Verrouillages mortels en Chine: des citoyens désespérés brisent des barricades pour s’échapper

11 novembre 2022

Par Gabriela Serrentino – BLes.com

Depuis le début de cette semaine, les habitants de la ville de Guangzhou, dans le sud de la Chine, sont soumis aux mesures strictes de la politique zéro covid du Parti communiste chinois. Les nouvelles vagues d’infections par la souche Ómicron BA.5.2. ils continuent d’avancer, bien que les mandats de vaccination soient à l’ordre du jour, les citoyens chinois n’ont pas encore repris une vie « normale » comme le reste du monde.

Ce lundi 7 novembre, les autorités de Guangzhou ont fait état de nouveaux sommets de cas positifs. Avec 1 000 nouvelles infections signalées quotidiennement, l’épidémie se propage depuis deux semaines.

L’une des mesures de « protection » est l’obligation de tests massifs dans neuf quartiers de la ville, et respectant les consignes de prévention, comme les bilans de santé et la restriction des déplacements quotidiens au minimum.

Selon les données officielles rapportées, Guangzhou compte plus de 12 000 cas positifs au cours des 9 derniers jours.

Dans le district de Haizhu, où 90 % des cas positifs ont été découverts, un confinement total a été ordonné, empêchant les habitants de quitter la zone du 31 octobre au 11 novembre.

Selon les médias locaux, les autorités ont décidé de suspendre les vols au départ de l’aéroport de Guangzhou et ont annulé près de 90 % des vols réguliers le 9 novembre.

De plus, les écoles primaires et secondaires ont dû fermer. Les employés des entreprises privées et publiques ne peuvent pas se déplacer sur leur lieu de travail, seuls les travailleurs de la pandémie ont l’autorisation de se déplacer pour faire respecter les ordonnances de «rester à la maison».

Fatigués des confinements, les Chinois brisent les barricades

Les fermetures soudaines de quartiers et de quartiers sont courantes en Chine après le début de la pandémie. Les autorités érigent des barricades pour empêcher les gens de partir, ils ne peuvent donc pas sortir pour se ravitailler ou se nourrir, ils doivent les commander en ligne, cependant, non seulement c’est beaucoup plus cher, mais il y a aussi des pénuries de fournitures.

Ces mesures désespèrent de nombreux citoyens chinois et ils en ont déjà assez de près de trois ans de restrictions. Ils n’ont que peu d’alternatives à demander l’aide des autorités, qui promettent d’apporter de la nourriture et des fournitures, qui n’arrivent jamais.

Certaines vidéos traversent le Grand pare-feu Internet chinois et atteignent l’Occident, montrant la dure réalité de la vie quotidienne sous les restrictions covid du Parti communiste chinois.

Un internaute chinois a posté une vidéo sur les réseaux sociaux chinois à propos d’un citoyen qui avait réussi à échapper aux barricades qui l’empêchaient de sortir de son immeuble. Un groupe de travailleurs de la pandémie a tenté de l’arrêter, mais ils n’ont pas pu. Derrière les premiers chinois sortis, il a été suivi par plusieurs autres qui ont affronté les travailleurs du covid. Après quelques efforts, ils ont pu sortir.

Une autre vidéo montre un citoyen chinois en colère à un point de contrôle covid, se disputant avec un travailleur de la pandémie, qui a été frappé à plusieurs reprises. Plus tard, des policiers sont arrivés et ont emmené ce citoyen de force.

Un autre internaute a posté une vidéo montrant une femme cueillant des herbes sauvages comestibles au bord d’un ruisseau asséché. Dans son message, il a déclaré qu’il était impossible d’obtenir de la nourriture à Guangzhou.

Récemment, les autorités locales ont envoyé des dizaines de résidents avec des résultats covid positifs mais asymptomatiques dans un centre de quarantaine. Certains internautes ont publié des vidéos de l’état des lieux et des internats. Il n’y avait pas de lits, on utilisait du carton pour dormir par terre, et l’endroit n’était pas sous un toit, mais plutôt un grand patio. Les gens y attendaient la nourriture du jour depuis plus de 20 heures.

Le gouvernement local poursuit ses tests massifs, de sorte que de plus en plus de cas sont signalés chaque jour. De plus, il renforce les contrôles et prévient les citoyens que s’ils ne respectent pas les règles, ils seront sanctionnés.

