4 avril : le saint du jour : saint Isidore
Saint Isidore

Saint Isidore, frère et successeur de saint Léandre sur le siège archiépiscopal de Séville, était de famille princière; il eut aussi pour frère saint Fulgence, et pour soeur sainte Florentine, vierge et religieuse, illustre par ses chants sacrés. On rapporte que la nourrice d’Isidore l’ayant laissé seul un instant dans le jardin de son père, il fut environné d’un essaim d’abeilles, dont quelques-
unes se posèrent sur son visage et sur ses lèvres sans lui faire aucun mal: présage des flots de persuasive éloquence qui devaient couler un jour de la bouche du grand Docteur. Il fut confié, jeune encore, à son frère aîné, Léandre, qui l’aimait comme un fils, mais qui usa envers lui d’une grande sévérité. Un jour, Isidore, découragé par l’insuccès de ses efforts et rebuté par les énergiques corrections de l’archevêque, s’enfuit de l’école de Séville. Après avoir erré quelque temps dans la campagne, exténué de soif et de fatigue, il s’assit auprès d’un puits et se mit à regarder avec curiosité les sillons qui en creusaient la margelle. Il se demandait d’où provenait ce travail, lorsqu’une femme qui venait chercher de l’eau au puits, touchée de la beauté et de l’humble innocence de l’écolier, lui expliqua que les gouttes d’eau, en tombant sans cesse sur le même endroit, avaient creusé la pierre. Alors l’enfant rentra en lui-même et se dit que si la dureté de la pierre se laissait ainsi creuser goutte à goutte par l’eau, son esprit finirait bien aussi par subir l’empreinte de l’enseignement. Il retourna auprès de son frère et acheva son éducation de façon à posséder bientôt le latin, le grec et l’hébreu, et à devenir le collaborateur actif de Léandre dans l’oeuvre de la conversion des ariens. Son zèle et sa science irritèrent tellement ces hérétiques, qu’ils résolurent de le tuer; mais la
Providence le tira de leurs mains. C’est alors que, pour approfondir encore davantage la science de la foi, il entra dans un monastère, où il s’adonna autant aux vertus religieuses qu’à l’étude. A la mort de Léandre, il fut élu à sa place aux unanimes applaudissements du peuple. Pendant que tous se réjouissaient de son élévation, lui seul pleurait. Dès qu’il eut ceint la mitre et pris en main la houlette pastorale, sa vie ne fut plus qu’un perpétuel sacrifice, et il ne cessa de se dépenser pour son troupeau, au point qu’il est incompréhensible comment la vie d’un homme si occupé par le ministère extérieur a pu suffire à tant de savants écrits. Prévenu par le Ciel de son prochain trépas, il se fit porter à l’église, se fit donner un cilice et mourut sur la cendre.

La prière de saint Isidore pour être inspiré par l’Esprit saint
Nous voici devant Toi, Esprit Saint ;
en Ton Nom, nous sommes réunis.
Toi notre seul conseiller, viens à nous,
demeure avec nous,
daigne habiter nos cœurs.
Enseigne-nous vers quel but nous orienter ;
montre-nous comment nous devons marcher ensemble.
Nous qui sommes faibles et pécheurs,
ne permets pas que nous provoquions le désordre.
Fais-en sorte,
que l’ignorance ne nous entraîne pas sur une fausse route,
ni que la partialité influence nos actes.
Que nous trouvions en Toi notre unité,
sans nous éloigner du chemin de la vérité et de la justice,
en avançant ensemble vers la vie éternelle.
Nous te le demandons à Toi,
qui agit en tout temps et en tout lieu,
dans la communion du Père et du Fils,
pour les siècles des siècles,
Amen.
———————————————————————————————————————————————————-
Mon Dieu, augmente ma foi
Mon Dieu, je crois en toi, augmente ma foi ;
j’espère en toi, assure mon espérance ;
je t’aime, fais-moi t’aimer de plus en plus,
je me repens d’avoir péché, accrois mon repentir.
Je t’adore comme mon premier principe,
je te désire comme ma fin dernière,
je te rends grâce comme à mon perpétuel soutien,
je t’appelle comme mon protecteur plein d’amour.
Mon Dieu, dirige-moi par ta sagesse,
corrige-moi-moi par ta justice,
réconforte-moi par ta miséricorde,
et protège-moi par ta puissance.
Je te consacre mes pensées,
qu’elles soient fixées sur toi ;
mes paroles, qu’elles ne parlent que de toi,
mes actions, qu’elles reflètent ton amour pour moi,
mes souffrances, qu’elles soient offertes pour toi.
Seigneur, je veux ce que tu veux,
parce que tu le veux,
et autant que tu le veux.
D’après la prière du Pape Clément XI

