26 mars : le saint du jour : saint Félix de Trèves

Saint Félix de Trèves

A l’époque où le tyran Maxime régnait en Occident, le siège épiscopal de Trèves devint vacant (an. 386), et Maxime qui tenait sa cour dans cette ville, affecta de s’intéresser aux affaires de l’Église : il autorisa la réunion des évêques pour l’élection d’un nouveau pasteur. Un homme, de très sainte vie, appelé Félix, fut choisi d’un commun accord. Sulpice Sévère a écrit de lui qu’il était très digne d’être élevé à l’épiscopat, mais qu’il méritait d’être sacré par d’autres mains et en un temps plus heureux.

C’est que beaucoup des évêques assemblés, quoique catholiques, appartenaient au parti d’Ithace, évêque espagnol, dont les saints prélats comme Martin de Tours, Ambroise de Milan, évitaient la communion. Ils trouvaient que cet Ithace poursuivait trop mollement les priscillianistes. Ceci explique pourquoi saint Martin de Tours, présent à l’ordination de Félix, se repentit plus tard d’y avoir communiqué avec les ithaciens.

Cependant l’ordination de Félix fut jugée conforme aux canons et la manière dont il gouverna son troupeau montra bien qu’il était l’élu de Dieu. Malgré tout, Félix passa pour un ithacien; beaucoup de prélats évitèrent sa communion, il en prit occasion de s’humilier. Le concile de Milan, tenu en 396, sous la présidence de saint Ambroise, excommunia et exila Ithace : cette mesure ne rendit point la paix à l’Église des Gaules, et les évêques se tinrent à l’écart de Félix. Celui-ci aurait pu justifier son élection; il préféra se retirer afin de n’être pas un sujet de trouble et de division.

Après avoir gouverné son Église de Trèves pendant douze ans et quelques mois, il renonça à l’épiscopat. Cette détermination généreuse parut comme le point de départ de sa sanctification. Il se renferma dans la solitude, passa le reste de ses jours dans les exercices de la pénitence, dans la prière et la méditation des Livres saints.

On place sa mort vers l’an 400. Il fut inhumé le 26 mars dans une église dédiée à la très sainte vierge Marie et aux martyrs de la Légion thébaine. On dit qu’il avait fait construire lui-même cette église et qu’il y avait déposé le corps de saint Paulin, l’un de ses prédécesseurs.

Prière aux futures Mamans enceintes pour les Époux

Voici une Prière « Mesdames, donnez-nous des Saints ! » à toutes les futures Mamans enceintes pour que leur enfant « n’oublie pas Dieu » et trésaille de joie en Présence de Jésus dans une Église Catholique devant le Très Saint Tabernacle. Le Saint Curé d’Ars n’osait-il pas dire : « Si les mamans avait autant de soin de l’âme de leurs enfants que de leur corps, il n’y aurait personne en enfer ! »

Et des Saints, ça se « fabrique » pendant les neuf mois de la grossesse…

Je m’explique :

Pourquoi pensez-vous que la plus part des grands Saints avaient pour maman de Saintes femmes très pieuses ? À commencer par Blanche de Castille pour Saint-Louis, mais aussi c’est le cas pour Saint Augustin, Saint François de Sales, Saint Dominique, Saint Bernard et tant d’autres… Ces femmes, en plus d’être pieuses, étaient des châtelaines, donc en plus d’être pieuses, elles avaient une chapelle à domicile, et qui dit une chapelle à domicile, dit Jésus à domicile !

Vous voyez où je veux en venir ?

Pour « faire un enfant », on n’est jamais que deux, mais trois ! Car si vous, vous transmettez la nature humaine, c’est Dieu, et Lui seul qui crée l’âme ! Or tout ce que Dieu fait, Il le fait parfait. L’âme qu’Il crée, Il la crée parfaite. C’est la nature, la nature humaine qui transmet le « péché de nature », le « péché originel », ce qui va « enténébrer » l’âme…