Pourtant, d’après des vidéos postées sur Twitter et obtenues sur les réseaux sociaux chinois, les Chinois atteignent leurs limites.

Le cas le plus récent est celui de la société Foxconn, l’une des plus grandes usines Apple au monde. Une épidémie de covid parmi les ouvriers d’usine a conduit à un verrouillage massif. Selon des rumeurs sur les réseaux sociaux, l’usine de 350 000 employés comptait plus de 20 000 travailleurs positifs au covid. Les gens ne pouvaient pas rentrer chez eux, après quelques jours d’isolement, la nourriture et les fournitures se faisaient également rares.

Certaines vidéos sur les réseaux sociaux chinois montraient des ouvriers d’usine échappant au confinement forcé, d’autres montraient une longue file d’ouvriers de Foxconn marchant le long des routes pour rentrer chez eux.

Quelque chose de similaire s’est produit dans une école technique de Zhengzhou. Les autorités ont ordonné une fermeture totale avec les étudiants à l’intérieur. Des vidéos Internet montraient des jeunes Chinois utilisant des vêtements attachés comme une corde pour s’échapper par les fenêtres.

Alors que l’Occident retrouve une vie relativement normale après la pandémie, le peuple chinois reste sous les strictes mesures draconiennes du régime communiste chinois. Après le 20e Congrès du Parti, les analystes internationaux et les groupes économiques continuent d’attendre un signe de transition vers la normalité comme le reste du monde. Les conséquences de la politique zéro covid de Xi Jinping sont visibles pour tous, malgré cela, la Chine continuera-t-elle sur le même chemin qu’elle a parcouru depuis novembre 2019 à Wuhan ?

Traduit par Theara Truth News
14 NOVEMBRE 2022

vidéos Twitter, vous pouvez les voir aussi sur la source ICI :

https://tierrapura.org/2022/11/11/encierros-fatales-en-china-ciudadanos-desesperados-rompen-barricadas-para-escapar/

6 Commentaires

  • La Chine sombre dans la stupide et criminelle folie furieuse mortifère!

  • en fait c’est cette hubris (en résumé « le pouvoir rend fou » , et la modernité encore plus, les auteurs du Manuel Conspirationniste paru aux éditions du Seuil en janvier dernier ont avec raison pointé Auguste Comte) telle que l’analysa Zygmunt Bauman qui rend fou les Etats et autres gestionnaires. Et qui a provoqué et le nazisme (le fascisme 1.0 de Hitler et le covidisme actuel le fascisme 2.0 de Davos)
    En fait que la Raison, la science fait naître chez les humains une hubris de pouvoir tout puissant et amoral qui donne le nazisme ça s’est toujours su ! Déjà au XVIIIème siècle le poète Jean-Baptiste Rousseau, qui quoi que fort admiré durant son siècle était, – logiquement ! Vu le goût de l’époque ! – fort médiocre poète, maintenant seuls les historiens de la littérature le lisent encore, a écrit dans son Ode IX dédié au Marqis de la Fare, parlant de la Raison :
    C’est elle qui nous fait accroire
    Que tout cède à notre pouvoir
    Voilà ce qui donne Auguste Comte (voir in « Manifeste Conspiratoinniste » Seuil, Paris 2022) Hitler et Klaus Schwab

    après la présentation de la thèse centrale de Zygmunt Baauman dans son livre « Modernité et holocauste » (mais il en a écrit d’autres, par exemple sur la fameuse « mondialisation » et ses conséquences) http://miiraslimake.over-blog.com/article-4937853.html, si vous ne n’avez pas encore lu ce billet en lien, lisez-le d’abord pour comprendre la suite. Ce livre étant trop riche d’enseignements pour le réduire à une seule thèse, j’ai commencé à ramasser quelques citations remarquables, en commençant par le premier chapitre.
    Voici donc sur le début
     
    Zygmunt Bauman et l’Holocauste (et quelques autres choses encore…)
     
    Découvert sur le tard (à déjà 82 ans, mais après tout Bernard Charbonneau ne l’est que maintenant après sa mort !) Zygmunt Bauman, le digne successeur d’Hanna Arendt le principal moraliste actuel, un phare et surtout un révèlateur pour notre temps, est à mettre à coté de Sven Lindqvist, Jean Ziegler et Catherine Baker, et bien sûr Bernard Charbonneau, parmi ceux qui auront enfin mis à jour l’impensé de la modernité et de notre monde actuel.
     
