18 janvier : Le Saint du jour : CHAIRE DE ST-PIERRE À ROME

CHAIRE DE ST-PIERRE À ROME

L’Église a institué la fête de la Chaire de saint Pierre à Rome pour célébrer cette mémorable journée en laquelle le prince des Apôtres, après avoir tenu sept ans son siège apostolique à Antioche, vint à Rome combattre le paganisme dans son centre et dans sa source. Le dessein était audacieux ; mais l’Esprit-Saint l’inspira à celui que naguère la voix d’une servante avait fait trembler. La sagesse divine réservait au prince des Apôtres de planter la foi dans cette ville, maîtresse de l’univers, afin que, de là, elle se répandit facilement chez tous les peuples.


Assurément la victoire du christianisme serait complète, si la capitale du monde païen devenait la capitale du monde régénéré, si le trône des Césars devenait le trône des chefs de l’Église de Jésus-Christ, si l’empire du démon croulait sur ses vieilles bases pour donner place à l’empire du Sauveur. C’est ce qui arriva, en dépit de toutes prévisions humaines, parce que la Volonté de Dieu ne connaît pas d’obstacles. N’était-il pas juste de célébrer par une fête la prise de possession de Rome par saint Pierre ? Pour entrer dans l’esprit de cette fête, témoignons à Jésus-Christ notre reconnaissance et affermissons notre foi à Son Église.


Heureux sommes-nous de vivre dans la communion de l’Église de Jésus-Christ, seule vraie Église, hors de laquelle il n’y a point de salut ! Nous marchons à la vraie lumière, nous suivons le droit chemin, nous arrivons sûrement au Ciel. Notre naissance au sein de l’Église, hors du paganisme, des hérésies et des schismes, est un don gratuit de Dieu et une marque insigne de Sa prédilection. Grâces éternelles Lui en soient rendues !
De plus, quel sujet d’affermir notre foi ! Cette Église, dont nous sommes les enfants, elle est l’oeuvre de Dieu ; nulle force humaine n’a contribué à son établissement ni à son triomphe ; elle doit tout à la puissance divine ; le monde tout entier s’est levé contre elle, mais elle a vaincu le monde ; les Césars ont voulu l’égorger à sa naissance, mais elle a supplanté les Césars ; les persécutions, qui devaient la tuer, l’ont fait grandir à l’infini ; la faiblesse de ses chefs a fait leur force et de même que le Christ a sauvé l’humanité par Sa mort, c’est par sa vie que saint Pierre a fait de Rome le centre de l’Église.


Rome ! Ce grand nom nous rappelle bien des gloires ; mais sa gloire la plus brillante, c’est d’être devenue, par la prise de possession de saint Pierre, la capitale du monde chrétien.

Merci à la Médaille de saint Benoît pour son partage https://t.me/nonunacum

Prière de M. l’abbé Philibert-Augustin Lacoste de Protection

Voici une Prière à Notre Père pour qu’Il ne nous laisse pas entrer en tentation « Vous serez, ô mon Dieu, toujours à ma droite pour repousser le démon » de Monsieur l’abbé Philibert-Augustin Lacoste (1762-1848), Vicaire général de Dijon, théologal et Chanoine honoraire qui continua à exercer son Ministère à Lyon durant la triste Révolution Française.

« Autant mes adversaires sont nombreux et redoutables, autant ma lâcheté est grande. Ô Dieu, j’ai sondé mon cœur. Toujours d’intelligence avec les ennemis qui m’attaquent, je cède presque sans résistance ; je succombe avant l’épreuve ; je veux et ne veux pas ; j’évite un moment l’occasion qui me perd et je trouve bientôt quelque nouveau prétexte qui me ré-entraine ; je forme des résolutions violées à l’instant qui les a vues naitre ; je pleure mes fautes, et mes larmes sont à peine séchées que je retombe ; mes pas sont autant de chutes ; mes devoirs, autant de prévarications funestes ; je me jette de précipices en précipices, et cependant j’aime la vertu, mais sans en pratiquer les lois ; je hais le vice, et j’y suis assujetti. Les lumières de mon esprit, parfois, me ramènent au bien, mais mes passions m’en éloignent. Seigneur, il y a deux hommes en moi (Rm 7, 15-25). Mais c’est en vain, Seigneur, que l’ennemi de votre Gloire, le démon, tourne sans cesse comme un lion rugissant pour me dévorer ; c’est en vain que le souffle empoisonné du monde voudrait infecter en moi vos Dons ; en vain que la concupiscence enflamme cette terrestre moitié de moi-même, qu’elle veut aveugler mon esprit et pervertir mon cœur ; Vous serez, ô mon Dieu, Vous serez toujours à ma droite pour repousser les traits meurtriers qu’on lance (Psaume 15, 8). Vous me soutiendrez par votre Grâce et Vous me ferez trouver jusque dans la tentation même de nouveaux mérites et de nouvelles forces pour attaquer à mon tour et triompher des ennemis de mon salut ».

Ainsi soit-il.

