MGR GHIKA, par Laurent Glauzy

J’ai choisi de vous présenter Mgr Ghika, non en raison d’une date anniversaire, mais d’une citation d’une très grande clairvoyance et profondeur dont il est l’auteur.

« DIEU DONNE A CEUX QUI DONNENT, DIEU SE DONNE A CEUX QUI SE DONNENT ».

Nous rejoignons ce que le Christ disait à Sainte Catherine de Sienne : « OCCUPEZ-VOUS DE MOI, JE M’OCCUPERAI DE VOUS ».

Mgr Ghika est né le 25 décembre 1873 et décède le 16 mai 1954.

Il est issu d’une famille princière. Son père est d’ailleurs ambassadeur pour la Roumanie à Constantinople.

D’origine orthodoxe, il se convertit au catholicisme. Fondateur d’hospices, adversaire du nazisme comme du communisme, il est arrêté à près de 80 ans et meurt dans la prison de Jilava, à côté de Bucarest. Il fonda un dispensaire des Filles de la Charité et organisa en 1913 un lazaret pour les victimes du choléra.

En 1931, Pie XI le nomma protonotaire apostolique et l’envoya en mission au Japon et aux Congrès eucharistiques internationaux de Sydney, Carthage, Dublin, Buenos Aires, Manille et Budapest. Quand éclata la Seconde Guerre mondiale, Vladimir Ghika sollicita l’autorisation, qui lui fut accordée, de rentrer à Bucarest. En liaison avec la nonciature, il s’occupa principalement des réfugiés polonais qui avaient fui l’invasion nazie, et pendant plusieurs années il se consacra aux plus démunis.

Après avoir fait parvenir au Saint-Siège des rapports sur les persécutions du régime communiste de Roumanie contre les églises catholiques de Roumanie, il est arrêté le 18 novembre 1952 par la « Securitate ». Accusé d’espionnage au profit d’une puissance impérialiste, puis condamné à trois ans d’incarcération au terme d’un simulacre de procès en même temps que cinq autres prêtres. Privé de sommeil, insulté, maculé d’excréments, battu au sang, torturé, il mourut le 16 mai 1954 à l’infirmerie de la prison de Jilava, des suites de ces mauvais traitements. Sa tombe est visible au cimetière Bellu de Bucarest (zone 19).

Son procès en béatification a été ouvert en 1991 dans le diocèse de Bucarest. Il a été clôturé en 2003 puis étudié par la Congrégation pour la Cause des Saints.

Le bienheureux Vladimir Ghika est fêté chaque année le 16 mai, anniversaire de sa mort.

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Mgr Ghika est un homme de lettres, comme le grand prêtre orthodoxe également roumain qui fuira le régime communiste (qui ne se convertira pas au catholicisme et finira à l’église roumaine orthodoxe de Paris), Virgil Gheorghui.

Il est l’auteur de titres renvoyant à une grande profondeur d’âme :

Méditation de l’Heure sainte ; Pensées pour la suite des jours ; La Messe byzantine dite de saint Jean Chrysostome ; La Visite des pauvres ; La Sainte Vierge et le Saint-Sacrement ; La Femme adultère, mystère évangélique (pièce de théâtre) ; La Souffrance ; La Liturgie du prochain ; La Présence de Dieu ; Entretiens spirituels.

Mgr Ghika était un grand homme de la trempe des prêtres d’origine polonaise Maximilien Kolbe (victime du nazisme), Popielusco (victime du communisme) et d’un autre roumain, le pasteur Wurmbrand, persécuté et mourant dans les prisons communistes, auteur de « Marx et Satan ».  Par honnêteté intellectuelle et humilité, nous devons nous incliner devant les grands hommes, même protestants. Dans ce camp, les vertus comme le courage sont suffisamment rares pour être notées.

Le Seigneur épargna à Mgr Ghika de connaître la nouvelle messe, qui tua de désolation tant de prêtres, et à l’égard de laquelle Marie-Julie Jahenny prophétisa : « La fin du XXe siècle connaîtra une messe en horreur de notre Seigneur ».

Reliques de Vlad Ghica exposées dans la cathédrale catholique Saint-Joseph de Bucarest.

 

 

 

2 Commentaires

  • en dehors de l’Eglise catholique, point de salut! Dommage qu’il ne soit pas dans l’Eglise du Christ, il faut y adhèrer totalement, à 100%.Qu’il soit chez les schismatiques orthodoxes ne le sauvera pas, c’est la foi qui nous le dit.
    promulquer le contraire, la sainteté d’un orthodoxe, est se rendre complice de son crime… prions plutôt pour sa conversion avant de mourir et rappelons nous »j’aurais beau soulever des montagnes , faire des miracles etc…. si je n’ai pas la charité cela ne me sert à rien… »
    arrêtons la langue double : la langue de vipères!
    soit on est pour ou contre la secte conciliaire, mais pas prendre ce qui nous arrange, pour le plus grand respect humain, qui est péché…
    on en a cure que les sectaires l’ait « béatifié », ça ne vaut rien non plus… parlons en vérité, quoi!

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  • On a pas le droit de citer la secte conciliaire sinon pour mettre en garde conter elle en dénonçant ses méfaits à tous points de vu. Les actes officiels qu’elle commet n’ont aucune valeur catholique, ABSOLUMENT AUCUNE!!!Cette secte n’a aucun saint et ne peut en produire AUCUN!!! Comme l’a écrit « alexandrebethune » en dehors de l’Eglise catholique, point de salut! Il y a assez de saints et d’auteurs catholiques sans devoir citer les auteurs orthodoxes si bons écrivains qu’ils soient! Tout cela contribue à créer et à entretenir la confusion c’est quand même simple à comprendre! Quant à Marthe Robin point n’est besoin d’être théologien pour se rendre compte qu’elle était un agent de l’église conciliaire tant elle a soutenu Vatican d’eux l’oeucuménisme les communautés « nouvelles » etc.! Alors BASTA ! Lire le très bon article sur Marthe Robin en suivant ce lien http://wordpress.catholicapedia.net/toute-la-verite-sur-marthe-robin-mystique-dapocalypse/

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