Élections américaines : “l’hypothèse d’une guerre civile n’est plus à exclure”…par Alexandre Del Valle.

Alexandre del Valle a voulu dresser un bilan de l’élection américaine et de l’extrême polarisation de la société américaine exacerbée depuis le Black Live Matter en interrogeant le Grand Reporter, écrivain et documentariste Pierre Rehov, spécialiste des Etats-Unis. Ce dernier affirme que l’accusation de fraude électorale des Démocrates portée par Donald Trump et les Républicain est indéniable, et que si les Démocrates perdent l’élection après une invalidation par la Cour suprème ou s’ils parviennent à la « voler », l’hypothèse d’une guerre civile n’est plus à exclure…  

ADV: Alors que les médias annoncent la victoire de Joe Biden, vous semblez, par vos interventions sur les réseaux sociaux, les chaines de télévision et certains sites internet à estimer que rien n’est perdu pour Trump. Pourquoi ?

P.R: Pour une raison très simple. Ce n’est pas à Associated Press ni à CNN, tous deux acquis au parti Démocrate, de décider du résultat d’une élection. Malgré les tentatives de ces groupes d’influence – qui se font passer pour des rapporteurs d’information – d’intervenir sournoisement contre un Président honni, les Etats Unis restent une démocratie et un pays de droit. Tant que les décompte des voix n’est pas achevé et que la partie adverse n’a pas concédé l’élection, aucun des deux candidats ne peut se l’approprier. Le 4 Novembre, les chiffres étaient tellement en faveur du Président Trump que dans son enthousiasme, il a déclaré avoir été élu. Immédiatement les médias et les réseaux sociaux l’ont censuré. Cette fois, c’est à Biden de faire une déclaration similaire et tous les médias s’extasient. Au final, C’est l’administration fédérale qui nomme le prochain président le 12 décembre, après le vote des Grands électeurs et l’épuisement de tous les recours. Et comme vous le savez, les recours sont nombreux. Nous sommes dans une situation similaire à celle de 2000, où George W Bush a annoncé sa victoire, repris par les médias et félicité par plusieurs hommes politiques, pour apprendre le lendemain qu’Al Gore demandait un recompte des voix en Floride. Au final, la Cour Suprême a dû trancher.

ADV: Comment expliquer le succès de Trump dans des zones connues pour leur forte présence « latino » comme la Floride et même auprès d’une part croissante de la population noire américaine ? 
 
PR: Un sondage « Pew Survey » a démontré que 33% des noirs et des Latinos américains sont beaucoup plus optimistes quant à leur avenir depuis l’élection du Président Trump. Même si le chiffre paraît faible, il représente plus du double de celui obtenu pendant l’administration Obama. Assez curieusement, cette poussée d’optimisme ou, plutôt, d’appréciation de la  politique de l’administration Trump à leur égard, s’est surtout confirmée après les émeutes soutenues par les Démocrates autour de la mort par overdose de George Floyd, dont le policier Chauvin a été accusé. Il va sans dire que le comportement de ce policier, connu pour sa violence et son iniquité, demeure plus que condamnable, mais il n’avait pas l’intention de tuer Floyd, surtout devant des caméras, et l’autopsie a révélé que l’ancien repris de justice avait absorbé plusieurs fois une dose létale de Fentanyl. Ces émeutes ont entrainé la naissance d’un mouvement visant à désarmer et supprimer certains budgets de la police américaine. Or, les communautés Noires et Latinos sont les plus touchées par les violences rurales. Il ne faut pas oublier que 90% des Noirs assassinés aux USA sont les victimes d’autres Noirs. Contrairement à la mode actuelle promue par les médias de gauche, les policiers américains sont, globalement, d’autant moins racistes qu’ils comptent dans leurs rangs un nombre de Noirs et de Latinos très supérieur à leur pourcentage dans la population. Pour ces populations fragiles, le désarmement de la police est quelque chose d’inquiétant et l’un des slogans du président Trump « Loi et ordre » a su toucher leur corde sensible. Mais il n’y a pas que cela, évidemment. Les déréglementations menées par Trump – qui a parfaitement compris une équation simple : moins d’intervention de l’Etat dans le monde du travail, associée à moins d’impôts pour les entreprises, entraine moins de chômage – ont relancé une économie plutôt souffreteuse sous les diverses administrations Démocrates, et relancé l’emploi dans tous les secteurs sociétaux, y compris et surtout parmi les populations Noires et Hispaniques. Je vous donne quelques chiffres, car ceux-ci ne mentent pas : en janvier 2020, avant la crise du virus chinois, le chômage au sein de la population Noire était de 6.8%, c’est à dire le plus bas depuis 1972, et 2 points en dessous des meilleurs chiffres sous Obama. Au-delà de l’idéologie, les gens votent finalement pour ce qu’ils voient dans leur assiette et en fonction de leur sentiment de sécurité.  
 
