L’ADN et l’ARN, supports de l’information

Les acides nucléiques, ARN et ADN, seraient les premières molécules organiques apparues sur Terre, pour certains d’origine extraterrestre. ils sont la langue maternelle de Gaïa, qui permet à chacun de communiquer avec tous, et tous avec chacun, donc à l’information de circuler librement dans toute la biosphère pour maintenir la vie et permettre son évolution. Tous les êtres vivants, des virus à l’homme, contiennent des acides nucléiques et fonctionnent selon le même principe. Et tous ces êtres vivants communiquent grâce à ces molécules librement échangées pour « augmenter les chances de survie dans des conditions défavorables ». Oui mais… L’ADN est-il bien le cœur du système ?

Il semble que non, puisque les premiers acides nucléiques étaient vraisemblablement des ARN liés à des protéines, ce que l’on nomme ribozymes. Ceci a des conséquences énormes, notamment en ce qui concerne notre dangereuse prétention à modifier ou transférer des segments d’ADN par génie génétique. Depuis sa découverte, cette molécule est l’idole des biologistes. Sa modélisation sous l’aspect symbolique d’une double spirale a permis de créer, fixer et pérenniser le mythe de son omnipotence, car cette forme est un archétype qui touche profondément l’inconscient humain et « dépasse de beaucoup la réprésentation graphique d’une molécule chimique ». Ceux qui prétendent en détenir la clé, les généticiens devenus grands prêtres de la nouvelle idole, ont donc un pouvoir absolu puiqu’ils peuvent à leur gré modifier le « programme » pour façonner la vie selon leurs fantasmes. Impuissantes et terroisées, les foules écoutent les devins promettre des jours meilleurs grâce à la thérapie génique et aux futurs vaccins à « ADN nu », si toutefois les offrandes sont suffisantes. A date fixe, le troupeau va donc en masse verser son obole lors de la grand-messe du Téléthon, sans songer que cet argent alimente grassement les recherches sur le transgénisme et le clonage.

Faisons à nouveau un peu d’histoire. En 1865, le moine jardinier Gregor Mendel met en évidence la transmission verticale des caractères en hybridant des petits pois. Mais il ignore le support de ces caractères et parle alors de « réalités idéelles ». Le rôle des chromosomes dans cette transmission sera suggéré en 1910. Dès lors, les biologistes jugent inutiles de chercher plus loin, et, en 1944, il est décidé que l’ADN est effectivement l’unique support moléculaire de la transmission de l’hérédité. Il n’est tenu aucun compte de l’eau, des protéines, et encore moins de supports purement vibratoires comme les biophotons. la cause est entendue, c’est la consécration de l’homme-machine de Descartes, la porte ouverte à l’eugénisme génétique né des fantasmes de Darwin et de son cousin Galton. Le rationalisme triomphe : le destin biologique de l’Homme est inscrit dans la matière, réductible à des processus physicochimiques, accessible à la technologie et susceptible d’être modifié selon notre bon plaisir.

l’acide déoxyribonucléique, ou ADN, va être modéliser par la fameuse double spirale en 1953. dans les années 60, le « code génétique universel » est découvert, tandis que Jacob, Monod et Lwoff élucident le rôle des ARN messagers. Pour eux, le code ne fonctionne que dans un seul sens, de l’ADN, principe masculin, conservateur, totipotent, autoritaire et fécondateur, vers l’ARN, principe féminin soumis aux diktats et chargé d’engendrer les protéines. Très vite ces connaissances vont se figer pour devenir LA Vérité, conquise une fois pour toutes. On dit alors « un gène, une enzyme » ou « un gène, un caractère », sur le modèle du vieux refrain « un microbe, une maladie », « une maladie, un vaccin ».

En 1973, c’est la naissance du génie génétique et de la biologie moléculaire, qui débouche très vite sur la faisabilité des biotechnologies. Qu’importe que les théories soient fausses ou encore incomplètes, l’important est d’agir sur la réalité, de créer des techniques rentables qui, à défaut de conduire à la guérison, entretiennent la très lucrative maladie. Dès lors, l’extraordinaire diversité du monde vivant, la richesse infinie de ses interactions, est réduite à l’analyse moléculaire de séquences de gènes taillables et corvéables à souhait.

