17 janvier : Le Saint du jour : Notre-Dame de Pontmain

Notre-Dame de Pontmain

Dans cette même Normandie qui abrite le mont Saint-Michel ainsi que le lieu de naissance de sainte Thérèse de Lisieux, un autre village a vécu une apparition mystérieuse, par une froide nuit de janvier 1871. Même parmi les Français, très peu de gens sont au courant de cette histoire.


Quarante et un ans après les apparitions de la Sainte Vierge à la chapelle de la Médaille miraculeuse devant Catherine Labouré, à Paris, et treize ans après les visions de l’Immaculée Conception de Bernadette Soubirous, à Lourdes, les habitants d’un petit village de Normandie ont été à leur tour témoins d’un événement miraculeux durant le rigoureux hiver de ce début de l’année 1871.


Les temps étaient très durs, alors que la guerre franco-prussienne faisait rage. Les villageois craignaient de voir l’armée ennemie déferler sur leurs terres à tout moment et se réunissaient tous les jours pour prier dans la petite église paroissiale. À la prière de ce dimanche là, ils pleuraient les 38 jeunes hommes du village partis au front et dont ils n’avaient plus eu de nouvelles.
Composée de pauvres paysans, la population de Pontmain était sans défense, et la tension à son comble.
Un peu après dix-sept heures, le 17 janvier, deux frères, Joseph et Eugène Barbedette, donnent du fourrage aux chevaux, dans l’écurie, tandis que leurs parents écoutent les nouvelles sur l’attaque imminente de l’armée prussienne colportées dans le voisinage.
Eugène, âgé de douze ans, ressent soudain le besoin de sortir et de regarder le ciel pour « voir le temps qu’il fait ». Il aperçoit alors, flottant dans le ciel au-dessus d’une maison voisine, une belle dame vêtue d’une robe bleue constellée d’étoiles, comme celle qui a été peinte par la suite au plafond de l’église du village. Son frère Joseph, dix ans, sort à son tour et la voit également.
Ils sont fascinés par sa beauté. Ils appellent leurs parents, mais ces derniers ne voient rien. Ils vont chercher les religieuses de l’école et reviennent accompagnés d’autres enfants.
Deux petites filles assurent qu’elles voient elles aussi la Vierge et en donnent la même description que les deux garçons. Les voisins viennent se masser devant l’écurie des Barbedette, mais seuls les enfants peuvent décrire l’apparition.


Lentement, une phrase s’écrit dans le ciel. Les garçons, encore quasiment illettrés, en dictent les mots lettre par lettre. C’est ainsi que se transmet le message qui s’affiche désormais sur une banderole aux pieds de la dame : « Mais priez, mes enfants. Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon Fils se laisse toucher. » Quatre chandelles et un crucifix rouge s’ajoutent à la vision de la Vierge. La dame ne dit rien. La scène dure trois heures, et les quatre enfants décrivent ce qu’ils voient jusqu’à ce que l’apparition se dissipe.
Par la suite, les Prussiens renoncent inexplicablement à leur attaque, et l’armistice survient quelques jours plus tard.
Le prêtre local, l’abbé Guérin, est tellement impressionné qu’il se bat pour la reconnaissance de cette apparition de la Vierge. Une année plus tard, en 1872, Notre Dame de Pontmain est reconnue par l’évêque régional, et le pape Pie IX autorise la célébration de l’anniversaire de l’apparition le 17 janvier.
Depuis, le 17 de chaque mois donne lieu à un programme particulier dans le village, et un grand pèlerinage annuel converge vers la basilique Notre-Dame de Pontmain à la date anniversaire de l’apparition.


