L’IA et l’assistance au suicide : un projet d’actualité

(par Laurent Glauzy)

« Exit International », une entreprise enregistrée en Australie, propose aux personnes désireuses de mourir une capsule du nom de « Sarco », semblable à un cercueil, dans laquelle elles peuvent mettre fin à leurs jours et le faire de manière autonome et ciblée. Comme de plus en plus de pays lèvent l’interdiction de l’assistance au suicide – comme l’Autriche récemment -, on flaire un marché lucratif.

Si l’on en croit le fondateur de l’entreprise, Philip Nitschke, le suicide de ses « clients » dans sa capsule devrait être possible sans médecin ni procédure correspondante. Les « capacités mentales » d’une personne souhaitant mourir devraient être évaluées par l’intelligence artificielle et non plus, comme jusqu’à présent, par des psychiatres.

La capsule « Sarco » peut être obtenue par une personne qui souhaite mettre fin à ses jours. Elle s’allonge dans la capsule « très confortable ». On lui pose quelques questions et, une fois qu’elle y a répondu, elle peut appuyer sur un bouton dans la capsule qui déclenche un mécanisme au moment voulu. La capsule repose sur un appareil qui inonde l’intérieur d’azote et réduit le taux d’oxygène de 21 pour cent à 1 pour cent en une trentaine de secondes. La personne se sentira « un peu désorientée et pourra être légèrement euphorique avant de perdre connaissance », a-t-il expliqué. La mort survient par hypoxie et hypocapnie – c’est-à-dire par privation d’oxygène ou de dioxyde de carbone. La personne n’a pas de sentiment de panique ou d’étouffement. Selon Nitschke, dans un environnement où la teneur en oxygène est inférieure à 1 pour cent, la mort surviendrait après environ 5 à 10 minutes d’inconscience. La machine peut être installée n’importe où – « dans un cadre extérieur idyllique » ou dans les locaux de l’euthanasie, a expliqué Nitschke.

Nitschke s’est fait conseiller en Suisse, où l’euthanasie est autorisée depuis longtemps, sur la légalité de l’utilisation de « Sarco ». L’évaluation serait terminée, il n’y aurait aucun problème légal, a-t-il déclaré. Des personnes du monde entier se rendent en Suisse pour bénéficier d’une euthanasie accompagnée. Environ 1 300 personnes l’ont fait l’année précédente. Elles ont eu recours pour cela aux « services » d’euthanasie des organisations « Exit » (aucun lien avec Exit International) et Dignitas. La méthode actuellement utilisée est l’ingestion de pentobarbital sodique liquide. Après l’ingestion, la personne s’endort dans les deux à cinq minutes qui suivent, avant de tomber dans un coma profond, suivi peu après par la mort. Actuellement, il faut faire appel à un ou plusieurs médecins qui prescrivent le pentobarbital de sodium et confirment la capacité de décision psychique de la personne.

Nitschke souhaite que le « contrôle psychiatrique » soit écarté de ce processus. Selon lui, l’objectif est de développer un système de dépistage de l’intelligence artificielle afin de déterminer la pleine capacité de décision de la personne. Les psychiatres, notamment, sont très sceptiques à ce sujet. L’idée de Nitschke : la personne qui souhaite mourir passe un test en ligne, reçoit un code et peut ensuite accéder à « Sarco ». Jusqu’à présent, il existe deux prototypes de « Sarco ». On peut encore admirer le premier jusqu’en août 2022 au Museum für Grabstätten-Kultur de Kassel. Le second n’était pas esthétiquement attrayant. Pour cette raison et d’autres, il n’est pas le meilleur choix. Plusieurs projets complémentaires de Sarco ont été retardés en raison de la pandémie de Covid-19. Par exemple, le développement d’une caméra permettant à la personne souhaitant mourir de communiquer avec des personnes extérieures à la capsule. Le consentement de la personne doit être enregistré. Cela a été commandé et sera fabriqué lors de la prochaine étape.

Aux Pays-Bas et en Belgique, c’est déjà possible depuis 2002. Dans ces pays, les mineurs peuvent également y avoir recours. Au Luxembourg, l’euthanasie active existe depuis 2009. En Bulgarie, en Croatie, en Pologne et en Roumanie, l’euthanasie est un délit passible de cinq à huit ans de prison. Au Canada, l’euthanasie active est légale. En 2018, elle représentait environ 1,12 % des décès au Canada. Aux États-Unis, l’assistance médicale au suicide n’est pas encore définitivement réglementée au niveau fédéral. Elle existe déjà dans certains États. En Colombie, l’euthanasie active est autorisée depuis 2014, elle s’applique aux personnes en fin de traitement, ce qui doit être confirmé par un comité scientifique. En Nouvelle-Zélande, l’assistance au suicide est autorisée depuis octobre 2021, après que deux tiers de la population ont voté en sa faveur. Elle concerne les personnes atteintes de maladies incurables qui mourraient dans les six mois. Elles doivent être mentalement et psychologiquement capables de prendre cette décision pour elles-mêmes.

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