Ils ont pensé à tout pour nous éliminer : Vaccinations par voie aéroportée.

Un vaccin inhalable contre le coronavirus mis au point par des experts du MIT ( Massachusetts Institute of Technology ) sera bientôt disponible.

Et si vous ne saviez pas que vous avez été vacciné ? Et si vous l’aviez simplement inhalé ?

Via Study Finds :

Bonne nouvelle pour les personnes qui ne supportent pas de se faire piquer avec une aiguille. Des scientifiques du Massachusetts Institute of Technology sont en train de mettre au point un vaccin contre le COVID-19 inhalable qui pourrait être encore plus efficace que les vaccins injectables. En fait, ils pensent que leurs recherches ouvrent également la voie à la prévention et au traitement des cancers et d’autres maladies.

Les chercheurs espèrent que, comme les autres vaccins administrés dans la gorge, leur développement déclenchera une réponse du système immunitaire aussitôt que l’infection sera inhalée. Les recherches de la Fondation sur des souris montrent qu’un vaccin inhalable est 25 fois plus efficace qu’un vaccin injecté dans un muscle. En effet, en envoyant le vaccin directement sur les muqueuses – comme celles de la bouche, du nez, de la gorge et des poumons – les cellules du système immunitaire, ou lymphocytes T, peuvent “s’installer” et se préparer à attaquer l’infection là où elle se trouve.

Ce projet de vaccin contre le COVID a vu le jour après que des scientifiques ont testé avec succès un vaccin inhalable contre le virus de la variole chez la souris. Dans cette étude, publiée dans la revue Science Immunology, les scientifiques ont cherché à mettre au point un vaccin intratrachéal (par la gorge) contre les virus et le cancer. La plupart des vaccins sont administrés par injection dans les tissus musculaires. Mais la plupart des infections virales se produisent au niveau des muqueuses.

[…]

“Dans cet article, nous nous sommes spécifiquement concentrés sur les réponses des lymphocytes T qui seraient utiles contre les virus ou le cancer, et notre idée était d’utiliser cette protéine, l’albumine, comme une sorte de cheval de Troie pour faire passer le vaccin à travers la barrière muqueuse“, explique l’auteur principal, Darrell Irvine, dans un communiqué. “Ces types de vaccins inhalés pourraient également être utilisés pour traiter les métastases cancéreuses dans les poumons ou même pour prévenir l’apparition du cancer. Dans les expériences sur le virus et la tumeur, nous nous appuyons sur l’idée que, comme d’autres l’ont montré, ces lymphocytes T à mémoire s’installent dans les poumons et attendent juste là, à la barrière. Dès qu’une cellule tumorale apparaît, ou dès qu’un virus infecte la cellule cible, les lymphocytes T peuvent immédiatement l’éliminer.”

Si M. Irvine se concentre désormais sur un vaccin contre le COVID, il affirme que la méthode pourrait également être utilisée pour lutter contre le VIH et la grippe.

Il existe également un article du Time datant du 8 juin 1959 qui parle de vaccinations par voie aéroportée :

Si les bacilles de la tuberculose peuvent flotter dans l’air et provoquer des maladies chez les personnes qui les inhalent, pourquoi des bacilles affaiblis ne peuvent-ils pas être transmis de la même manière pour réaliser une vaccination de masse ? C’est la question que se sont posée le Dr Gardner Middlebrook et ses collègues du National Jewish Hospital de Denver, où la recherche est très avancée. La semaine dernière, après des années de tests, ils ont donné à la National Tuberculosis Association une réponse provisoire : aucune raison de ne pas le faire.

[…]

Si son efficacité apparente est confirmée, la vaccination par voie aéroportée aura un avantage en termes de coût par rapport aux multiples piqûres de BCG dans le bras, car elle nécessite beaucoup moins de vaccin. Et le Dr Middlebrook pense que sa méthode interférera moins avec le test cutané à la tuberculine standard pour détecter une infection tuberculeuse. La semaine dernière, le congrès de la NTA a entendu le Dr Guy Youmans, de l’Université Northwestern, parler d’un test sanguin simple et bon marché qui pourrait renforcer et remplacer en partie le test à la tuberculine. Le plus important pour le Dr Middlebrook est la simplicité de la vaccination par voie aéroportée qu’il propose : “Il serait facile de vacciner un cinéma rempli d’enfants pendant qu’ils regardent un dessin animé de Mickey Mouse”.

