27 février : le saint du jour : Saint Gabriel de l’Addolorata

Saint Gabriel de l’Addolorata

François Possenti naît dans une famille de treize enfants. Son père est gouverneur des États pontificaux. Lorsque ce dernier est nommé assesseur à Spolète, le jeune François y fait ses études chez les Frères des Écoles chrétiennes puis au collège des Compagnie de Jésus. Ses premières années sont marquées par le confort et l’exigence de l’éducation liés à son milieu
social, mais aussi le climat d’une forte piété, dont se charge sa mère. Le jeune François aime particulièrement la Vierge Marie, et redouble de dévotion envers elle lorsqu’il perd sa mère à 9 ans. C’est un traumatisme pour la famille : le père, distant et pris par ses affaires, doit désormais s’occuper seul de l’éducation de ses enfants.
L’adolescence de François Possenti est paradoxale : élève studieux et gentilhomme pieux, il aime toutefois les mondanités et fréquente les soirées de la bonne société. On le dit bon danseur. Il rêve de chevalerie. En 1856, à l’octave de la fête de l’Assomption, une image de la Vierge Marie vénérée depuis plusieurs siècles est portée en procession dans les rues de Spolète. À son passage, le jeune homme aurait entendu : « François, le monde n’est plus pour toi; il te faut entrer en religion. »
À la suite de l’appel de la procession de Spolète, François Possenti décide d’entrer chez les Passionistes, dont il admire la radicalité et le point d’honneur de la passion du Christ et de la dévotion à la Vierge Marie. Contre l’avis de son père, il s’enfuit et intègre le noviciat à l’âge de 18 ans, où il prend le nom de Gabriel de l’Addolorata (de Notre-Dame des Douleurs).
Les débuts sont rudes, de par l’austérité du couvent et par sa constitution fragile. Toutefois, il développe une attention fidèle à la Règle, et alors qu’il n’y est pas tenu, il suit le règlement des frères profès. Son exemplarité, son obéissance, le démarquent parmi ses compagnons. Parmi eux, le bienheureux Bernard-Marie de Jésus.
Dès le début de son noviciat, Gabriel de l’Addolorata s’est ajouté toute une série de dévotions à la Vierge Marie. D’ailleurs, il en fait le principal sujet de ses conversations, de ses pensées, et de ses lettres aussi. Il est constamment tourné vers la Vierge. Avec l’accord de son confesseur, le vénérable Norbert Cassinelli, il a fait le voeu de propager toujours et par tous les moyens la dévotion à la Sainte Vierge. En plus de l’observance parfaite à la Règle, il s’imposait volontairement plusieurs mortifications par jour.
Gabriel de l’Addolorata fait ses études de philosophie en 1858 à Pieve Torina. L’année suivante, il poursuit ses études de théologie à Isola del Gran Sasso. En 1861, il reçoit les ordres mineurs à la cathédrale de Penne (Pescara).
Ses nombreuses mortifications, ses veilles et l’austérité de la vie passionniste atténuent progressivement sa santé. Atteint de tuberculose en 1861, il se prépare à mourir, et accepte le sacrifice de ne jamais être prêtre. Son agonie fut longue mais entourée de sa communauté. Le 27 février 1862, après avoir embrassé une image de Notre-Dame des Douleurs, il tomba en extase et mourut.
Le procès canonique en vue de la canonisation de Gabriel de l’Addolorata débute en 1896. Les enquêtes concernant la sainteté de sa vie se concluent par la reconnaissance de ses vertus héroïques, le 14 mai 1905, par le pape Pie X.
À la suite de la reconnaissance, médicale et théologique, de deux guérisons attribuées à l’intercession de Gabriel de l’Addolorata, saint Pie X procède à sa béatification, célébrée le 31 mai 1908 dans la basilique Saint-Pierre de Rome.
Deux miracles supplémentaires ayant été approuvés par les autorités du Saint-Siège, le pape Benoît XV
proclame solennellement saint : Gabriel de l’Addolorata, lors d’une messe célébrée dans la basilique Saint-Pierre de Rome le 13 mai 1920.
Saint Gabriel de l’Addolorata est fêté le 27 février. En 1932, le pape Pie XI étend sa fête à toute l’Église universelle.
En 1908, un imposant sanctuaire est bâti en son honneur à Isola del Gran Sasso d’Italia, dans le but de garder et d’exposer à la vénération des fidèles la châsse contenant sa dépouille. En 1929, Pie XI élève le sanctuaire au rang de basilique mineure. Devant l’ampleur des foules, un second sanctuaire, plus vaste, est construit en 1960. Les sanctuaires d’Isola accueillent chaque année 2 millions de pèlerins.
Il est le copatron de l’Action catholique, des Abruzzes et des séminaristes.
En 2009, l’église San Gabriele dell’Addolorata dans le quartier Don Bosco de Rome lui est dédiée.

