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Enjeux et stratégie du combat nationaliste.

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L’Europe entre Otan et judaïsme politique – Juin 2022

Ne nous méprenons pas sur la nature de ce qui se passe en Ukraine. Si, aux yeux du monde, c’est la Russie qui passe pour l’agresseur, ce conflit est provoqué par un Etat qui s’efforce de retarder l’inéluctable : les États-Unis sont en train de perdre leur hégémonie mondiale.

Comme il arrive toujours, le pays qui est en train de perdre sa position dominante tente de déclencher une guerre mondiale pour le contrôle de son monde périphérique. La Grande Bretagne en a donné l’exemple au XXe siècle. Or les Américains considèrent l’ancien espace soviétique comme étant leur périphérie financière et économique et tentent sans cesse d’en prendre le contrôle.

Par ailleurs, l’élite politique anglo-saxonne fonde sa vision géopolitique sur celle énoncée à la fin du XIXe siècle par Mac Kinder et Mahan selon laquelle, qui contrôle l’Europe centrale et l’Ukraine domine le monde. Cela a été réactualisé par Brezinski en 1998 avec son « Grand échiquier. Leur objectif est de priver la Russie de l’Ukraine et ce qui s’y passe actuellement relève de cette intention.

Les entités économiques et les cercles mondialistes qui dominent aux États-Unis, au seul service d’une oligarchie financière, ont complètement déstabilisé le système monétaire et financier américain, qui fait presque défaut deux fois par an. Les causes de la crise financière mondiale de 2008 n’ont en rien disparu et la bulle de la dette américaine – pyramides financières composées de dérivés et de dette nationale – ne cesse de croître davantage de jour en jour. Les situations malsaines ne peuvent perdurer.

Les sanctions décrétées par les Occidentaux contre la Russie constituent l’un des éléments   de la guerre hybride que les États-Unis mènent contre celle-ci. Et cela, non pas à cause de « l’annexion » de la Crimée par la Russie, bien que celle-ci les a privés de l’espérance de s’emparer de la base navale de Sébastopol mais plutôt principalement en raison de la défense des seuls intérêts objectifs et subjectifs de l’oligarchie dirigeante américaine.

Mais tout cela ne pourrait avoir lieu si le pouvoir de Washington ne trouvait pas de relais au sein des Etats de l’U.E. dont les « dirigeants », qui ne sont en réalité que ses hommes de main n’hésitent pas à engager les Etats d’Europe dans un suicide économique au nom de principes moraux dont ils ne mettent pas en pratique le moindre d’entre-eux. Répétons-le : ce monde occidental est le trou noir de la moralité. Il exhale la putréfaction spirituelle et intellectuelle, l’inversion satanique de tout ordre naturel, ce qui se traduit par la promotion de l’avortement, des mariages contre nature, de la fabrication de bébés sur commande dont l’Ukraine est un centre d’exploitation. Il nous faut dénoncer une hystérie moralisatrice menée par les media.

Le patriarche de Russie Kirill II a bien exprimé la nature de l’actuel conflit en déclarant, le 6 mars dernier dans la cathédrale Saint Sauveur de Moscou : « Nous sommes engagés dans une lutte qui n’a pas une signification physique, mais métaphysique ». Non pas que la société russe ne soit pas infectée à des degrés divers par tous les miasmes qui pourrissent l’Europe occidentale. Non pas que l’Eglise orthodoxe ne souffre pas d’approximations théologiques. Mais, en défendant et promouvant les valeurs traditionnelles qui fondent une société saine, le pouvoir russe, tout comme ceux de Pologne et de Hongrie, ce qui leur vaut les foudres de Bruxelles, mène actuellement le combat contre l’anti civilisation promue par l’oligarchie occidentale au sein de laquelle le judaïsme politique joue un rôle d’importance.

Oh ! La Russie n’est pas dégagée de l’emprise du judaïsme politique, lorsque le grand rabbin de Russie Berel Lazar, est un grand ami de Vladimir Poutine, que les oligarques russes sont, comme en Ukraine d’ailleurs, majoritairement juifs. Toutefois, Poutine, dont il ne faut pas ignorer qu’il n’a pas la puissance d’un autocrate,  a conclu avec tous les oligarques le pacte suivant : vous pouvez continuer à faire des affaires mais ne vous mêlez pas de politique. Ceux qui ont voulu jouer au plus malin, comme Khodorkovsky, l’ont appris à leurs dépens. L’avenir dépendra de ce que le pouvoir russe saura soumettre le judaïsme politique russe ou succombera à son influence, sachant que celui-ci est de tendance Loubavitch, c’est-à-dire défenseur d’une morale conservatrice, à la différence d’autres coteries, installées en Occident.