Cependant, tandis qu’on nous promet le séquençage complet des 100.000 gènes humains peu après l’an 2000, le brillant édifice trop vite construit se lézarde de toutes parts…

« On » croyait que… mais « on » se trompait !

L’ADN est la macromolécule complexe qui constitue la base de nos chromosomes, au nombre de 23 paires chez l’homme, logés dans le noyau de chacune de nos 10.000 milliards de cellues. Le code numérique de l’ADN est un double langage binaire. Toute la mémoire de la vie est écrite à partir de quatre lettres seulement, les bases ou nucléotides A, T, C et G. Le génome humain est constitué de trois milliards et demi de ces bases.

Les chromosomes baignent et ondulent dans l’eau salée du noyau, lequel n’est pas plus gros que les deux millionièmes du volume d’une tête d’épingle. Et pourtant, chaque cellule contient environ deux mètres d’ADN, ce qui fait que chacun d’entre nous contient deux cent milliards de kilomètres d’ADN, de quoi embobiner la Terre cinq millions de fois ! Une cellule à noyau contient cinq cents fois d’ADN qu’une bactérie, ce qui rend le passage historique des procaryotes et eucaryotes, il y a deux milliards d’années, encore plus énigmatiques. Quelles furent les causes et les modalités de cet extraordinaire événement biologique ? Quant aux non moins mystérieux virus, leur génome est beaucoup plus simple que celui des bactéries, et composé d’un seul acide nucléique, le plus souvent de l’ARN.

A quoi tout cela peut-il bien servir ?

Les chromosomes sont le support de l’hérédité, donc de la transmission verticale des caractères biologiques de l’espèce d’un génération à l’autre. Ce n’est pas faux, si l’on accepte que l’ADN n’est pas un support unique, que d’autres mémoires sont transmises par des voies plus subtiles, et surtout que cette mémoire est modifiée à chaque instant par les événements biographiques. Actuellement, l’hérédité génétique est la seule à être admise, enseignée et vulgarisée par la biologie officielle.

Les chromosomes sont composés d’une succession de gènes, unités fonctionnelles sans limites précises mais qui contiennent le fameux « programme » utilisé pour fabriquer les protéines propres à chaque individu, nécessaires (mais pas suffisantes) à l’expression des caractères et au fonctionnement des cellules, selon le schéma classique :

La première étape, de l’ADN vers l’ARN, s’appelle transcription. la seconde étape, de l’ARN vers les protéines, s’appelle traduction. Ceci constitue le code génétique, identique du virus à l’homme. Cette universalité semble justifier pour certains ce que l’on nomme aujourd’hui transgénisme, des transferts aberrants de gènes d’un organisme à l’autre, d’une espèce à l’autre, d’un règne à l’autre, sans considération pour les inévitables déséquilibres que cela va engendrer.

Jean-Claude Perez, chercheur pluridisciplinaire, a en effet découvert un ordre numérique dans l’ADN, fondé sur des suites mathématiques comme celle de Fibonacci, et révélant l’omniprésence du Nombre d’Or (phi=1.618) dans l’agencement des nucléotides. Si cet ordre traduit la néguentropie, la stabilité et la cohésion de l’ADN acquises au cours des millions d’années d’évolution depuis les premiers procaryotes jusqu’aux mammifères supérieurs, quel peut être l’effet d’un transgène introduit « au hasard » grâce aux techniques du génie génétique ? Dans le meilleur des cas, l’organisme receveur peut détruire ou rejeter cette « greffe » qui n’a aucun sens homéostatique ou évolutif. toutefois, il existe d’autres scénarios possibles. Du fait des échanges de gènes entre tous les êtres vivants interconnectés, le risque de contamination de l’environnement par les organismes génétiquement modifiés est énormes. Une rupture brutale des myriades de résonances numériques de l’ADN d’une plante ou d’un animal peut engendrer instantanément des mutations multiples et désordonnées, totalement incontrôlables, un véritable chaos biologique. Il ne s’agit pas ici d’un danger à long terme, mais d’une catastrophe possible à très court terme, qui peut signifier la destruction de toute la biosphère.

