Coup d’Etat en Birmanie : La Nominée au Prix Nobel de la Paix de 1991 arrêtée par l’Armée avec les dirigents pour fraude électorale présumée.

Les dirigeants du Myanmar, pays d’Asie du Sud-Est, ont été arrêtés par l’armée nationale pour avoir prétendument commis une fraude électorale massive lors des élections de novembre 2020.

Le conseiller d’État du Myanmar, Aung San Suu Kyi, et le président Win Myint ont tous deux été arrêtés lundi matin par les forces armées nationales, après de nombreuses allégations selon lesquelles ils avaient commis des fraudes électorales. Les résultats officiels des élections de novembre au Myanmar, également connu sous le nom de Birmanie, ont montré une victoire de la Ligue nationale libérale pour la démocratie (NLD), dirigée par Aung San Suu Kyi. Le Parti nationaliste conservateur pour la solidarité et le développement de l’Union (USDP), qui est soutenu par de nombreux membres de l’armée du pays, a perdu plusieurs sièges.

Cependant, il est rapidement devenu évident, selon l’armée, qu’une fraude électorale massive avait eu lieu.

«Dans le village de Shaw Pin Kaing, une jeune fille mineure a pu voter. Elle n’a que 16 ans », a déclaré l’ancien candidat à la chambre basse de l’USDP, U Nyunt Saung, qui a affirmé avoir été victime de fraude.

«Elle a été forcée par son voisin d’aller voter.» Le général de division Zaw Min Tun, porte-parole de l’armée birmane, a souligné que 8,6 millions d’irrégularités supplémentaires dans 314 communes avaient été identifiées, suggérant qu’un grand nombre d’électeurs avaient voté à plusieurs reprises, et a exhorté la commission électorale à prendre des mesures.

Le général Zaw Min Tun avait demandé à la commission électorale de fournir des listes électorales définitives à des fins de recoupement, afin de vérifier si une fraude avait eu lieu ou non. « Ne pas résoudre ce problème conformément à la loi signifie qu’il s’agit d’une crise politique », a-t-il déclaré aux journalistes la semaine dernière. La commission électorale à la volonté faible, qui a été nommée par la NLD, a refusé de reconnaître les preuves.

Le 15 janvier, l’USDP a publié 94 242 cas de fraude électorale dans six cantons, et a par la suite appelé à une nouvelle élection équitable supervisée par l’armée et la commission électorale du pays.

«Les faiblesses et les erreurs dans les listes électorales ne peuvent pas provoquer de fraude électorale», a déclaré la commission électorale dans sa réponse. En fin de compte, l’armée a lancé un ultimatum au gouvernement de la NLD pour avoir omis de «respecter et de respecter» la Constitution du Myanmar.

Le général Min Aung Hlaing, commandant en chef des forces armées du Myanmar, a laissé entendre que le rôle de l’armée était d’empêcher les gouvernements d’abuser de la loi. «Si l’on ne respecte pas la loi, une telle loi doit être abrogée», a déclaré jeudi le général Min Aung Hlaing dans un discours vidéo aux officiers militaires. Afin d’arrêter le vol, l’armée a finalement pris des mesures décisives lundi matin contre ce qui avait été qualifié de «malhonnêteté et injustice» lors des élections de novembre.

National File : https://nationalfile.com/breaking-burmese-military-arrests-countrys-leaders-for-committing-alleged-election-fraud/


MIDI LIBRE : https://www.midilibre.fr/2021/02/01/birmanie-larmee-prend-le-pouvoir-et-arrete-la-dirigeante-aung-san-suu-kyi-9345883.php

En Birmanie, ce lundi 1er février, la dirigeante Aung San Suu Kyi, ancien prix Nobel de la paix a été arrêtée et des généraux ont été placés aux principaux postes du pouvoir. L’armée a renversée le gouvernement et décrété l’état d’urgence pour un an. Le Parlement issu des dernières législatives devait entamer sa première session dans la journée.

Ce que l’on sait

– L’armée décrète l’état d’urgence pour un an

– La télévision publique interrompt ses programmes, les réseaux de télécommunications perturbés

– L’armée dénonce une fraude lors des élections législatives

– Le parti d’Aung San Suu Kyi a massivement remporté le scrutin de novembre 

L’armée birmane a pris le pouvoir ce lundi 1er février lors d’un putsch contre le gouvernement démocratiquement élu d’Aung San Suu Kyi, laquelle a été arrêtée de même que d’autres hauts représentants de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (NLD), lors d’opérations menées à l’aube.

« Une réponse à la fraude », déclare l’armée

Il s’agit d’une réponse à la « fraude » lors des élections législatives de novembre dernier, a déclaré l’armée dans un communiqué diffusé via sa chaîne de télévision, ajoutant que le pouvoir était transféré à son commandant en chef, le général Min Aung Hlaing, et que l’état d’urgence était décrété pour une durée d’un an.

Vague d’arrestations et état d’urgence décrété pour un an

Cette vague d’arrestations est survenue alors que le nouveau Parlement devait siéger quelques heures plus tard pour la première fois depuis les élections législatives remportées massivement par la NLD – un scrutin considéré comme un référendum sur le gouvernement démocratique d’Aung San Suu Kyi.

Lignes téléphoniques coupées

Les lignes téléphoniques de la capitale Naypyitaw et de la plus grande ville du pays Rangoun semblaient coupées, tandis que la télévision publique a cessé d’émettre, évoquant sur Facebook des « problèmes techniques ». Des habitants de Rangoun se sont précipités sur les marchés afin de faire des stocks de biens alimentaires et produits de première nécessité.