Il y a donc un instant, l’instant créateur, où Dieu crée l’âme. Et à cet instant, chacun de nous, tous, nous avons vu Dieu ! Et on en a été ébloui ! C’est ce que beaucoup appellent le « baisé de Dieu à l’âme », la « mémoria Dei ». Puis, nous avons « pris chair » de cette nature humaine, que nous ont préparé nos parents… Et uni à notre maman, nous avons commencé à vivre toutes sortes de choses à travers les émotions de ce qu’elle vit chaque jour… et plus on vit de choses, plus on commence à enfouir, et à oublier les plus anciennes !
Alors, pour que votre enfant « n’oublie pas Dieu », c’est tout simple ! C’est au plus proche de la conception, dès que vous savez que vous êtes enceinte, que l’enfant est encore tout « ébloui », qu’il faut lui permettre de replonger son âme dans la Présence de son Créateur. Allez à Jésus ! Allez-y plusieurs fois par jour, si vous n’êtes pas loin d’une église ! (vous vous économiserez beaucoup de difficultés pour l’époque de l’adolescence, car votre enfant restera attiré par Dieu…)

Pourquoi pensez-vous que l’Évangile dit que lorsque Sainte Élisabeth vit la Très Sainte Mère de Dieu entrer chez elle, « son enfant tressaillez de joie ! » Saint Jean-Baptiste en effet, ressentit en sa Présence une joie inexprimable qui fut celle de l’enfant qui rencontre son Créateur, La rencontre ! Oh joie, oh tressaillement d’allégresse dans les entrailles de Sainte Elisabeth en cet instant, en cette reconnaissance bouleversante, en cette découverte sublime ! Ô joie, joie de l’enfant non-né qui ressent La Présence, et s’en trouve comblé !

Femmes, mamans d’aujourd’hui, sachez que c’est encore de cette manière que tout enfant non-né tressaille de joie en Présence de Jésus ! Et vos enfants, chacun de vos enfants Le ressent, L’y reconnaît, et y goûte Ses délices !

Voici donc le splendide cadeau à leur offrir est presque l’unique cadeau nécessaire et dont ils ont un besoin extrême : pénétrer dans une Église Catholique ! Oh qu’ils puissent goûter et ressentir cette joie céleste, eux qui vont devoir affronter une terre si désolée !

Ils sont si purs que toute impureté est pour eux source de souffrance !

Oh, combien de mamans enceintes feraient la joie de leurs enfants si elles venaient se reposer devant le Très Saint Tabernacle, laissant se répondre sur lui tout l’Amour Céleste. Oh, combien d’enfants inquiets déjà et malades, trouveraient là leur guérison et leur consolation, car ils ne sont faits que pour le bonheur du Ciel et on ne leur offre trop souvent que le mal et le malheur.

Ainsi quelle souffrance intolérable vivent certains enfants non-nés dans les entrailles de leurs mères, quand celles-ci regardent à la télévision ou ailleurs, des programmes impurs, violents ou laids. Ils sont extrêmement blessés, on pourrait dire presque torturés à ces moments-là. Que de maladies, que de handicaps se préparent ainsi ! L’enfant se tord de douleur et personne ne s’en aperçoit !
Oh maman venez, venez à Jésus, dans le silence d’une église. Peut-être ne saurez-vous pas entendre vous-même sa Voix, mais votre enfant L’entendra, car il a n’attend et ne cherche que son Dieu. Plus il est petit, plus il Le cherche !

Vous serez surprise alors peu à peu, de le sentir respirer différemment, de le sentir s’apaiser. Vous serez surprise du calme que ces visites opéreront sur lui jusqu’au moment où à votre tour, vous tressaillirez de joie, car votre enfant vous aura appris, sans mots, sans paroles, que Jésus est votre Sauveur miséricordieux. Car c’est lui, qui Le ressentant, Le reconnaissant, apprendra à vos âmes blessées, à vos corps blessés ce qu’est son Amour. C’est lui, qui tout doucement vous réconciliera avec Lui. Car le tout petit sent ce que vous ne sentez plus, désire ce que vous ne désirez plus, sait ce que vous ne savez pas, connaît Celui que vous ne connaissez pas.

Oh bonheur de l’enfant devant son DIEU ! Ne le privez pas de cette seule véritable consolation qui sera ensuite la vôtre pour l’éternité !

Alors, imaginez-vous, si dans 15 ans, nous avions toute une série de petits Saints ? Le monde entier changera plus vite que nous ne le pensons !

Le Saint Curé d’Ars n’osait-il pas dire : « Si les mamans avait autant de soin de l’âme de leurs enfants que de leur corps, il n’y aurait personne en enfer ! »

Ainsi soit-il.