Si personne aujourd’hui ne peut ignorer l’ADN, seuls les spécialistes connaissent les ARN, ces acides nucléiques peu médiatisés dont le rôle est de transférer l’information des chromosomes jusqu’aux usines d’assemblage des protéines situées dans le cytoplasme. Pourtant ces molécules « discrètes » sont apparues avant l’ADN, et lui ont ultérieurement donné naissance, sans doute pour mémoriser et protéger les quantités phénoménales d’information captées dans l’environnement. bien plus, les ARN ne sont pas de simples intermédiaires passifs puisqu’ils détiennent le pouvoir de modifier le message initial et donc la nature des protéines. Ce phénomène, nommé épigénèse, signifie qu’à chaque étape de a transcription et de la traduction les ARN (et probablement certaines protéines) peuvent effectuer des choix selon des déterminismes que nous ignorons encore, et un même gène peut ainsi aboutir à de nombreux types protéiques différents selon les besoins cellulaires et les paramètres environnementaux. L’ARN, acide nucléique de la majorité des virus, est n quelque sorte « conscient », informé en permanence de tout ce qui se passe dans et hors les 10.000 milliards de cellules qui le contiennent ! « L’ADN propose, l’ARN dispose » (J.C.Perez). Dès lors, ses fonctions sont infiniment plus importantes que celles de l’ADN, découverte qui anéantit en un instant toute prétention à modifier à coup sûr le génome dans un but eugénique ou thérapeutique. Inclure ou modifier un gène est non seulement dangereux, mais de plus inutile si les ARN et le cytoplasme « décident », en fonction des informations antérieures mémorisées ou reçues de l’environnement actuel, de ne pas exprimer la protéine attendue. Car détenir la clé de la synthèse protéique, c’est détenir la clé de la vie. Autrement dit, nous ne guérirons aucune maladie génique en bricolant le génome, mais seulement en reprogrammant nous-mêmes nos acides nucléiques par la prise des consciences des agressions qui les ont altérés. C’est la seule voie possible vers la santé. Tout le reste n’est qu’un leurre.

A quoi servent les protéines synthétisées dans le cytoplasme ?

Il existe des protéines de structure, constituantes des tissus (os, muscles), des matrices extracellulaires et des membranes cellulaires (récepteurs), et des protéines de fonction comme les enzymes qui déterminent toutes les réactions métaboliques par catalyse, les protéines du sérum impliquées dans les transferts d’information, les anticorps et un certain nombre d’hormones. Toutes les protéines sont fabriquées à partir d’une vingtaine d’acides aminés différents, dont le nombre et l’ordre sont fonction de la séquence d’ADN exprimée et des remaniements effectués par les ARN. Les acides nucléiques des virus et bactéries participent certainement aux orientations données à ces synthèses.

le premier assemblage d’acides aminés mis bout à bout constitue la structure primaire de la protéine, inactive et non fonctionnelle. Le simple décodage de l’ADN ne sert donc à rien. C’est dans le cytoplasme que la protéine va être mise en forme, modelée en spirale et acquérir ainsi sa structure secondaire. Puis cette spirale va se replier encore, se lover sur elle-même et se mettre en boule pour acquérir la forme active de la structure tertiaire. Nous voyons qu’une molécule ne devient fonctionnelle qu’après acquisition d’une information vibratoire incluse dans sa forme, information qui n’est pas inscrite dans l’ADN. C’est en perdant leur structure stéréochimique que les protéines nommées prions deviennent pathogènes. Reste à savoir qui ou quoi les déforme…

Ainsi nos connaissances sur l’ADN et le code génétique évoluent très vite. Certaines « vérités définitives » récompensées par des prix Nobel n’auront tenu que quelques années. C’est la même ritournelle depuis Galilée : « on » croyait que… Mais « on » se trompait, et les découvertes récentes confirment le génie de grands précurseurs comme Béchamp, Tissot, Vinicent, Beljanski, Moirot, Hamer… tandis qu’elles réduisent à néant les fantasmes éculés d’un Darwin ou d’un Pasteur.

