13 mars : le saint du jour : sainte Euphrasie

Sainte Euphrasie

Vierge (382-412)
Sainte Euphrasie était de race royale, et son père occupait l’une des charges les plus importantes à la cour de Constantinople. Après la mort de ses saints parents, elle renonça à une brillante alliance, et fit distribuer aux pauvres ses immenses richesses pour ne penser plus qu’à servir Jésus-Christ. C’est un monastère de la Thébaïde qui eut la joie de la recevoir, et elle en
devint bientôt, malgré sa jeunesse, l’édification et le modèle.
Dès sa douzième année, elle pratiqua les jeûnes du monastère, et ne mangea qu’une fois le jour; plus tard, elle demeura jusqu’à deux ou trois jours sans prendre de nourriture; elle put même parfois jeûner sans manger, une semaine entière. Les occupations les plus viles avaient sa préférence: cette fille de prince balayait le couvent, faisait le lit de ses soeurs, tirait de l’eau pour la cuisine, coupait du bois, et faisait tout cela avec une joie parfaite.
Pour éprouver son obéissance, l’abbesse lui commanda un jour de transporter d’un endroit du jardin à l’autre d’énormes pierres que deux soeurs ensemble pouvaient à peine mouvoir. Elle obéit sur-le-champ, saisit les pierres les unes après les autres et les transporta sans difficulté au lieu indiqué. Le lendemain, elle dut les reporter à leur première place. Pendant trente jours on l’employa au même travail, sans qu’on pût remarquer sur son visage aucune marque d’impatience.
Le démon, furieux de voir tant de vertu dans une frêle créature, lui fit une guerre acharnée. Un jour, il la jetait dans le puits où elle tirait de l’eau; une autre fois il la renversait sur la chaudière d’eau bouillante où elle faisait cuire le maigre repas de ses soeurs; mais la jeune sainte appelait Jésus à son secours et se riait des vains efforts de Satan. Les attaques les plus terribles furent celles où le malin esprit lui représentait, pendant son sommeil, les vanités et les plaisirs du siècle qu’elle avait quittés; mais elle en triomphait par un redoublement de mortifications et par le soin de découvrir à son abbesse tous les pièges de son infernal ennemi.
L’existence d’Euphrasie était un miracle perpétuel; car, malgré ses effrayantes austérités, elle n’était jamais malade, et son teint ne perdit rien de sa beauté ni de sa fraîcheur. Pendant un an, on ne la vit jamais s’asseoir, et elle ne prit qu’un peu de sommeil sur la terre nue. Dieu lui accorda le don de guérir les sourds-muets et de délivrer les possédés.

Prière du Bx Cardinal J H Newman aux Saints Anges

Voici une Prière sous la forme d’un poème à son ange gardien « Mon plus vieil ami » du Bienheureux Cardinal John Henry Newman (1801-1890), Prêtre anglican converti au Catholicisme en 1845, crée Cardinal en 1879 par le pape Léon XIII et béatifié le 19 septembre 2010 par le pape Benoît XVI.

« Mon plus vieil ami, ami depuis mon premier souffle de vie ; mon ami fidèle, tu le seras, sans trahir, jusqu’à ma mort. Tu as toujours été auprès de moi ; mon Créateur à ta garde confia mon âme, dès qu’Il forma l’enfant tiré de la poussière. Ni la ferveur du cœur dans la prière, ni la foi droitement formée, ne m’ont donné pour tuteur Joseph, ou la puissance conquérante de Michel. Nul saint patron, ni l’amour de Marie, le plus cher, le meilleur, ne me connais, moi, comme tu me connais, et m’a béni, comme tu m’as béni. Tu me portas sur les fonts baptismaux ; et toi, chaque année, allant croissant, tu as murmuré les rudiments de la vérité dans mes oreilles d’enfant. Et quand l’adolescence fut dépassée, et que mon esprit rebelle eut cédé, Ah ! Oui, tu as vu, et tu tremblais aussi, et cependant supportais ce qui mène en Enfer. Alors, quand le jugement venait, et que la frayeur me reprenait, ton souffle doux s’empressait d’apaiser et de sanctifier toutes mes peines. Oh ! Qui de tes labeurs et de tes soucis peut faire entièrement le récit, toi qui m’as placé sous le sourire de Marie, et conduit aux pieds de Pierre ! Et tu te pencheras sur mon lit, à l’heure où de la vie les ombres s’allongent ; toi, du doute, de l’impatience et de la tristesse, l’ennemi vigilant et jaloux. Mon ami, moi devant le Juge ; mon ami, si, épargné, je peux demeurer dans le feu de la mort dorée, le temps que mon péché tout entier soit consumé. Mon ami, ô frère de mon âme, quand le jour de ma libération sera arrivé ; alors tes bras doucement me relèveront, tes ailes me porteront à mon foyer d’éternité. Amen. »