Je sais comment nous pouvons sauver le monde du coronavirus maintenant !

Il suffit d’utiliser des avions pour pulvériser ce vaccin partout dans le monde !

Ou l’intégrer dans les déodorants pour femme.

Aube Digitale : https://www.aubedigitale.com/un-vaccin-inhalable-contre-le-coronavirus-mis-au-point-par-des-experts-du-mit-sera-bientot-disponible/



Souvenez de Pont Saint-Esprit, village Français aspergé de LSD par la CIA !

Projet MKNAOMI: Quand la CIA arrosait un village français de LSD en 1951

Cette expérimentation de la CIA en France a été évoquée il y a quelques années dans les médias de masse. Aujourd’hui, si vous parlez de ce type d’expériences qui seraient faites en Afrique ou ailleurs, vous êtes traité de conspirationniste. Cet article reste relativement édulcoré car un projet infâme comme MK-Ultra y est par exemple présenté comme une pratique « non éthique » de la CIA, le sujet est à peine évoqué.  Pourtant, ce projet incluait des sévices sexuels et tortures sur mineurs entre autre. Pudeur journalistique sans doute…hmm hmm. C’est pourquoi, un article du réseau Voltaire vient le compléter.

 Les archives MK NAOMI, sous projet de MK Ultra dédié au développement, aux tests et stockage d’armes biologiques et chimiques ont été depuis intégralement détruites (en tout cas, c’est ce qu’affirme la CIA). Mes recherches m’amènent néanmoins à suspecter que le virus Ebola et Marburg proviennent de ce projet secret. A noter que Fort Detrick est probablement le plus vaste laboratoire de développement d’armes de ce type et les cas de cancer auprès de la population à proximité immédiate de ces installations est considérable des épandages étant également faits aux alentours de la base. Ironiquement, on constate qu’Hollywood se gargarise avec ces projets dans des films à succès comme « un crime dans la tête » ou la saga « Jason Bourne ».

 J’en profite pour annoncer qu’une rubrique « déclassifié » a vu le jour sur le blog ou vous retrouverez l’ensemble des articles parus à ce jour sur le sujet. Fawkes

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Pendant une semaine, il y a près de 60 ans, un bourg entier du Gard, Pont Saint-Esprit, est pris de folie et d’hallucinations. Un journaliste américain prétend avoir percé le mystère : il s’agirait d’une expérience secrète menée par les services américains, en pleine guerre froide.

Au moins cinq morts, plus de 30 personnes hospitalisées et près de 300 malades. En août 1951, un fait divers tragique secoue une grosse bourgade paisible des bords du Rhône, Pont-Saint-Esprit.

Ce qui commence comme une banale intoxication alimentaire collective culminera quelques jours plus tard en une nuit de pure folie, des scènes d’hallucinations dignes d’un tableau de Bosch, une « nuit de l’Apocalypse », pour reprendre les termes d’un des médecins locaux, le Dr Gabbaï.

Récemment, France 3 exhumait ce fait divers sous la forme d’une fiction bourrée d’erreurs, « Le Pain du diable », bien que le téléfilm s’inspirât essentiellement du remarquable travail d’un historien américain, Steven Kaplan, « Le Pain maudit » (Fayard), en 2008.

Après des années d’enquête, Kaplan reste frustré : aucune des pistes suivies -ergot de seigle, fongicide, eau, mycotoxines- n’apporte d’explication définitive.

Dans un livre publié aux Etats-Unis fin 2009, le journaliste Hank Albarelli affirme avoir percé incidemment le mystère. La crise de folie qu’a connue Pont-Saint-Esprit viendrait d’une expérience secrète sur les effets du LSD menée conjointement par l’armée américaine et la CIA.

« J’ai des serpents dans mon estomac ! »



L’affaire du « pain maudit » débute le 17 août 1951. Les salles d’attente des trois médecins de la ville sont pleines. Une vingtaine de malades viennent consulter pour des symptômes apparemment digestifs : nausées, brûlures d’estomac, vomissements, diarrhées.

Viendront s’ajouter dans les jours suivants des fatigues importantes et des insomnies. Pour nombre de malades, après une rémission de 48 heures, les symptômes s’aggravent pour culminer dans des crises hallucinatoires habitées, entre autres, par des flammes et des animaux.

Après une enquête sur place pour le magazine Look, un journaliste américain, John Fuller, décrit dans un article paru en 1968 des scènes d’hallucinations collectives.