« On » croyait que l’ADN était isolé dans le noyau, immuable si l’on excepte les « mutations aléatoires » dont les néodarwinistes font l’un des deux moteurs de l’évolution. En d’autres termes l’ADN ne pouvait recevoir aucune information extérieure susceptible de modifier l’expression des gènes et donc le codage des protéines. Or, c’est FAUX ! selon les auteurs, de 2 à 20% de l’ADN est opérationnel, c’est à dire codant pour des protéines.

A quoi peuvent donc servir les autres 80 à 98% ? Certains considèrent que tout le génome est fonctionnel à un moment ou à un autre, dans tel ou tel type cellulaire. mais la majorité est toujours considérée comme non-codant, « inutile », et on parle d’ADN-poubelle, ce qui est un bon moyen de masquer notre ignorance. Mais comme il faut bien en faire quelque chose, ces longues chaînes réceptives seront plus tard considérées comme les régulateurs de la synthèse protéique, induisant la répression et la dérépression des gènes codants. Le but est de réaffirmer le dogme réductionniste en faisant du « programme génétique » le moteur de toute l’évolution et donc le créateur de la conscience et de la pensée par protéines interposées. Au-dessus des régulateurs se trouvent donc des « super-régulateurs » qui régulent les régulateurs, et ainsi de suite, dans une fuite en avant qui repousse le moment où il faudra bien s’interroger sur ce qui commande aux « super-super-super-super…régulateurs » !

Emettons à nouveau quelques hypothèses… Ces séquences « inutiles », aussi uniques chez chaque individu que les empreintes digitales, ces longues chaînes d’ADN provisoirement silencieux pourraient être des acides nucléiques microbiens en endosymbiose, notamment des virus ayant peu à peu constitués les chromosomes des êtres supérieurs. A quoi servent ces endovirus non codant ? A « rien » peut-être aujourd’hui, mais hier, mais demain ! Il pourrait s’agir de séquences de réception et de mémorisation, car la forme spiralée est une extraordinaire antenne à l’écoute de toutes les informations telluriques et cosmiques qui constituent peu à peu la plus gigantesque banque de données qui se puisse concevoir. Toute la mémoire de l’espèce y est probablement contenue, et sans doute toute l’histoire de la vie depuis son apparition. en effet, il existe de très nombreuses pages vierges dans le grand livre de l’ADN, où nous inscrivons au fur et à mesure notre propre biographie, où nous engrammons de la naissance à la mort, sans en avoir conscience et sans utilité immédiate, absolument toutes les données concernant notre environnement, y compris des virus. Ces microbes sédentarisés et personnalisés, confédérés depuis l’aube du monde, traduisent les engrammes en programmes, expriment ce que nous sommes, ce que JE fut, est et peut devenir dans sa course vers l’avenir. En nous sommeillent une infinité de futurs possibles, un extraordinaire potentiel évolutif, et ce processus se poursuit encore de nos jours par l’intermédiaire des transferts de gènes, au cours des « infections » et des épidémies, indispensables à la résolution des conflits en période de crise, à la poursuite de l’évolution tant que nous n’aurons pas acquis le niveau de conscience nécessaire pour choisir librement notre destin.

Au-delà des acides nucléiques, à un niveau d’intégration supérieur, les cellules confédérées à leur tour en organismes complexes ont une réelle autonomie métabolique grâce à une autre mémoire, localisée dans le cytoplasme et transmise de proche en proche depuis les toutes premières cellules germinales éveillées dès la vie fœtale. Ce n’est donc pas l’ADN qui impose un « programme » aux cellules, mais les cellules qui utilisent l’ADN et peuvent modifier l’expression des gènes en fonction des paramètres de leur environnement. Le mystère de la morphogenèse embryonnaire s’en trouve quelque peu éclairci. C’est un nouveau « on croyait que » qui s’effondre : le noyau cellulaire n’est pas isolé, et il y a une communication permanente entre les milieux extérieur et intérieur, entre l’Univers et l’ADN, et, nous allons le voir, entre les virus et l’ADN.