« Défi pour le Carême » de Ste Marguerite-Marie Alacoque pour le Carême

Voici un Défi de mortification de chacun de nos sens pour le Saint Temps de Carême « Ô Cœur sacré, je meurs à ce plaisir, pour ne plus vivre qu’à votre Amour » donné aux Novices par Sainte Marguerite-Marie Alacoque (1647-1690), Religieuse de l’Ordre de la Visitation du Monastère de Paray-le-Monial en Charolais, mystique et inspiratrice du culte du Sacré-Cœur de Jésus et reconnue Sainte par l’Église Catholique en 1920 par Benoît XV.

« Voici, mes très-aimées sœurs, un petit défi, selon que je crois vous être nécessaire dans ce Saint Temps de Carême, pour vivre conformément à nos saintes Observances, et vous rendre dignes de recevoir abondamment les Grâces du Sacré Cœur de Notre-Seigneur. Vous ferez connaître l’amour que vous avez pour Lui, si vous vous rendez fidèles à ne vous servir (comme il est dit dans la constitution) de vos yeux, de vos oreilles, de votre langue, ni de votre cœur, que pour Son amour et service. Il faut pour cela vous renfermer dans Son divin Cœur, comme dans un petit désert, pour y trouver le recueillement et le silence, la mortification de tous vos sens, et enfin une nouvelle vie d’esprit et d’amour. Vous ferez mourir en vous la curiosité de vos yeux ; et les détournant de toutes choses inutiles, vous les fixerez sur vous-mêmes, sur les mouvements de votre cœur, et sur le Cœur de Jésus-Christ. Vous en ferez cinq pratiques. Vous ferez mourir le penchant qui vous porte à parler, en ne disant rien d’inutile dans les lieux et les temps du silence. Dans les conversations, point de paroles, de plaintes, de murmures, de mésestime du prochain, ou pour désapprouver ses actions. Vous ne direz rien à votre louange, ni pour justifier vos défauts ; sur l’obéissance, point de réplique, vous ne témoignerez jamais vos répugnances ni vos inclinations. Vous ferez sur tout cela quinze pratiques. Vous ferez mourir la vaine curiosité de vos oreilles, en leur refusant d’écouter ce qui pourrait donner du plaisir, ou vous causer des distractions. Vous en ferez cinq pratiques ; à chacune vous direz : « Ô Cœur sacré, je meurs à ce plaisir, pour ne plus vivre qu’à votre Amour ». Ainsi, mes chères sœurs, mourez toutes à vous-mêmes pendant ce Saint Temps de Carême, pour ressusciter avec Lui. Celles qui se rendront plus fidèles à ces pratiques, seront les plus aimées et caressées de Jésus, et obtiendront un plus grand don d’oraison, où l’on ne parvient que par une vraie mortification. »

Ainsi soit-il.

« 7 Prières à Saint Joseph » de Saint Alphonse de Liguori à Saint-Joseph

Voici les sept Prières sur les sept Douleurs et les sept Allégresses de Saint Joseph « Saint Joseph, par cette douleur et par cette allégresse, … » de Saint Alphonse de Liguori (1696-1787), Évêque de Sainte Agathe des Goths, Fondateur de la Congrégation des Prêtres-missionnaires du Très Saint Rédempteur (les Rédemptoristes) et Docteur de l’Église Catholique.

