5 mars : le saint du jour :saint Théophile

SAINT THÉOPHILE

Théophile fut l’un des plus illustres évêques de l’Eglise d’Orient. Il s’y est rendu célèbre par le soin qu’il a mis à défendre la tradition. Il gouvernait l’Eglise de Césarée en Palestine depuis quelque temps déjà quand furent renouvelées, sur la célébration de la Pâque, les difficultés soulevées 40 ans plus tôt, du vivant de saint Polycarpe et du pape saint Anicet. Les chrétiens d’Asie, d’après une tradition fort ancienne, pensaient qu’il
fallait garder pour la fête de Pâques le 14e jour de la lune, en suivant l’usage juif de l’immolation de l’agneau. Les autres Eglises de la chrétienté n’avaient pas coutume d’observer cette conduite ; en vertu d’une tradition apostolique, elles suivaient l’usage aujourd’hui en vigueur et célébraient la Pâque le quatorzième jour de la lune qui suit l’équinoxe du printemps.

Merci à la Médaille de saint Benoît pour son partage https://t.me/nonunacum

Prière de M. de Santeuil de Saint-Magloire pour le Carême

Voici une Prière au Vendredi d’après les Cendres pour la Fête des Cinq Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ qui sont pour nous des canaux de Grâce et de Justice, des sources de Vie et de Salut « Poussons des cris touchants, des accents lamentables, sur les cruels tourments, les maux inconcevables d’un Dieu pour nous souffrant, mort et crucifié » de Monsieur Jean-Baptiste de Santeuil de Saint-Magloire (1630-1697), dit Santolius, sous-diacre de l’Abbaye de Saint-Victor à Paris et Poète néolatin du XVIIe siècle.

« Poussons des cris touchants, des accents lamentables, sur les cruels tourments, les maux inconcevables d’un Dieu pour nous souffrant, mort et crucifié. Disons comment ce Dieu, cette pure Victime, des coupables voulant porter sur Lui le crime, s’est Lui-même sacrifié. Brisé pour nos péchés, couvert de meurtrissures, II relève nos cœurs : dans Ses propres Blessures, aux nôtres, Il prépare un baume tout divin. II en guérit l’enflure, et vive et douloureuse ; II les lave, les bande, et de la plaie affreuse, exprime ainsi tout le venin, percé de part en part par des pointes cruelles qui brisent de la mort les chaînes éternelles. Et ses Pieds et ses Mains sont cloués à la Croix ; chaque Plaie est pour nous une Source de vie. Les clous que sur cet arbre, attachent notre Hostie, nous attachent au même bois. Son Côté même ouvert par le fer de la lance d’où l’eau mêlée au sang coule avec violence nous ouvre en même temps une entrée en son Cœur. Cette eau de nos péchés lave la tache impure. Ce Sang nous vivifie et la couronne assure à Celui qu’Il rendra vainqueur. Fais, ô divin Sauveur, qu’en cette pure Source qui rafraîchit notre âme en sa pénible course, nous puisions le Remède à nos maux apprêté ; fais que l’homme y trouvant les Fruits de la Justice, et par Elle sauvé, Te loue et Te bénisse durant toute l’éternité ».

Ainsi soit-il.

La Collecte du Mardi de la Troisième Semaine de Carême en français et en latin :

« Exaucez-nous, Dieu Tout-Puissant et Miséricordieux, et accordez-nous, dans Votre bonté, le Don d’une continence salutaire ».

« Exáudi nos, omnípotens et miséricors Deus : et continéntiæ salutáris propítius nobis dona concéde ».

Ainsi soit-il.

La Sainte Messe du Mardi de la Troisième Semaine de Carême (Feria Tertia post Dominicam Tertiam in Quadragesima)

La Collecte de ce Mardi de la 3ème Semaine de Carême insiste dans la demande des Fruits du Jeûne, qui sont précisément Ceux qu’exprime la Préface Quadragésimale : « Vous qui, par le Jeûne corporel, réprimez les vices, élevez l’âme, accordez la force et la récompense… »