« On » croyait que le code génétique ne fonctionnait que dans un seul sens :

Mais encore une fois « on » se trompait, ce qui bouleverse totalement nos conceptions déjà fragiles de l’inné et de l’acquis. Les mandarins s’énervent et la répression commence aussitôt. Le prix Nobel Jacques Monod nous donne un bel exemple d’objectivité scientifique lorsqu’il congédie son élève Beljanski qui démontre avec une grande rigueur scientifique que le « maître » s’est lourdement trompé. Il est possible de passer de l’ARN à l’ADN ! Et mieux, d’obtenir des acides nucléiques à partir de protéines !

En 1972, le professeur Mirko Beljanski découvre l’existence d’une enzyme qu’il nomme transcriptase inverse, laquelle permet d’obtenir de l’ADN à partir d’ARN. Découverte dans une bactérie, cette enzyme est présente chez tous les êtres vivants. C’est un argument majeur en faveur de la primauté de l’ARN, dont l’ADN ne serait qu’une « invention » tardive sur le plan évolutif. Beljanski va beaucoup plus loin lorsqu’il étudie le mode d’action d’une autre enzyme, la PNPase (polynucléotide phosphororylase), capable de polymériser des nucléotides, dons de synthétiser de l’ARN et plus tard de l’ADN ! Découverte dès 1956 par Severo Ochoa, l’enzyme PNPase fut à l’époque négligée au profit de l’ARN polymérase qui elle dépend de l’ADN et intervient dans la synthèse des différents ARN selon le code classique à sens unique. Beljanski démontre que c’est l’apparition de l’oxygène dans l’atmosphère qui va initier une nouvelle phase de la vie sur Terre. En effet, la présence de magnésium (Mg++), les PNPases synthétisent de l’ARN, mais en présence de fer ferrique (Fe+++, la « rouille » issue de l’action de l’oxygène sur le fer ferreux, Fe++), les PNPases peuvent synthétiser de l’ADN. L’acide nucléique synthétisé dépend de la bactérie d’origine, ce qui signifie que la PNPase est capable d’opérer un choix et donc de transmettre une information génétique, rôle jusque-là réservé à l’ADN ! Dès lors, il n’est pas aberrant que notre organisme, sous action enzymatique, puisse remodeler son génome. Ou que notre génome puisse être remodelé par des enzymes extérieures, par exemple d’origine microbienne.

En récompense pour ses découvertes majeures, Beljanski sera répudié par ses maîtres nobélisés et privé de tous subsides, même après confirmation que la transcriptase inverse est constante biologique dans les règnes animal, végétal et microbien. Nous avons vu que le cerveau de la cellule est en effet l’ARN, acide nucléique le plus fréquent chez les virus. Loin d’être l’exécutant docile d’un « programme » immuable inscrit dans l’ADN, il est le puissant maître d’œuvre de l’ensemble du métabolisme cellulaire. Une protéine ou un ARn viral peut dès lors orienter les synthèses protéiques d’un être supérieur, donc modifier le métabolisme de la cellule-hôte comme c’est le cas au cours d’une « maladie infectieuse ». Mais surtout il peut, grâce à la transcriptase inverse, intégrer le génome et le reprogrammer, le faire évoluer en créant de nouvelles résonances, ce qui fait des virus les vecteurs privilégiés du dialogue ininterrompu de la cellule avec l’ensemble des êtres vivants sur Terre.

Les rétrovirus, comme celui que l’on accuse arbitrairement d’être la cause du sida, élaborent cette transcriptase inverse qui permet le passage de l’ARN à un ADN proviral capable de s’intégrer dans l’ADN de l’hôte et d’y demeuré « endormi » (non codant) pendant des décennies, voire des générations entières, pour « un jour » être de nouveau activé, codé pour des protéines, provoquer une évolution du métabolisme cellulaire pouvant se traduire par une « maladie », voire une épidémie nécessaire à l’homéostasie biosphérique.

Quels sont ici les déterminismes en jeu ? L’activation du virus est-il la cause de la maladie, ou la conséquence voire la guérison de la maladie ? Nous reviendrons sur ces rétrovirus tolérés et accueillis par le système immunitaire, et qui sont probablement des agents reprogrammant en réponse aux pollutions et stress majeurs auxquels nous sommes confrontés individuellement et collectivement. Le sida existerait-il, ou en d’autres termes serait-il nécessaire sans ces agressions dont nous sommes en grande partie responsables ?