Un ouvrier, Gabriel Validire, hurle à ses compagnons de chambrée : « Je suis mort ! Ma tête est en cuivre et j’ai des serpents dans mon estomac ! » Une jeune fille se croit attaquée par des tigres. Un gamin de 11 ans, Charles Granjhon, tente d’étrangler sa mère.

Le 24 août, la situation devient ingérable. Un homme saute du deuxième étage de l’hôpital en hurlant : « Je suis un avion. » Les jambes fracturées, il se relève et court 50 mètres sur le boulevard avant qu’on puisse le rattraper. De nombreux hospitalisés sont saisis d’hallucinations insupportables. D’autres entendent des harmonies célestes.

Très rapidement, des indices pointent le coupable présumé : le pain du meilleur boulanger du bourg, Roch Briand. Dans un article publié par le British Medical Journal moins d’un mois après le début du drame, le Dr Gabbaï écrit :

« La fréquence des symptômes mentaux ramène à l’esprit le vieux nom de la maladie, mal des ardents. »

Autrement dit la maladie de l’ergot de seigle, un champignon parasite des graminées. Courante au Moyen Age, la maladie a disparu en France depuis le XVIIIe siècle.

Mais l’ergotisme peine à expliquer tous les symptômes cliniques constatés. Le Dr Gabbaï et le Pr Giraud de la faculté de médecine de Montpellier, appelés à la rescousse, font vite un parallèle avec les recherches menées en Suisse à la même époque dans le laboratoire Sandoz par Albert Hofmann et qui ont abouti à la découverte par hasard du LSD, synthétisé à partir d’ergot.

Le juge d’instruction chargé de l’affaire évoque la piste criminelle d’une contamination du pain par « une forme de l’ergotine synthétique très nocive ».

Albert Hofmann, qui a fait le déplacement, entérine dans un premier temps la piste de l’ergot ou d’un alcaloïde proche du LSD. Mais une fois rentré à Bâle, le laboratoire rejette l’hypothèse sans appel. De son côté, l’agence américaine United Press rapporte les intrigantes conclusions d’un laboratoire américain à qui elle a transmis des échantillons :

« Les expériences faites (notamment sur des volontaires) en leur faisant absorber du pain ergoté à diverses doses n’ont donné aucun des symptômes constatés chez les malades de Pont-Saint-Esprit. »

Steven Kaplan regrette qu’à l’époque la presse n’ait pas creusé davantage la piste « crépusculaire, voire obscure, du laboratoire américain » !

Suicide d’un biochimiste de l’armée américaine

Deux ans plus tard, aux Etats-Unis, un biochimiste de l’armée américaine qui travaille sur des programmes ultra secrets se suicide. Selon la version officielle, il se serait jeté du treizième étage d’un hôtel de New York. C’est en enquêtant sur cette mort suspecte que le journaliste Hank Albarelli a obtenu des documents de la CIA et de la Maison Blanche qui jettent un éclairage sinistre sur les événements de Pont-Saint-Esprit.


Pont Saint-Esprit

A l’issue de la guerre de Corée, les Américains sont persuadés que leurs soldats, prisonniers de guerre, ont subi des lavages de cerveau.

Ils se lancent donc dans une vaste série de programmes défensifs et offensifs sur les questions de la manipulation mentale, des sérums de vérité pour faire parler des prisonniers ou même sur des méthodes pour « incapaciter » l’ennemi et gagner des batailles sans tirer une seule balle.

C’est à ces recherches confidentielles soutenues par la CIA que travaille Frank Olson au sein du SOD (Special Operations Department), à Fort Detrick. Parmi les documents obtenus par Albarelli, le premier retranscrit une conversation entre un agent de la CIA et le représentant américain du laboratoire Sandoz.

Ce dernier insiste pour évoquer le « secret de Pont-Saint-Esprit » et explique à son interlocuteur qu’il ne s’agissait nullement d’ergot mais de diéthylamide (le D de LSD).

Les pratiques « non éthiques » de la CIA

Albarelli entre en contact avec des anciens de l’armée ou de la CIA qui ont côtoyé Frank Olson. Deux d’entre eux, « Albert » et « Neal », lui expliquent, sous couvert d’anonymat, que l’histoire de Pont-Saint-Esprit relève d’une opération conjointe du SOD et de la CIA. Mais lorsqu’il demande si d’autres services secrets, par exemple français, ont participé à l’expérience, il n’obtient qu’un silence.

