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L’agence SCIENCE PRESSE aveuglée par sa religion évolutionniste Par Julien Perreault, B. Sc. (mathématiques)

L’agence science presse aveuglée par sa religion évolutionniste. J’aimerais apporter quelques commentaires sur l’article « La fin des religions »1 publié par l’Agence science presse, en commençant par le choix du titre. En effet, l’auteur semble affilier religion et créationnisme malgré le fait que la théorie créationniste ne soit pas enseignée à l’école comme l’a été le catéchisme, et comme l’est aujourd’hui le mythe de l’évolution. L’auteur simule une inversion des rôles, alors que c’est la théorie de l’évolution qui est imposée comme vérité absolue dans nos écoles. C’est donc cette théorie seule qui peut être qualifiée de religion.

L’article mentionne deux études et donne faussement l’impression qu’elles appuieraient l’évolution. La première, une étude statistique sur la distance génétique entre plusieurs représentants d’une espèce de bactérie colonisant l’estomac de l’humain (Helicobacter pylori), ne concerne pas l’évolution mais plutôt la migration des populations humaines sur le globe. D’ailleurs le rapport rédigé à cet effet s’intitule « Traces of Human Migrations in Helicobacter pylori Populations »2.

Voici un extrait de l’article concernant la deuxième étude :

« … deux variétés, c’est-à-dire deux espèces différentes de levures, Saccharomyces cerevisiae and S. mikatae, ont été ramenées, en laboratoire, à une seule: en l’occurrence, leur ancêtre commun avant que leurs routes ne se séparent. »

Cette « méthode de preuve » est totalement illogique. Évidemment, les organismes vivants ont des caractéristiques communes parce qu’ils accomplissent des fonctions communes, et c’est le cas des unicellulaires eucaryotes (les levures entres autres). La fonction de base de tout être vivant est la reproduction. Cette fonction implique la reproduction de la membrane, des organites et surtout la réplication de l’information génétique. Les deux levures en question ont en commun au minimum l’information génétique permettant de synthétiser toutes les protéines vitales qui leur permettent de fonctionner et de se reproduire. Pas étonnant qu’en les réduisant on aboutisse à quelque chose de très semblable. L’article de l’Agence Science Presse interprète religieusement cette information génétique commune comme l’information génétique provenant d’un « ancêtre commun ». La science, qui fonctionne tout autrement, nous enseigne qu’il s’agit simplement de similitudes reliées à une similitude dans les fonctions.

D’ailleurs, des études assez récentes ont établi à 100 le nombre théorique de protéines (et donc de gènes) minimales pour qu’un organisme vivant puisse fonctionner et se reproduire3 (on parle ici d’unicellulaire). Par expérimentation sur la bactérie Mycoplasma genitalium, cette limite minimale a été établie à 256 gènes. Cela démontre d’une part qu’il existe une base commune d’information génétique dans le monde vivant. Les enzymes polymérases qui permettent la synthèse de l’ADN sont un exemple de protéines/gènes essentiels et communs à toutes cellules. D’autre part, cette découverte donne tout le crédit scientifique à la théorie créationniste concernant l’origine de la vie. En effet, nous pouvons conclure de façon définitive que la vie n’a jamais pu exister sous une forme simple. Dans sa forme la moins complexe, la vie possèderait au minimum entre 100 et 256 gènes (notez qu’aucun organisme vivant connu ne possède moins de 517 gènes ). Alors, comment peut-on croire qu’une molécule d’ADN de 100 gènes (chaîne de plusieurs dizaines de milliers de bases), une membrane, des molécules d’ARN, des ribosomes ainsi que plusieurs enzymes essentiels pourraient se former et se rejoindre en un lieu X du globe spontanément et interagir parfaitement, et ce sans cause intelligente, mais plutôt par le concours du hasard ! Bref, la confirmation du génome minimal est une preuve irréfutable en faveur de l’origine de la vie par une cause intelligente.