En attendant, voici le nouveau schéma du code génétique : transcription, traduction :

Si Beljanski anéantit le dogme preuve à l’appui, déjà dans les années 40 – avant la découverte du code génétique ! – l’existence de « gènes sauteurs » avait fait l’effet d’une bombe. Lisez bien, car ceci est tout à fait fondamental pour la suite de notre propos.

Ces gènes « vagabonds » sont des fragments d’ADN qui se déplacent spontanément dans le noyau cellulaire, d’un chromosome à l’autre, voire d’une espèce à l’autre comme le font les virus, « par leurs propres moyens » et chacun « selon ses propres règles », ce qui bien sûr met à mal la notion de « barrière d’espèce » et le dogme d’un génome fondamentalement stable. D’autant que, découverts initialement sur le maïs par l’étasunienne Barbara McClintock, il s’avère aujourd’hui que ces « gènes sauteurs » appelés aussi « transposons » existent en grand nombre dans le génome de tous les organismes, homme compris (10 à 50% du génome des êtres vivants, 30% chez l’homme). Ils sont « responsables d’un nombre toujours plus grand de mutations et l’on s’interroge sur leur rôle dans l’évolution du monde vivant ». Ils « colonisent les espèces » et seraient à l’origine « de certains phénomènes d’adaptation rapide à des modifications du milieu comme la résistance aux antibiotiques », mais aussi de « l’apparition de maladies : hémophilie, dystrophie de Duchesne et certains cancers car ils peuvent activer des oncogènes » (La recherche, n°287 de mai 1996 et n°307 de mars 1998). c’est déjà énorme, proprement révolutionnaire : ils peuvent générer une adaptation ou une maladie. A moins que la maladie soit elle-même une adaptation, comme dans le cas précédemment cité des coliformes et des pseudomonas ? Mais que signifie « spontanément » ? Quels sont ici les déterminismes en jeu ? La Science reste muette.

Pourtant il y a mieux. Certains, nommés « rétrotransposons », utilisent les enzymes « transcriptase inverse » et « intégrase » qui permettent, après transcription en ARN, de reconstituer un ADN et de l’intégrer ailleurs dans le génome. Si la découverte du professeur Beljanski est donc ainsi amplement confirmée, le plus étonnant est que les « gènes sauteurs » établissent « la parenté des rétrotransposons avec les rétrovirus », avec cette hypothèse « que les rétrovirus ont pu dériver des rétrotransposons », et vice versa, ce qui appuie ce que nous exposerons ci-dessous, l’évidence non pas de la parenté mais de l’identité du virus et du gène. Identité confirmée par le fait que les rétrotransposons contiennent des gènes pouvant coder pour … une capside virale !

Pourquoi tous les virus, apparus plus tardivement dans l’évolution, ne dériveraient-ils pas de gènes vagabonds impliqués dans les transferts horizontaux d’information entre toutes les espèces ? Selon Jean-Claude Perez, les virus les plus anciens et les plus inoffensifs (ils sont devenus inutiles) sont ceux qui ont l’ordre numérique le plus élaboré. Dans un tel contexte, on peut s’interroger une fois de plus sur le sur le devenir des acides nucléiques inoculés par transgenèse ou par vaccination, artificiellement modifiés, recombinés, mélangés, susceptibles de subir et de générer des mutations imprévisibles. Que sont devenus les acides nucléiques de la variole , de la poliomyélite, de l’hépatite A ou de la rage, injectés à des millions d’individus ? Si ces informations trafiquées sont intégrées au génome, quel sera l’avenir des porteurs de ces nouveaux gènes, selon leur localisation sur tel ou tel chromosome, et selon leur capacité à produire de nouvelles protéines, à réprimer ou déréprimer des gènes voisins ? Nul ne le sait.