Des scientifiques de Fort Detrick confient au journaliste américain que les services ont opéré par pulvérisation aérienne d’une mixture à base de LSD ainsi que par la contamination de « produits alimentaires locaux ». L’un d’eux explique que la pulvérisation a été « un échec complet ».

En 1975, une commission d’enquête présidée par Nelson Rockefeller avait commencé à révéler les pratiques « non éthiques » de la CIA, aux appellations multiples : Bluedbird, Artichoke, MK-Ultra, etc. En 2000, Albert et Neal transmettent à Albarelli une fiche d’identité de la Maison Blanche, certainement en rapport avec cette commission, et qui mentionne une « french embassy » et, erreur d’orthographe comprise, « Pont Saint Esprit incident (Olsojn) »

Cette version pose autant de questions qu’elle apporte de réponses. Sans rejeter l’hypothèse, Steven Kaplan s’interroge, par exemple, sur le choix de la ville cobaye : Pont-Saint-Esprit figure dans une région tenue par la gauche. Curieux pour une opération secrète américaine en pleine guerre froide.

« A l’époque, on a évoqué l’hypothèse d’une expérimentation destinée à contrôler une révolte de la population », se souvient Charles Granjhon, 71 ans aujourd’hui, qui habite toujours Pont-Saint-Esprit. « J’ai failli caner. J’aimerais bien savoir pourquoi. » Il n’est pas le seul à vouloir connaître la vérité.

Après la parution de son livre, Albarelli a appris d’un de ses contacts que la DGSE aurait demandé des informations sur l’affaire de Pont-Saint-Esprit au Département d’Etat américain, ce que démentent les services français.

Source: Rue89


Peu après l’incident, en septembre 1951, des scientifiques écrivant pour le très respecté British Medical Journal déclarèrent que la « vague d’empoisonnements » était le résultat d’une intoxication à l’ergot de seigle. Cette explication ne se basait cependant que sur les conclusions des biochimistes envoyés sur place par les laboratoires Sandoz situés non loin de là, à Bâle (Suisse). Parmi les membres de ce contingent figurait le docteur Albert Hofmann, premier scientifique à avoir synthétisé le LSD le 16 novembre 1938. Au moment de la visite du groupe de Sandoz à Pont-Saint-Esprit, seuls quelques scientifiques dans le monde, pas plus de huit ou dix, étaient informés de l’existence de LSD de synthèse. En outre, et c’est là un fait aussi, voire plus important, pour ainsi dire personne dans la France de 1951, en dehors de quelques responsables chez Sandoz, ne savait que cette société menait des activités secrètes et en étroite collaboration avec la CIA.

En 1938, le chimiste Albert Hofmann (1906-2008) parvient à synthétiser pour le laboratoire Sandoz le principe actif de l’ergot de seigle : le LSD. En 1951, il intervient comme expert dans l’affaire de Pont-Saint-Esprit.

Sandoz fournissait non seulement d’importantes quantités de cette drogue à la CIA, mais conseillait également le service sur ses utilisations potentielles, défensives ou offensives, notamment en vue des expérimentations secrètes aux Etats-Unis et en Europe. Pour résumer la longue explication développée dans mon livre, l’intoxication de Pont-Saint-Esprit était le résultat d’une expérience menée conjointement par l’Army et la CIA dans le cadre du Projet MK/ULTRA. C’est en effet précisément le département que le Docteur Frank Olson dirigeait, la Division des opérations spéciales de Fort Detrick, qui supervisa l’expérience française.

Il me paraît important de préciser que l’intrigue générale autour du mystère de Pont-Saint-Esprit m’est apparue remarquablement nette et cohérente, mais également assez choquante, et je ne suis pas facile à choquer. Après une enquête plus approfondie, tout le scénario s’est révélé être encore plus remarquable dans ses détails subtils et sa nature manifeste. Même aujourd’hui, un site internet du département de la Justice avertissant des dangers du LSD déclare qu’au début des années 1950, « la Sandoz Chemical Company alla jusqu’à promouvoir le LSD comme arme chimique secrète potentielle auprès du gouvernement U.S. Leur principal argument était qu’une petite quantité de cette drogue versée dans le système d’approvisionnement en eau, ou pulvérisée dans l’air est susceptible de désorienter et rendre psychotique toute une division militaire, la rendant inoffensive et incapable de combattre. » Sans parler, bien entendu, d’une bourgade ou d’une ville entière.

