Prière de Réparation au Sacré Cœur de Jésus
Voici la Prière de Réparation au Sacré Cœur de Jésus pour réparer les injures qu’Il reçoit dans le Saint-Sacrement « Je me prosterne devant Vous, ô Cœur adorable, pour pleurer sur votre Amour Outragé » du Révérend Père Joseph de Galliffet (1663-1749), Prêtre jésuite français entré à 15 ans au Noviciat de la Compagnie de Jésus à Avignon qui fut un écrivain spirituel influent et promoteur zélé de la Dévotion au Cœur Aimant de Jésus.
« Ô Cœur de Jésus, toujours embrasé d’Amour pour les hommes, et toujours outragé par l’ingratitude de ces mêmes hommes ; Vous n’avez rien oublié sur la terre durant Votre vie mortelle, pour marquer aux hommes votre Amour, jusqu’à Vous épuiser et à Vous consumer pour eux. Votre Amour ne fut payé pour lors que par les mépris et les injures les plus atroces : les hommes ne Vous connaissaient pas. Vous brûlez aujourd’hui du même Amour dans l’Eucharistie, où Vous êtes Réellement au milieu de nous, et dans ce Sacrement d’Amour, Vous y souffrez encore de l’ingratitude des hommes les outrages les plus cruels, quoiqu’ils n’ignorent plus ce que Vous êtes. Je Vous vois sur nos Autels, exposé, depuis plusieurs siècles, à mille irrévérences, à mille sacrilèges, et à mille injures dont le souvenir me remplit d’horreur, et que je vois renouveler chaque jour, même parmi Vos fidèles. Touché de ces excès, je me prosterne devant Vous, ô Cœur adorable, pour pleurer sur votre Amour outragé. Je Vous demande pardon des ingratitudes dont je me sens coupable moi-même. Je déteste tous les péchés que j’ai commis en votre Présence par mes irrévérences, mes froideurs et mes négligences. Je Vous en fais amende honorable, et je la fais en même temps pour toutes les abominations commises contre Vous par tant d’Hérétiques et de mauvais Chrétiens. Que ne puis-je, par mes profonds hommages et par ma douleur, réparer votre Honneur méprisé ! Que ne puis-je effacer de mes larmes et de mon sang tant d’outrages que je déplore ! Que ne puis-je compenser par quelque nouveau genre d’hommage tant d’irrévérences, tant d’injures et de sacrilèges ! Ô que ma vie serait bien employée, si je pouvais la donner pour un si digne sujet ! Accordez-moi, ô Cœur sacré, par Votre douceur et Votre miséricorde infinie, le Pardon que je demande pour moi ; et rendez efficace le propos sincère que je forme, de ne rien oublier à l’avenir pour Vous marquer dans ce Sacrement d’Amour les profonds hommages, la reconnaissance, et le juste retour d’amour qui Vous sont dus. Je me propose de réparer constamment par ma modestie dans le lieu Saint, par mon assiduité à Vous visiter, par ma dévotion et ma ferveur à Vous recevoir, les fautes passées ; et je me fais encore cette loi, pour me conformer à Vos désirs, de réitérer souvent en votre Présence l’amende honorable que Vous avez daigné prescrire : pour réparer, autant qu’il sera en moi, les injures des autres, à quoi votre Amour Vous a exposé dans ce divin Sacrement. Bénissez ma résolution, et rendez-moi fidèle à l’observer ».
Ainsi soit-il.
Source « La médaille de Saint Benoît »

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De la sainteté de la Maison Royale de France par le Marquis de la Franquerie
Marquis de la Franquerie : Camérier Secret de Sa Sainteté Pie XII, Membre des Académies Pontificales de l’Immaculée Conception, du Panthéon et des Beaux-Arts, Lauréat de l’Académie Française.
Conférence donnée à Versailles le 3 Mai 1951 au Château de Madame Élisabeth de France à Montreuil, mis aimablement à la disposition de l’Association Marie-Élisabeth de France, par Son Excellence l’ancien Ministre de Suisse et Madame BURCKHARDT.
Jamais Maison Souveraine n’a été passionnément aimée par son peuple comme l’a été et le demeure encore la Maison de France, mais aussi aucune n’a été digne et n’a autant mérité de l’être. Sa sainteté en est la preuve la plus magnifiquement émouvante.
C’est qu’en vertu des grâces de son Sacre le Roi de France était sur terre le représentant de Dieu dans l’ordre politique et le Fils Aîné du Sacré Cœur et de Sa Divine Mère.