbonne. Richelieu en avait été recteur entre 1622 et 1624, en 1635, il vint poser la première pierre de l’édifice qui ne fut pourtant terminé qu’après sa mort, le corps de Richelieu y fut ensevelit en 1694.

Richelieu souhaitait aussi que le Français fut la langue de l’excellence. Pour cela, il fonda l’Académie Française en 1635 pour veiller au perfectionnement du Français.

Au point de vue personnel, Richelieu était un homme qui n’avait que très peu de loisirs, c’était un bourreau de travail qui ne cessait jamais d’œuvrer pour la grandeur de la France. Il lui arrivait de travailler toute la nuit, éclairé d’une chandelle. Et s’il lui arrivait de tomber malade (il souffrait, tout comme Louis XIII des hémorroïdes), il continuait de travailler dans son lit ! En lui même, Richelieu était un être très nerveux, angoissé et souvent malade. Le souvenir de l’assassinat de Concini lui avait prouvé à quel point sa fonction de principal ministre était fragile et entièrement soumise au bon vouloir de Louis XIII. Comme il craignait beaucoup pour sa vie et qu’il redoutait de déplaire au Roi, il lui fallait être impitoyable avec ses ennemis, non seulement pour assurer sa sécurité mais aussi pour assurer la toute puissance de la monarchie.

Richelieu savait être terrible, il avait pourtant une drôle de passion : il adorait les chats ! Amoureux de la gent féline, il avait au Palais Cardinal une chatterie où il possédait une douzaine de chats qu’il gardait avec lui en permanence. Même quand il travaillait, il n’était pas rare de voir un matou se promener sur ses genoux ou sur son bureau ! Il ne s’en séparait jamais et s’il devait partir en voyage, il emportait ses chats avec lui ! Il est presque irréaliste d’imaginer que cet homme capable de faire tomber les têtes et de changer le cours des événements, pouvait s’attendrir devant les pirouettes d’un chat. Peut être ces adorables félins étaient un moyen pour lui de remplacer les enfants qu’il ne pouvait avoir, puisque que la robe de cardinal lui imposait le célibat.

En 1635, Richelieu prit la décision la plus grave de sa carrière, celle qui allait décider de la domination de la France sur l’Europe.

En 1632, Gustave Adolphe de Suède, après avoir remporté d’éclatantes victoires sur les Impériaux, était mort victorieux à la bataille de Lützen. Sa mort avait désorganisé les forces Suédoises qui furent vaincues en 1634. L’Empereur Ferdinand III signa la paix de Prague en mai 1635 qui consacrait son succès. Pour Richelieu, s’était une grave menace, car libéré des protestants Allemands, les Impériaux pouvaient dès lors soutenir les Espagnols dans leur lutte contre les Provinces Unies. Si celles ci lâchaient, la France serait alors à nouveau isolée et encerclée par les possessions des Habsbourg, comme sous Charles Quint. La France se pouvait plus se permettre de faire la guerre par procuration, il fallait de toute urgence qu’elle entra elle même dans le conflit, pour rétablir l’équilibre.

Le 19 mai 1635, Louis XIII déclara la guerre à l’Espagne. Celle-ci commença mal, très mal pour notre pays. Les Espagnols s’emparèrent de Corbie en 1636 et menacèrent Paris. Pour entraver leur marche, on appliqua la politique de la terre brûlée, détruisant ponts et moulins. Mais fort heureusement, faute de coordination et de renfort, les Espagnols ne purent exploiter leur victoire et Corbie fut rapidement repris par les Français. Dans ce contexte particulièrement difficile, les services secrets de Richelieu découvrirent qu’Anne d’Autriche entretenait une correspondance avec son frère le roi d’Espagne Philippe IV. C’était un acte de haute trahison, mais Richelieu étouffa l’affaire. On obligea cependant Anne D’Autriche à demander pardon au Roi. Pour financer la guerre qui coûtait horriblement cher, Richelieu dut opérer plusieurs tours de vis fiscaux qui déclenchèrent des révoltes : celles des « Croquants » en avril 1637 dans le Quercy et celle des « Va-nu-pieds » en Normandie en 1639. Toutes ces rebellions furent écrasées dans le sang, Richelieu ne pouvant se permettre la moindre indulgence à l’heure les Espagnols envahissaient le territoire.