« Prière à Saint Joseph » de Dom Conrad Boppert à Saint-Joseph

Voici une Prière à l’heure où finira notre pèlerinage terrestre « Ô Saint Joseph, Patron des mourants » du Révérend Père Conrad Boppert (1750-1811), Prêtre et écrivain bénédictin allemand de l’Abbaye Saint-Paul du Lavanttal dans le district de Wolfsberg en Carinthie (Autriche), auteur du « Scutum Fidei » (Bouclier de Foi) en douze volumes et en latin qui contient une méditation sur toutes les Fêtes pour tous les jours de l’Année liturgique de l’Église Catholique Romaine.

« Ô Saint Joseph, Vous qui, épuisé par le travail et par les peines, avez émigré de cette terre entre les bras de Marie votre femme et de votre apprenti Jésus, venez-moi en aide avec Jésus, avec Marie, surtout à l’heure où finira mon terrestre pèlerinage. Ô Patron des mourants, accordez-moi, à cette heure, ce soulagement, auquel j’aspire avec tant d’ardeur, de recevoir contre les menaces de l’Ennemi la céleste défense du Sacrement Eucharistique, vrai Viatique de l’éternité, en sorte que je puisse mourir, moi aussi, entre les bras très suaves de Jésus et de Marie. Ô Jésus, Marie, Joseph, vivant et mourant, je Vous confie mon âme et la remets entre Vos mains. Ô Jésus, Marie, Joseph, Noms si doux aux Chrétiens agonisants, Noms si pleins de consolations, soyez, oh ! Soyez les derniers soupirs qui fassent frémir mes lèvres pâles et froides : Jésus, Marie, Joseph. »

Ainsi soit-il.

« Seigneur Jésus, avec saint Jean-Marie Vianney, nous te confions : tous les prêtres que nous connaissons, ceux que nous avons rencontrés, ceux qui nous ont aidés, ceux que tu nous donnes aujourd’hui comme pères.

La prière pour les prêtres

Hymne de M. l’Abbé Théodore de Cénat de L’Herm à Jésus-Christ

Voici l’Hymne sur l’Invention de la Sainte Croix « Aux Autels que venons-nous faire ? » de Monsieur l’Abbé Théodore de Cénat de L’Herm (1796-1867), Curé de Chevannes dans le Loiret puis de Saint-Pal-de-Chalencon en Haute-Loire, auteur des « Poésies Sacrées, proses et hymnes des Fêtes de l’année ».

  1. Aux Autels que venons-nous faire ?
    Quelles sont ces Solennités ?
    L’on a trouvé la Croix : des hommes rachetés,
    Des hommes rachetés, c’est la richesse héréditaire.
  2. Des Temples l’Onction Sacrée
    Attend nos honneurs en ce Jour.
    C’est deux Fêtes ensemble. Il faut que, tour à tour,
    L’Une et l’Autre soit célébrée.
  3. Lorsque pour nous Jésus s’immole,
    La Croix est Son divin autel.
    La Croix est de la foi l’étendard immortel,
    Et c’est Elle qui nous console.
  4. Chaque Temple du Roi de Gloire
    Est un Palais, comme un Trésor
    De la Grâce, de Biens plus précieux que l’or,
    Et des armes de la Victoire.
  5. Non, non, ce qui sauve le monde,
    Ce n’est pas le bois de la Croix ;
    Nos nouveaux droits au Ciel ne sont pas dans ce bois ;
    Ils viennent du Sang qui l’inonde.
  6. Des Temples respectons l’enceinte ;
    Les pierres, les ciments impurs
    Ne font pas toutefois la Gloire de leurs murs ;
    Elle vient d’une Onction Sainte.
  7. La Foi prend son flambeau céleste :
    L’heureuse Hélène suit la foi ;
    Elle cherche la Croix de notre divin Roi,
    La trouve … un Miracle l’atteste.
  8. Jésus cache en ses Sanctuaires
    Les Richesses de son Amour.
    L’Eglise nous Les montre et nous dit chaque jour :
    Cherchez sur ces nouveaux Calvaires.
  9. La Croix opère un grand prodige :
    Elle triomphe de la mort,
    Lui ravit Sa victime, et ressuscite un mort.
    Avec la Croix la mort transige
  10. Nos Temples sont pleins de Miracles :
    Ils font renaitre un nouveau-né ;
    Ils renvoient tous les jours le pécheur pardonné ;
    Dieu réside en leurs Tabernacles.
  11. Mais tremblez, âmes corrompues,
    Qui méprisez la Croix du Christ.
    Quel sera votre effroi, lorsqu’au Grand Jour prédit,
    Elle brillera dans les nues.
  12. Vous qui venez braver en face
    La Majesté du Tout-Puissant,
    Fuyez ! … au Temple on vient en humble suppliant,
    Et non avec un air d’audace.
  13. A Vos adorateurs fidèles,
    Aux disciples de Votre croix,
    Assurez, ô Jésus, d’inamissibles droits
    Aux Récompenses éternelles.
  14. Dieu, que vos Temples nous consolent
    Dans les peines de notre exil !
    Donnez-nous la Patrie où l’on est sans péril,
    Et loin des maux qui nous désolent.

