15 mars : le saint du jour : sainte Louise de Marillac
Sainte Louise de Marillac

Fondatrice des filles de la Charité (1591-1660)
Louise est la nièce du chancelier royal Michel de Marillac et du maréchal Louis de Marillac, arrêtés tous deux et condamnés à mort par Richelieu après la « Journée des Dupes » du 10 novembre 1630. Fille naturelle d’un grand seigneur, elle est élevée par les religieuses dominicaines de Poissy. En 1613, mariée à un simple bourgeois, elle devient Mademoiselle Le
Gras. Son fils Michel lui donnera beaucoup de soucis. A 34 ans, elle se retrouve veuve. C’est alors qu’elle rencontre saint Vincent de Paul. Sainte Louise de Marillac – Filles de la Charité Subjuguée par la charité contagieuse du prêtre, elle devient rapidement sa collaboratrice dans toutes ses actions charitables. En 1633, ils fondent ensemble la « Compagnie des Filles de la Charité », appelée communément Soeurs de Saint Vincent de Paul. Louise, supérieure de la nouvelle communauté, oriente les soeurs vers tous les exclus de son temps : elle crée des petites écoles pour les fillettes pauvres; elle organise l’accueil et l’éducation des enfants trouvés; elle développe la visite à domicile pour les malades pauvres; elle envoie des soeurs auprès des galériens… Une passion l’habite: l’amour de l’homme créé à l’image de Dieu et racheté par le sang de son Fils unique. Comme Monsieur Vincent, elle mourra à la tâche. Son corps repose à Paris au 140 rue du Bac.
Elle a été béatifiée en 1920, canonisée par Pie XI en 1934; en 1960, Jean XXIII la déclare patronne de tous les travailleurs sociaux chrétiens.
Merci à la Médaille de saint Benoît pour son partage https://t.me/nonunacum

La Prière de Sainte Louise de Marillac « Très Sainte Vierge, je crois et confesse votre Sainte et Immaculée Conception pure et sans tâche » :
« Très Sainte Vierge, je crois et confesse votre Sainte et Immaculée Conception pure et sans tâche ; ô très pure Vierge ! Par votre pureté virginale, votre Conception Immaculée, votre glorieuse qualité de Mère de Dieu, obtenez-moi de votre cher Fils l’humilité, la charité, une grande pureté de coeur, de corps et d’esprit, une sainte persévérance dans le bien, le don d’oraison, une bonne vie et une bonne mort. Amen. »

Prière de Sainte Louise de Marillac aux Saints Anges
La Prière de Sainte Louise de Marillac « Ô mon cher Ange, allez dire à mon Jésus que je L’adore de tout mon cœur » :
« Ô mon cher Ange, allez, je vous en conjure, où mon Jésus repose. Dites à ce divin Sauveur, que je L’adore, que je L’aime de tout mon cœur. Invitez cet adorable Prisonnier d’amour à venir dans mon cœur, à y fixer son Séjour. Ce cœur est trop petit pour y loger un si grand Roi, mais je veux l’agrandir par l’Amour et la Foi. Ainsi soit-il. »

