Pourquoi notre intestin est-il notre second cerveau ? Vidéos.

Y a-t-il des neurones dans notre tube digestif ? Si oui, à quoi servent-ils ? Michel Neunlist, chercheur à l’unité de recherche « The Enteric Nervous System in Gut and Brain Disorders » (TENS), nous répond.

Avoir « la peur au ventre » ou « l’estomac noué », « digérer une information », « prendre aux tripes » …Des expressions de la vie courante qui en disent long sur l’importance de notre système digestif… Et qui prennent une toute nouvelle dimension au vu des nouvelles découvertes scientifiques qui élèvent l’intestin et son microbiote au rang de deuxième cerveau ! Retour sur l’avènement d’un organe mal-aimé, dont il faut prendre soin.

Notre santé dépend en partie du bien-être de notre ventre, en particulier de notre intestin. Contenant des millions de neurones, cet organe complexe serait en communication permanente avec notre cerveau. Il se grippe, et c’est tout notre organisme qui souffre.

Nous ne considérons généralement pas l’intestin comme un organe noble… Erreur ! D’abord, ce gros tube, dont la surface dépliée est équivalente à un terrain de football, assure notre nutrition, fonction vitale. Surtout, de récentes découvertes montrent qu’il jouerait un rôle dans l’apparition de maladies comme l’obésité, les déficits immunitaires, les troubles du sommeil… Les premiers travaux des chercheurs laissent espérer une nouvelle manière de les soigner.

Nous sous-estimons le rôle de l’intestin

Si l’intestin semble responsable de tant de « maux », la raison est simple : il constitue à lui seul un vrai mini-organisme, composé des mêmes éléments que les autres organes (cellules épithéliales, musculaires, immunitaires, nerveuses…).

Mieux, notre tube digestif serait en partie dirigé par un « second cerveau », le système nerveux entérique (SNE), qui perçoit et transmet nos émotions au ventre.

Un organe sensible et intelligent

Comme le « premier », le « second cerveau » est composé de neurones communiquant entre eux par le biais de messagers chimiques.

« Les informations sont fournies par des neuromédiateurs, substances chimiques présentes dans le système nerveux entérique (SNE), qui seraient libérées, par exemple, en cas de distension de l’intestin », explique le Pr Stanislas Bruley des Varannes, gastro-entérologue à l’Institut des maladies de l’appareil digestif du CHU de Nantes.

Notre intestin serait doué de « sensibilité », d’une mémoire, voire d’une certaine intelligence !

Une communication dans les deux sens avec le cerveau principal

« Ce cerveau digestif, qui assure en partie le contrôle des principales fonctions digestives, est capable d’agir seul, mais serait aussi en communication permanente avec notre cerveau principal », explique le Pr Michel Neunlist, responsable de l’unité de recherche Inserm U913 à Nantes.

Une relation complexe cerveau-intestin dans les deux sens assurée grâce aux neurones du système nerveux du stress (sympathique) et du repos (parasympathique). Une explication au fait que la contrariété donne des maux de ventre…

Le ventre, impliqué dans le déclenchement de certaines maladies

L’intestin joue aussi un rôle de défense de l’organisme. Un travail d’équipe impliquant des cellules spécialisées dans l’immunité et des centaines de milliards de bactéries (ou flore intestinale).

Enfin, la fragile « peau » de l’intestin assurerait un rôle de barrière, laissant passer les substances nécessaires et faisant barrage aux agents pathogènes ou toxiques.

Un ensemble de mécanismes complexes contrôlé par le cerveau digestif et qui intrigue les chercheurs, car notre ventre pourrait bien être impliqué dans le déclenchement de nombreuses maladies.

Une nouvelle piste pour la maladie de Parkinson

Un lien entre les deux cerveaux pourrait ainsi exister dans le développement de la maladie de Parkinson.

« Des études menées en parallèle au niveau du cerveau et du tube digestif ont montré chez certains patients des lésions digestives identiques à celles du cerveau. Ce qui fait penser que le tube digestif pourrait être une porte d’entrée de la maladie, mais ceci reste une hypothèse », constate le Pr Derkinderen, neurologue au CHU de Nantes.