Ainsi soit-il.

26 Mars : Saint Ludger, évêque de Munster (809)

Saint Ludger, contemporain de Charlemagne, était issu d’une noble famille de la Frise. Élevé par ses parents dans la vertu et la piété, il ne tarda pas à donner des marques évidentes d’une vocation extraordinaire; son enfance et sa jeunesse se passèrent dans un monastère où il reçut de saint Grégoire d’Utrecht les leçons de la science et de la sainteté. Sa vive intelligence pénétrait les questions les plus difficiles; les livres saints surtout faisaient ses plus chers délices; il y puisait cette onction suave qui devait plus tard caractériser sa parole apostolique et ramener tant d’âmes à Dieu.

Saint Grégoire envoya son jeune disciple en Angleterre auprès du célèbre Alcuin, pour y compléter ses études. Simple diacre, il reçut la mission d’aller rétablir l’Église de Deventer, ruinée par les Saxons infidèles; ce qu’il exécuta avec un tel succès qu’il y abolit les restes du paganisme.

Ordonné prêtre, il devint l’apôtre de la Frise et le digne émule de saint Wulfran. Ni les fatigues ni les persécutions ne purent l’arrêter: à la place des idoles renversées, il plantait la Croix et faisait entrer en masse ces populations barbares dans le sein de l’Église.

Obligé de fuir la persécution du redoutable Witikind, le saint pasteur se réfugia au monastère du Mont-Cassin, en Italie. Il y étudia la règle de saint Benoît en compagnie de son frère saint Hildegrin, qui l’y avait suivi, et y continua sa mission par ses prières et par ses austérités.

Charlemagne, vainqueur des Saxons, ayant demandé à l’infatigable apôtre le secours de sa parole, afin de conquérir à la foi ce peuple déjà conquis au royaume de France, Ludger accourut. Un nouveau diocèse est érigé, qui embrasse toute la Westphalie, et Ludger en est sacré évêque; sa ville épiscopale prend, dans la suite, le nom de Munster, d’un monastère d’Augustins, qu’il avait fondé. Mais sa vertu avait trop d’éclat pour être à l’abri de la jalousie et de la calomnie.

La frugalité de sa table, sa tendresse pour les pauvres, sa modestie, son humilité, ses austérités excessives déplurent aux hommes mondains, qui le décrièrent auprès du grand empereur des Francs, et l’accusèrent en même temps de dissiper les biens de l’Église par ses grandes charités.

Ludger fut mandé à la cour pour avoir à se justifier: appelé près du prince dans un moment où il récitait son bréviaire, le Saint voulut l’achever et se fit attendre.

« Pourquoi, lui dit Charles, n’être pas venu tout d’abord?

— Prince, répond l’évêque, je priais Dieu; quand vous m’avez choisi pour évêque, vous m’avez recommandé de préférer toujours le service de ce Roi des rois à celui des hommes, même de l’empereur. »

L’empereur, charmé de cette réponse n’en voulut pas entendre davantage: il renvoya avec honneur le pasteur vers ses ouailles, l’exhortant à montrer toujours la même ardeur dans le service du Seigneur et celui de Son Église.

Dieu honora les travaux apostoliques de Son humble serviteur par le don des miracles. Il rendit la vue à un aveugle en faisant le signe de la Croix sur ses yeux. Un autre aveugle ayant un jour demandé à lui parler:

« Mon frère, que me voulez-vous, lui dit Ludger?

— Faites, dit-il, que je voie, pour l’amour de Dieu!

— Que vous voyiez, pour l’amour de Dieu? » reprit Ludger, s’étonnant de sa demande. Et à l’instant l’aveugle vit.

Il était sur le point de partir pour le Danemark et la Norvège, quand le Ciel mit un terme à sa course ici bas, le 26 mars 809. Les reliques de saint Ludger sont conservées au monastère de Werden. A Munster on vénère deux de ses os.

Réflexion Pratique : Dieu est notre premier maître : servons-le donc avant tout et avant tous.

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