« Prière de Conversion » du R. P. Nicolas Sanadon pour les Conversions
Voici une Prière à la Sainte Vierge pour obtenir une sincère Conversion « C’est à Vous, Vierge Sainte, que je m’adresse pour ma conversion » du Révérend Père Nicolas Sanadon (1651-1720), Prêtre Jésuite, professeur de philosophie au Collège de Paris, directeur spirituel auprès de communautés religieuses et auteur des « Prières et Instructions Chrétiennes » qui seront reprises pendant deux siècles dans les livres de dévotion et d’où est extraite cette prière à la Sainte Vierge de Conversion.
« C’est à Vous, Vierge Sainte, que je m’adresse avec une entière confiance, tout indigne que je suis de Vos bontés. Je sais que j’ai besoin d’une puissante protection auprès de Dieu, et que je la trouverai sûrement en Vous. Enfin le temps est venu qu’il faut penser sérieusement à me convertir, ou prendre la funeste résolution de m’exposer à un danger évident d’être éternellement damné. La multitude et l’énormité de mes péchés, la Patience prodigieuse avec laquelle Dieu si grièvement et si opiniâtrement offensé, a soutenu ce vase de colère, les jours de salut et de bénédiction qui approchent, les mouvements intérieurs que je sens et qui sont manifestement la voix du Pasteur qui rappelle la brebis égarée, me doivent convaincre que si je ne retourne à Lui par une sincère pénitence, je risque de ne le pouvoir plus, d’être abandonné à la rage des démons, et de porter éternellement tout le poids des vengeances d’un Dieu méprisé. Cependant, Sainte Mère de mon Sauveur, tout l’Enfer s’oppose à mon bonheur : il fait des efforts extraordinaires pour m’empêcher de céder aux Bontés de Dieu, et de sortir de la honteuse et cruelle servitude dans laquelle je gémis depuis tant de temps. Mère de Miséricorde, me laisserez-Vous sans appui dans le temps que j’ai un besoin si pressant de votre Secours ? Vous pouvez tout auprès de Dieu, puisque Vous êtes sa Mère ; mais puisque tout misérable que je suis Vous ne dédaignez pas de me regarder comme Votre enfant, j’ai droit de tout espérer de Vous. Obtenez-moi donc, ô la Meilleure, la plus Tendre, et la plus Bienfaisante de toutes les Mères, une horreur extrême du péché, une vive douleur de l’avoir commis, une volonté ferme et inébranlable de ne le plus commettre, une résolution efficace d’en fuir l’occasion et de rompre tout attachement déréglé, enfin un désir ardent de réparer mes crimes par une Confession parfaite et par une sincère pénitence. Si Vous me ménagez cette Grâce par Votre puissante Intercession, je Vous promets pour tout le reste de mes jours un attachement inviolable à Votre service, un amour tendre et respectueux pour Vous, une confiance filiale en votre Pouvoir, une application constante à Vous honorer et à imiter Vos vertus, afin qu’avec Vous je bénisse éternellement dans le Ciel votre Fils Jésus, qui vit et règne avec le Père et le Saint Esprit dans tous les siècles des siècles ».
Ainsi soit-il.

« Prière à Saint Joseph » de Dom Conrad Boppert à Saint-Joseph
Voici une Prière à l’heure où finira notre pèlerinage terrestre « Ô Saint Joseph, Patron des mourants » du Révérend Père Conrad Boppert (1750-1811), Prêtre et écrivain bénédictin allemand de l’Abbaye Saint-Paul du Lavanttal dans le district de Wolfsberg en Carinthie (Autriche), auteur du « Scutum Fidei » (Bouclier de Foi) en douze volumes et en latin qui contient une méditation sur toutes les Fêtes pour tous les jours de l’Année liturgique de l’Église Catholique Romaine.
« Ô Saint Joseph, Vous qui, épuisé par le travail et par les peines, avez émigré de cette terre entre les bras de Marie votre femme et de votre apprenti Jésus, venez-moi en aide avec Jésus, avec Marie, surtout à l’heure où finira mon terrestre pèlerinage. Ô Patron des mourants, accordez-moi, à cette heure, ce soulagement, auquel j’aspire avec tant d’ardeur, de recevoir contre les menaces de l’Ennemi la céleste défense du Sacrement Eucharistique, vrai Viatique de l’éternité, en sorte que je puisse mourir, moi aussi, entre les bras très suaves de Jésus et de Marie. Ô Jésus, Marie, Joseph, vivant et mourant, je Vous confie mon âme et la remets entre Vos mains. Ô Jésus, Marie, Joseph, Noms si doux aux Chrétiens agonisants, Noms si pleins de consolations, soyez, oh ! Soyez les derniers soupirs qui fassent frémir mes lèvres pâles et froides : Jésus, Marie, Joseph. »
Ainsi soit-il.

