5 avril : le saint du jour : saint Vincent Ferrier

St Vincent Ferrier

Vincent naquit à Valence, en Espagne. Sa mère, avant sa naissance, eut révélation de son avenir. Inquiète, elle consulta un saint personnage et en reçut l’assurance que cet enfant prédestiné serait un grand saint, dont l’éloquente parole ferait fuir les loups et ramènerait au bercail les brebis égarées. Tout petit enfant, il réunissait ses camarades, leur parlait du bon
Dieu et de la Sainte Vierge avec tant d’onction et d’amour, qu’ils en étaient touchés. Après avoir édifié quelques années le couvent des Dominicains de Valence, il fit ses premiers essais dans la prédication, et l’on accourut bientôt de loin pour l’entendre. Il puisait son éloquence dans les plaies sacrées du Sauveur et dans les lumières de l’oraison. Un jour qu’il devait prêcher devant un grand seigneur, il se prépara, contre son ordinaire, plus par l’étude que par la prière; son sermon fut remarquable. Mais le lendemain, prêchant devant le même seigneur, après une longue préparation aux pieds du crucifix, il parla avec beaucoup plus de chaleur et d’onction. Le prince lui en demanda la raison: « Monseigneur, dit le Saint, c’est Vincent qui a prêché hier, et c’est Jésus-Christ qui a prêché aujourd’hui. » Vincent avait quarante ans quand il entra pleinement dans sa vocation de missionnaire, après avoir été guéri d’une grave maladie par Notre-Seigneur. Un bâton d’une main, un crucifix de l’autre, il parcourut à pied presque toutes les provinces de l’Espagne, de la France et de l’Italie, instruisant, édifiant, convertissant les foules; il alla jusqu’en Angleterre, en Écosse et en Irlande, répandre la semence de la parole divine. Les églises ne suffisant pas à contenir la foule de ses auditeurs, il prêchait ordinairement sur les places publiques et en pleine
campagne. On compte que ce prédicateur tout divin convertit vingt-cinq mille juifs et autant de musulmans, et retira du vice plus de cent mille pécheurs. Dieu renouvela pour lui le miracle des premiers jours de l’Église: Vincent ne prêchait qu’en latin et en espagnol, et tous ses auditeurs, quels qu’ils fussent le comprenaient dans leur langue. Son triomphe était la prédication des fins dernières; il fut l’apôtre du jugement dernier, et les foules frémissaient de terreur dès qu’il répétait les paroles du prophète: « Levez-vous, morts, et venez au jugement. » Quand Vincent prêchait en quelque lieu, les marchands de disciplines, de cilices et autres instruments de mortification accouraient et ne pouvaient suffire à satisfaire les acheteurs. Tous les jours, après le sermon, son compagnon sonnait les miracles, et on apportait les malades en foule. Vincent Ferrier mourut à Vannes, en 1418.

Prière de Saint Vincent Ferrier pour les Conversions

Voici la Prière « Bon Jésus, faites que je sois pénétré d’amour » de Saint Vincent Ferrier (1350-1419), Prêtre Dominicain prêcheur et évangélisateur de l’Europe qui en Espagne va prêcher pour la conversion des Juifs, en convertir 25 000 à 30 000 au Catholicisme et transformer la synagogue en l’église catholique Santa Maria la Blanca.

La Prière de Saint Vincent Ferrier « Bon Jésus, faites que je sois pénétré d’amour » :

« Bon Jésus, faites que je sois pénétré jusqu’au plus intime du cœur et de l’âme d’amour, de crainte souveraine, de respect et de zèle ardent pour votre Gloire, de sorte que, jaloux de votre Honneur, j’éprouve l’horreur la plus violente contre tous les outrages qu’on Vous adresse, surtout, ô mon Dieu, contre ceux qui se sont accomplis en moi, par moi ou à cause de moi ».

Ainsi soit-il.

Saint Vincent Ferrier (1350-1419)

Prière de M. l’Abbé Jean-François-Hilaire Oudoul sur la Foi

Voici une Prière à la Sainte Trinité pour que notre Foi Catholique soit toujours accompagnée des Saintes Œuvres « Trinité Sainte, faites que ma foi soit toujours accompagnée des saintes œuvres » de Monsieur l’Abbé Jean-François-Hilaire Oudoul (1800-1851), Vicaire de la Cathédrale de Bourges, Curé de Reuilly puis de Buzançais (Indre) où il fonda en 1835 l’Institut Religieux Catholique Féminin de la Congrégation de l’Immaculée Conception de Buzançais.

« Trinité Sainte, Père, Fils et Saint-Esprit, c’est avec la plus vive foi dont mon cœur est susceptible, que je Vous adore, que je Vous invoque, croyant fermement tout ce que Vous avez révélé à Votre sainte Eglise, colonne et fondement de toute Vérité. Hélas ! Faites que je persévère constamment dans mes sentiments de Religion, et que ma foi soit toujours accompagnée des saintes œuvres ; que cette Foi soit mon guide et mon soutien dans toutes mes actions, jusqu’à ce que se lève pour moi l’heureux Jour de mon éternité. Accordez-moi cette Grâce par les Mérites de la Très-Sainte Vierge et de Saint Joseph dont la Foi fut si parfaite et si agréable à Vos yeux, et dont l’Exemple si éclatant mérite, de ma part, la plus rigoureuse imitation. Aidé d’une Grâce si précieuse, je marcherai sur de si glorieuses Traces, je parviendrai où Ils parvinrent, c’est-à-dire, dans ce Séjour Bienheureux où l’on jouit pendant des siècles éternels du Souverain Bien, et où L’on contemple les Vérités immortelles qu’on a crues sur la terre ».

Ainsi soit-il.

Or, toute la vie chrétienne peut se résumer dans ce devoir capital : ne point céder à la corruption des mœurs du siècle, mais lui opposer une lutte, une résistance constante.

Pape Léon XIII

Du Silence, par Saint Vincent Ferrier

Il est nécessaire de s’appliquer fortement à réprimer sa langue, laquelle ne devant être employée qu’à dire des choses utiles, ne doit jamais servir aux paroles oiseuses et vaines… http://le-petit-sacristain.blogspot.com/2020/02/du-silence-par-saint-vincent-ferrier.html

t.me/SaintAmedee

Buste reliquaire de Saint Vincent Ferrier, cathédrale Saint-Pierre à Vannes (France)

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