ADV: Croyez-vous comme certains alarmistes à un risque de guerre civile. Est-ce un scenario issu des élections actuelles ?  
 
P.R: Je suis, comme beaucoup, et en recevant beaucoup de preuves à l’appui, convaincu que les Démocrates, au moment où j’écris ces lignes, sont en train d’essayer de voler l’élection par une fraude organisée à l’échelle nationale. Quand je dis cela, on me répond souvent que les exemples de fraude « soi-disant » révélés sont trop gros et que, si les Démocrates avaient été assez malins pour mener une telle opération criminelle, il ne se seraient pas fait prendre aussi souvent la main dans le sac. Imaginez pourtant : le soir des élections, le président Trump menait dans suffisamment d’Etats pour s’apprêter à annoncer une victoire. Et, tout à coup, vers 4 heures du matin, des centres de dépouillement ferment sans raison et des votes par centaines de milliers apparaissent en faveur de Biden, sans aucun autre vote pour aucun autre candidat. Dans certains Etats, comme en Arizona, des dizaines de centenaires, y compris une dame née au XIXème siècle, ont soudain voté pour Joe Biden. Le vote par correspondance, quoiqu’en disent les médias acquis aux démocrates et les réseaux sociaux qui profitent de leur statut particulier pour censurer à l’envie un président élu et ses supporters, est vraiment la porte ouverte à toutes les fraudes. Des sacs postaux ont été retrouvés jetés dans des déchetteries. Le taux de vote, dans certains états, atteint 110% du nombre de votants inscrits. Du jamais vu. Aux USA, il faut présenter sa carte d’identité pour acheter un pack de bières mais, dans beaucoup d’endroits, pas pour voter! Des employés dans des centres de comptage ont été filmés en train de créer des faux bulletins. Et surtout, pour des raisons évidentes, les « observateurs » démocrates ont empêché les observateurs républicains d’entrer dans nombre de centres de tris. Il y a des vidéos, des témoignages. Donc, comment un parti politique aurait-il pu se faire prendre aussi souvent la main dans le sac s’il avait le pouvoir d’organiser la fraude à un telle échelle ? La réponse est assez simple. 

Le faisceau Démocrate, s’il a gangréné une grande partie de l’administration et de la société américaine, n’est pas pour autant une armée de mercenaires entrainés. Ce sont des gens du peuple qui ont participé, spontanément ou de façon téléguidée à ce crime organisé. Ils se sont souvent sentis tout puissants, puisque soutenus par la quasi-totalité des médias et ont forcément commis des erreurs. 

Nous nous trouvons donc dans une situation ou la moitié des Etats Unis d’Amérique a l’impression d’avoir été flouée, de s’être fait voler son droit de vote, par un parti qui leur propose le pire des programmes pour un Américain. Biden s’est engagé à augmenter les impôts… super argument électoral, n’est-ce pas ? Il a également promis de légaliser 11 millions d’immigrants illégauxde revenir à l’accord avec l’Iran qui permettrait au pays des Mollahs d’engranger des milliards, comme sous Obama, et de s’en servir pour financer et booster nombre d’organisations terroristes similaires au Hezbollah et au Hamas avant d’obtenir la bombe atomique d’ici moins de dix ans. Il veut supprimer ou réduire l’extraction de pétrole par fracturation, ce qui entrainera la disparition de milliers d’emplois et de l’indépendance américaine en matière énergétique. Etc..  

Quel Américain censé voterait pour une telle condamnation à mort de son pays ?  Sans compter le fait que Biden est accusé de viol par son ancienne assistante – mais là, personne n’est « me too », qu’il a une attirance documentée pour les petites filles, qu’il ne sait pas où il se trouve ni à quelle élection il se présente et a mené sa campagne depuis la cave d’une des mansions valant des dizaines de millions de dollars qu’il aurait acquis avec son salaire de sénateur. Le FBI a entrepris une enquête à partir de l’ordinateur de son fils Hunter, drogué jusqu’à la moelle, qui a été oublié dans un magasin de réparations et dont le contenu démontre, sans ambiguïté, que les Biden ont vendu leur influence à des dictatures et à des entreprises totalement corrompues. Mais quel média a fait ses grands titres de cette affaire qui fait paraître le Watergate comme une dispute de maternelle ?  Aujourd’hui, le peuple américain est divisé dans des proportions affligeantes et les quatre ans de la présidence Trump ont exacerbé les passions politiques tandis que les Démocrates n’ont cessé de mettre de l’huile sur le feu.  