En conclusion, en plus de ne pas appuyer l’évolution, ces deux études sont loin de réfuter la théorie créationniste. L’évolution dans sa définition fondamentale établit que les organismes vivants ont la capacité d’acquérir de l’information génétique additionnelle (via des mutations aléatoires) produisant de nouvelles structures morphologiques (semble-t-il que la grenouille pourrait vraiment se transformer en prince …). Or, aucune des deux études n’affiche d’arguments en ce sens. Le créationnisme pour sa part établit que l’information génétique est l’œuvre d’une cause intelligente. Il est possible que cette information soit inactivée ou modifiée par des mutations génétiques (expliquant possiblement le parasitisme), mais jamais on n’observera l’augmentation de la quantité d’information génétique d’un organisme par mutation de telle sorte qu’une bactérie passerait de 500 gènes à 510 gènes et possèderait ainsi 10 protéines/fonctions nouvelles s’intégrant au reste de l’organisme. En conséquence, l’article de l’Agence Science Presse ne démontre aucune réfutation à la théorie créationniste mais donne plutôt une interprétation religieuse de phénomènes autrement expliqués par la biologie cellulaire ainsi qu’une aversion émotive et démesurée envers les créationnistes.

Références

  1. http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/2003/man100303.html
  2. Disponible ici : http://www.sciencemag.org/cgi/content/full/299/5612/1582?ijkey=49.aH32f6J64.&keytype=ref&siteid=sci
  3. “How many genes can make a cell : The Minimal-Gene-Set Concept” Annu. Rev. Genomics Hum. Genet. 2000. 01:99–116http://photoscience.la.asu.edu/photosyn/courses/MCB_576/minimal_gene_concept.pdf
  4. L’image du Heliobacter pylori viens du site :http://fysikilund.fysik.lu.se/Miljo_och_medicin/Miljo_och_medicin2d.asp

Embryologie et Évolution

Vers la fin du 19e siècle, époque où la théorie de Darwin (dite théorie de l’évolution) fut popularisée, Ernst Haeckel (1874), biologiste allemand, publia un ouvrage dans lequel il démontrait que les embryons d’espèces différentes se ressemblaient beaucoup aux premiers stades de développement embryonnaire et que des différences apparaissaient et s’accentuaient dans les derniers stades.

Haeckel croyait que le développement embryonnaire d’une espèce donnée retraçait l’histoire évolutive de cette espèce. La théorie de Darwin prédisait que les différentes espèces que nous connaissons sont apparues par modification de leurs ancêtres due à la sélection naturelle et le hasard. Haeckel chercha à démontrer ce concept par l’étude du développement embryonnaire. Il supposa que les modifications subies par une espèce au cours de son évolution s’exprimaient dans les premières étapes de son développement embryonnaire ou stade phylotypique. Pour Haeckel, ce stade phylotypique représentait le tronc commun du développement embryonnaire par lequel toutes les espèces passaient obligatoirement. Ce passage par les mêmes stades embryonnaires permettrait ainsi d’affirmer que ces espèces proviennent d’un ancêtre commun. Ce principe fut résumé dans la célèbre formule suivante: l’ontogenèse résume la phylogenèse. Pour appuyer cette formule, Haeckel réalisa et compara des schémas d’embryons de différentes espèces de Vertébrés. Les ressemblances étaient frappantes au point qu’on eut rapidement des doutes sur ces fameux dessins, avec raison.

Ce que Darwin en pensait

Charles Darwin, fondateur de la théorie de l’évolution, a fait plusieurs références aux résultats des études menées en embryologie pour appuyer sa théorie. Il considérait que l’embryologie était une preuve convaincante en faveur de l’évolution des espèces : « …Selon moi, l’embryologie est de loin la classe de faits le plus en faveur d’un changement des formes…« »(1).

Il est probable aussi, d’après ce que nous savons sur les embryons des Mammifères, des Oiseaux, des Reptiles et des Poissons, que ces animaux sont les descendants modifiés de quelque forme ancienne…(2).
On voit clairement que Darwin semblait convaincu que l’embryologie prouvait sa théorie. L’extrait « ce que nous savons sur les embryons … » pourrait être traduit aujourd’hui par « les dessins frauduleux de Haeckel … ». En fait, Darwin était en train de fonder sa théorie sur une base fausse. Les vraies images d’embryons de différentes espèces nous révèlent une réalité qui n’est pas l’image que Darwin s’était fait de l’embryologie.