Concernant l’instabilité du génome et les échanges biosphériques d’acides nucléiques, voire de protéines, nous pouvons amener un complément d’information. Encore en 1995, « on » croyait que les vecteurs des maladies infectieuses incluaient forcément un acide nucléique, ADN ou ARN. La majorité des biologistes le croient toujours, car c’est le fondement de toutes leurs croyances concernant les maladies infectieuses. Or, « l’affaire des prions » nous confronte à l’existence de certains « agents infectieux non conventionnels », en l’occurrence des protéines déformées, découverte pour laquelle Stanley Prusiner a reçu le prix Nobel 97 de physiologie et médecine. L’un des problèmes majeurs posés par la transmission des prions est qu’il y a alors rupture de la fameuse barrière d’espèces. Nous nous laissons envahir et détruire par une protéine issue d’une autre espèce, ce qui était à priori impossible. Or, nous avons vu que certains assemblages de gènes nommés « transposons » peuvent effectivement rompre cette barrière et participer à des échanges interspécifiques d’acides nucléiques. Si on ignore encore les déterminismes en jeu, on connaît par contre deux ensembles de gènes impliqués dans la stabilité du génome.

Quand tout va bien, un groupe de gènes nommé SRM s’emploie à conserver l’intégrité du génome, à maintenir le statu quo. il y a peu, « on » croyait que les systèmes réparateurs de l’ADN n’avaient que cette unique fonction : préserver le génome de toute altération. Or nous avons vu que c’est FAUX, et il existe effectivement des mécanismes accélérant le taux de mutation et donc favorisant le changement et l’évolution. Un autre ensemble de gènes nommé SOS est activé « en cas d’événement menaçant la survie du génome », c’est à dire en situation de stress, d’agression. Il permet l’expression d’un grand nombre de mutations, ce qui augmente la variabilité génétique et « ouvre le champ des possibles » : réarrangements chromosomiques, activation de transposons (virus), augmentation du taux de combinaison et « intégration éventuelle de fragments d’ADN issus d’une autre espèce » (La recherche n°291). Donc la rupture de la barrière d’espèces ne semble possible que chez les organismes en souffrance, victimes d’une agression, comme c’est le cas lors de détresse psycho-émotionnelle mais aussi lors de la transgenèse et de vaccination. Les maladies dites « à prions », comme toutes les dégénérescences actuelles, sont le signe d’une difficulté adaptative dans une situation de conflit intense générée par une civilisation fourvoyée. La maladie a donc bien un sens (direction et signification), mais toujours ignoré d’une médecine résolument conservatrice… de ses privilèges. Beaucoup de mutations étant mortelles, il est à parier que les survivants seront justement les moins conservateurs, les moins rigides, les moins pétrifiés dans les dogmes, autrement dits les plus ouverts, les plus fluides, les plus tolérants, ceux qui ont vivifié leur esprit avec du toujours neuf en évitant au mieux les multiples agressions qui enclenchent l’autodestruction.

Extrait du livre du Docteur Eric Ancelet : « Pour en finir avec Pasteur – Un siècle de mystification scientifique »

4ème édition augmentée collection Résurgence

2 Commentaires

  • Merci beaucoup , pour cette étude .

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  • Il y a environ 150 ans, Antoine BECHAMP découvrait les MICROZYMAS (les plus petits organismes vivants identifiés, de taille nanoscopique), et depuis sa découverte a été confirmée par de multiples chercheurs qui leur ont donné d’autres noms (« Somatides » par Gaston Naessens, etc).

    Récemment, on a découvert qu’au centre de chaque Microzyma, il y a un CRISTAL DE SILICIUM (probablement une forme 3D à 5 sommets au milieu, et donc un décaèdre à 10 faces).
    En réalité, c’est un cristal « informé » = c’est ce CRISTAL DE SILICIUM qui contient TOUTE l’information de la VIE.

    Le MICROZYMA peut reprendre vie après être resté fossilisé (inactif) très longtemps (il n’y a que le feu qui les détruit).
    C’est la Lumière (la « Lumière Totale », et pas seulement la lumière visible) qui active son Cristal interne et le fait vibrer : dès que le Cristal vibre, ça anime le Microzyma et il se met à agir sur les éléments organiques présents dans le milieu qui l’entoure. Et c’est comme ça que les êtres vivants composés « prennent vie ».

    Ainsi, c’est la LUMIÈRE DIVINE qui est la source de toute VIE.

    Allez voir les travaux du Dr Alain SCOHY.

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