Pèlerinage


La population de Pontmain compte aujourd’hui 864 villageois entièrement dévoués aux pèlerins qui affluent pour prier et se recueillir. Il est possible de séjourner avec simplicité et confort aussi bien au Centre pastoral du Sanctuaire que dans le grand complexe du Relais Le Bocage, ou encore à l’Auberge de l’Espérance. L’écurie des Barbedette a été conservée sous son aspect extérieur d’antan, et on peut y voir des vidéos au sujet des célébrations. L’église a été restaurée telle qu’elle était au XIXe siècle. À proximité s’élève un imposant sanctuaire de style néogothique dont la construction a commencé l’année après l’apparition. Il a été consacré en 1900 puis érigé en basilique cinq années plus tard.
La Vierge de Pontmain reste assez peu connue, même en France, mais la foi est restée ardente dans le cœur des habitants du petit village de Pontmain. Ils croient fermement qu’un jour, la dévotion dont ils entourent la Dame à la robe étoilée sera universelle.


Si vous avez le goût du mystère, ne manquez pas de visiter ce petit village lors de votre prochain passage en Normandie !

Merci à la Médaille de saint Benoît pour son partage https://t.me/nonunacum

Prière à Notre-Dame de Pontmain

Très douce Vierge Marie,
Tu as dans ton apparition à Pontmain,
rappelé l’importance de la prière,
fortifié en nos cœurs l’Espérance
et apporté la Paix.

Daigne accueillir favorablement aujourd’hui
la prière ardente que nous t’adressons
pour que s’établisse dans nos cœurs, nos familles,
notre Nation et toutes les Nations,
la PAIX,
fruit de la justice, de la vérité, de la charité.

Augmente en nos âmes le désir de vivre pleinement notre foi,
sans aucune compromission, dans toutes les circonstances de notre vie.

Aide-nous à toujours comprendre les autres
et à les aimer profondément en Dieu. Amen.

Prière de Denys le Chartreux de Ryckel
pour les Agonisants

Voici la Prière pour qu’une âme agonisante mérite de jouir des amoureux embrassements et des doux baisers de Notre Seigneur Jésus-Christ dans son Bienheureux Royaume « Ô Marie Très-Chaste Vierge, venez au secours de Votre serviteur » extraite du « Directoire des mourants à l’usage de l’Ordre des Chartreux » composée par Denys le Chartreux de Ryckel (1402-1471), Mystique, Théologien et Écrivain spirituel surnommé le « Docteur Extatique » qui entra à 21 ans à la Chartreuse de Ruremonde aux Pays-Bas.

« Ô Marie Très-Chaste Vierge, en considération de ces soupirs et de ces larmes et sanglots qui sortaient du plus profond de votre Cœur, sans que Vous pussiez les empêcher, lorsque Vous Vous jetiez sur le corps mort de votre Fils pour L’embrasser ; que Vous voyiez Sa bouche et Ses joues auparavant si vermeilles, et cependant toutes pâles et toutes livides après la mort. Venez au secours de Votre serviteur, et obtenez de Votre fils, qu’il conçoive une si vive douleur des péchés qu’il a commis, que son âme mérite de jouir des amoureux embrassements et des doux baisers de Notre Seigneur Jésus-Christ, dans son Bienheureux Royaume ».

Ainsi soit-il.

« Le péché n’est honteux que quand nous le faisons, mais étant converti en confession et pénitence, il est honorable et salutaire. La contrition et confession sont si belles et de si bonne odeur, qu’elles effacent la laideur et dissipent la puanteur du péché. Si nous sommes bien humbles, notre péché nous déplaira infiniment parce que Dieu en est offensé, mais l’accusation de notre péché nous sera douce et agréable, parce que Dieu en est honoré : ce nous est une sorte d’allègement de bien dire au médecin le mal qui nous tourmente. »

Saint François de Sales (1567-1622)
(Introduction à la vie dévote)

« Le nœud noué par la désobéissance d’Ève a été dénoué par l’obéissance de Marie ; ce que la vierge Ève avait lié par son incrédulité, la vierge Marie l’a délié par sa foi. »

Saint Irénée
Adversus Haereses III, 22, 4

Peinture :
Marie qui défait les nœuds, Johann Georg Melchior Schmidtner, 1700

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