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Durant des siècles, la science a ignoré le rôle essentiel de l’intestin sur notre santé. Grâce aux récentes découvertes, nous savons aujourd’hui que cet organe est doté de pouvoirs extraordinaires.


10 choses à savoir sur votre deuxième cerveau

1. Des neurones par millions

Dire que le ventre est le deuxième cerveau du corps humain n’est pas qu’une expression. Notre système digestif compte en effet 200 millions de neurones, et compte de nombreuses interactions avec le cerveau. C’est ce qu’on appelle le « système nerveux entérique ». Sa constitution est semblable à celle de la moelle épinière et du cerveau.

Il est parfaitement autonome et contrôle le système digestif (sécrétions, vascularisation, mouvements péristaltiques).

2. Il joue un rôle dans la dépression

Le système digestif, riche en transmissions neuronales, produit certaines substances, comme la sérotonine par exemple qui joue un rôle important dans la régulation de l’humeur, des comportements alimentaires ainsi que du sommeil.

Ayant été identifiée comme déficiente chez les individus souffrant de troubles dépressifs, des études sont actuellement menées sur son mode d’action pour tenter de guérir certains troubles psychiques par le ventre.

3. Le système digestif, à l’origine de la vie

Lors d’une grossesse, le système digestif du fœtus est le premier à être formé durant son développement.

C’est lui qui assure la formation de tous les autres organes du corps, y compris du cerveau. Celui-ci ci ne se forme que dans un deuxième temps, grâce aux nutriments apportés via le cordon ombilical qui prend lui-même naissance au cœur de la sphère digestive. Autrement dit, sans système digestif, point de vie !

4. Le ventre et le cerveau, un duo indissociable

80% des messages et signaux de notre corps, tels que la faim ou la douleur sont générés dans notre ventre avant de se propager jusqu’au cerveau.

Le ventre et le cerveau sont en communication constante grâce au nerf vague. Il s’agit d’un nerf qui part du système nerveux du cerveau et se dirige vers le système digestif. Le sang assure également un rôle majeur car il permet d’envoyer l’information du ventre jusqu’au cerveau.

5. Des bactéries utiles

Le système digestif contient 100 milliards de bactéries qui, loin d’être néfastes pour l’organisme, contribuent au contraire au maintien et à la bonne santé de celui-ci.

Depuis une dizaine d’années, leur rôle bénéfique a été identifié : elles aident à la digestion, à la bonne absorption des nutriments par les organes vitaux, apportent de l’énergie et luttent contre les virus et les mauvaises bactéries. C’est ce qu’on appelle la flore intestinale.

6. La clé de notre immunité

Le système digestif joue un rôle clé dans notre immunité. C’est lui qui produit le plus de lymphocytes, et de macrophages, également appelés leucocytes ou globules blancs : ils servent à protéger notre organisme contre des ennemis potentiels (bactéries, virus). Il sécrète également les immunoglobulines, appelés aussi anticorps, qui ont la même fonction que les leucocytes.

Notre deuxième cerveau nous protège ainsi des infections et participe à 80% au bon fonctionnement de notre immunité.

7. Le stress a un impact sur lui

L’alimentation joue un rôle sur le fonctionnement de notre système digestif en entraînant une perturbation de la flore intestinale si elle n’est pas suffisamment adaptée. Le stress aurait également des effets sur l’équilibre de la flore.

Un stress chronique, au-delà de ses effets oxydatifs, favorise le développement et la prolifération de champignons, de bactéries et de parasites dans l’intestin grêle. D’où l’importance de soigner son stress et son anxiété.

8. Il sert de barrière protectrice

Lorsque nous ingérons des aliments qui contiennent des bactéries, celles-ci ne passent pas dans le sang grâce au rôle protecteur du système digestif. Celui-ci forme une véritable barrière grâce aux anticorps qu’il produit, ce qui lui permet de distinguer les bons des mauvais nutriments. Il permet ainsi aux bons nutriments de passer dans le sang pour être apportés aux organes qui en ont besoin et retient les mauvais nutriments qui, s’ils passaient dans le sang, pourraient être toxiques pour l’organisme.

