Peine de prison supprimée pour Alain Soral : ça ne plait pas à tout le monde !

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Négationnisme : Alain Soral condamné en appel, sa peine allégée

En avril 2019, le tribunal correctionnel de Paris avait condamné l’essayiste d’extrême droite à un an de prison ferme pour avoir publié sur son site Internet les conclusions litigieuses de son avocat dans une autre affaire.

L’essayiste d’extrême droite Alain Soral a été condamné en appel, jeudi 25 juin, à 5 000 euros d’amende, avec possibilité d’emprisonnement en cas de non-paiement, pour contestation de l’existence de la Shoah, une peine considérablement allégée.

Alain Soral, de son vrai nom Alain Bonnet, 61 ans, est condamné pour avoir publié sur son site Internet les conclusions litigieuses de son avocat dans une autre affaire. Le 15 avril 2019, le tribunal correctionnel de Paris l’avait condamné à un an de prison ferme pour négationnisme, en assortissant cette peine d’un mandat d’arrêt, et avait condamné son avocat, Damien Viguier, à 5 000 euros d’amende pour complicité, en raison du contenu des conclusions. Ils avaient fait appel.

Le parquet avait cependant décidé de ne pas exécuter ce mandat d’arrêt et d’en faire appel, estimant que le tribunal ne pouvait pas délivrer un tel mandat pour une condamnation au titre de la loi de 1881 sur la liberté de la presse.

« Propagande de guerre »

A l’origine de cette décision de justice, la publication sur le site Internet de l’association d’extrême droite Egalité et réconciliation, en novembre 2017, de la plaidoirie de l’avocat d’Alain Soral, Damien Viguier – également condamné, lundi, à 5 000 euros d’amende pour complicité –, dans une autre affaire datant d’avril 2016. L’essayiste d’extrême droite avait alors mis en ligne sur son site un dessin représentant une fausse « une » titrée « Chutzpah Hebdo » et illustrée par le visage de Charlie Chaplin posant une question, dans une bulle, « Shoah où t’es ? », en référence à la « une » polémique de Charlie Hebdo après les attentats de Bruxelles, « Papa où t’es ? ». En toile de fond, une étoile de David, une chaussure, une perruque, une lampe et un savon.

Pour cette publication jugée négationniste, Alain Soral a été définitivement condamné le 26 mars, après le rejet de son pourvoi en cassation, à payer une amende de 10 000 euros avec possibilité d’emprisonnement en cas de non-paiement.

« Chaussure et cheveux font référence aux lieux de mémoire organisés comme des lieux de pèlerinage. On y met en scène des amoncellements de ces objets, afin de frapper les imaginations », avait plaidé Me Viguier en 2017. « La coupe des cheveux se pratique dans tous les lieux de concentration et s’explique par l’hygiène », avait-il ajouté avant de citer le négationniste Robert Faurisson. L’avocat avait par ailleurs soutenu que les savons faits à partir de graisse humaine par les nazis ou les abat-jour en peau humaine n’étaient que « propagande de guerre ».

Jeudi, la cour d’appel de Paris a jugé que M. Soral était bien coupable de négationnisme, pour avoir publié ces conclusions, mais a rappelé qu’à l’époque des faits l’essayiste maintes fois condamné ne l’était encore qu’à des amendes. Elle l’a donc condamné à cent jours-amendes à 50 euros, soit 5 000 euros d’amende, qui, s’ils ne sont pas payés, se transformeront en emprisonnement. En l’absence de peine de prison, elle n’a pas tranché la question du mandat d’arrêt.

Elle a, en revanche, relaxé son avocat, Damien Viguier, estimant, contrairement aux associations parties civiles, qu’il n’était « pas prouvé avec la certitude nécessaire » qu’il ait donné son accord à la publication de ses conclusions.

LE MONDE : https://t.co/3maT2zttch?amp=1

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Le dessin « CHUTZPAH HEBDO » :

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Ce dessin s’inspirait d’une couverture de CHARLIE HEBDO : « Papa Où T’es ? »

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Propagande de Guerre : 

« L’avocat avait par ailleurs soutenu que les savons faits à partir de graisse humaine par les nazis ou les abat-jour en peau humaine n’étaient que « propagande de guerre ». »

Effectivement, c’est de la pure propagande, Wikipedia le confirme :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Production_exp%C3%A9rimentale_de_savon_humain_dans_l%27Allemagne_nazie

Production expérimentale de savon humain dans l’Allemagne nazie

Pendant la Seconde Guerre mondiale, plusieurs scientifiques allemands du Troisième Reich auraient tenté une production expérimentale de savon humain. Cette production, qui aurait été très limitée, n’a été attestée que dans le cas de Rudolf Spanner, devant une commission d’enquête polonaise. Les conclusions de cette commission, qui chargeaient Spanner, ont été contredites plus tard par la justice allemande. Au début du xxie siècle, ce thème reste un sujet délicat : les négationnistes de la Shoah prétendent que les historiens seraient revenus sur une opinion qui aurait été la leur, à savoir que du savon aurait été fabriqué industriellement à partir des cadavres de Juifs assassinés. Il se trouve toutefois que les historiens, au contraire de Simon Wiesenthal, n’ont jamais adhéré à une telle thèse de fabrication industrielle de savon humain et s’en sont tenus tout au plus à une expérimentation très limitée1.

Savon en graisse de Juifs

Selon Gilles Karmasyn, au cours du procès de Nuremberg, le Tribunal militaire international reçut un seul témoignage émanant d’un ancien prisonnier de guerre britannique et basé essentiellement sur des rumeurs faisant état de fabrication de savon à partir de graisse humaine. Dans son jugement, le tribunal se borne à évoquer les tentatives effectuées à Dantzig6.

Tombe d’un cimetière d’Afula contenant du savon censément fabriqué par les nazis à partir de cadavres humains.

Depuis les années 1980, les historiens de la Shoah considèrent le « mythe du savon juif » comme une des légendes noires de la Seconde Guerre mondiale, et non comme un reflet de la réalité d’une production de masse d’un tel savon en Allemagne à l’époque7. Ce point de vue est soutenu par plusieurs historiens juifs, comme Walter Laqueur8, Gitta Sereny9, et Deborah Lipstadt10, ainsi que le professeur Yehuda Bauer11 de l’Université hébraïque de Jérusalem et Samuel Krakowski, directeur des archives de Yad Vashem12,13,14. Il reste cependant, principalement en Israël, plusieurs mémoriaux et cimetières avec du savon présenté comme étant fait à partir de graisse humaine15.

 

La Justice deviendrait-elle ANTISEMITE ?

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Et si, en plus, l’Education Nationale s’y met elle aussi, où va t’on ?

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