    L’œuvre de Zygmunt Bauman est capitale, capitale mais dérangeante. Elle nous extrait d’une vision du monde confortable mais puérile (et ne pas comprendre ce qui s’est passé nous met comme l’on sait en danger de le revivre …), d’un monde où « les tueurs tuaient parce qu fous et mauvais »
    Sa thèse au contraire est « je propose de traiter l’holocauste comme un test exceptionnel mais significatif et fiable des possibilités cachées de la société moderne », de la société moderne.
     
    En effet les recherches l’ont convaincu que « l’holocauste était une fenêtre plutôt qu’un tableau accroché au mur. En regardant par cette fenêtre, on jette un coup d’œil extraordinaire sur de nombreuses choses invisibles autrement. Et les choses que l’on voit sont de la plus grande importance … Ce que je vis par cette fenêtre ne me plut pas du tout. Mais plus le spectacle était déprimant, plus j’étais convaincu que celui qui refusait de regarder le faisait à ses risques et périls. »
    « Je croyais (inconsidérément) que l’holocauste était une interruption du cours normal de l’histoire, une tumeur sur le corps d’une société civilisée, une folie passagère » que nous présente les travaux historiques sous une forme aseptisée et donc, en fin de compte, démobilisatrice et rassurante. » une « mythologie pour grand public, ils sont capables d’arracher celui-ci à son indifférence vis-àvis de la tragédie humaine mais pas à sa satisfaction béate » envers la « civilisation » et le processus socialisé de civilisation. « plus « Ils » sont à blâmer, plus « nous » sommes en sécurité. Une fois que l’attribution de la culpabilité est supposée équivalente à la localisation des causes, nous n’avons plus à mettre en doute l’innocence ni la rectitude du mode de vie qui est le nôtre et dont nous sommes si fiers. »
    « L’holocauste a vu le jour et a été mis au point dans une société moderne et rationelle, la nôtre, parvenue à un haut degré de civilisation… c’est pourquoi c’est un problème de cette société, de cette civilisation »

    Il a en effet découvert « Le message de l’holocauste sur la façon dont nous vivons aujourd’hui, sur la qualité des institutions auxquelles nous faisons confiance pour notre sécurité, sur la validité des critères dont nous nous servons pour mesurer la décence de notre conduite »
    et que « l’holocauste fut le résultat d’une rencontre unique entre deux facteurs en eux-mêmes normaux et courants et … la possibilité d’une elle rencontre peut être attribuée en grande partie à l’émancipation de l’Etat politique de tout contrôle social grâce so monopole sur les moyens de coercition et à ses audacieuses ambition manipulatrices »
    et donc que :
    «  l’holocauste était un phénomène typiquement moderne qui ne peut être compris en dehors du contexte des tendances culturelles et des réalisations techniques de la modernité »
     or « Peu d’efforts ont été entrepris après l’holocauste pur sonder le terrible potentiel de ces facteurs et encore moins pour tenter de paralyser leurs effets ventuellement terrifiants. » (on peut même dire qu’ils rềgnent plus que jamais, on s’en apperçoit tous les jours)
    Une facette cruciale et lourde de ré vélation, et condamnation « ad absurdum » des thèses générales chez les sociologues sur les rapports de la morale et de la société se trouve dans une étude de Nechama Tec sur les « sauveteurs », ceux qui restèrent moraux dans une situation immorale :
    « Au mépris de ses propres attentes et de celles de ses lecteurs versés en sociologie, elle arriva à la seule conclusion possible : « ces sauveteurs avaient agi selon leur pente naturelle, par une rébellion spontanée contre les horreurs de leur époque … Ils venaient de tous les coins de la « structure sociale », tordant ainsi le cou à la théorie des déterminants sociaux » du comportement moral. …
    Sans l’holocauste chacune de ces bonnes âmes auraient poursuivi son petit bonhomme de chemin menant des vies ordinaires et discrètes. C’étaient des héros en puissance, que rien, souvent ne distinguait de leurs voisins. »
    Ici rappelons le capital (lui aussi) livre de Michel Terestchenko « Un si fragile vernis d’humanité »
    « Si le pouvoir nazi s’était imposé, l’autorité habilitée à déternimer ce qui devait être aurait trouvé qu’aucune loi naturelle n’avait été violée [regardez ce qui se passe actuellement aux Etats-Unis dans leur byzantinisme ! ] et qu’aucun crime contre Dieu navait été commis pendant l’holocauste. Se serait cependant posé la question de savoir si les opérations de travail forcé devaient continuer, s’étendre ou cesser. Ces décisions auraient été prises sur des bases rationnelles » (John R. Roth, in « Holocaust Business » 1980)
    Or en dépit de ce qui s’est passé :
    « les leçons de l’holocauste ont laisé peu de traces sur la sagesse sociologique qui comprend, entre autres articles de foi, l’avantage de la raison sur les émotions, la supériorité du rationnel sur (évidemment) l’irrationnel ou l’affrontement endémique entre les éxigence de l’éfficacité et les tendances morales dont les « relations personnelles » sont si désespérèment imprégnées. »
    Or
    au contraire les sociologues n’en tirent que la necessité de dompter encore plus les tendances des hommes « au moyen d’une pression civilisatrice accrue et d’une nouvelle battterie de savantes techniques destinées à la résolution des problèmes . »
     
