Brennus ou la Grandeur des Celtes.

Nous connaissons tous le nom de Brennus pour être le bouclier qui est remis en finale à l’équipe qui a remporté tous les matchs lors des tournois du rugby.

Pourtant, bien avant d’être un trophée de rugby, Brennus (ou Brennos) fut le nom d’un chef de guerre Gaulois. Et quel chef, puisque ce dernier réussit à mener ses troupes jusqu’à Rome, cité qu’il mit à sac au début du IVème siècle avant Jésus-Christ !

De cet épisode tragique, les Romains gardèrent une rancœur aussi épidermique qu’inextinguible envers les Celtes. On connait la suite, des siècles plus tard : Vercingétorix, Alésia et la Guerre des Gaules.

L’histoire de Brennus – héros pour les Sénons, fléau pour les Latins – reste toutefois mal connue puisque les différentes sources romaines qui relatent son histoire se contredisent et ont l’inexactitude de l’histoire écrite par des vaincus : minimisation des pertes, glorification des actes de résistance et diabolisation des envahisseurs.

La jeunesse du chef gaulois

On sait peu de chose de la jeunesse du chef gaulois. Celui-ci serait né au IVe siècle avant J-C à Agedincum (devenue de nos jours la ville de Sens, dans le département de l’Yonne) qui était alors sous contrôle des Sénons, une tribu gauloise.

On sait aussi que Brennus n’est pas son vrai nom. En effet, Brennus est la version latine du mot gaulois « Brennos » qui devait se traduire par « chef guerrier » et qui sera porté par de nombreux chefs gaulois.

L’invasion de l’Italie par les gaulois

En l’espace de 6 ans, Brennus arrive à fédérer sous sa bannière toutes les tribus des régions de la Romagne et des Marches. Les tribus gauloises étant régulièrement en guerre l’une contre l’autre, cette unité démontre que Brennus était un leader charismatique ayant un sens développé de la diplomatie.

L’invasion de l’Italie nous est relatée par l’historien romain Titus Livius -Tite Live- ayant vécu au Ier siècle avant Jésus-Christ (soit environs 300 ans après les faits) dans son recueil « Ab Urbe Condita Libri » (histoire de Rome depuis sa fondation) qui était composé de 142 livres.

Selon Titus Livius, une armée gauloise composée de plusieurs tribus unifiées et menée par Brennus se dirige vers l’Italie en 390 avant J-C.

En 387 avant Jésus-Christ, les gaulois s’emparent de Clusium qui demande l’aide de Rome qui n’est encore qu’une modeste cité État.

Gaulois et Romains se font face le 18 Juillet 387 avant Jésus-Christ lors de la bataille de l’Allia (à 20 km environs au nord de Rome).

D’après Titus, l’armée romaine se compose de 6 légions (ce qui représente 30 000 hommes) dont la majeure partie est composée de fermiers militairement inexpérimentés. Le nombre de gaulois n’est pas annoncé mais il est précisé que ceux-ci sont supérieurs en effectifs.

Ce qui est sûr, c’est que cette bataille est la première confrontant les celtes et les romains. L’armement et les tactiques plus moderne des gaulois permet à ces derniers de prendre facilement l’avantage sur le terrain. En effet, les romains se battent encore sous forme de phalanges d’hoplites alors que les gaulois disposent déjà d’épées en fer, arme à la pointe de la technologie à cette époque.

La bataille est une catastrophe pour les soldats romains qui subissent d’énormes pertes dû aux combats mais aussi à une retraite totalement désorganisée alors que les celtes ne subissent que peu de perte.

A l’arrivée des Celtes à Rome, les soldats romains se barricadent sur la colline du Capitole.

Les Celtes mèneront alors un siège de 7 mois. Les 2 camps seront obligés de négocier à cause du manque de nourritures et des maladies.

Brennus acceptera de lever le siège de la ville contre une rançon de 1000 livres d’or. Lors de la pesée, les Celtes utilisent des poids truqués, ce que remarque les Romains. Face à leurs contestations, Brennus posera son épée sur la balance et prononcera la célèbre phrase « Vae Victis » : malheur aux vaincus.

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Vae Victis

Tite-Live, Histoire Romaine, V, 38 : « Là, les tribuns militaires, sans avoir d’avance choisi l’emplacement de leur camp, sans avoir élevé un retranchement qui pût leur offrir une retraite, et ne se souvenant pas plus des dieux que des hommes, rangent l’armée en bataille, sans prendre les auspices et sans immoler de victimes. Afin de ne pas être enveloppés par l’ennemi, ils étendent leurs ailes ; mais ils ne purent égaler le front des Gaulois, et leur centre affaibli ne forma plus qu’une ligne sans consistance. Sur leur droite était une éminence où ils jugèrent à propos de placer leur réserve, et si par ce point commença la terreur et la déroute, là aussi se trouva le salut des fuyards. En effet, Brennus, qui commandait les Gaulois, craignant surtout un piège de la part d’un ennemi si inférieur en nombre, et persuadé que leur intention, en s’emparant de cette hauteur, était d’attendre que les Gaulois en fussent venus aux mains avec le front des légions pour lancer la réserve sur leur flanc et sur leur dos, marcha droit à ce poste ; il ne doutait pas que, s’il parvenait à s’en emparer, l’immense supériorité du nombre ne lui donnât une victoire facile; et ainsi la science militaire aussi bien que la fortune se trouva du côté des Barbares.« 