Prière du Vendredi de la 4ème Semaine de Carême
Voici la Prière du Vendredi de la Quatrième Semaine de Carême « Ô Dieu, qui renouvelez le monde par d’ineffables Mystères » de la Collecte de la Sainte Messe du Vendredi de la Quatrième Semaine de Carême (Feria Sexta post Dominicam Quartam in Quadragesima) traduit du latin « Deus, qui ineffabílibus mundum rénovas sacraméntis » dans la Tradition Catholique pour un Saint Carême qui nous fait prier le Seigneur afin que la Famille du Christ, tout en amassant les Biens Célestes, ne manque pas néanmoins des ressources matérielles nécessaires.
« Ô Dieu, qui renouvelez le monde par d’ineffables Mystères, faites, nous Vous en supplions, que votre Église profite de ce que Vous avez institué pour La conduire à la Bienheureuse Éternité, et qu’Elle ne soit point privée de Votre secours dans Ses besoins temporels ».
« Deus, qui ineffabílibus mundum rénovas sacraméntis : præsta, quǽsumus ; ut Ecclésia tua et ætérnis profíciat institútis, et temporálibus non destituátur auxíliis ».
Ainsi soit-il.
La Sainte Messe du Vendredi de la Quatrième Semaine de Carême (Feria Sexta post Dominicam Quartam in Quadragesima)
La Collecte de ce Vendredi de la 4ème Semaine de Carême prélude déjà à la Renaissance Pascale, quand le Sacrement Eucharistique, nous communiquant l’Esprit et la Vie du Christ, accomplira dans notre âme le Mystère de sa Résurrection spirituelle. Mais cette Renaissance est, pour le moment, simplement Spirituelle, et l’Église ne cesse pourtant pas d’être une société visible, composée d’hommes passibles et mortels, qui ont aussi des besoins matériels qu’il faut satisfaire. Avec un équilibre parfait entre les aspirations de l’âme et les nécessités de la nature corporelle, l’Église se garde bien de séparer ce que Dieu a voulu réunir, et Elle prie donc le Seigneur afin que la Famille du Christ, tout en amassant les Biens Célestes, ne manque pas néanmoins des ressources matérielles nécessaires. L’Oraison parle aussi du Baptême : « Tu renouvelles le monde par tes Mystères merveilleux ».
La Sainte Liturgie de ce Vendredi de la Quatrième Semaine de Carême par ses Deux Lectures parallèles montrent aux Catéchumènes le Christ comme le Thaumaturge qui ressuscite des morts, et eux-mêmes doivent se considérer comme des Ressuscités. C’est justement la juxtaposition des deux scènes qui fait apparaître le Christ dans toute sa Majesté. Élie ne ressuscite l’enfant qu’au prix de nombreuses prières, il lutte avec Dieu pour obtenir la vie de l’enfant. Le Christ se tient debout, comme le Maître de la vie et de la mort ; Il n’a qu’à prononcer une Parole.
Le IIIème Livre des Rois (XVII, 17-24) concernant le petit enfant ressuscité par Élie est appelée par la péricope de Saint Jean racontant la Résurrection de Lazare. Ces grands amis de Dieu, qu’étaient Abraham, Moïse, Élie, le traitaient avec cette confiance qui atteste tout leur amour et qui plaît tant au Seigneur. Elle est l’indice d’une âme qui croit, comme le dit Saint Jean, à la Charité de Dieu, et qui, par suite, ose tout. Dans ses besoins elle s’adresse à Lui avec une simplicité parfaite, et elle exige presque, avec de fortes paroles, comme celles qu’aujourd’hui Élie emploie, ce qu’elle estime uniquement Glorieux pour Dieu, et Digne de la Bonté Divine.
L’Évangile selon Saint Jean (XI, 1-45) décrit la Résurrection de Lazare : Entre tous les Miracles accomplis par le Sauveur, Celui de rappeler Lazare du sépulcre quatre jours après sa mort fut le plus admirable, non pas tant par la difficulté de l’œuvre en elle-même que par les circonstances qui l’accompagnèrent ; car il n’est pas plus difficile à la Toute-Puissance de Dieu de Ressusciter tout le genre humain à la fin du monde, que de faire épanouir la fleur des champs. Il s’agit ici d’un Prodige absolument constaté et indéniable, accompli presque aux portes de Jérusalem, et devant une multitude de témoins. Les adversaires de Jésus sentirent si bien la Puissance décisive de ce nouveau Signe Messianique, qu’ils allèrent jusqu’à comploter de supprimer Lazare et de le renvoyer une autre fois au tombeau, comme si tuer Lazare eût été, comme l’observe spirituellement Saint Augustin, ôter au Sauveur le Pouvoir de le rappeler une seconde fois à la vie. Jésus aimait Marie, Marthe et Lazare, et, dans leur maison, Il se réconfortait des amertumes que Lui valaient les Juifs. Voilà le symbole des maisons religieuses et les prototypes des âmes aimantes, attachées à Jésus par les liens d’une intime Union. Jésus persécuté dans le monde se réfugie dans les cloîtres, et cherche une compensation d’amour dans les cœurs de Ses amis. Il frémit et Il pleure devant le tombeau de l’ami, et cela autant pour nous montrer combien Il l’aimait, que pour nous apprendre que la mort de Lazare est la figure de la mort qui domine sur toute la postérité d’Adam. Jésus, qui est l’ami de cette postérité déchue et prévaricatrice, en éprouve la peine la plus intime, Il pleure des larmes de sang, et, enfin, par sa Parole évangélique, Il la rappelle de la tombe, pour que, désormais, vivat Deo, elle vive pour Dieu. La Résurrection de Lazare symbolise aussi le Sacrement de la Pénitence. Jésus a seul la Vertu de convertir les cœurs, mais Il confie aux Apôtres et aux Prêtres la tâche de délier Lazare des bandelettes et du suaire sépulcral, pour que désormais il puisse marcher d’un pas rapide dans la voie des Divins Commandements.
La Prière Sacerdotale de Bénédiction Finale du Prêtre sur le Peuple au moment de Le congédier en ce Vendredi de la 4ème Semaine de Carême, rappelle à Dieu que si, conscients de notre faiblesse, nous mettons en Lui toute notre espérance de Salut, qu’Il fasse de Son côté, par sa Grâce, que nous ayons toujours sujet de nous réjouir de Sa douce Condescendance. C’est précisément ce que Dieu désire ; Il hait le superbe qui se vante de pouvoir se passer du Seigneur, et s’Il le renverse, c’est pour lui faire comprendre que sans Dieu on ne peut rester debout. Quand, au contraire, une âme est humble, qu’elle reconnaît et confesse qu’elle a un besoin absolu du Seigneur, celui-ci s’abaisse jusqu’à son néant, lui tend la main pour l’aider et l’élève jusqu’au plus haut des Cieux.