    Ici prenons le temps d’un petit aparté :
    La vraie morale se situe non pas dans la morale sociale (celle qui faisait de la chasse aux sorcières un devoir au 16ème siècle, ou de la chasse aux buveurs d’alcool à Chicago en 1920, de la chasse aux fumeurs à Paris en 2010 ( mais pas de la chasse aux toxiques agricoles !) de la lapidation des ces criminelles sexuelles que sont les femmes adultères en Judée vers l’an 33, ou des homosexuels en l’an 1633, de la dénonciation des mauvais communistes, des mauvais français (ceux qui cachent des juifs par exemple), de ceux qui parlent patois et « donnent des coups de pied à la France », qui ne tuent pas les animaux en les vidant de leur sang, qui font un sourire aux délinquants qu’on emmène en prison, etc, etc), mais dans les réactions de la conscience morale individuelle, et surtout lorsque celle-ci réagit à l’encontre des normes de la morale sociale. Les exemples sont légions. Et tous azimuts. La morale, de tous temps ne s’est retrouvé que dans des geste, accomplis sous le mérpris général, par des individus isolés, ayant parfois honte de leur attitude.
    (d’ailleurs ce n’est pas pour rien que Jésus a dit : « laissez venir à moi les petits enfants »)
    Et ce n’est pas pour rien que Michel Terestchenko (dans un autre livre capital : « un si fragile vernis d’humanité ») reconnait les « justes » comme – paradoxalement ? – ceux qui, contrairement à Eichman, sont foncièrement inéducables.
    Lamartine et son chien (lien)
    Cette sociolâtrie qui se croit du côté de la vérité et de la responsabilité se met en fait le doigt dans l’œil. Ce sont des lèches-bottes.
    Le livre de Zygmunt Bauman est également un déni du poncif anthropolâtre et de la stigmatisation de la « bestialité » qui caricaturent les bêtes. (Lien vidéo l’empathie) ainsi que du mépris administratif de l’empathie individuelle : lien « les héroiques vieilles dames malaimées des petits staline municipaux »
    Notez au passage la phrase de Hannah Arendt disant que le problème le plus ardu rencontré par les instigateurs de l’Endlösung fut de surmonter la « pitié animale » que ressentent les individus normaux. Le terme doit être médité.

    Maintenant voici ce qu’en dit Zygmunt Bauman :
    « Comment ces allemands ordinaires devinrent-ils donc des meurtriers en série ? Selon Herbert C. Kelman, les inhibitions à l’égard des atrocités tendent à s’éroder lorsque trois conditions sont remplies, séparément ou simultanément:
    quand la violence est autorisée par des ordres officiels,
    quand les actions sont banalisées par des pratiques réglementaires,
    quand les victimes sont déshumanisées par des définitions et endoctrinements » préalables
    « Nous examinerons la troisième. Quand aux deux premières elles nous sont parfaitement familières. Elles ont été maintes fois exposées dans les principes d’action rationnelle universellement appliquées par les institutions les plus représentatives de la société moderne . »
    et last but not least, « L’augmentation de la distance physique et/ou psychique entre l’acte et ses conséquences fait plus que lever les inhibitions morales »
     