Les dessins de Haeckel

Le principe « l’ontogenèse résume la phylogenèse » (en d’autres termes, le développement embryonnaire résume l’histoire évolutive) a été rapidement rejeté, mais l’idée d’ancêtre commun qui en était résultée persiste toujours. Cette idée persiste car les évolutionnistes maintiennent que les embryons précoces de Vertébrés se ressemblent beaucoup et que les différences s’accentuent par la suite. Malheureusement, il semble que la base de cette conviction est erronée.

Suite à la publication de Haeckel (1874), des biologistes ont commencé à critiquer la validité des dessins qui y figuraient. Haeckel a été obligé d’admettre que « un petit nombre (6 à 8 %) de mes dessins d’embryons sont des faux, […] ». En fait, c’est beaucoup plus, car Haeckel s’était contenté de reproduire l’embryon d’une tortue huit fois avec de légères modifications pour illustrer les premières étapes du développement embryonnaire ! Le lecteur regarde donc huit schémas d’un embryon de tortue et il pense que ce sont huit espèces différentes ! Cette supercherie a été mise à nue dans de nombreuses revues scientifiques à tel point que l’argument embryologique n’est plus utilisé dans les études phylogénétiques.

Cependant, ce qui est étonnant, c’est que cette supercherie ait été conservée dans les manuels scolaires de biologie jusqu’à aujourd’hui comme une preuve éclatante de la théorie de l’évolution. Dans un article publié par Scientific American en 1998, Michael Richardson(3), professeur d’anatomie et de biologie du développement à la faculté de Médecine de l’Hôpital Saint-George à Londres déclare ceci : « Pourquoi les dessins de Haeckel ont-ils continué à être reproduits dans de nombreux ouvrages de référence en embryologie, publiés au XXe siècle? Parce que de moins en moins de biologistes parlent Allemand, les rares germanophones n’ont pas lu les confessions de Haeckel, et que l’embryologie comparative a été progressivement négligée au profit de l’embryologie expérimentale et de la génétique ».

Certains fervents défenseurs de la théorie de l’évolution sont aveuglés au point de refuser de retirer ces dessins de leur ouvrage. La raison qu’ils évoquent est que les dessins ne sont pas exacts mais représentent tout de même un phénomène vrai (mais lequel ?) : les embryons se ressemblent beaucoup. Certains m’ont même répondu que de toute façon, dans la réalité, les ressemblances sont encore plus apparentes ! Je vous laisse en juger [voir figure 1 et figure 2].

Figure 1 : les dessins de Haeckel

Figure 1 : les dessins de Haeckel

Figure 2: La deuxième rangée sont les photos actuelles. La différence est évidente.

Figure 2: La deuxième rangée sont les photos actuelles. La différence est évidente.

M. Richardson n’est pas d’accord avec ce genre d’affirmation : « Haeckel a donné une vision fausse du développement embryonnaire, mais sa supercherie va plus loin. Ses dessins contiennent tant d’erreurs qu’il ne s’était certainement pas contenté de reproduire de vrais embryons. Par exemple, tous les embryons qu’il a dessinés sur la ligne supérieure de la planche reproduite sur la figure 1 sont dépourvus de membres et de nageoires, alors que ces structures sont bel et bien présentes sur les embryons au stade dessiné. Les embryons précoces ne sont pas les seuls erronés : le poisson adulte a quatre paires de branchies au lieu de cinq en réalité, il a le museau d’un mammifère et surtout, il a les nageoires d’un poisson d’une autre espèce. C’est un poisson-puzzle dont les pièces proviennent d’espèces différentes ».

D’autres problèmes ?

Les dessins sont faux, c’est clair. Il y a plus, l’échantillon présenté est biaisé. Haeckel a choisi des espèces provenant de 5 des 7 classes de Vertébrés. Il a omis de représenter les poissons sans mâchoire et les poissons cartilagineux. Un seul groupe de Mammifères (les Placentaires) est représenté, évitant le groupe des Aplacentaires tels que les marsupiaux.