« 7 Prières à Saint Joseph » de Saint Alphonse de Liguori à Saint-Joseph
Voici les sept Prières sur les sept Douleurs et les sept Allégresses de Saint Joseph « Saint Joseph, par cette douleur et par cette allégresse, … » de Saint Alphonse de Liguori (1696-1787), Évêque de Sainte Agathe des Goths, Fondateur de la Congrégation des Prêtres-missionnaires du Très Saint Rédempteur (les Rédemptoristes) et Docteur de l’Église Catholique.
5°« Ô très vigilant Gardien du Fils de Dieu incarné, glorieux Saint Joseph, combien vous eûtes à souffrir pour servir le Fils du Très-Haut et fournir à sa subsistance, surtout pendant votre fuite en Egypte ; mais quelle joie vous éprouvâtes ayant toujours avec vous ce même Dieu, et en voyant les idoles des Egyptiens tomber à terre en sa Présence ! Par cette douleur et par cette allégresse, obtenez-nous la Grâce de tenir toujours éloigné de nous le tyran infernal, spécialement par la fuite des occasions dangereuses ; afin que toutes les idoles des affections terrestres tombent de notre cœur et qu’appliqués entièrement au service de Jésus et de Marie, nous vivions uniquement pour Eux afin de mourir heureusement. »
Ainsi soit-il.

En un mot, ce que l’âme est dans le corps, les chrétiens le sont dans le monde. L’âme est répandue dans membres du corps comme les chrétiens dans les cités du monde. L’âme habite dans le corps, et pourtant elle n’appartient pas au corps, comme les chrétiens habitent dans le monde, mais n’appartiennent pas au monde. L’âme invisible est retenue prisonnière dans le corps visible ; ainsi les chrétiens : on les voit vivre dans le monde, mais le culte qu’ils rendent à Dieu demeure invisible. La chair déteste l’âme et lui fait la guerre, sans que celle-ci lui ai fait de tort, mais parce qu’elle l’empêche de jouir des plaisirs ; de même que le monde déteste les chrétiens, sans que ceux-ci lui aient fait de tort, mais parce qu’ils s’opposent à ses plaisirs.
L’âme aime cette chair qui la déteste, ainsi que ses membres, comme les chrétiens aiment ceux qui les déteste. L’âme est enfermée dans le corps, mais c’est elle qui maintient le corps ; et les chrétiens sont comme détenus dans la prison du monde, mais c’est eux qui maintiennent le monde. L’âme immortelle campe dans une tente mortelle : ainsi les chrétiens campent-ils dans le monde corruptible, en attendant l’incorruptibilité du ciel. L’âme devient meilleure en se mortifiant par la faim et la soif ; et les chrétiens, persécutés, se multiplient de jour en jour. Le poste que Dieu leur a fixé est si beau qu’il ne leur est pas permis de le déserter.
Lettre à Diognète, n. 5-6

« Les actes en disent plus que les mots. Que vos paroles enseignent, que vos actes parlent. »
saint Antoine de Padoue

« Nous apercevons sur la terre des hommes, des animaux, des montagnes, des mers, des fleuves et des plantes.
Levons ensuite les yeux, et nous voyons le ciel, les étoiles et les planètes.
On se demande naturellement : Qui donc a fait toutes ces choses ?
Elle ne peuvent tenir leur être du néant ; car ce qui n’est rien, ne peut rien, et moins encore peut-il donner l’être à ce qui ne l’a pas : ce serait là créer, et pour créer il faut une puissance souveraine et infinie.
Pour la même raison, ces créatures n’ont pu tirer leur existence d’elles-mêmes ; car si d’abord elles n’étaient pas, elles ne pouvaient se donner l’être qu’elles n’avaient pas, en vertu de cette action vulgaire : Nemo dat quod non habet : On ne donne pas ce qu’on n’a pas. »
Saint Alphonse de Liguori, « Réfutation des matérialistes et des déistes »