    à suivre

    qq liens :
    http://www.alterinfo.net/Des-comprimes-a-base-des-foetus-et-le-probleme-des-technologies-biomedicales_a76182.html
    http://www.resonance-mag.com/dossiers/dossiers.php?val=388_les+crematoriums+source+energie+inexploitee+

  • En fait que la Raison, la science fait naître chez les humains une hubris de pouvoir tout puissant et amoral qui donne le nazisme ça s’est toujours su ! Déjà au XVIIIème siècle le poète Jean-Baptiste Rousseau, qui quoi que fort admiré durant son siècle était, – logiquement ! Vu le goût de l’époque ! – fort médiocre poète, maintenant seuls les historiens de la littérature le lisent encore, a écrit dans son Ode IX dédié au Marqis de la Fare, parlant de la Raison :
    C’est elle qui nous fait accroire
    Que tout cède à notre pouvoir
    Voilà ce qui donne Auguste Comte (voir in « Manifeste Conspiratoinniste » Seuil, Paris 2022) Hitler et Klaus Schwab

    après la présentation de la thèse centrale de Zygmunt Baauman dans son livre « Modernité et holocauste » (mais il en a écrit d’autres, par exemple sur la fameuse « mondialisation » et ses conséquences) http://miiraslimake.over-blog.com/article-4937853.html, si vous ne n’avez pas encore lu ce billet en lien, lisez-le d’abord pour comprendre la suite. Ce livre étant trop riche d’enseignements pour le réduire à une seule thèse, j’ai commencé à ramasser quelques citations remarquables, en commençant par le premier chapitre.
    Voici donc sur le début
     
    Zygmunt Bauman et l’Holocauste (et quelques autres choses encore…)
     
    Découvert sur le tard (à déjà 82 ans, mais après tout Bernard Charbonneau ne l’est que maintenant après sa mort !) Zygmunt Bauman, le digne successeur d’Hanna Arendt le principal moraliste actuel, un phare et surtout un révèlateur pour notre temps, est à mettre à coté de Sven Lindqvist, Jean Ziegler et Catherine Baker, et bien sûr Bernard Charbonneau, parmi ceux qui auront enfin mis à jour l’impensé de la modernité et de notre monde actuel.
     
    L’œuvre de Zygmunt Bauman est capitale, capitale mais dérangeante. Elle nous extrait d’une vision du monde confortable mais puérile (et ne pas comprendre ce qui s’est passé nous met comme l’on sait en danger de le revivre …), d’un monde où « les tueurs tuaient parce qu fous et mauvais »
    Sa thèse au contraire est « je propose de traiter l’holocauste comme un test exceptionnel mais significatif et fiable des possibilités cachées de la société moderne », de la société moderne.
     
    En effet les recherches l’ont convaincu que « l’holocauste était une fenêtre plutôt qu’un tableau accroché au mur. En regardant par cette fenêtre, on jette un coup d’œil extraordinaire sur de nombreuses choses invisibles autrement. Et les choses que l’on voit sont de la plus grande importance … Ce que je vis par cette fenêtre ne me plut pas du tout. Mais plus le spectacle était déprimant, plus j’étais convaincu que celui qui refusait de regarder le faisait à ses risques et périls. »
    « Je croyais (inconsidérément) que l’holocauste était une interruption du cours normal de l’histoire, une tumeur sur le corps d’une société civilisée, une folie passagère » que nous présente les travaux historiques sous une forme aseptisée et donc, en fin de compte, démobilisatrice et rassurante. » une « mythologie pour grand public, ils sont capables d’arracher celui-ci à son indifférence vis-àvis de la tragédie humaine mais pas à sa satisfaction béate » envers la « civilisation » et le processus socialisé de civilisation. « plus « Ils » sont à blâmer, plus « nous » sommes en sécurité. Une fois que l’attribution de la culpabilité est supposée équivalente à la localisation des causes, nous n’avons plus à mettre en doute l’innocence ni la rectitude du mode de vie qui est le nôtre et dont nous sommes si fiers. »
    « L’holocauste a vu le jour et a été mis au point dans une société moderne et rationelle, la nôtre, parvenue à un haut degré de civilisation… c’est pourquoi c’est un problème de cette société, de cette civilisation »

