18 mars : le saint du jour : saint Cyrille de Jérusalem
Saint Cyrille de Jérusalem

Saint Cyrille naquit à Jérusalem ou aux environs. Il s’appliqua de bonne heure à l’étude de l’Écriture Sainte, et se la rendit si familière, que ses discours, même ceux qu’il n’écrivait pas, n’étaient qu’un tissu de passages des Livres inspirés. Il joignit à cette étude celle des saints Pères et même celle des auteurs profanes, où il trouvait de puissantes armes contre l’erreur et pour la défense de la vérité. Cyrille reçut l’onction
sacerdotale vers l’an 345, et dès lors il se dévoua tout entier, corps et âme, à la conversion des païens et à l’instruction des catéchumènes. On accourait à ses catéchismes, de Jérusalem et de toutes les villes voisines. Il nous reste de lui vingt-trois instructions familières sur l’ensemble des vérités chrétiennes, le symbole de la foi et les sacrements. Ces instructions sont une de ses gloires les plus pures, car c’est un arsenal où l’apologiste chrétien trouve, même aujourd’hui, des armes puissantes et invincibles. Nous y voyons en particulier, que l’usage de faire le signe de la Croix était connu dès les premiers siècles: « Ne rougissez pas, disait-il, de la Croix de Jésus-Christ; imprimez-la sur votre front, afin que les démons, apercevant l’étendard du Roi, s’enfuient en tremblant. Faites ce signe, et quand vous mangez, et quand vous buvez, et quand vous êtes debout ou assis, quand vous vous couchez, quand vous vous levez et quand vous marchez; en un mot, faites-le dans toutes vos actions. » La gloire de saint Cyrille est d’avoir été l’ami et le défenseur de saint Athanase et du dogme chrétien contre les hérétiques. Trois fois exilé de Jérusalem, dont il était devenu évêque, trois fois rétabli sur son siège, il restera comme l’un des beaux modèles de la fermeté pastorale. Plusieurs faits merveilleux favorisèrent son apostolat et l’aidèrent à convertir les
païens. Un jour de l’an 351, une Croix immense apparut dans le ciel, s’étendant du Calvaire au mont des Oliviers; tous les habitants de Jérusalem la virent, et un grand nombre de païens crurent en Jésus-Christ. Dix ans plus tard, Julien l’Apostat, voulant faire mentir la prophétie évangélique qui annonçait la destruction du Temple, entreprit de le rebâtir; mais Cyrille prédit les châtiments de Dieu; il ne se firent pas attendre, car des tourbillons de flammes sortirent de terre et dévorèrent les ouvriers. Une multitude d’infidèles se convertirent.

Prière de Saint Cyrille de Jérusalem pour le Carême
Voici une Prière pour mieux vivre le Carême sous la forme de recommandations « Débarrasse-toi de toute préoccupation humaine car tu joues ton âme » de Saint Cyrille de Jérusalem (315-387), Évêque de Jérusalem de 348 à 387 et Père de l’Église qui prêcha les Catéchèses Baptismales, modèle d’enseignement religieux au IV siècle, et connut trois fois l’exil à cause de sa foi en la divinité du Christ.
« Débarrasse-toi de toute préoccupation humaine car tu joues ton âme. Tu laisses entièrement de côté ce qui est du monde ; ce que tu laisses de côté est petit, grands au contraire sont les Dons du Seigneur. Quitte le présent et crois en l’avenir. De tant d’années tu as parcouru la carrière sans arrêter tes vains travaux d’ici-bas, et tu ne peux t’arrêter quarante jours pour t’occuper de ta propre fin ? « Arrêtez-vous et sachez que moi, je suis Dieu », dit l’Écriture (Ps 45, 11). Renonce au flux de paroles inutiles ; ne médis pas ; n’écoute pas non plus volontiers le médisant, mais sois plutôt prêt à prier. Montre dans l’ascèse la vitalité de ton cœur. Purifie ce réceptacle pour recevoir une grâce plus abondante. Car la rémission des péchés est également donnée à tous, mais la participation à l’Esprit Saint est accordée selon la mesure de la foi de chacun. Si tu te donnes peu de mal, tu recueilles peu ; si tu travailles beaucoup, important sera ton salaire. Tu cours pour toi-même ; veille à ton intérêt. Amen. »

Prières pour les « Familles divisées » pour les Familles
« Père, nous nous tournons vers toi et te rendons grâce pour N. et N. et pour leurs enfants, pour le don de la vie et pour l’amour dont tu les aimes chacun personnellement. Nous voulons te dire notre confiance que tu es auprès d’eux en ce moment de grande souffrance et que tu les assistes d’une manière que nous ne connaissons pas. Seigneur Jésus, que ton sang béni lave, purifie et restaure toutes les relations brisées et abîmées. Guéris leurs mémoires de toutes les paroles dures et injustes et les cœurs de tout sentiment d’insécurité, d’abandon et de trahison. Esprit-Saint, conduis chacun sur un chemin de vérité, de liberté et d’amour. Nous te demandons d’agir avec puissance dans chacune de leurs vies. Notre-Dame des tout-petits, toi qui veilles avec tendresses sur nos familles, nous te demandons aujourd’hui encore de prier pour toute notre famille. Soyez proche de ceux qui en ont le plus besoin, en particulier de N. et N. et de leurs enfants. Amen. »