Au cœur du problème, le fameux « marécage » qui pourrit la vie politique américaine depuis la fin des années quatre-vingt et qui s’est rempli de davantage de boue sous Obama. Trump s’était promis de le drainer, mais il lui faudrait au moins quatre mandats pour en venir à bout.  Certes on savait que l’académie, les arts et la culture, Hollywood, les universités, les médias, Big Tech, le secrétariat d’Etat et d’autres administrations comme celle de l’Environnement, étaient sous la domination de la gauche. Personne ne savait que cela atteignait le département de la Justice, le FBI, la CIA et toutes les agences de renseignement, le Pentagone, et en fait toutes les administrations, toutes les institutions d’Etat et tout Washington. Contre le président Trump, dont ils craignaient qu’il révèle à la face du monde leur degré de corruption, les Démocrates ont tenté les coups les plus bas. Il y a eu le coup monté de la collusion avec la Russie démonté par le rapport Mueller pourtant commandité par les Démocrates. L’avocat marron défenseur d’une actrice porno qui affirmait avoir eu une aventure sexuelle avec Trump. La tentative d’impeachment pour un coup de téléphone anodin en Ukraine destiné à faire enquêter sur la corruption de la famille Biden, puis la censure des Big Tech, les sommes monstrueuses injectées par George Soros pour faire élire des juges et des procureurs d’extrême gauche, qui fissurent le tissu social et, maintenant, les multiples fraudes des élections. 

Tout ceci pour expliquer que, d’un côté, les Démocrates, tout en magouillant à un niveau qui dépasse de loin les limites de l’indécence, ont créé, avec BLM et Antifa, un monstre de Frankenstein qui risque de leur échapper, et, de l’autre, la partie du peuple américain qui soutient le président Trump est excédé et près à se battre pour ses droits. J’en déduis que, si le Président Trump démontre la fraude et reste au pouvoir, les Démocrates vont s’arranger pour que la violence explose et si les Démocrates parviennent à voler l’élection il risque d’y avoir du sang. Oui, je crois, hélas, à l’hypothèse d’une guerre civile.  
 
ADV: Que répondez-vous à l’accusation des démocrates et d’une large part de la presse Européenne selon laquelle Trump serait proche de l’extrême droite suprématiste blanche et même du KKK ? 

P.R: Cette accusation est tellement aberrante qu’elle est à ranger dans le même placard que celle faisant du Président un « antisémite ». Un « antisémite » dont la fille préférée s’est convertie au judaïsme avec sa bénédiction, dont la quasi-totalité des avocats sont Juifs, dont le gendre porte la kippa, dont les petits enfants fêtent hanoukka, et qui a reconnu Jérusalem comme capitale de l’état Juif! On a sorti une phrase de Trump de son contexte pour l’accuser de soutenir les suprématistes blancs et le KKK, donc je vais remettre son intervention dans son contexte, tout en précisant qu’il a condamné publiquement 17 fois (j’ai les vidéos) ces organisations. D’après les Médias, pendant les émeutes de Charlottesville en 2017, durant lesquelles les provocations gauchistes ont entrainé des violences dont ont profité les mouvements d’extrême droite, Trump aurait dit qu’il y avait des gens bien parmi les néo-nazis et les suprématistes blancs. Sa phrase exacte est la suivante : « Vous avez eu des gens – et je ne parle pas des néo-nazis et des nationalistes blancs – parce qu’ils devraient être totalement condamnés. Mais vous aviez beaucoup d’autres personnes dans ce groupe que les néo-nazis et les nationalistes blancs qui étaient des gens biens. Il y en avait des deux côtés. » En prononçant cette phrase, le Président essayait de condamner à la fois les extrémistes de droite et ceux de gauche qui tentaient de détruire la Statue du Général Lee. Le plus amusant dans l’affaire et que beaucoup ont oublié, c’est que le parti Démocrate se battait contre Lincoln pendant la guerre de sécession, et soutenait l’esclavage, de la même manière qu’ils se sont par la suite opposés au vote des femmes et ont fait lobby auprès du Président Roosevelt pour l’empêcher d’ouvrir les frontières américaines aux Juifs qui tentaient d’échapper à l’Allemagne Nazie. Les Démocrates ont revêtu une peau d’agneau entre deux guerres pour échapper à l’image désastreuses d’esclavagistes misogynes qu’ils véhiculaient mais surtout pour s’opposer aux démarches conservatrices du parti républicain. Comme ils sont en train de le prouver, le fond n’a pas changé.  
 
