Jérusalem est aussi une terre chrétienne : Godefroy de Bouillon, l’Avoué du Saint-Sépulcre.

  • Sa jeunesse 

Godefroy serait né vers 1058, à Boulogne-Sur-Mer (France), ou à Baisy-Ty (actuellement en Belgique), selon les hypothèses de différents historiens.

Il est le fils d’Ide de Boulogne (Sainte Ide) et d’Eustache II, comte de Boulogne, mais aussi descendant de Charlemagne.

Godefroy est le second d’une fratrie de trois garçons.

Durant sa jeunesse, c’est son oncle, Godefroy IV, Duc de Basse-Lotharingie, qui s’assura de son éducation de futur chevalier.

Son oncle, meurt en 1076 et, comme le voulait son testament, c’est à Godefroy que revient l’héritage du duché. Cependant, l’Empereur de Germanie, Henri IV ne lui permettra le titre de Duc qu’après son soutien contre le Pape Gré goire VII (Saint Grégoire).

En effet, à la suite d’une querelle dans la lutte des investitures opposant Henri IV au Pape, Godefroy apporte son soutien à l’armée de son Empereur, et entre à Rome en 1084. Pour le remercier de sa loyauté, l’Empereur du Saint Empire Germanique le reconnait Duc de Basse-Lotharingie.

Peu après sa venue à Rome, il tombe gravement malade mais finit par guérir.

En 1095, le Pape Urbain II appelle à la croisade pour délivrer Jérusalem, car depuis 1078 les chrétiens n’ont plus accès à Jérusalem, et venir au secours de l’Empire Byzantin. Pour remercier Dieu de l’avoir guéri, et réparer ses torts envers l’Eglise, Godefroy se joint à l’appel d’Urbain II, et se croise.

  • Le départ pour la croisade

Après l’appel d’Urbain II, Godefroy vend tout ses biens et s’engage pour Jérusalem.

En effet, depuis 1078, les turcs ayant pris possession de Jérusalem, les populations chrétiennes étaient mises en esclavage et les pèlerins chrétiens massacrés. Il était donc urgent d’aller libérer Jérusalem, tant pour les populations chrétiennes et l’accès des pèlerins à Jérusalem mais surtout pour stopper l’apogée Turque qui mena çait grandement la survie de l’Empire Byzantin. Ainsi, accompagné de ses frères Eustache (comte de Boulogne, et de Baudouin (futur Baudoiun Ier de Jérusalem), Godefroy prend la tête de la Croisade des barons, notamment avec Adhémar de Monteil (légat du Pape et véritable chef de la croisade), Robert Courteheuse (duc de Normandie), Raymond VI de Toulouse, Robert II de Flandre, et Bohémond de Tarente.

  • 1ère étape : Constantinople

Avant d’arriver à Jérusalem, les croisés vont commencer par prêter main forte aux byzantins.

Dès lors, Godefroy et les autres chefs croisés (à l’exception de Raymond de Saint-Gilles) vont promettre allégeance à Alexis Ier afin de l’aider à reconquérir ses terres usurpées par les turcs. On estime qu’entre 4 000 et 8000 Cavaliers, et 25 000 à 55 000 fantassins campaient aux portes de Constantinople, pour se battre aux cotés de l’Empereur Orthodoxe.

En mai 1097, les croisés décident de reprendre Nicée au profit d’Alexis 1er. En apprenant que les croisés se préparent à assiéger la ville, les Turcs préfèrent se rendre aux byzantins sans engager de combat.

  • 2nd étape : Antioche

En octobre 1097, les croisés décident de reprendre Antioche. Malgré tous leurs efforts le siège s’avéra long et compliqué. L’armée croisée manquait alors cruellement d’eau et de vivres.

Les croisés finirent par entrer dans la ville, mais se firent assiéger à leur tour.

Ayant eut écho de cette situation désastreuse, Alexis ne jugea pas nécessaire de continuer à en voyer des vivres et des hommes aux croisés. Mais c’était sans compter un évènement inattendu qui renversa complètement la situation. Un moine prétendit avoir trouvé la véritable lance qui perça le Christ. Il n’en fallut pas plus redonner du courage aux soldats et décider les chefs croisés à attaquer les turcs. La victoire fut totale.

Ayant été abandonné par Alexis 1er, les chefs croisés jugèrent leur serment envers Byzance rompu.

  • Etape finale : Jérusalem

Le 6 juin 1099, les croisés décident d’assiéger Jérusalem, et entrent dans la ville le 15 juillet.

Une fois dans la ville (la ville ne comportait que des juifs et des musulmans étant donné que les chrétiens avaient été banni quelques temps au paravant), les croisés se livrèrent alors à un véritable massacre.

Cependant, les chroniqueurs juifs et musulmans rapportèrent que les hommes de Godefroy s’étaient beaucoup mieux comportés (par exemple, il n’y eut pas de viols de leur part). Et selon les chroniqueurs chrétiens, Godefroy n’aurait même pas participé au massacre, mais, après s’être vêtu d’une simple tunique, alla faire le tour de Jérusalem en marchant, avant de se recueillir devant le Saint-Sépulcre.

  • Règne & mort

Après la prise de Jérusalem, les chefs croisés désignèrent Godefroy pour gouverner Jérusalem.

Ce dernier refusa le titre de Roy, et prit celui d’Avoué du Saint Sépulcre car il ne pu « porter une couronne d’or là ou le christ a porté une couronne d’épines ».

Peu après la prise de Jérusalem, le vizir fatimide d’Egypte prit la tête d’une armée de 30 000 hommes pour tenter de reconquérir la Palestine. Godefroy lui infligea alors une lourde défaite. Le 18 juillet 1100, en revenant d’une ex pédition, contre le sultan de Damas, Godefroy de Bouillon mourut. C’est son frère Baudouin qui lui succéda.

Les causes de sa mort restent inconnues. Selon la légende, le sultan de Damas lui aurait donné une pomme empoisonnée. D’autres hypothèses se penchent sur une mort naturelle.

  • L’idéal du chevalier

Godefroy fut décrit par ses chroniqueurs comme un homme humble et pieux. Il avait coutume de se vêtir pauvrement, de fréquenter régulièrement les églises, et de mener un vie simple. Il fut aussi un excellent guerrier, n’hésitant pas à combattre en première ligne.

Comme preuve de sa bravoure, on raconte qu’un jour, ayant aperçu un ours attaquer un homme, Godefroy prit sa défense, affronta l’ours, et le tua.

Comme preuve de son humilité, un chroniqueur de l’époque raconte, que venant à la rencontre de Godefroy, un chef musulman lui fit don d’un chameau. Godefroy refusant un présent aussi luxueux, trancha la tête du chameau.

Godefroy incarna l’idéal du Chevalier, et fut un exemple durant le reste du Moyen-Age.

Rédigé par Aymeric, Le Penseur Libre.


Jérusalem est également une Ville Chrétienne,

n’en déplaise aux marchands du Temple.