La Prière à Saint Joseph de St Alphonse de Liguori « Saint Joseph, par cette douleur et par cette allégresse, obtenez-nous que nous expirions avec joie » :

3°« Ô observateur très exact des Lois divines, glorieux Saint Joseph, le Sang très Précieux que le divin Rédempteur répandit dans la circoncision transperça votre âme de douleur ; mais le Nom de Jésus qui lui fut imposé ranima votre cœur, en le remplissant d’un consentement ineffable. Par cette douleur et par cette allégresse, obtenez-nous qu’après avoir triomphé de toutes nos passions vicieuses pendant cette vie, nous expirions avec joie, ayant le saint Nom de Jésus dans la bouche et dans le cœur. »

Ainsi soit-il.

Prière du Mercredi de la 4ème Semaine de Carême

Voici la Prière du Mercredi de la Quatrième Semaine de Carême « Ô Dieu, qui, par le moyen du Jeûne, accordez aux Justes la Récompense de leurs mérites et aux pécheurs le Pardon de leurs fautes » de la Collecte de la Sainte Messe du Mercredi de la Quatrième Semaine de Carême (Feria Quarta post Dominicam Quartam in Quadragesima) traduit du latin « Deus, qui et iustis prǽmia meritórum et peccatóribus per ieiúnium véniam præbes » dans la Tradition Catholique pour un Saint Carême qui a avec l’ensemble des Textes a un caractère particulièrement Baptismal.

« Ô Dieu, qui, par le moyen du Jeûne, accordez aux Justes la Récompense de leurs mérites et aux pécheurs le Pardon de leurs fautes, ayez pitié de ceux qui Vous supplient, afin que l’aveu de notre culpabilité nous obtienne de recevoir la Rémission de nos offenses ».

« Deus, qui et iustis prǽmia meritórum et peccatóribus per ieiúnium véniam præbes : miserére supplícibus tuis ; ut reátus nostri conféssio indulgéntiam valeat percípere delictórum ».

Ainsi soit-il.

La Sainte Messe du Mercredi de la Quatrième Semaine de Carême (Feria Quarta post Dominicam Quartam in Quadragesima)

La Station de ce Mercredi de la Quatrième Semaine de Carême se faisait à Rome dans la grande Basilique de Saint Paul. Les Catéchumènes étaient ainsi réunis en ce Jour de « grand scrutin » auprès de la tombe de celui qui fut ébloui par la Lumière céleste sur le chemin de Damas. La fonction de ce Jour s’intitulait aussi « ln aperitione aurium », parce qu’on y renouvelait, au sens spirituel, le Miracle que Jésus avait accompli en guérissant un sourd. Le célébrant expliquait pour la première fois aux candidats au Baptême le Symbole de la Foi, l’Oraison Dominicale et le Commencement des quatre Évangiles : ainsi leurs oreilles, jusqu’alors sourdes aux Paroles de la Vérité, s’ouvraient en entendant ces Paroles de Vie. Les Textes de cette Messe sont une annonce de l’effusion du Saint-Esprit et de la Purification spirituelle que celui-ci vient accomplir et ont un caractère particulièrement Baptismal.

La Première Collecte de ce Mercredi de la 4ème Semaine de Carême peut également se traduire ainsi : « Ô Dieu, qui, grâce au Jeûne, Vous apprêtez à donner aux Justes la Récompense de leurs Vertus, et accordez aux pécheurs la Rémission de leurs dettes, ayez pitié de nous, afin que la Confession de notre culpabilité puisse nous en obtenir la Rémission ». La Seconde Collecte après la Première Lecture est identique à la Collecte du Jeudi

Le Prophète Ézéchiel (XXXVI, 23-28) promet aux Juifs le retour dans la Terre promise et le Pardon de Dieu. Cela s’applique aux Catéchumènes comme à chacun de nous : Dieu veut renouveler et purifier notre cœur et notre observance des Commandements. Pâques est l’accomplissement de cette Promesse. Dans peu de jours, on répandra sur les Catéchumènes cette Eau Pure qui doit effacer la souillure de l’idolâtrie ; ils recevront un esprit nouveau, un cœur nouveau, et ils seront pour toujours le vrai Peuple du Seigneur.

Le Prophète Isaïe (I, 16-19) nous rappelle que le Baptême nous purifie du péché originel, mais Il demande de nous un complet changement de vie.

L’Évangile selon Saint Jean (IX, 1-38) traite de la Guérison de l’aveugle-né qui est le symbole du Catéchumène qui reçoit, par le Baptême, la Lumière céleste et, en même temps, doit entrer dans le combat contre les ténèbres. Les Catéchumènes tombent, avec l’aveugle guéri, aux pieds du Seigneur et récitent le Credo joyeux et reconnaissant.