De fait, en creusant plus en avant dans l’histoire, je découvris un jour des documents secrets du FBI révélant que la Division des opérations spéciales de Fort Detrick avait, un an avant l’expérience de Pont-Saint-Esprit, pris pour cible de réseau souterrain du métro new-yorkais dans le cadre d’une expérience similaire. Comme l’indique une note du FBI datée d’août 1950, « Les expériences de guerre biologique devant être réalisées par des représentants du Département de l’Army dans le réseau de métro souterrain new-yorkais en septembre 1950 ont été repoussées jusqu’à une date indéfinie. ».

Lorsque je discutai de cette note avec des anciens biochimistes de Fort Detrick, ils m’informèrent confidentiellement que les expériences de New York « étaient repoussées jusqu’au terme de l’expérience devant être menée en France. ». Un ancien scientifique de la Division des opérations spéciales ajouta : « Les résultats globaux de l’expérience dans le Sud de la France ont été positifs, mais nous avons également constaté un effet indésirable, ou ce qu’il conviendrait maintenant d’appeler une réaction du « cygne noir ». Nous n’avions absolument pas prévu que plusieurs personnes mourraient. L’expérience ne devait pas aboutir à cela, alors elle a été renvoyée au bureau d’étude. »

Les mêmes scientifiques confirmèrent que suite à l’expérience de Pont-Saint-Esprit, la Division des opérations spéciales de Fort Detrick se rendit de nouveau à New York en 1956 pour réaliser les expériences dénommées opérations Big City et Mad Hatter (« le cinglé »). Il s’agissait de projets secrets impliquant la pulvérisation de produits chimiques sous forme d’aérosols au travers du pot d’échappement d’une automobile conduite autour de New York par la CIA et des scientifiques de l’Army. Avant cela, en 1952 et 1953, des expériences plus limitées furent menées dans des wagons du métro new-yorkais par George Hunter White, un agent du Bureau fédéral des narcotiques travaillant secrètement comme agent de la CIA. 

À au moins deux reprises, White fit détonner des engins à aérosols spécialement conçus et remplis de LSD. La CIA détruisit les rapports écrits de White traitant de ces expériences en 1973. En remontant un peu en arrière dans le temps, je découvris la véritable cause de l’intoxication du Sud de la France : une note d’un informateur confidentiel de la CIA qui m’avait été remise en 1999 constitua la première preuve solide en ma possession indiquant que quelque chose n’était pas clair à propos de l’incident. Ce rapport, daté de décembre 1953, relatait une rencontre entre l’informateur non identifié et un responsable de la Sandoz Chemical Company à New York. L’informateur écrivait qu’après « avoir bu plusieurs verres », le responsable de Sandoz éructa : « Le « secret » de Pont-Saint-Esprit était que le pain n’était pas du tout en cause. », avant de poursuivre : « Pendant des semaines les Français assignèrent nos laboratoires à des analyses de pain. Il ne s’agissait pas de l’ergot de seigle, mais d’un composé de type diethylamide. » Le responsable entendait bien entendu par là qu’une drogue synthétique était à l’origine de la vague de folie de Pont-Saint-Esprit.

Selon son propre rapport, l’informateur de la CIA demanda alors : « Si la substance n’était pas dans le pain, alors comment est-elle arrivée dans l’organisme des gens ? » 
À cela le responsable répondit : « Une expérience. » Soudainement préoccupé, l’informateur interrogea : « Une expérience ? ». Et le responsable de Sandoz rétorqua de façon dérobée : « Peut-être le gouvernement français, » sachant que l’informateur états-unien connaissait probablement bien l’identité des véritables auteurs de l’expérience. Ce fut, en somme, une grande scène de comédie politique et de subterfuge qui se conclut par ces mots du responsable de Sandoz : « Une raison secondaire expliquant ma présence ici aux Etats-Unis est que je dois me débarrasser de notre LSD. Si la guerre éclate notre LSD disparaîtra. ».

Selon la presse états-unienne, suite à la parution du livre d’Hank Albarelli, Erard Corbin de Mangoux, directeur de la DGSE, aurait adressé une demande d’explication au départment d’Etat.

L’indice que je découvris ensuite, dans la chaîne des preuves, était un document non daté de la Maison-Blanche faisant a priori partie d’un dossier plus large qui avait été remis aux membres de la Commission Rockefeller formée en 1975 par le président Gerald Ford pour enquêter sur les pratiques abusives de la CIA. Le document contenait les noms de deux ressortissants français ayant secrètement émargé à la CIA, et faisait directement référence à « l’incident de Pont-Saint-Esprit », reliant en outre un ancien expert de la CIA en guerre biologique et le chef de la Division des opérations spéciales de Fort Detrick. Ce document, conjointement à un autre, constituait d’après moi la preuve irréfutable.