Prière du Bienheureux Bartolo Longo pour les Familles

Voici une Prière à Notre-Dame du Rosaire de Pompéi « Ô ma souveraine Libératrice, ne cessez pas d’abaisser vos Regards Miséricordieux sur notre famille » du Bienheureux Bartolo Longo (1841-1926), véritable « Apôtre du Rosaire » du Tiers Ordre Dominicain qui définissait le Rosaire comme « la douce chaîne qui nous relie à Dieu » et Fondateur du Sanctuaire de Notre-Dame du Rosaire à Pompéi pour les pauvres et les enfants des détenus. Voici aussi l’histoire de Bartolo Longo, ce « Prêtre sataniste qui fut sauvé par le Rosaire ».

« Que toutes langues fassent retentir votre Gloire, ô Marie ! Et que le soir redise au matin le concert de nos bénédictions ! Tous les peuples Vous appellent Bienheureuse ; que toutes les plages de la terre, que toutes les régions des cieux répètent que Vous êtes Bienheureuse ! Et moi aussi je Vous appellerai trois fois Bienheureuse, avec les Anges; avec les Archanges ; avec les Principautés : trois fois Bienheureuse avec les Puissances Angéliques, avec les Vertus des Cieux avec les Dominations. Je Vous proclamerai Bienheureuse parmi les Bienheureux, avec les Trônes, avec les Chérubins, avec les Séraphins. Ô ma souveraine Libératrice, ne cessez pas d’abaisser vos Regards Miséricordieux sur notre famille, sur notre nation, sur l’Église tout entière. Et surtout, ne me refusez pas la Grâce des Grâces, c’est à dire que jamais ma fragilité ne me sépare de Vous. Faite que je persévère jusqu’au dernier soupir dans cette foi et cet amour dont brûle en cet instant mon âme. Et que tous ceux qui concourent à l’érection de votre Sanctuaire de Pompéi soient un jour du nombre des élus ! Ô Couronne du Rosaire de ma Mère, je Vous serre sur mon cœur et je Vous couvre de baisers respectueux (ici embrassez votre chapelet). Vous êtes la Voie qui mène à toutes les vertus, le Trésor des mérites pour l’éternité, le Présage de ma prédestination, la Chaîne solide qui enlace l’ennemi, la Source de Paix pour celui qui Vous honore pendant la vie, un gage de victoire pour qui Vous porte à ses lèvres à l’instant de la mort. Dans cette heure suprême, je Vous attends, ô ma Mère : votre Apparition sera le signal de mon salut ; votre Rosaire m’ouvrira les portes du Ciel. Ainsi soit-il. »

« Prière à Saint Joseph » de l’Abbé Le Guillou à Saint-Joseph

Voici une Prière à Saint Joseph « Ô fidèle Gardien de la Mère de Dieu » de Monsieur l’abbé Corentin-Marie Le Guillou (1804-1890), Prêtre du diocèse de Quimper et Aumônier à l’Hôpital de la Charité à Paris nommé Chanoine prébendé de Notre-Dame en 1872.

« Ô Joseph ! Qu’heureux sont ceux que vous aimez, et que vous prenez sous votre protection ! Ô fidèle Gardien de la Mère de Dieu, gardez ceux qui vous honorent au sein des afflictions ou des prospérités de cette vie ! Aimable tuteur de Jésus, assistez dans leurs dangers et dans les misères de leur exil ceux que vous savez vous être dévoués ; faites-leur ressentir les effets de votre charité, procurez-leur une tendre pitié envers votre sainte épouse, un zèle constant pour la gloire de Jésus, un respect inviolable envers le Père Éternel qui règne avec son divin Fils et le Saint-Esprit, dans les siècles des siècles ».

Ainsi soit-il.

« Quand le prêtre donne l’absolution, il ne faut penser qu’à une chose, c’est que le sang du Bon Dieu coule sur notre âme pour la laver, la purifier et la rendre aussi belle qu’elle était après le Baptême. »

Saint Jean-Marie Vianney (Curé d’Ars)

Réflexion Pratique : Quelle consolation pour un chrétien, et quel sujet d’actions de grâces pour toute âme fidèle, de voir le doigt de Dieu si bien marqué dans l’établissement de la religion chrétienne, et dans sa conservation depuis vingt siècles ! II ne se sert que d’un pauvre pécheur, sans talents naturels, sans science, sans force, pour imposer le joug aux têtes les plus superbes ; et ni les torrents de sang que les tyrans ont fait couler, ni les hérésies qui inondent l’Eglise depuis tant de siècles, ni la fureur des hommes, ni les puissances de l’enfer, n’ont pu ébranler cette pierre, le centre et le fondement de la religion catholique.

« J’ai vu bien des gens tombés dans le péché par la parole, je n’en ai guère vu par le silence. Aussi est-il plus difficile de savoir se taire que de parler. Je sais que la plupart des gens parlent faute de savoir se taire. Il est rare que quelqu’un se taise, bien qu’il n’ait aucun profit à parler. Il est donc sage, celui qui sait se taire. »

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