Merci à la Médaille de saint Benoît pour son partage https://t.me/nonunacum

La Prière de Saint Gabriel de l’Addolorata « Je crois, ô Marie, que vous êtes la Mère de tous les hommes » :

« Je crois, ô Marie, que vous êtes la mère de tous les hommes, et que vous les avez tous reçus en la personne de Jean, selon le désir de Jésus. Je crois que vous êtes notre vie, et je vous appellerai avec St Augustin, l’unique espérance des pécheurs, après Dieu.

Je crois que vous êtes le souffle vivifiant des chrétiens et leur secours, surtout à la mort. C’est par vous que nous recevons le don inestimable de la sainte persévérance. En marchant à votre suite, je ne sortirai pas du droit chemin ; si vous priez pour moi je ne serai pas incorrigible ; demeurant avec vous je ne tomberai pas ; si vous me protégez, je n’aurai rien à craindre ; je ne me fatiguerai pas en vous suivant, et je parviendrai jusqu’à vous si vous m’êtes propice.

Je crois que vous couvrez de votre protection tous ceux qui ont recours à vous… Vous prévenez ceux qui vous cherchent et même, sans en être priée, vous vous hâtez de les secourir… Je crois… que toutes les grâces que Dieu nous dispense passent par vos mains ; que toutes les Miséricordes qui ont été accordées aux hommes l’ont été par votre entremise et que personne ne peut entrer au ciel que par vous, qui en êtes la porte…

Je crois qu’un seul de vos soupirs a plus de valeur que les prières de tous les saints ensemble, et que c’est en vain que l’on a recours aux saints si vous n’intercédez vous-même. Quand vous priez, tous les saints unissent leurs prières aux vôtres. Je crois que vous êtes une avocate si dévouée que vous ne refusez pas de prendre en mains la cause des plus misérables.

Je vous regarde comme la médiatrice de la paix entre Dieu et les pécheurs et je crois que Dieu vous a créée comme un appât très agréable pour prendre les hommes, surtout les pécheurs et les attirer à lui.

Vous êtes tous yeux pour compatir à nos misères et les secourir. Je crois que la compassion que vous aviez pour les malheureux quand vous étiez sur la terre, est autant dépassée en grandeur, maintenant que vous régnez dans le ciel, que la lune est surpassée par le soleil en grandeur et en éclat…

Je crois, avec saint Hilaire, que vos dévots serviteurs ne peuvent jamais se perdre, quelque grands pécheurs qu’ils aient été auparavant… Je crois, avec saint Ephrem, que la dévotion envers vous est le passeport du salut : charta libertatis ! Ainsi soit-il. »

Saint Gabriel de l’Addolorata (1838-1862)

Prière à Saint Gabriel de l’Addolorata

Saint Gabriel, qui avez trouvé dans la dévotion aux Douleurs de Marie la voie la plus sûre et la plus facile à la perfection, je vous supplie de m’obtenir également un tendre amour pour la Très Sainte Vierge. Et puisque Dieu a manifesté votre puissance d’intercession par tant de miracles, obtenez-mois aussi se Sa Bonté Toute Puissante la grâce (…). Je vous la demande pour l’amour de notre Céleste Mère. Son amour a eu tant d’empire sur votre cœur que, jamais, pendant votre vie terrestre, vous n’avez refusé ce que l’on vous demandait en Son Nom. Aussi, maintenant qu’au Ciel, vous jouissez de sa présence bénie, j’espère fermement que vous accueillerez favorablement mes prières et m’obtiendrez les grâces nécessaires au Salut de mon âme. Ainsi soit-il.

