Madagascar : Artémisia, enquête contre l’institut Pasteur, appel au pays africains de quitter l’OMS et vol de l’Archipel des Glorieuses par la ripoublique française

Le gouvernement malgache ouvre une enquête contre l’Institut Pasteur

L’ouverture d’une enquête a été ordonnée par le gouvernement malgache contre l’Institut Pasteur. La décision est intervenue après qu’un nombre très important de cas testés positifs au Coronavirus a été rendu public en fin de semaine dernière. Selon l’État malgache, il s’agirait de chiffres truqués.

En fin de semaine dernière, le porte-parole du Centre opérationnel de commandement Covid-19 avait rendu publics, à la télévision nationale, les chiffres officiels du nombre de cas à Madagascar. Le professeur Hanta Vololontiana avait alors annoncé 193 cas au total, soit 67 nouveaux cas sur lesquels 32 devraient encore faire l’objet de contre-tests. Par conséquent, ils n’avaient pas insérés dans les chiffres officiels.

Pourtant, le même jour, les tableaux du site officiel de l’OMS faisaient plutôt état de 225 cas confirmés, soit un écart de 32 malades. Affichées toute la matinée, ces statistiques n’ont été rectifiées qu’en fin d’après-midi.

Pour le gouvernement, ce taux d’écart est anormal. L’Etat considère qu’il ne peut pas y avoir plus de 3 à 6% de cas testés positifs au Madagascar comme l’ont jusque-là démontré les chiffres officiels. Il a donc demandé que soient menées des investigations dans ce sens. Le laboratoire en charge d’effectuer les analyses est alors pointé du doigt.

Les responsables de l’Institut Pasteur convoqués

Samedi dernier, les responsables de l’Institut Pasteur de Madagascar ont été convoqués par le Premier ministre malgache. Selon les déclarations du chef du gouvernement, Christian Ntsay, le laboratoire aurait reconnu qu’il y a des failles dans son organisation interne et a décidé de diligenter une enquête à l’interne.

Il est prévu qu’une enquête parallèle soit également menée par le ministère de la Santé publique. Les résultats seront rendus publics d’ici le mercredi 13 mai 2020. Les résultats sont très attendus par l’opinion publique. Pour l’heure, le nombre de cas positifs sur la Grande île a été revu. Une soustraction des 67 cas douteux a été faite pour que soient refaits de nouveaux tests.

De nombreuses questions se posent tout de même sur cet incident et sur sa possible relation avec les travaux du gouvernement malgache sur son traitement contre le nouveau Coronavirus, le Covid-Organics dont l’efficacité n’est toujours pas reconnue par l’OMS.

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Le président Malgaches Andry Rajoelina demande à tous les pays africains de quitter l’ OMS en raison de la mauvaise foi des européens vers les africains…

Andry Rajoelina : « j’ai un regret amer envers les européens, les européens ont créé des organisations pour que les africains soient éternellement dépendant de l’Europe j’affirme, l’Afrique a trouvée un médicament contre coronavirus mais les européens pensent qu’ils ont le monopole de l’intelligence ils essaient de refuser nôtre médicament, sur ce je demande à tout les pays africains de quitter passifiquement toutes les organisations mondiale des européens,pour faire nos propres organisations, mon pays Madagascar quitte ce soir toutes organisations je demande à tous les africains qui sont pour cette idée de partager ce message partout dans le monde ».

Affrontement entre Madagascar et l’OMS sur la tisane anti-Covid

L’OMS a mis en garde contre Covid Organics, une tisane à l’artemisia originaire de Madagascar, employée sur l’île contre le Covid-19 et aux effets réels encore incertains. Interrogé sur RFI, lundi 11 mai, le président du pays, Andry Rajoelina, a accusé la communauté internationale de s’opposer à cette boisson « parce qu’elle vient d’Afrique ».

Affrontement entre Madagascar et l’OMS sur la tisane anti-Covid

La Covid Organics est une tisane fabriquée à base de diverses herbes présentes sur l’île, et dont la composante principale est l’artemisia. RIJASOLO/AFP

« Si ce n’était pas Madagascar et si c’était un pays européen qui avait découvert ce remède, est-ce qu’il y aurait tant de doutes ? Je ne pense pas », a déclaré lundi 11 mai Andry Rajoelina, président de Madagascar, sur RFI, s’engageant ainsi dans un bras de fer avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), notamment, qu’il accuse d’attitude condescendante vis-à-vis de l’Afrique.

Dans un récent communiqué, l’OMS reconnaissait que l’artemisia « est considéré comme un traitement possible du Covid-19 », mais appelle à attendre la tenue de tests scientifiques rigoureux. Le président de la Grande Île, de son côté, rappelle que l’artemisia a reçu le statut de « remède traditionnel amélioré » de la part de l’OMS, et s’appuie sur l’urgence de la situation pour justifier son utilisation sur-le-champ. Il a d’ailleurs largement répandu l’usage de cette tisane sur l’île, allant jusqu’à le rendre obligatoire, le 22 avril dernier, pour les élèves qui rentraient en classe.

Aucun décès recensé sur l’île

L’argumentaire d’Andry Rajoelina tient en ces quelques mots : Madagascar ne compte aucune victime du Covid-19 malgré près de 200 cas de contamination déclarés, or tous ces patients se sont vus administrés de la Covid Organics. « En temps de guerre », selon les mots du président, et avec l’urgence qui va avec, il estime que cette seule donnée peut servir de preuve.

La Covid Organics est une tisane fabriquée à base de diverses herbes présentes sur l’île, et dont la composante principale est l’artemisia. Celle-ci, une plante largement utilisée depuis longtemps, possède des effets préventifs et curatifs, bien connus et reconnus par l’OMS, contre de nombreuses maladies comme le paludisme. Mais certains y voient un opportunisme politique : Madagascar est en effet le premier pays producteur de cette plante, relativement chère, en Afrique.

Les autorités de santé mondiale rappellent les risques

Alors que plusieurs pays du continent, notamment le Tchad, la Guinée-Bissau et la Guinée équatoriale commencent à importer de la Covid Organics de Madagascar, l’OMS a mis en garde les dirigeants africains contre la tentation de cette tisane tant que des tests scientifiques en bonne et due forme n’ont pas été effectués. Dans d’autres pays comme le Sénégal, la rumeur de la tisane incite une partie de la population à se procurer comme elle peut de l’artemisia, entraînant une flambée des prix.

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