On se rend compte que Haeckel acceptait l’évolution à priori et choisissait ensuite un échantillon qui semblait correspondre à ce qu’il pensait être vrai, n’hésitant pas à forcer la plume. Ce qui discrédite complètement l’argument embryologique comme preuve de l’évolution biologique est que plusieurs étapes importantes du développement embryonnaire sont passées sous silence. Ce que Haeckel et Darwin appelaient le début du développement embryonnaire est en fait le point à mi-chemin. Ceci met dans l’embarras les évolutionnistes puisque l’argument embryologique tient sur l’affirmation que « les embryons de différentes espèces se ressemblent beaucoup au début du développement embryonnaire et de moins en moins au fur et à mesure que l’embryon se développe davantage ». La réalité est que les « vraies » premières étapes démontrent des différences flagrantes du point de vue forme, grosseur et modes de développement.

Déjà, lors de la fécondation de l’œuf, des différences de forme et de grosseur apparaissent. Par exemple, l’œuf fertilisé d’un humain est de 10 à 40 fois plus petit que celui d’autres Vertébrés tels que le poisson, la grenouille, la tortue ou la poule. Ensuite, s’amorcent d’autres étapes importantes : les divisions cellulaires successives et la gastrulation. Durant ces divisions, la cellule-œuf se divise en 2, puis en 4, 8, 16, 32, etc. sans que la masse totale (ni le volume) n’augmente beaucoup. À la fin du cycle des divisions (stade Morula), les cellules commencent à bouger et la masse cellulaire se réarrange, c’est la gastrulation. La manière dont les couches cellulaires se développent lors des divisions et la forme de la masse cellulaire (Morula) sont très différentes d’une espèce à l’autre. De plus, le mouvement des cellulaires qui s’effectue lors de la gastrulation est aussi très variable au sein du groupe des Vertébrés.

Mais, si toutes ces espèces proviennent du même ancêtre commun, ne devrions-nous pas voir des ressemblances de grosseurs et de formes et aussi une similitude apparente dans le développement de la masse cellulaire et le mouvement des cellules lors de la gastrulation ? L’étape présentée par Haeckel vient après les divisions cellulaires de l’œuf fécondé et la gastrulation. Haeckel a donc non seulement choisi les espèces pour sa comparaison, n’hésitant pas à forcer les ressemblances à l’intérieur même de cet échantillon biaisé, mais il a aussi pris soin de bien choisir le « bout » du développement embryonnaire qu’il illustrerait !

Dès l’époque de Darwin, les embryologistes ont commencé à démentir les propos selon lesquels les embryons précoces de différentes espèces étaient très semblables. Par exemple, l’embryologiste Adam Sedgwick(4) affirmait en 1894 que la loi de von Baer (similarité au début du développement embryonnaire et différences par la suite) «ne s’accorde pas avec les faits du développement.» En comparant un chien de mer avec une volaille, par exemple un poulet, Sedgwick écrit :

« Il n’y a aucune étape de développement qu’un œil nu ne saurait facilement distinguer… Si la loi de von Baer a une quelconque signification, elle doit certainement impliquer que des animaux aussi étroitement apparentés tels que le coq et le canard ne pourraient pas être distingués à une étape précoce du développement ; … pourtant je sais distinguer un embryon de coq d’un embryon de canard dès le second jour… Je dois donc dire qu’au regard de ce qui précède, chaque espèce est distincte et elle peut être aisément différentiée d’une autre espèce très apparentée à partir des toutes premières étapes du développement embryonnaire »

Les embryologistes modernes confirment ces faits. William Ballard (1976)(5) a écrit que c’est «seulement par des tournures sémantiques et une sélection subjective de l’évidence et en faisant plier les faits de la nature, que l’on peut s’obstiner à dire que les stades de divisions cellulaires et de la gastrulation des Vertébrés sont plus ressemblants que leurs adultes ».