« Prière sur le Signe de Croix » de l’Abbé Gaume à la Sainte Trinité

Voici une Prière sur l’efficacité du Signe de Croix qui selon Saint Benoît est le meilleur moyen pour désarmer et mettre en fuite le démon « Ô mon Dieu, je veux faire le Signe de la Croix avec beaucoup de piété » de Monsieur l’Abbé Jean-Joseph Gaume (1802-1879), Chanoine à Nevers et Théologien français nommé Protonotaire apostolique à Rome en 1854 par Pie IX et auteur du Catéchisme de persévérance publié en 1838 à plus de 900 000 exemplaires.

« Ô mon Dieu, qui êtes tout Amour, je Vous remercie de m’avoir enseigné tout ce que je dois croire pour m’unir par la foi au nouvel Adam. Que votre Bonté est grande ! Non content de m’aimer dès avant ma naissance et durant tout le cours de ma vie mortelle, Vous voulez encore me rendre heureux pendant toute l’éternité. Ne permettez pas, ô mon Dieu, que je reste insensible à tant d’Amour, ou que je rougisse jamais de Vous appartenir. Je prends la résolution d’aimer Dieu par-dessus toutes choses, et mon prochain comme moi-même pour l’Amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, je veux faire le Signe de la Croix avec beaucoup de piété ».

Ainsi soit-il.

Prière du Père Abbé Dom Eugène Vandeur pour les Personnes agées

Voici la Prière en fin de vie « Mère bien-aimée, soyez-là, et priez pour moi à l’heure de ma mort » de Dom Eugène Vandeur (1875-1967), Moine Bénédictin de Maredsous, Père Abbé du Mont César à Louvain et Fondateur du Monastère Notre-Dame d’Ermeton en Belgique.

« Mère bien-aimée, Mère de Dieu et ma Mère, lorsque, enfin, cette heure sera là, que je ne douterai plus de sa présence, que je lirai sur le visage de ceux qui m’entoureront que le moment est proche ; que je le surprendrai au chuchotement mystérieux des âmes charitables de ceux qui m’assisteront ; quand elle commencera de sonner, enfin, pour me rappeler le moment d’aller à Dieu, de faire la rencontre, enfin, de mon Jésus, mon Juge, – Oh ! Non, disons plutôt de mon Sauveur puisque son Nom béni ne signifie que cela : oh ! Alors, comme Vous me l’avez promis tant de fois, soyez-là, et priez pour moi à l’heure de ma mort. Soyez là, comme une douce Maman, qui sait ce que c’est que souffrir, et qui m’offre, pour y incliner une tête chancelante et qui n’en pourra plus, l’oreiller réconfortant de ce Cœur immaculé, où tant de fois reposa ce Jésus ; où Il reposa, au pied de la sainte Croix, lorsque Vos bras l’étreignaient amoureusement, lorsque Vos larmes brûlantes coulaient sur Ses plaies livides, pour Les purifier et Les fermer. Soyez là ; que je puisse me rendre compte que Vous êtes là, que Vous me regardez, avec toute Votre bonté. Permettez que je puisse savoir que Vous m’entendez encore, que Vous m’écoutez, de toute Votre bienveillance, et qu’ainsi je puisse Vous murmurer encore : Je Vous salue Marie pleine de grâce, Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, maintenant, oh ! Oui, maintenant, pour moi, et à l’heure de notre mort… Je supplie ceux qui seront là, épiant mon dernier souffle, de le réciter, avec moi, avec une foi immense, avec une espérance sans mesure, avec une charité parfaite. Que pour moi, défaillant et mourant, ils daignent suppléer à tout l’honneur, à tout l’amour que je voudrais Vous rendre encore à cette heure, à Vous, ô ma MÈRE… Amen. »

« Ce que tu peux, tu le fais. Ce que tu ne peux pas, tu le confies à la miséricorde de Dieu ».

Didaché
(Ecrit chrétien du 1er siècle)

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