La Prière Sacerdotale de Bénédiction Finale du Prêtre sur le Peuple au moment de le congédier en ce Mercredi de la 4ème Semaine de Carême, invoque sur lui la Bénédiction : « Que Vos oreilles miséricordieuses, Seigneur, soient attentives aux prières de ceux qui Vous supplient ; et pour que Vous puissiez exaucer le vœu de celui qui prie, faites qu’il Vous demande ce qui Vous plaît ».

« Prière Mariale » de M. l’Abbé Pierre Pousset à la Sainte Vierge

Voici une Prière de dévotion et de consécration Mariale pour Lui demander de pratiquer son humilité, son obéissance, sa pureté, sa soumission à la Volonté de Dieu, son silence, son oraison, sa charité, … « Ô Marie, ô tendre Mère, priez pour moi pauvre pécheur » de Monsieur l’Abbé Pierre Pousset (1794-1883), Prêtre du Diocèse de Lyon ordonné en 1817, Curé de la paroisse Saint-Bruno des Chartreux, Chanoine d’honneur de la primatiale et Fondateur de la Congrégation enseignante et hospitalière de la Sainte-Famille de Lyon.

« Ô toute bonne Mère, je me joins à Vos plus fidèles serviteurs pour me consacrer à Vous, et je désire de le faire avec les mêmes dispositions qu’eux, avec le même amour d’enfant, le même dévouement, le même zèle pour la pratique de Vos vertus. Oui, je suis et serai toujours Votre fils, Votre vrai fils. Mais, mon Dieu, mes sentiments sont-ils bien sincères ? Ô Marie, ô tendre Mère, que je le désire ! Dans tous les cas, montrez que Vous êtes ma Mère, priez pour moi pauvre pécheur, maintenant et à l’heure si décisive de ma mort ».

Ainsi soit-il.

« L’homme est appelé, par grâce,
à une alliance avec son Créateur,
à Lui offrir une réponse de foi et d’amour que nul autre ne peut donner à sa place. »

Catéchisme de l’Eglise Catholique
(CEC n°357)

« Prière du matin » de l’Abbé Pagani du Matin

Voici une Prière à réciter en se levant le matin à Notre Seigneur Jésus-Christ qui nous aimes tant et si fort : « Ô Amant divin, Vous avez daigné, ce matin, visiter la pauvre demeure de mon âme » de Monsieur l’Abbé Giovanni Battista Pagani (1806-1860), Directeur spirituel du Séminaire épiscopal de Novara dans le Piémont qui séjourna seize ans en Angleterre comme Supérieur de 36 Communautés puis comme Provincial avant d’être élu en 1855 : Supérieur Général de l’Ordre de la Charité.

« Jésus Sacramental, Amant divin, combien sont touchantes les pieuses inventions de votre Tendresse pour Vous faire aimer des âmes. Devenu homme, il ne vous a pas suffi de mourir pour moi, Vous avez voulu nous laisser votre Corps dans le Très Saint Sacrement, comme un refuge, un aliment et un gage du paradis ; ce qui est plus encore pour moi, Vous avez daigné, ce matin, visiter la pauvre demeure de mon âme. Dites, mon Dieu, y a-t-il quelque autre chose à inventer encore pour Vous faire aimer ? Ô Bonté infinie ! Quand donc commencerai-je à correspondre véritablement à tant d’amour ? Seigneur, je ne veux vivre que pour Vous seul. A quoi me servirait la vie, si je ne l’emploie à Vous aimer, à Vous plaire, mon bien aimé Rédempteur, Vous qui avez employé votre Vie pour moi ? Que pourrais-je aimer, si ce n’est Vous, mon Rédempteur, qui êtes la Beauté, la Générosité, l’Amour, la Bonté, la Grâce infinies ? Que mon âme ne vive que pour Vous aimer ; qu’elle se fonde d’amour à votre seul Souvenir, ô Amant divin ! et qu’au seul nom de la crèche de Bethlehem, de la Croix de Golgotha, je sente en moi s’enflammer le désir de faire de grandes choses pour Vous, qui avez trop fait et trop souffert pour moi ».

Ainsi soit-il.

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