En 1987, Richard Elinson(6) rapportait que les grenouilles, les poules et les souris « sont radicalement différentes dans des caractéristiques fondamentales telles que la taille de l’œuf, les mécanismes de fertilisation, les modes de divisions et les mouvements de gastrulation ».

Après considération de ces faits, on peut se demander si l’embryologie doit toujours être aujourd’hui en 2003, une discipline scientifique qui appuie l’évolution…On peut aussi se questionner sur le fait que les dessins de Haeckel se retrouvent dans beaucoup de manuels scolaires de biologie et soient repris ici et là sur Internet et dans de récentes publications évolutionnistes(7).

Stephen Jay Gould déclarait en mars 2000(8) : « Nous avons le droit, je pense d’être aussi surpris qu’embarrassés par ce siècle de recyclage insensé qui a mené à la persistance de ces esquisses en grand nombre, si ce n’est pas en majorité, dans les manuels scolaires modernes»

Références

  1. « The Life and Letters of Charles Darwin » (Volume II) by Charles Darwin edited by Francis Darwin
    Darwin, Charles, Origine des espèces, 1871 (http://site.ifrance.com/hibouq/Sci-et-tec/biologie/Nature/Darwin/Tabledesmatieres.html)
  2. Richardson, Michael, « Une fraude en embryologie » Pour la Science, no. 247, ( mai 1998) –
    http://www.pourlascience.com/php/pls/article_integral.php?idn3=1852
  3. Sedgewick, Adam, Quarterly Journal of Microscopical Science 36 (1894), pp. 35-52
  4. Ballard, William w., « Problems of gastrulation: real and verbal » BioScience 26 (1976) pp. 36-39.
  5. Elinson, R. P. change in Develpmental Patterns : Embryos of Amphibians with Large Eggs. In Development as an Evolutionary Process, ed. R. A. Raff and E. C. Raff, Vol 8, pp 1-21.
  6. Evolutionary Biology (1998) par Douglas Futuyma un biologiste évolutionniste connu. Aussi, voir le livre Miroir du Monde (2000) par Cyrille Barrette.
  7. Stephen Jay Gould, « Abscheulich! Atrocious! » Natural History (Mars 2000) pp. 42-49.

Le troisième oeil du cobra

Parmi les reptiles les plus redoutables encore en vie à notre époque, on peut citer les mambas, les vipères et les cobras ou serpents à sonnette. Leur morsure peut entraîner la mort de la victime dans un délai très bref. Les serpents à sonnette vivent dans un milieu où ils sont confrontés à un grand problème de survie. Ils doivent, pour se nourrir, attraper des proies vivantes qu’ils tuent par injection d’une bonne dose de venin en frappant avec une rapidité et une précision déconcertantes. Ces proies vivantes appartiennent à différents groupes animaux : les amphibiens (crapauds, salamandres), les reptiles (lézards, geckos), les oiseaux et les petits mammifères (surtout les petits rongeurs). La plupart de ces proies ont développé dans l’environnement naturel des cobras des mécanismes d’autodéfense ou plutôt des mécanismes d’autoprotection assez singuliers : elles prennent, pour échapper à leurs prédateurs, la couleur du substrat ou la coloration du paysage du territoire dans lequel elles passent la majorité de leur temps. C’est le mimétisme de couleur, qui est souvent accompagné d’un mimétisme de forme. Grâce à ce mécanisme, ces animaux peuvent échapper à tous leurs prédateurs, à l’exception d’un seul, le cobra. En effet, ce serpent est pourvu d’une espèce de troisième oeil qui lui permet, même rendu aveugle ou placé dans l’obscurité absolue, de repérer ses proies et de les tuer avec une sûreté de somnambule(1). Qu’est-ce que ce troisième oeil? Comment le cobra a-t-il pu le développer pour pouvoir déjouer le mimétisme de ses proies?