ADV: Peut-on encore parler de démocratie fidèle aux principes de John Locke (checks and balancies) aux États Unis quand on constate que 90 pour cent de la presse et des milieux intellectuels et showbiz pèsent de tout leur poids pour diaboliser le président Trump et ses partisans, ce qui fausse forcément les résultats électoraux ? 
 
P.R: Par le passé, il y avait trois pouvoirs si l’on met de côté celui de l’Eglise : le législatif, l’exécutif et les médias censés informés le public. Malheureusement, tant de professeurs de journalisme sont passés à gauche dans un pays où le New York Times, le plus gauchiste des quotidiens, est considéré comme la bible de l’information, que le journalisme n’est plus devenu un métier d’information mais plutôt le monde de la désinformation, des opinions et de la propagande. Imaginez qu’un des fils du Président Trump ait été pris la main dans le sac, grâce au disque dur d’un ordinateur oublié car il était sans doute trop « high » pour se s’en souvenir, et que les preuves se soient accumulées d’une collusion entre sa famille et les dictateurs chinois, associés à des transferts de millions de dollars, ou que des vidéos et photos pornos soient apparues, le montrant avec des jeunes filles dont la majorité est loin d’être prouvées, et des insinuations sur les penchants pédophiles de son père. Cela aurait fait la une du New York Times du Washington Post et d’au moins 90% des médias, les meilleures heures de CNN et de MSNBC, tandis que Twitter et Facebook auraient gentiment laissé passer ce qui, jusqu’à jugement, ne restent que des allégations selon la loi américaine, malgré les évidences visuelles. Mais lorsqu’il s’agit de Hunter Biden, du salaire mensuel de 50,000 dollars qu’il a touché de Burisma après avoir demandé à son père d’intervenir pour faire virer le procureur qui s’occupait de trop près du niveau de corruption de la société ukrainienne en question, quand ce même Joe Biden, qui n’est pas à une gaffe près, déclare avec fierté au Council of Foreign Relations en janvier 2018 qu’il est « intervenu auprès du président ukrainien et lui a dit qu’il n’aurait le milliard de dollars d’aide américaine qu’après avoir fait renvoyer le fils de p. » (discours de Biden facilement trouvable sur le net), c’est non seulement silence radio, mais Twitter et Facebook ont même été jusqu’à censurer et restreindre le compte du New York Post qui avait commis un crime de lèse-majesté en exposant le niveau de corruption de la famille Biden. Loin de faire son travail d’observateur et d’informateur, le monde médiatique américain, comme un peu partout dans le monde, s’est bombardé intervenant politique au profit de la gauche. Ajoutez à cela tout Hollywood et Wall Street dont les intervenants ont tout intérêt à ce que le marécage créé par les démocrates continue de les avantager, et vous avez un tableau qui nous rapproche du monde terrifiant imaginé par Orwell dans 1984. Il n’y a qu’à remplacer le terme « Big Brother » par « Parti Démocrate » C’est ainsi que se naissent et se renforcent les dictatures.  
 
ADV: Quels scenarii envisagez-vous d’ici janvier prochain ? Certains disent que la Cour Suprême pourrait faire annuler les résultats non pas de trois États accusés de fraudes mais seulement d’un. 
 
P.R: Je ne suis pas devin, ni ne prétends l’être, mais en me basant sur les faits actuels, qui changent  à tout instant, je reste quelque peu optimiste sur la possibilité pour le Président Trump de conserver la présidence. Les chances sont tenues. Selon moi, les évènements risquent de se dérouler de la façon suivante. Dans un premier temps, Biden sera déclaré gagnant de la course à la présidence. Le président Donald Trump va  gagner des batailles juridiques dans certains Etats, va en perdre ailleurs (selon que les juges sont Démocrates ou Républicains, et selon que les preuves que ses équipes pourront réunir  seront solides ou pas). Il va ensuite porter sa contestation devant la Cour suprême. Si les Républicains ont pris les précautions nécessaires pour piéger les fraudeurs et si les avocats de Trump font leur travail, des quantités massives de votes illégitimes seront exposées. Trump aura finalement gain de cause et sera déclaré président. Des émeutes comme on n’en a jamais vu éclateront. Il n’est pas exclu que le président Trump déclare l’état d’urgence et fasse appel à la garde nationale pour rétablir l’ordre, avant de s’attaquer au marécage. Il aura quatre ans de plus pour le faire. Mais tout ceci n’est qu’une hypothèse et mes prédictions sont forcément appelées à changer à mesure de l’arrivée de nouveaux évènements. Le feuilleton n’est pas terminé. 

Valeurs Actuelles : https://www.valeursactuelles.com/monde/elections-americaines-lhypothese-dune-guerre-civile-nest-plus-exclure-125475


18 AOÛT 2020

Bonne et Sainte semaine à Tous.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s