    Il a en effet découvert « Le message de l’holocauste sur la façon dont nous vivons aujourd’hui, sur la qualité des institutions auxquelles nous faisons confiance pour notre sécurité, sur la validité des critères dont nous nous servons pour mesurer la décence de notre conduite »
    et que « l’holocauste fut le résultat d’une rencontre unique entre deux facteurs en eux-mêmes normaux et courants et … la possibilité d’une elle rencontre peut être attribuée en grande partie à l’émancipation de l’Etat politique de tout contrôle social grâce so monopole sur les moyens de coercition et à ses audacieuses ambition manipulatrices »
    et donc que :
    «  l’holocauste était un phénomène typiquement moderne qui ne peut être compris en dehors du contexte des tendances culturelles et des réalisations techniques de la modernité »
     or « Peu d’efforts ont été entrepris après l’holocauste pur sonder le terrible potentiel de ces facteurs et encore moins pour tenter de paralyser leurs effets ventuellement terrifiants. » (on peut même dire qu’ils rềgnent plus que jamais, on s’en apperçoit tous les jours)
    Une facette cruciale et lourde de ré vélation, et condamnation « ad absurdum » des thèses générales chez les sociologues sur les rapports de la morale et de la société se trouve dans une étude de Nechama Tec sur les « sauveteurs », ceux qui restèrent moraux dans une situation immorale :
    « Au mépris de ses propres attentes et de celles de ses lecteurs versés en sociologie, elle arriva à la seule conclusion possible : « ces sauveteurs avaient agi selon leur pente naturelle, par une rébellion spontanée contre les horreurs de leur époque … Ils venaient de tous les coins de la « structure sociale », tordant ainsi le cou à la théorie des déterminants sociaux » du comportement moral. …
    Sans l’holocauste chacune de ces bonnes âmes auraient poursuivi son petit bonhomme de chemin menant des vies ordinaires et discrètes. C’étaient des héros en puissance, que rien, souvent ne distinguait de leurs voisins. »
    Ici rappelons le capital (lui aussi) livre de Michel Terestchenko « Un si fragile vernis d’humanité »
    « Si le pouvoir nazi s’était imposé, l’autorité habilitée à déternimer ce qui devait être aurait trouvé qu’aucune loi naturelle n’avait été violée [regardez ce qui se passe actuellement aux Etats-Unis dans leur byzantinisme ! ] et qu’aucun crime contre Dieu navait été commis pendant l’holocauste. Se serait cependant posé la question de savoir si les opérations de travail forcé devaient continuer, s’étendre ou cesser. Ces décisions auraient été prises sur des bases rationnelles » (John R. Roth, in « Holocaust Business » 1980)
    Or en dépit de ce qui s’est passé :
    « les leçons de l’holocauste ont laisé peu de traces sur la sagesse sociologique qui comprend, entre autres articles de foi, l’avantage de la raison sur les émotions, la supériorité du rationnel sur (évidemment) l’irrationnel ou l’affrontement endémique entre les éxigence de l’éfficacité et les tendances morales dont les « relations personnelles » sont si désespérèment imprégnées. »
    Or
    au contraire les sociologues n’en tirent que la necessité de dompter encore plus les tendances des hommes « au moyen d’une pression civilisatrice accrue et d’une nouvelle battterie de savantes techniques destinées à la résolution des problèmes . »
     