Prière du Père Abbé Gauthier de Coincy (o. s. b.) à la Sainte Vierge
Voici une Prière de salutations et de louanges à la Très Sainte Vierge Marie « Salut, glorieuse Reine des vierges » du Père Abbé Gauthier de Coincy (1177-1236), moine bénédictin de Saint-Médard de Soissons à quinze ans, nommé Prieur à Vic-sur-Aisne puis de Saint-Médard, auteur des « Miracles de Nostre Dame » et des « Chansons à la Vierge ».
« Salut, glorieuse Reine des vierges, vigne généreuse, remède de la vie, résine de clémence. Salut, abondante Piscine de Grâce, des souillures charnelles daigne nous purifier dans la vasque de la pureté. Radieuse de clarté, étoile matinale, Tu interprètes rapidement la loi, par Toi la loi divine brille sous les rayons de la doctrine. Rose qui fleuris dans la beauté, dépourvue des épines du péché, pleine de chasteté, incline vers nous ton oreille et sauve-nous de la ruine. Cèdre de pudicité, cyprès de pureté, myrrhe de pénitence, olivier de piété, myrte de douceur, vigne d’abondance, sarment de l’honneur, palmier de patience, nard de la charité, fontaine du jardin de la volupté, goutte de rosée, parfum de la fleur que le printemps vient d’ouvrir, fontaine de douceur, vase de beauté, temple de la Trinité, assemblage d’unité, beauté de l’étoile, onde paisible, port salutaire, je Te prie, je Te suis, douce conductrice, mère expérimentée, Marie, étoile de la mer. Ô Marie, mère pieuse, refuge des pénitents, secours des faibles, colonne de la force, nourricière de sainteté. Ô Marie, digne de louange, allégresse des joyeux, consolation des affligés, remède salutaire, sauvegarde de liberté, Tu es l’oracle de l’alliance, l’empreinte du sceau, le chariot de la route, la voie de l’équité, la lumière de la charité. Tu es l’abri qui ombrage le pauvre, la retraite des misérables, l’expiation des criminels, la lumière de la clarté, la lune qui éclaire les dépravés. Tu es le trône de Salomon, supérieur aux trônes du ciel, Tu es la toison de Gédéon, le buisson de la vision, le lit de la pureté, l’odeur balsamique, l’encens éclatant de blancheur, le four embrasé. Tu es l’union dans les discordes, le mariage d’amour, le refuge des humbles, le remède des languissants, le conseil des égarés, l’aide des travailleurs, Tu abrèges la lice à ceux qui courent, Tu récompenses le vainqueur. Tu es le miroir de la pureté, le spectacle de la gloire, par un Miracle de la Grâce Tu es la mère du Créateur. Salut, ô Belle, resplendissante aurore, nuée pluvieuse, laisse tomber la rosée du ciel, humecte doucement le cœur aride. Salut, ô gracieuse, précieuse par Ta prière, implore ton Fils, sois présente à l’heure de la mort ».
Ainsi soit-il.

Prière de Sainte Gertrude de Helfta à la Sainte Vierge
Voici la Prière « Je vous salue Marie » de Sainte Gertrude de Helfta (1256-1301) appelée aussi Sainte Gertrude la Grande, Religieuse bénédictine du Monastère d’Helfta, près d’Eisleben, dans l’actuel land de Saxe-Anhalt (Allemagne), théologienne et mystique du XIIIe siècle.
« Je vous salue Marie, lys éclatant de blancheur de la très sainte et très resplendissante Trinité qui vit au séjour éternel de la lumière et de la paix. Je vous salue rose éblouissante d’une céleste douceur, Vierge immaculée que le Roi des Cieux a voulu pour mère et qui l’a nourri de son lait virginal. Ô Marie, fais couler en notre âme les torrents de la grâce divine. Ainsi soit-il. »

« Avant tout, primauté à la vocation. Dieu nous aime avant même que nous sachions nous adresser à Lui, et c’est Lui nous donne l’amour qui nous permet de correspondre.
La bonté paternelle de Dieu vient à notre rencontre. Notre Seigneur n’est pas seulement juste, Il est beaucoup plus que cela. Il est miséricordieux. Il n’attend pas que nous allions vers Lui; Il s’avance, avec des signes inéquivoques de son amour paternel. »
Saint Josémaria Escriva (1902-1975)
(Quand le Christ passe, 33)