Le conflit armé en Ukraine s’inscrit dans un contexte plus large, d’ordre spirituel, économique, qui déchire la civilisation européenne. Il en ouvre une phase nouvelle dont nous aurions tort de croire qu’elle va être de courte durée. Il peut connaître des répits. Mais, sous l’impulsion des Etats-Unis qui ne cessent de livrer des armes au régime mafieux de Zelensky, il ne peut que s’envenimer, menaçant de gangrener toute l’Europe, tandis que nombre d’armes vendues à Kiev se retrouverons dans nos banlieues ethniques.

L’actuel conflit a, d’un point de vue géopolitique, parmi ses nombreuses conséquences, celle de satelliser un peu plus les Etats d’Europe occidentale et de l’U.E., de les transformer plus que jamais en valets de Washington. En dépit de quelques réticences, allemandes notamment, cet ensemble d’Etats s’est rangé derrière Washington, au risque de payer les pots cassés de la politique lancée par les entités ennemies de notre civilisation qui dirigent les Etats-Unis.

Les sanctions économiques décidées à l’encontre de la Russie vont accélérer la crise économique qui vient en Europe, nourrir les phénomènes inflationnistes provoqués par la création inconsidérée de signes monétaires à propos de la crise covidienne délibérément enflée par l’oligarchie occidentale, et appauvrir des millions de personnes, ceux qui aujourd’hui sont déjà au bord de la pauvreté sombrant dans la misère.

Le différend entre la Russie et l’Ukraine ne concerne pas la France à proprement parler ; il s’agit d’un conflit issu de la désagrégation de l’Union soviétique, laquelle ayant été effectuée dans le désordre a laissé inévitable nombre de bombes à retardement, essentiellement, dans le domaine frontalier. Transformer des limites administratives en frontières internationales, sans se poser la question de pertinence de celles-ci est une faute politique majeure. La dislocation de l’Empire austro-hongrois et les problèmes, non toujours résolus, que cela a posé constituent un précédent dont les protagonistes de l’éclatement de l’URSS auraient dû tenir compte. De fait, les limites des Etats de la fédération soviétiques étaient pour une grande partie artificielles et avaient été établies par Lénine et Staline sur le principe « diviser pour régner ». C’est ainsi que le Kazakhstan, les pays baltes comportent 25 % de Russes, que l’actuelle Ukraine est un Etat sans unité ethnique et culturelle, surtout avec l’agrégation de la Galicie et de la Volhynie après 1940 et 1945.

Par ailleurs, il faut avoir conscience que la Russie n’est pas un Etat nation comme la France mais un empire : le tsar était « tsar de toutes les Russies », ce qui suffit à montrer la nature composite de la Russie. En toute situation, comme l’histoire ne s’arrête jamais même si à certains moments elle peut apparaître assoupie, il est inévitable que l’ordre naturel des choses tende à se rétablir d’une manière ou d’une autre.

Le problème majeur, aujourd’hui, pour la France – comme pour ses voisins – n’est pas celui de l’intervention russe en Ukraine mais celui de son inféodation à l’Otan. Il ne peut se résoudre que par la mise hors d’état de nuire de l’oligarchie qui la rançonne, l’assassine par un génocide ethno-culturel conjugué à l’invasion migratoire et par le rétablissement de la souveraineté d’un Etat s’inscrivant dans la tradition catholique de la France et dont les dirigeants n’auront qu’une seule ligne de conduite : ne penser la politique qu’en fonction de l’intérêt national.

Le bruit des armes en Ukraine annonce à vue d’homme la poursuite de la ruine du monde Blanc européen commencé en 1914. Pourtant, nous ne devons ni céder au découragement, ni ralentir le combat que nous livrons pour contribuer, à la mesure de notre dimension mais de toutes nos forces, pour le rétablissement de notre civilisation qui ne pourra être durable que s’il repose sur celui de notre spiritualité helléno-chrétienne, combat le plus fondamental qui soit.

En Europe occidentale, les nationalistes, les « quelques cerveaux hardis » qui incarnent l’âme et la vie de chaque nation d’Europe  doivent être conscients de cette réalité complexe. Toutefois, s’il est indispensable que les nationalistes de chaque nation d’Europe se fédèrent, ils doivent savoir que dans chaque pays, ils sont seuls et ne doivent compter que sur eux-mêmes. Chaque nation ne se sauvera, ne se rétablira que par elle-même, dans une œuvre commune.


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