Patrick et Isabelle Balkany convoqués ce mardi pour une affaire de photomontage sexuel.

Les époux, déjà condamnés pour « fraude fiscale » et « blanchiment », sont soupçonnés d’avoir diffusé deux clichés dans le but de nuire à un de leurs anciens conseillers municipaux devenu leur opposant politique.

À la tête de la mairie de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) depuis huit mois à peine, Agnès Pottier-Dumas savoure ce 19 février 2021 les derniers instants de congés scolaires quand son téléphone vibre. Sur l’écran de l’application WhatsApp, un numéro qu’elle connaît par cœur: celui d’Isabelle Balkany. « Chère Agnès. Passez de bonnes vacances, indique le message. Votre Premier adjoint est en pleine action !!!! » Sous les quelques lignes: deux photos abjectes montrant un homme nu, sur un lit, en plein acte sexuel. Il porte le visage de David-Xavier Weiss.

Déjà lourdement condamnés pour « fraude fiscale » et « blanchiment », Patrick et Isabelle Balkany sont cités à comparaître ce mardi devant la 14e chambre du tribunal judiciaire de Nanterre (Hauts-de-Seine) pour « utilisation d’un document portant sur des images à caractère sexuel et obtenu par une atteinte à l’intimité de la vie privée d’autrui ».

Ils sont soupçonnés d’avoir diffusé les deux photos dans le but de nuire à David-Xavier Weiss, leur ancien conseiller municipal devenu, au gré des événements récents, leur opposant politique. Du montage financier au montage sous Photoshop, ils encourent, cette fois, une peine de deux ans de prison ferme et 60.000 euros d’amende. 

« Une histoire de gaminerie » plaidée à la rentrée 

Quoi qu’il en soit, la décision ne sera pas connue ce mardi. Il ne s’agit ici que de ce que la justice appelle une audience de fixation. Autrement dit, une audience technique où l’on évoque les conditions (témoins, incidents…) dans lesquelles le procès va se tenir plus tard. Sans doute pas avant la rentrée de septembre 2022.

Pour autant, le parquet de Nanterre tient à ce que les époux Balkany fassent le déplacement: il a, en effet, pris des réquisitions pour que Patrick Balkany soit extrait de sa cellule de la prison de Fleury-Merogis (Essonne) et emmené à Nanterre pour cette audience « à enjeu procédural majeur ». Mais l’ancien baron (LR) de Levallois-Perret dispose du droit de refuser et de se faire représenter par son avocat, Romain Dieudonné. Idem pour Isabelle Balkany, toujours hospitalisée depuis sa tentative de suicide, le 3 février. 

Le tribunal de Nanterre devra donc encore patienter avant d’évoquer cette affaire peu glorieuse. « Une histoire de gaminerie », selon une source proche du dossier, mais sur laquelle les enquêteurs n’ont pas lésiné. En l’espace d’un an, ils ont entendu une dizaine de personnes et multiplié les investigations dans le but de comprendre cette histoire, ramassée dans un dossier de plus de 200 pages.

Les Balkany nient être à l’origine d’un montage

Selon les informations de BFMTV, durant l’enquête, Patrick et Isabelle Balkany ont nié avoir été à l’origine d’un quelconque montage réalisé sous Photoshop. Lors de leurs auditions, ils ont assuré avoir trouvé les photos dans une enveloppe déposée dans la boîte aux lettres de leur permanence politique dont ils disposaient toujours, en février 2021, alors qu’ils n’avaient plus de mandats électifs.

Difficile en revanche de nier qu’ils les ont bien envoyées à celle qui leur a succédé dans le fauteuil de maire. Sur ce point, Isabelle Balkany s’est défendue en expliquant qu’elle voulait simplement prévenir Agnès Pottier-Dumas que ces photos circulaient. Presque par « devoir ». 

Les enquêteurs ont évidemment passé du temps à analyser l’enveloppe d’où les photos auraient été extraites par les Balkany ainsi que les photos en tant que telles. Mais ils ne sont pas parvenus à déterminer si une autre personne que l’ancien maire de Levallois-Perret et son adjointe avait pris part à la manœuvre. Pas plus qu’ils n’ont réussi à savoir si les photos étaient la conséquence d’un montage ou non. Autant d’éléments qui donneront lieu à des débats devant le tribunal. Mais donc pas avant la rentrée de septembre.

Suite de l’article sur BFMTV : https://www.bfmtv.com/police-justice/patrick-et-isabelle-balkany-convoques-ce-mardi-pour-une-affaire-de-photomontage-sexuel_AN-202204050005.html



Un commentaire

  • Isabelle la « pas belle » porte bien mal son prénom avec son blase à géométrie difforme.

    La laideur de son comportement n’a d’égal que celui de son apparence physique difficile de travelos en fin de piste.

    « La forme, c’est le fond qui remonte à la surface » disait Victor Hugo.

    Il semble que la créature Balkamoche en est bien là une singulière illustration.

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