La Lecture du IVe Livre des Rois (IV, 1-7) où il est question de l’huile multipliée par Élisée en faveur d’une pauvre veuve à laquelle le créancier allait prendre ses fils pour les traîner en esclavage, nous enseigne, dans l’image du récit de l’Ancien Testament, l’abondance du Fleuve qui découle de la Croix du Christ ; nous n’avons qu’à Le recueillir. Dans le Miracle de l’huile, l’Église veut nous représenter la Bénédiction de notre travail de Carême. La veuve est l’Église. Devenue veuve depuis le départ de l’Époux, Elle est persécutée sur la terre ; Ses enfants sont tombés dans la captivité où les retient le créancier ; maintenant, pendant le Carême, Elle implore pour eux le Secours contre le créancier, le diable. Le Christ nous aide. La provision d’huile est notre travail de Carême. Ce travail nous apporte Mérite et Récompense comme l’indique la Préface du Carême : « Par le Jeûne corporel, Tu réprimes les vices, Tu confères Vertu et Récompense ».

L’Évangile selon Saint Matthieu (XVIII, 15-22) établit trois liens puissants qui conservent à l’Église son Unité mystique dans l’Amour de Dieu et dans la Charité du prochain. Ce sont le Sacrement de Pénitence, pour la rémission des péchés ; le pardon fraternel des offenses réciproques que nous pouvons nous faire les uns aux autres ; la solidarité de tous les membres du Corps mystique de Jésus dans un unique Esprit. Le Chrétien n’agit jamais solitairement. En vertu de la Communion des Saints, il vit, souffre, prie et agit dans l’Église et avec l’Église, ce qui revient à dire : avec Notre Seigneur Jésus-Christ. Remarquons encore dans notre Évangile ces Paroles qui sont le fondement de notre Espérance, et qui doivent retentir jusqu’au fond de nos cœurs reconnaissants : « Tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le Ciel ». Quel nombre immense de pécheurs vont faire l’expérience de cette heureuse Promesse ! Ils confesseront leurs péchés, ils offriront à Dieu l’hommage d’un cœur contrit et humilié ; et au moment où le Prêtre les déliera sur la terre, la Main de Dieu au Ciel les dégagera des liens qui les tenaient enchaînés pour les supplices éternels.

La Bénédiction Finale sur le Peuple de ce Mardi de la 3ème Semaine de Carême est gracieuse : « Prenez-nous sous votre Protection. Seigneur, et gardez-nous de tout péché ».  »Tous les autres maux, en effet, ou bien ne sont qu’apparents, ou bien sont réparables, ou de courte durée. Seul le péché sépare l’âme d’avec Dieu, et doit être terriblement redouté.

« Prière à Saint Joseph » de l’Abbé Pierre Pousset à Saint-Joseph

Voici une Prière à Saint Joseph « Ô grand Saint Joseph, je Vous choisis pour mon Directeur céleste » de Monsieur l’Abbé Pierre Pousset (1794-1883), Prêtre du Diocèse de Lyon ordonné en 1817, Curé de la paroisse Saint-Bruno des Chartreux, Chanoine d’honneur de la primatiale et Fondateur de la Congrégation enseignante et hospitalière de la Sainte-Famille de Lyon.

« Ô grand Saint Joseph, je serai Vôtre, je Vous choisis pour mon Directeur céleste, je me tiendrai près de Vous, je Vous serai soumis comme l’était Marie, comme l’était Jésus ; conduisez-moi comme Eux à travers les déserts de l’Egypte de cette vie : menez-moi par la main dans la pratique des plus belles vertus, comme Vous meniez autrefois mon Roi Jésus, lorsque Vous dirigiez Ses pas dans cette vie mortelle ».

Ainsi soit-il.

Voici que le Père s’avance à ta rencontre ; il inclinera sa tête sur ton épaule, il te donnera un baiser, gage d’amour et de tendresse ; il te fera remettre un vêtement, un anneau et des chaussures. Tu crains encore une réprimande : il te rend ta dignité ; tu crains un châtiment : il te donne un baiser ; tu as peur d’un mot de reproche : il prépare un festin à ton intention.

St Ambroise
Homélie sur l’évangile de St Luc, 7 (le fils prodigue)

Prenez grand soin de prêcher la vérité de telle manière que, s’il y a un hérétique parmi les auditeurs, servez d’exemple de charité et de modération chrétiennes. N’utilisez pas de mots durs et ne montrez pas de mépris pour leurs erreurs.

Saint Ignace de Loyola

Réflexion Pratique : Il n’y a encore aujourd’hui que trop de parents qui laissent ignorer à leurs enfants les mystères de notre sainte religion, et la conduite des pères et des mères les affermit dans l’indifférence, et peut-être dans l’incrédulité.

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