La physiologie et l’anatomie de cet organe sont aujourd’hui mieux connues depuis les travaux menés en 1952 par le Professeur Bullock de l’Université de Californie et son équipe. Le troisième oeil est un organe hautement spécialisé, formé de cellules neuro-sensitives capables de percevoir des radiations infrarouges et des changements de température (2,3,4). Ces capteurs thermiques sont localisés dans deux fossettes situées en avant de la tête, entre l’oeil et la narine. Les cellules neuro-sensitives ne sont pas propres aux Crotalinées, sous-famille des Cobras. On les rencontre aussi chez les autres animaux et chez l’Homme. Mais, ce qui fait la différence, c’est que chez les cobras, ces cellules sont fortement concentrées sur une petite surface. À titre d’exemple, chez l’Homme qui est généralement placé au sommet de l’arbre évolutif par les évolutionnistes, on ne compte que 3 cellules neuro-sensitives sur 1 mm2 de peau. Par contre, chez les cobras, reptiles moins « évolués » que l’Homme, on en dénombre150 000 sur la même surface, soit 5 fois plus que l’Homme n’en possède sur tout son corps(1)! Cette concentration extrêmement massive de cellules neuro-sensitives sensibles aux radiations infrarouges et aux variations de température de l’ordre de 0,003oC décuple le sens thermique des cobras dans des proportions inimaginables(5,6,7,8). Ainsi, ces serpents peuvent, grâce à ces deux capteurs thermiques,  » voir  » ou détecter les rayons calorifiques émis par un animal ou un objet pour autant qu’ils surpassent la température de leur entourage de quelques millièmes de degrés! Lorsque les cobras balancent leur tête de-ci, de-là, ils peuvent non seulement déterminer la présence d’une source de chaleur mais encore évaluer sa grandeur, sa forme et sa distance. Ils peuvent même faire la différence entre une vulgaire proie et une mangouste, dévoreuse de serpents! Notez que même les détecteurs électroniques dans les banques et les maisons de nos temps modernes n’ont pas encore atteint un tel degré de perfection malgré tout le savoir-faire de l’Homme!

D’après la théorie de l’évolution, ce troisième oeil des cobras aurait évolué par accumulation de petits changements  » positifs  » ou sélection naturelle, au hasard, à partir des cellules neuro-sensitives capables de percevoir la chaleur. Ces cellules se seraient concentrées depuis des dizaines de millions d’années dans deux points thermiques pour finalement aboutir à l’organe hautement spécialisé des cobras. Quelles sont les étapes intermédiaires d’une telle évolution? Pourquoi ces cellules se sont-elles ainsi agencées en avant de la tête de ces serpents et non pas en un autre endroit de leur corps? Aucun évolutionniste n’est en mesure de fournir une réponse à ces questions et encore moins d’en faire une démonstration. On sait seulement que cet organe n’a pas d’équivalent dans tout le règne animal. Admettons que cet organe ait connu une certaine évolution, comment le cobra s’y prenait-il pour attraper ses proies au tout début du processus évolutif de cet organe, car ses yeux normaux étaient (et sont encore) incapables de discerner les proies camouflées par un mimétisme de couleur ou de forme? L’espèce aurait dû normalement disparaître en l’absence d’organe pouvant lui permettre de repérer ses proies.

Imaginez le nombre total de cellules neuro-sensitives serrées l’une contre l’autre sur une minuscule surface dans chaque fossette, le nombre de connections nerveuses et la coordination nerveuse entre ces centaines de milliers de cellules d’une part, et d’autre part, entre ces dernières et le cerveau de l’animal! Un organe d’une telle perfection ne peut être le produit d’une évolution au hasard. L’énigme du troisième oeil du cobra est semblable à celle de l’oeil normal. La théorie de l’évolution manque d’arguments et de preuves pour expliquer les différentes étapes intermédiaires de l’évolution des organes d’une si grande perfection. Par contre, la théorie créationniste y voit le témoignage de la grande intelligence du Dieu Créateur qui créa tous les animaux, chacun selon son espèce. La Bible nous le dit en Genèse 1.24-25.