En 2005, un reporter du quotidien Baltimore Sun, Scott Shane, qui travaille maintenant au New York Times, écrivait : « L’[U.S.]Army n’a aucun dossier sur MK/NAOMI ni sur la Division des opérations spéciales [de Fort Detrick]. » Lorsque Scott, puis moi-même, avons demandé les dossiers pour les deux, l’Army répondit qu’elle « ne pouvait en trouver aucun ». 

En 1973, la CIA détruisit toutes ses archives sur MK/NAOMI et son travail avec la Division des opérations spéciales de Fort Detrick. L’une des raisons évoquées pour cette destruction, expliqua la CIA, était que « les gens ne comprendraient pas ou interpréteraient mal les raisons ayant poussé l’agence à réaliser beaucoup de ses projets. ». Lorsque le reporter Shane pressa un ancien officier de haut rang de la Division des opérations spéciales d’évoquer les projets antérieurs de la division, Andrew M. Cowan Jr. répondit « je ne donne tout simplement pas d’interview sur ce sujet. Cela doit au moins rester classifié pour éviter que ces informations se retrouvent entre les mains d’un agité. »

Plus haut dans l’article, j’ai écrit que l’expérience de Pont-Saint-Esprit me choqua au premier abord. Par bien des aspects, j’éprouve toujours ce sentiment. Mais peut-être pas pour toutes ces raisons que beaucoup de lecteurs imagineraient. Tout d’abord, je suis choqué lorsque je lis sur internet des réactions à ce sujet tel qu’il est traité dans mon livre, comme par exemple « Et alors, au moins ils ne l’ont pas fait dans une petite ville d’Amérique », ou pire encore, « Pourquoi n’ont-ils pas choisi une ville du Mexique ; c’est plus proche ? ». 

Je suis attristé de constater que certains États-uniens sont devenus blasés et insensibles aux actions arrogantes et horribles de la CIA par le passé. La torture est maintenant approuvée aux États-Unis par une grande partie de la population. Certains États-uniens mieux intentionnés affirment prier pour un retour à « Un pays dont le gouvernement honorait, respectait et observait les droits humains, et les lois et traités internationaux », protégeant les prisonniers de guerre, les combattants ennemis et les prisonniers, or en vérité tout examen objectif et sérieux de l’histoire de la Guerre Froide aux États-Unis met systématiquement en lumière de nombreuses instances d’horrible maltraitance des détenus et prisonniers étrangers.

Le Projet Artichoke de la CIA, mis en oeuvre au cours des années 1950 et 1960, a soumis de nombreux prisonniers étrangers et d’agents doubles présumés à des traitements barbares, dont des électrochocs, des lobotomies et des chocs d’insuline provoqués par des drogues. D’innombrables citoyens états-uniens disparurent des rues de New York et San Francisco pour être victimes d’expériences secrètes uniquement parce qu’ils faisaient partie de groupes minoritaires ; pauvres, paumés, criminels ou perçus comme tels, prostitués. Nombre d’entre eux subirent des séquelles physiques et mentales permanentes en conséquence de ces expériences.

 On administra du LSD à près de 6 500 soldats états-uniens, à leur insu, dans les années 1950 et 1960. Beaucoup parmi eux ont dû vivre en permanence avec ces souffrances, d’autres se sont suicidés. En 1953, un ressortissant étranger fut emprisonné et torturé huit mois durant, au Panama, par la CIA simplement parce qu’il était soupçonné de collaborer avec des responsables du renseignement français. Par la suite, il est bien probable que la CIA ait assassiné ce même homme après qu’il eût anonymement révélé à un journaliste qu’il connaissait l’identité du commanditaire de l’assassinat du président John F. Kennedy.

Liens connexes:

La fabrication de tueurs et esclaves par le contrôle mental (MK-ULTRA/ MONARQUE)

La C.I.A crée-t-elle des ‘super espions’ ?

https://www.fawkes-news.com/2014/10/projet-mk-naomi-quand-la-cia-arrosait.html


CAPABLES QUE DU PIRE.

Pourquoi n’avons-nous plus aucune nouvelle de Mauricette ?