Quand le Prêtre donne l’absolution, il ne faut penser qu’à une chose ; c’est que le sang du bon Dieu coule sur notre âme pour la laver, la purifier et la rendre aussi belle qu’elle était après le baptême.
SAINT CURÉ D’ARS

Basilique Saint-Isidore à León (Espagne)

LES DEUX HOMMES MALADES :
Deux hommes, tous les deux gravement malades, occupaient la même chambre d’hôpital. L’un d’eux devait s’asseoir dans son lit pendant une heure chaque après-midi afin d’évacuer les sécrétions de ses poumons. Son lit était à côté de la seule fenêtre de la chambre. L’autre homme devait passer ses journées couché sur le dos. Les deux compagnons d’infortune se parlaient pendant des heures. Ils parlaient de leurs épouses et familles, décrivaient leur maison, leur travail, leur participation dans le service militaire et les endroits où ils avaient été en vacances. Et chaque après-midi, quand l’homme dans le lit près de la fenêtre pouvait s’asseoir, il passait le temps à décrire à son compagnon de chambre tout ce qu’il voyait dehors. L’homme dans l’autre lit commença à vivre pour ces périodes d’une heure où son monde était élargi et égayé par toutes les activités et les couleurs du monde extérieur.
De la chambre, la vue donnait sur un parc avec un beau lac. Les canards et les cygnes jouaient sur l’eau tandis que les enfants faisaient voguer leurs bateaux, modèles réduits. Les amoureux marchaient bras dessus, bras dessous, parmi des fleurs aux couleurs de l’arc-en-ciel. De grands arbres décoraient le paysage et on pouvait apercevoir au loin la ville se dessiner. Pendant que l’homme près de la fenêtre décrivait tous ces détails, l’homme de l’autre côté de la chambre fermait les yeux et imaginait la scène pittoresque.
Lors d’un bel après-midi, l’homme près de la fenêtre décrivit une parade qui passait par là. Bien que l’autre homme n’ait pu entendre l’orchestre, il pouvait le voir avec les yeux de son imagination, tellement son compagnon le dépeignait de façon vivante. Les jours et les semaines passèrent. Un matin, à l’heure du bain, l’infirmière trouva le corps sans vie de l’homme près de la fenêtre, mort paisiblement dans son sommeil. Attristée, elle appela les préposés pour qu’ils viennent prendre le corps.
Dès qu’il sentit que le temps était approprié, l’autre homme demanda s’il pouvait être déplacé à côté de la fenêtre. L’infirmière, heureuse de lui accorder cette petite faveur, s’assura de son confort, puis elle le laissa seul. Lentement, péniblement, le malade se souleva un peu, en s’appuyant sur un coude pour jeter son premier coup d’œil dehors. Enfin il aurait la joie de voir par lui-même ce que son ami lui avait décrit. Il s’étira pour se tourner lentement vers la fenêtre près du lit. Or tout ce qu’il vit, fut… un mur!
L’homme demanda à l’infirmière pourquoi son compagnon de chambre décédé lui avait dépeint une toute autre réalité. L’infirmière répondit que l’homme était aveugle et ne pouvait même pas voir le mur. » Peut-être, a-t-il seulement voulu vous encourager. « , commenta-t-elle.
Épilogue…
Il y a un bonheur extraordinaire à rendre d’autres heureux, en dépit de nos propres épreuves. La peine partagée réduit de moitié la douleur, mais le bonheur, une fois partagé, s’en trouve doublé.
Si vous voulez vous sentir riche, vous n’avez qu’à compter,
parmi toutes les choses que vous possédez,
celles que l’argent ne peut acheter.
« Compte les bienfaits de Dieu,
Mets les tous devant tes yeux,
Tu verras en l’adorant,
Combien le nombre en est grand. »
Aujourd’hui est un cadeau,
c’est pourquoi il s’appelle le présent.