25 février : le saint du jour : Sainte Marguerite de Cortone
Sainte Marguerite de Cortone

Pénitente
(1249-1297)
Sainte Marguerite de Cortone était une enfant du peuple. La négligence de ses parents, sa rare beauté, les occasions dangereuses, l’engagèrent en des liens coupables pendant neuf ans. Aveuglée par ses passions, elle avait le sentiment de sa vie criminelle et aspirait à en sortir; mais elle n’en avait pas le courage. La mort violente et tragique de son séducteur fut pour elle le coup de grâce.
Ardente au bien comme elle l’avait été au mal, elle fit l’aveu de ses fautes, et, après trois ans d’épreuves, reçut l’habit du Tiers-Ordre de Saint-François. Notre-Seigneur lui fut prodigue, comme autrefois à Madeleine, de Ses faveurs les plus singulières. La terre froide et nue est son lit, une pierre ou un morceau de bois son oreiller; son sommeil est souvent interrompu par ses soupirs et par ses larmes; sa beauté d’autrefois n’est plus aujourd’hui pour elle qu’un objet d’horreur; elle se défigure par les jeûnes et par de sanglantes meurtrissures.
La plus insigne grâce de sa vie depuis sa conversion, c’est sa participation aux souffrances de la Passion:
« Prépare-toi, lui dit Jésus-Christ, à être purifiée par les tribulations, les tentations, les infirmités, les douleurs, les larmes, les craintes, la faim, la soif, le froid, les privations de toutes sortes; Je serai avec toi.
— O Seigneur, dit Marguerite, je m’offre avec allégresse pour souffrir avec Vous. »
Elle eut bientôt une participation aussi grande que possible aux douleurs de Jésus, qu’elle vit et qu’elle endura toutes les unes après les autres. Quand elle sortit de cet état surnaturel, pâle et livide, elle demeura longtemps sans parole et glacée d’un froid mortel.
Dieu donna à Marguerite une grâce puissante pour obtenir la conversion des pécheurs et la délivrance des âmes du purgatoire. Elle eut, avant sa mort, à soutenir de terribles combats contre l’ennemi des âmes; mais Dieu fut avec elle, et elle vit un ange descendre du Ciel pour la fortifier.
Merci à la Médaille de saint Benoît pour son partage https://t.me/nonunacum

« Respire en moi, Saint-Esprit, afin que je pense ce qui est saint. Agis en moi, Saint-Esprit, afin que je fasse ce qui est saint. Attire-moi, Saint-Esprit, afin que j’aime ce qui est saint. Affermis-moi, Saint-Esprit, afin que je garde ce qui est saint. Garde-moi, Saint-Esprit, afin que je ne perde jamais ce qui est saint. Ainsi soit-il. »
Saint Augustin d’Hippone (354-430)

« L’inquiétude est un grand danger pour la pratique des vertus et de la prière. Elle ne nous fait courir que pour nous faire trébucher; par conséquent il nous faut nous en garder en toute occasion, mais spécialement dans l’oraison. Et pour mieux y parvenir, il sera bon de se rappeler ceci: La grâce et le goût de l’oraison ne viennent pas de la terre, mais du Ciel; il s’ensuit que tous nos efforts n’y peuvent rien, même s’il reste nécessaire de s’y disposer avec sérieux, humblement, et paisiblement. »

Prière de M. l’Abbé Noël Courbon avant, pendant et après la Sainte Messe
Voici une Prière avant la Sainte Messe pour se disposer à La bien entendre « Je me présente, ô mon adorable Sauveur, devant les Saints Autels pour assister à Votre divin Sacrifice » de Monsieur l’Abbé Noël Courbon (16..-1710), Prêtre, Docteur en théologie, Doyen rural de Poissy, Curé de Saint-Cyr dans les Yvelines puis Supérieur du petit Séminaire de Saint-Cyr (aujourd’hui Saint-Cyr-l’École), du Monastère des Ursulines de Mantes et auteur du livre « Les Colloques du Calvaire ou Méditations sur la Passion de N. S. Jésus-Christ » d’où est extraite cette prière.
« Je me présente, ô mon adorable Sauveur, devant les Saints Autels pour assister à Votre divin Sacrifice. Daignez, ô mon Dieu, m’en appliquer tout le fruit que Vous souhaitez que j’en retire, et suppléez aux dispositions qui me manquent. Disposez mon cœur aux doux effets de Votre bonté ; fixez mes sens : réglez mon esprit, purifiez mon âme ; effacez de votre Sang tous les péchés dont Vous voyez que je suis coupable. Oubliez-les tous, ô Dieu de Miséricorde ! Je les déteste pour l’amour de Vous, je Vous en demande très humblement pardon, pardonnant moi-même de tout mon cœur à tous ceux qui auraient pu m’offenser. Faites, ô mon doux Jésus, qu’unissant mes intentions aux Vôtres, je me sacrifie tout à Vous, comme Vous Vous Sacrifiez entièrement à moi ».
Ainsi soit-il.

« Dans la vieillesse du monde, Dieu a envoyé le Christ pour te restaurer alors que tout s’en va. De même qu’Abraham a eu un fils dans sa vieillesse, ainsi le Christ devait venir en cette vieillesse du monde. Garde-toi de vouloir t’attacher à ce vieux monde, et de ne pas vouloir rajeunir dans le Christ, lui qui te dit : le monde s’en va, le monde vieillit, le monde disparaît, le monde s’essouffle du fait de l’âge, mais ne crains rien, ta jeunesse se renouvellera comme celle de l’aigle. »
Saint Augustin (354-430)
(Sermon 81)