Les Mitraillettes « Pompe à Fric » arrivent !

Encore un Racket républicain : Les Français n’étant pas encore assez Volés, voilà que débarquent des « Pompes à Fric » sous couvert de SECURITE ROUTIERE pour les plumer davantage !


Bientôt 200 radars embarqués dans des voitures privées : la très discrète arme de la Sécurité routière.

Ces voitures banalisées, conduites par des chauffeurs privés, sont en cours de déploiement. Un arsenal redoutable capable de relever les excès de vitesse, sans même que les automobilistes ne s’en rendent compte.

Ces voitures radars seront plus de 200 d’ici à la fin de l’année à circuler dans huit régions de France. Illustration LP/Guillaume Georges
Ces voitures radars seront plus de 200 d’ici à la fin de l’année à circuler dans huit régions de France. Illustration LP/Guillaume Georges 

Elles se mêlent au trafic comme d’innocentes berlines. Mieux vaut pourtant se méfier de ces Renault Mégane, Peugeot 308 et autre Dacia Sandero : elles sont redoutables. À leur bord, un équipement très sophistiqué avec un radar automatique, capable de relever en toute discrétion les excès de vitesse des véhicules qui croisent son chemin. Au volant, un simple chauffeur, dont l’unique mission est de sillonner plusieurs centaines de kilomètres par jour.

Après de premiers tests menés depuis 2018 en Normandie avec quelques véhicules, ces voitures, baptisées « mitraillettes à PV » par leurs détracteurs, seront plus de 200 d’ici à la fin de l’année à circuler dans huit régions. Avant, bien sûr, de se généraliser partout en France, avec 450 voitures en tout d’ici 2023.

En confiant le volant de ces engins verbalisateurs à des conducteurs privés plutôt qu’aux forces de l’ordre, la Sécurité routière poursuit un double objectif : permettre aux gendarmes et policiers de se consacrer à d’autres missions comme les contrôles d’alcoolémie ou l’usage du téléphone au volant ; mais aussi et surtout, alors que les cabines radars fixes sont de plus en plus souvent vandalisées, instiller dans la tête de chaque conducteur la crainte de pouvoir être verbalisé n’importe où et n’importe quand.

Bientôt 200 radars embarqués dans des voitures privées : la très discrète arme de la Sécurité routière

Pour Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière, « ce système est la meilleure arme à déployer aujourd’hui pour contraindre celles et ceux qui ne respectent pas le Code de la route à le faire ». Elle enjoint même les pouvoirs publics à accélérer la cadence et généraliser au plus vite ces appareils embarqués à l’ensemble du territoire.

Les défenseurs des usagers de la route sont, eux, vent debout. « Quand un automobiliste commet un excès de vitesse, il faut l’arrêter, le sanctionner et faire de la prévention, soutient Pierre Chasseray, délégué général de l’association 40 Millions d’automobilistes. Avec des radars embarqués, on ne fait que du chiffre, on le laisse filer sans autre procès. »

La privatisation de la verbalisation lui reste également en travers de la gorge. « Quand il manque des correcteurs pour le bac, on fait appel à des enseignants, pas à monsieur Tout le Monde ou à mon beau-frère qui n’a jamais enseigné ! Laissons donc les professionnels, gendarmes ou policiers, s’occuper du contrôle de la vitesse sur nos routes ! »

«C’est une pompe à fric»

Les associations d’automobilistes craignent surtout une avalanche de PV. Selon la Ligue de défense des conducteurs, si l’objectif de 450 véhicules banalisés est atteint, près de 53 millions d’amendes pourraient tomber tous les ans. « C’est quatre fois plus que ce que font actuellement les radars embarqués des voitures des forces de l’ordre », calcule Alexandra Legendre, porte-parole de l’association.

Bientôt 200 radars embarqués dans des voitures privées : la très discrète arme de la Sécurité routière

« Nous faisons confiance au privé pour verbaliser, explique Pierre Cordier, député (LR) des Ardennes. Mais les chauffeurs n’ont aucun moyen d’intervenir dans une situation dangereuse, d’intercepter un chauffard qui roule à très grande vitesse. N’ayons pas peur des mots : c’est une pompe à fric. » L’élu a cosigné, avec une quarantaine de collègues de l’Assemblée nationale, une proposition de loi visant à rendre ces véhicules visibles, que ce soit avec une bande jaune fluo, un gyrophare ou un mouchard les faisant apparaître sur des applications de navigation routière. Pas sûr que cela suffise à calmer les esprits.

Le Parisien : https://www.leparisien.fr/societe/voitures-radars-privees-la-tres-discrete-arme-de-la-securite-routiere-21-04-2021-WJQTKNSIARFIFEXEJ6PPIPKKCQ.php?xtor=AD-366


Ils ne s’arrêteront que lorsque NOUS les arrêterons.