L’armée déployée

D’autres patientaient à des guichets automatiques pour retirer de l’argent. Selon des témoins, des dizaines de soldats ont été déployées devant la mairie de Rangoun et les services de téléphonie mobile de la ville, dont les connexions internet, ne fonctionnaient plus. L’accès à internet a fortement chuté dans les premières heures de la journée, a indiqué le service NetBlocks, qui fournit des données sur les activités en ligne.

Arrêtés aux premières heures de la journée

Aung San Suu Kyi, le président de la NLD Win Myint et d’autres cadres du parti ont été « pris » aux premières heures de la journée, a déclaré par téléphone à Reuters le porte-parole de la NLD. « Je veux demander aux gens de ne pas réagir imprudemment et je veux qu’ils agissent dans le respect de la loi », a dit Myo Nyunt, ajoutant s’attendre à être lui aussi placé en détention.

Reuters n’a plus été en mesure de le joindre par la suite.

La communauté internationale inquiète

Ces arrestations sont survenues après plusieurs jours de tensions croissantes entre le gouvernement civil et l’armée qui laissaient craindre un coup d’Etat, l’armée dénonçant les résultats des élections législatives. Le scrutin de novembre a été remporté par la NLD d’Aung San Suu Kyi avec 83 % des voix. Il s’agissait seulement des deuxièmes élections organisées depuis que la junte militaire a accepté en 2011 de partager le pouvoir.

À Washington, la Maison blanche a fait savoir que le président Joe Biden a été informé de l’arrestation de Suu Kyi, tandis que le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken a exprimé sa « profonde inquiétude » et appelé à la libération immédiate des détenus politiques.

« Respecter la volonté du peuple »

« Les Etats-Unis s’opposent à toute tentative d’altérer l’issue des récentes élections ou d’entraver la transition démocratique en Birmanie, et agiront contre les responsables si ces mesures ne sont pas inversées », a déclaré la porte-parole de la présidence américaine, Jen Psaki, dans un communiqué.

Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, a condamné fermement ces arrestations et exhorté le commandement de l’armée birmane à « respecter la volonté du peuple ». L’Australie a déclaré pour sa part être « profondément préoccupée » par les informations selon lesquelles l’armée birmane « cherche une nouvelle fois à prendre le contrôle » du pays.

Prix Nobel de la paix

Le gouvernement australien a demandé la libération immédiate des responsables politiques arrêtés illégalement. Aung San Suu Kyi, 75 ans, lauréate du prix Nobel de la paix, est arrivée au pouvoir en 2015 à l’issue d’une victoire massive lors des élections législatives, faisant d’elle une héroïne de la démocratie après plusieurs décennies de règne de l’armée.

L’image de Suu Kyi sur la scène internationale a toutefois été ébranlée par la campagne de répression lancée par l’armée birmane en 2017 contre la minorité musulmane des Rohingya. Les tensions dans le pays se sont amplifiées la semaine dernière quand un porte-parole de l’armée a refusé d’exclure l’hypothèse d’un coup d’Etat, tandis que le général Min Aung Hlaing avait soulevé la possibilité d’abroger la Constitution.

Tensions croissantes

Par la suite, l’armée avait semblé faire machine arrière, assurant samedi qu’elle respecterait et protégerait la Constitution. En amont de l’entrée en fonction de la nouvelle législature, des chars d’assaut avaient été déployés la semaine dernière dans certaines rues tandis que des manifestations en soutien à l’armée avaient été organisées dans plusieurs villes.

La commission électorale birmane a rejeté jeudi les accusations de fraude électorale formulées par l’armée, confirmant les résultats des élections législatives. La Constitution publiée en 2008 après des décennies de pouvoir militaire prévoit que l’armée dispose de 25 % des sièges au Parlement et contrôle trois ministères clé au sein de l’administration d’Aung San Suu Kyi.

Dans le communiqué décrétant l’état d’urgence, l’armée met en avant l’incapacité de la commission électorale à répondre aux plaintes concernant les listes électorales, le refus de la commission d’accepter de reporter le début des travaux du Parlement et les manifestations survenues pour protester contre les résultats du scrutin.

« Un revers énorme »

« À moins que ce problème ne soit résolu, cela va entraver le chemin vers la démocratie et doit donc être résolu conformément à la loi », dit le communiqué, citant une disposition de la Constitution relative à l’état d’urgence en cas de menace pour la souveraineté nationale. Daniel Russel, un ancien diplomate de haut rang pour l’Asie de l’Est au sein de l’administration de l’ancien président américain Barack Obama, a déclaré qu’une nouvelle prise de pouvoir de l’armée birmane pourrait s’avérer un coup rude pour la démocratie dans la région.

« Si c’est confirmé, c’est un revers énorme – pas seulement pour la démocratie en Birmanie, mais pour les intérêts des Etats-Unis », a-t-il dit. « C’est encore un rappel que l’absence prolongée d’engagement crédible et constant des Etats-Unis dans la région a enhardi les forces antidémocratiques ». 


« La Démocratie toujours et partout n’est que le paravent de la Dictature. »

Louis-Ferdinand Céline.

Méfiez-vous de ceux qui n’ont que le mot « Démocratie » à la bouche.

Rav Dynovitz vient de le comprendre.

https://t.me/monsieurKOff/1056

La Démocratie c’est choisir Barabbas au lieu de Jésus-Christ.


Bonne et Sainte Semaine à Tous.