Le système digestif est donc une espèce de stérilisateur géant qui élimine les bactéries nocives. En cas d’intoxications alimentaires, il peut parfois en laisser passer mais cela reste relativement rare si le microbiote est bien équilibré.

9. Une carte d’identité microbiotique

Des études ont été menées afin d’étudier la composante génétique du système digestif. A ce jour, 3,3 millions de gènes bactériens (bonnes bactéries) ont été identifiés.

Chaque individu renferme au sein de son système digestif 500 000 gènes bactériens versus 22 000 pour notre ADN. Ces bactéries sont propres à chacun, contrairement à l’ADN dont on retrouve une partie commune entre les membres d’une même famille.

10. Ses dysfonctionnements

Intolérances alimentaires, douleurs, maladies chroniques, troubles intestinaux, un système digestif mis à mal se reflète sur l’état général et entraîne des conséquences sur l’ensemble de l’organisme.

La paroi intestinale qui permet de lutter contre les mauvaises bactéries peut dysfonctionner en devenant perméable aux substances néfastes pour l’organisme. Cette hyperperméabilité intestinale, qui se traduit par le passage dans le sang de ces substances, est à l’origine d’intolérances alimentaires et de réactions inflammatoires et immunologiques (maladies chroniques).

Pour s’en prémunir, une bonne hygiène de vie est préconisée ainsi qu’une alimentation restreinte en produits laitiers et en céréales pour voir si les troubles persistent ou disparaissent, ce qui permet d’établir et d’affiner le diagnostic.

Source :

https://www.santemagazine.fr/sante/dossiers/physiologie/notre-intestin-est-notre-second-cerveau-174136

https://www.doctissimo.fr/sante/atlas-corps-humain/question-corps-humain/intestin-deuxieme-cerveau

https://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx?doc=10-choses-savoir-deuxieme-cerveau

Article :

Dr Myriam Lainé-Régnié / Santé Magazine

PasseportSanté

Vidéo : 

[1] Le ventre est-il notre deuxième cerveau ? – UnivNantes / YouTube

[2] Les super-pouvoirs de l’intestin – Enquête de santé le documentaire – Les Questions Santé / YouTube

3 Commentaires

  • J’ai l’impression que les céréales sont mauvaise aussi pour les troubles psy.
    Donc faudrait arrêter le pain et consort ?
    Quand au lait, il est cité dans la bible et le coran, je vois pas trop son mal.

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    • Le lait est un veritable poison !! (comme le café, le sucre, l’aspartane par ex, votre corps devient acide et s’ouvre a tout un tat de « maladie » comme le cancer ect…)
      Le lait ruine vos OS (contrairement à ce que l on veut vous faire croire, « ostheoporose »)
      informez vous, et arretez d’ecouter les pubs du style
      « les produits laitiers sont vois amis pour la vie »

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  • Bonjour à tous les spectateurs en ligne ,,,, HERPES ET VIH pour guérir
    Est-ce que quelqu’un doute encore de la phytothérapie naturelle? J’ai vu la grande importance des herbes naturelles et le merveilleux travail qu’elles ont fait dans la vie des gens. Je me demande pourquoi les gens dépensent encore leur argent en chirurgie, injections et médicaments qui ne peuvent pas vous guérir complètement. Les herbes naturelles peuvent guérir toutes sortes de maladies, y compris l’herpès, les diabétiques, l’asthme, le VIH, l’hépatite, la SLA, etc. Je l’ai vu de mes propres yeux. J’ai été guérie du VIH et ma tante et son mari ont été guéris du virus de l’herpès et ont été testés négatifs après avoir utilisé des médicaments à base de plantes. J’ai également été guéri du VIH et testé négatif au VIH après avoir utilisé la phytothérapie par le Dr HAZIM qui utilise des herbes naturelles pour guérir différents types de maladies. Même le Dr Sebi prouve au monde que les herbes naturelles peuvent guérir toutes les maladies et a guéri d’innombrables personnes en utilisant des herbes naturelles. Je sais que c’est difficile à croire mais je suis un témoignage vivant. Il n’y a aucun mal à essayer la phytothérapie. Contactez ou écrivez au Dr.Hazim sur: (usmandrhazim@gmail.com) ou (téléphone / whatsAPP no): +23409058026857

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