« Dieu dit: Que la terre produise des animaux vivants selon leur espèce, du bétail, des reptiles et des animaux terrestres, selon leur espèce. Et cela fut ainsi. Dieu fit les animaux de la terre selon leur espèce, le bétail selon son espèce, et tous les reptiles de la terre selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon. « 

Références

  1. DRÖSCHER, Vitus B., 1971.- Le merveilleux dans le règne animal. Les étonnantes « inventions techniques » de la nature. Éd. Marabout Université, France. 283 p.
  2. BARRETT, R., 1970.- The pit organ of snakes. In Biology of the Reptilia, 2 (ed. C. Gans). Academic Press, London: 277-300.
  3. BULLOCK, T.H. and R.B. COWLES, 1952.- Physiology of an Infrared Receptor. The facial pit of Vipers. Science, 115: 541-543.
  4. BULLOCK, T.H. and W. FOX, 1957.- The anatomy of the infrared sense organ in the facial pit of pit Vipers. Quarterly Journal of microscopical Science, 98: 219-234.
  5. CORDIER, R., 1964.- Sensory cells. In The Cell, 6 (ed. J. Brachet and A. Mirsky). Academic Press, New York: 313-386.
  6. HARTLINE, P.H., 1974.- Thermoreception in Snakes. In Handbook of sensory Physiology, III/3 (ed. A. Fessard). Springer, Berlin: 297-312.
  7. HARTLINE, P.H., KASS, L. and M. LOOP, 1978.- Marging of modalities in the optic tectune: infrared and visual integration in rattlesnakes. Science, New York, 199: 1225-1229.
  8. YOUNG, J.Z., 1981.- The life of Vertebrates. Third edition. Clarendon Press. Oxford. 645 p.

Sinaseli Tshibwabwa détient un doctorat en systématiques des poissons d’eau douce et est membre de l’ASCQ. Parmi ses réalisation, on compte la découverte de sept nouvelles espèces de poissons en Afrique.

Pilule : le danger occulté par les médias

Le 6 décembre dernier, le New England Journal of médecine rend compte d’une étude effectuée par les Danois ; elle s’intitule Contemporary Hormonal Contraception and the Risk of Breast Cancer. Le risque de cancer du sein lié à l’usage des contraceptifs oraux plus connus sous le nom de « pilule ». Cette recherche a été effectuée sur 1,8 millions de femmes à partir de 1995. Le risque d’apparition de ce type cancer est augmenté de 38 % chez les femmes prenant la pilule depuis plus de dix ans. Le Dr David Agus de l’Université du Sud en Californie, commente cette information à CBS News ; paradoxalement plus le contraceptif est faiblement dosé, plus le danger est grand d’apparition de ce cancer. Il précise que chaque année d’utilisation entraîne un risque de 9 % pour arriver à ce chiffre de 38% et au-delà. Dans une déclaration au New YorkTimes, l’oncologue Marisa Weiss qui a fondé le site breastcancer.org, estime que ce résultat « concerne la santé publique de manière significative ». (it is a significant public health concern. Dec.6, 2017). Mais ce n’est pas tout.

Troubles psychiatriques

L’ American Journal of Psychiatry du 17 novembre dernier a publié un article intitulé Association of Hormonal Contraception With Suicide – Attempts and Suicides. Association de la contraception hormonale aux tentatives de suicide et aux suicides. Cette étude a été de même effectuée par les Danois sur les dossiers de 475.802 femmes sans antécédents psychiatriques, ni traitement antidépresseur. Elles ont été suivies à partir de 15 ans et avant leur première contraception hormonale, puis revues à 21 ans ; ceci entre 1998 et 2013 (3.920.818 personne-années).

Les chercheurs ont examiné la prise de contraception hormonale, les tentatives de suicide, les suicides et les facteurs de confusion mentale. 54 % de ces jeunes femmes avaient pris la pilule. Le but était de comparer le nombre des tentatives de suicide entre celles qui prenaient la pilule et les autres ; mais aussi les suicides eux-mêmes ainsi que les confusions mentales. Les conclusions sont sans appel.

Par rapport aux femmes n’ayant jamais utilisé de contraception hormonale, celles qui étaient actuellement ou avaient été récemment sous contraceptif hormonal présentent un risque 3,08 fois plus élevé de suicide et 1,97 fois plus élevé de tentative de suicide. C’est dans le groupe des 15-19 ans que le danger était le plus élevé.