    Ici prenons le temps d’un petit aparté :
    La vraie morale se situe non pas dans la morale sociale (celle qui faisait de la chasse aux sorcières un devoir au 16ème siècle, ou de la chasse aux buveurs d’alcool à Chicago en 1920, de la chasse aux fumeurs à Paris en 2010 ( mais pas de la chasse aux toxiques agricoles !) de la lapidation des ces criminelles sexuelles que sont les femmes adultères en Judée vers l’an 33, ou des homosexuels en l’an 1633, de la dénonciation des mauvais communistes, des mauvais français (ceux qui cachent des juifs par exemple), de ceux qui parlent patois et « donnent des coups de pied à la France », qui ne tuent pas les animaux en les vidant de leur sang, qui font un sourire aux délinquants qu’on emmène en prison, etc, etc), mais dans les réactions de la conscience morale individuelle, et surtout lorsque celle-ci réagit à l’encontre des normes de la morale sociale. Les exemples sont légions. Et tous azimuts. La morale, de tous temps ne s’est retrouvé que dans des geste, accomplis sous le mérpris général, par des individus isolés, ayant parfois honte de leur attitude.
    (d’ailleurs ce n’est pas pour rien que Jésus a dit : « laissez venir à moi les petits enfants »)
    Et ce n’est pas pour rien que Michel Terestchenko (dans un autre livre capital : « un si fragile vernis d’humanité ») reconnait les « justes » comme – paradoxalement ? – ceux qui, contrairement à Eichman, sont foncièrement inéducables.
    Lamartine et son chien (lien)
    Cette sociolâtrie qui se croit du côté de la vérité et de la responsabilité se met en fait le doigt dans l’œil. Ce sont des lèches-bottes.
    Le livre de Zygmunt Bauman est également un déni du poncif anthropolâtre et de la stigmatisation de la « bestialité » qui caricaturent les bêtes. (Lien vidéo l’empathie) ainsi que du mépris administratif de l’empathie individuelle : lien « les héroiques vieilles dames malaimées des petits staline municipaux »
    Notez au passage la phrase de Hannah Arendt disant que le problème le plus ardu rencontré par les instigateurs de l’Endlösung fut de surmonter la « pitié animale » que ressentent les individus normaux. Le terme doit être médité.

    Maintenant voici ce qu’en dit Zygmunt Bauman :
    « Comment ces allemands ordinaires devinrent-ils donc des meurtriers en série ? Selon Herbert C. Kelman, les inhibitions à l’égard des atrocités tendent à s’éroder lorsque trois conditions sont remplies, séparément ou simultanément:
    quand la violence est autorisée par des ordres officiels,
    quand les actions sont banalisées par des pratiques réglementaires,
    quand les victimes sont déshumanisées par des définitions et endoctrinements » préalables
    « Nous examinerons la troisième. Quand aux deux premières elles nous sont parfaitement familières. Elles ont été maintes fois exposées dans les principes d’action rationnelle universellement appliquées par les institutions les plus représentatives de la société moderne . »
    et last but not least, « L’augmentation de la distance physique et/ou psychique entre l’acte et ses conséquences fait plus que lever les inhibitions morales »
     
    à suivre

    qq liens :
    http://www.alterinfo.net/Des-comprimes-a-base-des-foetus-et-le-probleme-des-technologies-biomedicales_a76182.html
    http://www.resonance-mag.com/dossiers/dossiers.php?val=388_les+crematoriums+source+energie+inexploitee+

    • Les nazis se sont battus contre la planche à billet et le LGBTisme, ils n’étaient pas irréprochables, mais ils n’ont rien fait de pire que les américains (si vous croyez aux chambres à air c’est votre problème)

      Pour moi, tout ceux qui ramènent toujours tout aux nazis sont des crétins, le culte babylonien est antérieur aux nazis non ? Le mal est ailleurs. Mais qui ? Qui ???

      Les nazis avaient récupéré le contrôle de la création monétaire et émettaient de la dette sans intérêt, c’est pour ça que les mondialistes ont voulu détruire l’Allemagne nazie, car ce pays montrait au monde une voie économique vertueuse, débarrassée de l’intérêt de la dette à payer à des entités privées.

      Après on peut spéculer sur l’idéologie nazie, où est la propagande où est la vérité etc.
      Mais je maintiens ceux continuent à figurer les nazis comme les grands méchants actuels 70 ans après la fin de la guerre sont des crétins, peu importe leurs diplômes ou l’épaisseur des bouquins qu’ils ont écrits.

  • Heureusement, XI Jinping réélu prend le dessus sur le PCC, le pb est qu’en Chine, les  »’pouvoirs locaux » ont du poids et qu’avec le soutien de vrais tarés, ces pouvoirs sont immondes. Prière de ne pas douter de l’alliaince VP-XI-Jinping-Bolsonaro, qui a su organiser des manif énormes sur la fraude, voir images en article de Fulford sur Table ronde blog. On se demande pourquoi DT n’a jamais fait un truc pareil, peut-être va-t-il s’en inspirer. Salutations à tous!!

  • SOS FORCES ARMEES BRESILIENNES - INTERVENTION MILITAIRE MAINTENANT

    FLASH INFO – Brésil – La preuve du Fraude Electoral OCTOBRE 2022 – « LULA-GATE »
    Pots-de-vins – NIXDORF – Cuba complice, etc.

    https://youtu.be/w70_k57h6Lo

    Bonsoir.

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