Appien, Celtique, III: « Le roi des Celtes Brennus, quand les Fabii de Rome eurent ainsi tué plusieurs des siens, non seulement ne voulut plus recevoir des ambassadeurs romains, mais il en choisit lui-même qui étaient de nature à frapper de terreur. Les Celtes sont de haute taille : il prit les plus grands d’entre eux et les envoya à Rome. Accusant ces Fabii qui, chargés d’une ambassade, lui avaient fait la guerre contrairement aux lois communes [de l’humanité], il demandait que les coupables lui fussent livrés pour être punis, si les Romains ne voulaient se faire leurs complices. Les Romains reconnurent que les Fabii avaient eu tort; mais par respect pour une noble maison, ils engagèrent les Celtes à n’exiger d’eux qu’une indemnité en argent. Sur le refus des Celtes, leurs suffrages donnent aux Fabii, avec le titre de chiliarques (tribuns militaires), le pouvoir consulaire pour une année ; ils déclarent aux ambassadeurs qu’ils ne peuvent plus rien contre les Fabii dès lors investis du pouvoir suprême,et ils les invitent à revenir l’année suivante, si leur ressentiment dure encore: Brennus et tous les Celtes sous ses ordres, indignés de ce qu’ils considèrent comme un outrage, envoient demander à tous les autres Celtes de se mettre avec-eux en cette pierre. Des alliés leur arrivent en foule ; ils lèvent le camp et marchent sur Rome.« 

Festus, De la signification des noms, XIX: « VAE VICTIS ! On croit que cette exclamation a passé en proverbe, lorsqu’après la prise de Rome par les Gaulois Senonais, comme on pesait l’or qu’on devait leur donner d’après les conventions et les traités pour obtenir leur retraite, et comme Appius Claudius se plaignait de ce que les barbares employaient de faux poids, Brennus, roi des Gaulois, ajouta son glaive aux poids et s’écria : Vae victis ! Ensuite, Furius Camille l’ayant poursuivi, cerné, et taillé ses troupes en pièces, et Brennus s’étant plaint de ce que cela se faisait contre les traités, Camille, dit-on , lui répondit par la même exclamation.« 

Jérôme de Stridon, Correspondance, Lettre CXXIII, 15a (À Agéruchia) :« Autrefois, l’empire romain essuya une honte éternelle, lorsque les Gaulois ayant tout dévasté, et défait son armée sur l’Allia, Brennus entra dans Rome. L’empire ne put se laver de cette vieille ignominie qu’en subjuguant les Gaules, pays natal des Gaulois, et la Gallo-Grèce, où s’étaient établis ces vainqueurs de l’Orient et de l’Occident. »

Ci-dessous : vue d’artiste du sac de Rome par le peintre Paul Jamin intitulée Le Brenn et sa part du butin. L’œuvre, datant de 1893 est aujourd’hui exposée au Musée des beaux-arts de La Rochelle.

Cet article a pour but de montrer aux adolescents à nos jeunes hommes que l’idéologie qu’on leur impose concernant les vices, les perversions, l’homosexualité et le changement de sexe ne sont que des moyens pour leur faire cesser d’être QUI ils sont :

Les descendants de Guerriers, de Chefs connus et reconnus dans le monde dont les femmelettes actuelles au pouvoir ont une PEUR EFFROYABLE.

Peu importe ce que vous possédez, cette société de consommation n’a pas été mise en place par nos ennemis pour durer. Soyez et Restez des Hommes Fiers de vos ancêtres Celtes pour accomplir votre mission ici-bas qui est de Détruire ceux qui ont voulu vous détruire.


4 Commentaires

  • Merci de cet éloge de ce que les Romains appelaient Vir, le courage, la fierté masculine, d’où ils ont aussi tiré le mot latin de Virtu. Toute négation ou aliénation des vertus viriles et des vertus féminines sont un danger pour la vie sociale. Ceux qui ne le voient toujours sont pas à plaindre , et pas du tout à craindre. Le macron est un immonde déchet, comme son bri-jean-mich.

  • En ces temps anti-chrétiens, il y a une grande erreur répandue des deux côtés des Alpes, qui consiste à dire que les Français sont latins et parlent une langue latine parce qu’ils ont été conquis par les Romains. Or, sous l’Empire romain, le latin était déjà peu pratiqué, l’aristocratie lui préférant le Grec, et le peuple gaulois n’a cessé de parler celte. C’est essentiellement l’Eglise qui a habitué les gaulois au latin, puis plus tard aux Francs, qui le choisir comme langue nationale – eux qui n’ont pourtant jamais été soumis à l’Empire romain et qui ont passé l’aristocratie romaine de Gaule au fil de l’épée.

  • Vive le Christ qui est Roy des Francs

    Les Gaulois conduit par Brennus au-delà des Alpes sont ceux qui ont conduit la Grande Expédition Celtique jusqu’en Grève à Delphes et jusqu’en Galatie et en Galilée, cette Grande Expédition Celtique fut une des nombreuses migrations celtiques à l’origine des enclaves de Galatie et de Galilée ou naquit Notre Seigneur Jésus Christ, Galileen Gaulois dans sa nature humaine. Le peuple celte de Galilée avait le sang du glorieux Brennus dans les Veines. Bravo pour cet article rendant hommage a nos preux ancêtres.

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