Groenland : Poutine obéït aux ordres des super-loges et s’applatit devant Trump
Lors de sa réunion avec les membres permanents du Conseil de sécurité russe le 21 janvier, Poutine a déclaré :
« Eh bien, en ce qui concerne le Groenland, ce qui se passe autour du Groenland ne nous concerne en aucune façon. »

On ne peut que se demander à quel point Poutine est éloigné de la réalité. Le président Trump a déclaré à plusieurs reprises que le Groenland était d’une importance cruciale pour la sécurité des États-Unis et pour la rivalité entre les États-Unis et la Russie et la Chine. Et pourtant, Poutine n’est pas conscient du conflit imminent, qui est plus grave et plus dangereux pour la Russie que celui en Ukraine. La question doit être posée : y a-t-il quelqu’un au Kremlin qui soit suffisamment lucide pour comprendre que, indépendamment d’un éventuel règlement de la question ukrainienne, la soumission de la Russie, ou à défaut sa destruction, reste un objectif de la politique étrangère et militaire américaine ?
Poutine a été interrogé sur sa réaction à l’invitation de Trump à devenir membre de son Conseil de paix pour Gaza, moyennant une somme d’un milliard de dollars. Poutine a déclaré :
« Je tiens tout d’abord à remercier le président américain pour son invitation. Nous avons toujours soutenu les efforts visant à renforcer la stabilité internationale et nous continuons à les soutenir. Nous apprécions également la contribution de l’actuel gouvernement américain à la recherche d’une solution à la crise ukrainienne. »
La réponse de Poutine est celle d’une personne qui vit sur une autre planète. [Non, il ne vit pas sur une autre planète : il obéït à la pièce de théâtre des super-loges.] Elle montre que le président russe n’a aucune compréhension des menaces qui pèsent sur son pays.
Que veut dire Poutine lorsqu’il affirme que la Russie a toujours soutenu les efforts visant à renforcer la stabilité internationale ? De quels efforts parle-t-il ? De la saisie de pétroliers russes en haute mer ? De la tentative d’assassinat contre Poutine lui-même ? De l’attaque contre la flotte de bombardiers stratégiques russes ? De l’enlèvement du président vénézuélien et de son épouse ? Des menaces de Trump contre la Colombie, Cuba, le Mexique et le Danemark ? Du renversement par Washington des gouvernements en Irak, en Libye, en Syrie et en Ukraine ? Il est certain que Poutine n’a absolument rien fait pour empêcher ces renversements. Il en est complice. Poutine n’a rien fait pour mettre fin au génocide des Palestiniens – alors quels sont ces efforts pour renforcer la stabilité internationale ? De quoi Poutine parle-t-il ?
Poutine pense-t-il que le remplacement de la Palestine par un complexe hôtelier renforce la stabilité internationale ? Comment Poutine peut-il sérieusement croire, à ce stade, que l’actuel gouvernement américain souhaite trouver une solution au conflit ukrainien ? Pourquoi Poutine qualifie-t-il ce conflit de « crise ukrainienne », alors que la Russie a le pouvoir d’y mettre fin militairement dès demain ?
[Poutine a provoqué la crise ukrainienne tout simplement pour que les milliardaires dont JP Morgan et Blackrock puissent s’en mettre plein les poches. Rien n’est le fait du hasard. Le journal Nikkei écrivait que Poutine avait promis à la Chine une guerre de cinq ans en Ukraine. C’était en 2023. Nous pouvions douter de cette information. Aujourd’hui, nous sommes en 2026 !]
Qu’est-ce qui ne va pas chez Poutine ? Qu’est-ce qui ne va pas chez Lavrov ? Qu’est-ce qui ne va pas au Kremlin ? Pourquoi le gouvernement russe est-il incapable de comprendre la situation dans laquelle il se trouve ? Gilbert Doctorow rapporte que des Russes influents posent précisément ces questions. Sergueï Karaganov soutient depuis 2023 que la Russie a perdu sa force de dissuasion à cause de la manière dont Poutine mène la guerre en Ukraine.
Il affirme que la Russie devrait lancer une frappe nucléaire tactique contre l’Allemagne ou la Grande-Bretagne, afin de sortir les dirigeants européens de leur illusion selon laquelle la Russie serait un tigre de papier. Il a récemment exprimé ce point de vue dans la principale émission de télévision russe consacrée aux questions de politique étrangère.
Poutine prétend que ses adversaires sont des amis avec lesquels il peut conclure des accords avantageux pour la Russie. Si ce manque de réalisme persiste, le monde paiera le prix fort pour le déni de réalité de la Russie, sous la forme d’une guerre nucléaire.
SOURCE & TRADUCTION : Quelle: Russia Needs A New President–A Realistic One