Le lien entre contraception hormonale et la première tentative de suicide atteignait un pic après deux mois de traitement et restait important au cours de la première année.
Les auteurs concluent que 1.400 premières tentatives de suicide et 12 suicides réussis sont attendus pour un million de femmes sous contraception hormonale pendant une année.

Embolies mortelles

Tout le monde se souvient de l’affaire de la pilule Diane 35 qui avait été retirée du marché en raison d’embolies dont quatre femmes étaient mortes. À partir de ce moment la vente de la contraception hormonale a diminué de manière importante. Mais tous les médecins sérieux savaient depuis longtemps que la pilule pouvait induire ce genre de complications emboliques.

Toutefois, je voudrais ajouter une histoire personnelle. La sœur d’une amie pharmacienne, mère de quatre enfants part en voyage organisé en Thaïlande. À son retour dans l’aéroport, elle tombe morte. Ce type de décès est une complication très classique des personnes qui restent assises durant un long voyage en avion. Un caillot se forme dans une veine profonde et quand la personne se remet à marcher, celui-ci se mobilise vers le cerveau, le cœur et le poumon. Or personne n’a souligné que cette mère de famille prenait la pilule ; ainsi son décès n’a pas été pris en compte par les statistiques des complications liées à la contraception hormonal.

La responsabilité de l’idéologie

Or quasiment tous les journaux féminins et les magazines, expliquent à la terre entière que la pilule est sans danger ; les auteurs de ces articles ont une responsabilité dans la mort de nombreuses femmes.

Alors ! Alors en France, ceux qui ont donné l’autorisation de la mise en vente libre de la pilule, notamment aux plus jeunes, sont impliqués dans la mort de toutes ces victimes et devraient être traduits devant les tribunaux.

Tout le monde sait que la pilule n’est pas bonne pour la santé, mais l’idéologie contraceptive empêche de l’écrire. Moi non !

Jean-Pierre Dickès

Au commencement était le verbe par dé-darwinisez-vous

La base de la vie est un langage, un code. Ce code génétique est universel et est extrêmement précis. L’informatique utilise le binaire, un code à 2 chiffres (0 ou 1). Le vivant utilise un code quaternaire, un code avec 4 bases ou nucléotides: A, T, G, C. Trois nucléotides forment un triplet qui code pour un acide aminé, les briques de base des protéines. Trois nucléotides différents peuvent coder pour un même acide aminé, par exemple GGC et GGT codent tous les deux pour la Glycine. Les évolutionnistes pensaient que ceci constituait une preuve de l’imperfection de ce code, jusqu’à ce qu’on comprenne que ceci constituait un autre niveau de codage. Ces deux triplets codent tous les deux pour le même acide aminé mais pas à la même vitesse, la traduction sera plus ou moins rapide en fonction du triplet utilisé, ce qui a un rôle primordial pour la construction et la conformation des protéines.
Ce code génétique constitue le premier niveau du code, la séquence primaire et d’autres codes s’ajoutent à celui-ci, on parle alors d’épigénétique. Ceci comprend les méthylations de l’ADN, le repliement tridimensionnelle de la double hélice, l’interaction entre la double hélice et les histones, et sûrement d’autres choses encore non découvertes. Ces autres niveaux de codage contrôlent, entre autres, l’expression des gènes.

L’ADN, la base de la vie est un langage, structuré avec ses règles, ses lois et possédant de très nombreux niveaux de codages interdépendants.

Ce simple fait, enseigné dès le collège, devrait rendre évident l’existence d’un Créateur. Qui dit code, dit codeur. Le langage est un thème omniprésent dans la bible. Au commencement était le verbe, le verbe était en Dieu et le verbe était Dieu. Jésus nous apprend également qu’il est la Vérité, le chemin et la VIE.
La base de la vie est un langage. Jésus est la vie et est le Verbe de Dieu.
Les choses sont évidentes, limpides, claires. Les athées font de la science l’emblème de leur croyance alors que la science continue de démontrer, jour après jour, la nécessaire existence d’un Créateur.

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