Finalement en 1640, les Français s’emparèrent d’Arras ce qui écarta toute menace d’invasion et permit aux Français de reprendre l’initiative dans le nord de la France. Enfin en 1642, les Français envahirent le Roussillon et suscitèrent une insurrection générale en Catalogne qui inquiéta sérieusement les Espagnols.

Malgré les succès tardifs mais réels de la France sur le plan extérieur, les ennuis intérieurs persistaient pour Richelieu vieillissant.

Le couple royal, souvent en froid n’avait toujours pas eu d’enfant et Richelieu s’en inquiétait. Malgré son ressentiment à l’égard de la Reine, il savait que si Louis XIII venait à mourir sans héritier ce serait son frère, l’infâme Gaston d’Orléans qui lui succéderait. Cela ne devait arriver à aucun prix. Prenant sur lui, il se rapprocha de la reine et encouragea le roi à la visiter. Conseillé par Richelieu, Louis XIII fit vœu de son royaume à la Vierge à maintes reprises et enfin, le 4 septembre 1638, la reine donnait naissance à un garçon, le futur Louis XIV.

Mais les complots de la haute noblesse ne cessaient pas pour autant : en septembre 1642, on découvrit un vaste complot mené par le marquis de Cinq-Mars, une créature de Richelieu que le Cardinal avait placé auprès du roi, lequel en avait fait son favori. Dévoré par l’ambition, Cinq Mars avait trahit son maître et s’était entendu avec Gaston d’Orléans pour le renverser. Ils prirent même contact avec Olivares, le principal ministre du Roi d’Espagne, mais les services secrets de Richelieu, toujours en forme, déjouèrent le complot qui fut révélé au Roi. Accablé par cette trahison, Louis XIII fit arrêter Cinq Mars et ses complices. Gaston d’Orléans s’en tira avec maestria mais sans aucun honneur. Cinq Mars et son complice François de Thou furent exécutés le 12 septembre 1642. Ce fut le dernier complot déjoué par Richelieu contre sa personne.

Le 29 novembre suivant, Richelieu ressentit une vive douleur dans le coté. Alité, on découvrit qu’il était atteint d’une pleurésie. Il reçut la visite du Roi à qui il conseilla de prendre Mazarin comme principal ministre et de poursuivre ce qu’ils avaient commencé ensemble. A son confesseur qui lui demanda de pardonner à ses ennemis, il répondit :

« Je n’en ai point d’autre que ceux de l’Etat. »

Il mourut le 4 décembre 1642. Il avait 57 ans.

Sa mort fut saluée par le peuple qui se sentit libéré d’un poids. Décrié de son vivant, Richelieu le fut encore plus après sa mort, au point que son tombeau fut profané à la Sorbonne sous la Révolution. Seule la tête fut sauvée et remise à sa place en  1866.

Louis XIII se montra plus intelligent que son peuple au sujet de Richelieu. Il conserva Mazarin mais ne survécut pas longtemps à son serviteur. Il mourut  le 10 mai 1643 à 42 ans, trente trois ans jour pour jour après son propre père Henri IV. Mazarin poursuivit quant à lui la politique de son maître qu’il porta à bien grâce au soutien d’Anne d’Autriche convertie aux idées de Richelieu et malgré la révolte générale de la Fronde.

Les Traités de Westphalie en 1648 mettant fin à la guerre de Trente ans et celle des Pyrénées avec l’Espagne dix ans plus tard, donnaient à l’Europe l’image qu’avait souhaité Richelieu : celle où la France avait imposé sa domination. Elle était désormais l’arbitre de la politique Européenne et allait le rester jusqu’en 1815.

En demeurant premier ministre pendant 18 ans et jusqu’à sa mort,  fait unique dans l’Histoire de France si on excepte Mazarin Richelieu avait achevé le rêve de François Ier et d’Henri IV. S’il se montra impitoyable avec ses ennemis, il n’avait jamais eut qu’un but suprême :

La grandeur de la France.

 

Et s’il ne vit pas les résultats de sa politique, du moins l’Histoire lui donna t-elle raison, il est temps que la mémoire collective s’en souvienne et lui rende enfin honneur et justice.

Screenshot_2019-10-13 image du cardinal de Richelieu at DuckDuckGo(1).pngLe Cardinal de Richelieu au siège de la Rochelle en 1881.

 

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