12 mars : le saint du jour : saint Grégoire le Grand

Saint Grégoire le Grand

Pape (64e) de 590 à 604 – Docteur de l’Église (✝ 604)
Saint Grégoire le Grand est, avec les saints Ambroise, Jérôme et Augustin, l’un des quatre grands docteurs de l’Eglise d’Occident. Il aurait voulu mener une vie de moine, mais élu pape, il engage une profonde réforme dans l’Eglise. La grandeur de son oeuvre lui vaut le titre
de ‘Grand’. (Saint Grégoire Le Grand, Pape et docteur de l’Église, site Vatican News)
Grégoire était un haut fonctionnaire romain, préfet de la Ville de Rome. A 35 ans, il abandonne honneurs et richesses pour entrer dans un monastère qu’il a fondé quelques années auparavant. Il ne veut plus que prier et obéir. Un homme de sa valeur morale et intellectuelle est trop utile à l’Église, surtout en cette période troublée par les invasions, c’est pourquoi le pape l’ordonne diacre et, puisqu’il connaît le grec, il l’envoie à Constantinople comme apocrisiaire (ambassadeur permanent).
A son retour, il reprend la vie monastique. Pas pour longtemps. En 590, le pape étant mort de la peste, on choisit Grégoire pour lui succéder; malgré ses protestations. Il se dévoue auprès des pestiférés et des misérables.
En même temps, il réorganise l’Église romaine, défendant les prérogatives du siège de Pierre et de Paul. Il fixe la liturgie, réforme la discipline ecclésiastique, propage l’ordre bénédictin, envoie des missionnaires en Angleterre.
Devant l’affaiblissement de l’empire d’Orient, il prend en main la défense de l’empire contre les Lombards, puis il décide de faire la paix avec eux, s’attirant
l’hostilité de l’empereur. « J’attends plus de la miséricorde de Jésus, de qui vient la justice, que de votre piété. » écrit-il à l’empereur Maurice. Le pape se tourne alors résolument vers les royaumes barbares de l’Occident, rompant le lien entre christianisme et romanité.
Il se consacre simultanément à l’enseignement. On lui doit de nombreuses oeuvres spirituelles dont les « Dialogues », principale source sur la vie de saint Benoît.
Il mena toujours une vie austère. Il finit ses jours dans la souffrance, avec de fréquents accès de mélancolie.
Lors de l’audience du 4 juin 2008, Benoît XVI a repris sa catéchèse sur saint Grégoire le Grand pour évoquer l’oeuvre de ce Docteur de l’Église, qui « ne s’est pas attaché à élaborer sa doctrine mais a suivi l’enseignement traditionnel de l’Église quant au chemin à suivre pour trouver Dieu ». Lecteur passionné de la Bible et auteur d’homélies sur l’Évangile, Grégoire estimait que « le chrétien doit tirer de l’Écriture plus une nourriture quotidienne pour son âme que des connaissances théoriques… Il insistait sur cette fonction de la Bible car ne s’y intéresser que pour un personnel désir de connaissance veut dire céder à la tentation de l’orgueil ».
« L’humilité intellectuelle est la règle première pour qui tente de pénétrer le surnaturel à partir de l’Écriture. Ceci, qui n’exclut toutefois pas d’étudier sérieusement, permet d’atteindre des résultats spirituels utiles… Et puis, lorsqu’il s’agit de la Parole de Dieu, comprendre est inutile si cette compréhension ne porte pas à agir ». Dans son commentaire de Job, où il suit la tradition patristique, Grégoire « examine le texte à la lumière de son triple sens, littéraire, allégorique et moral… L’idéal moral qu’il commente consiste toujours dans la réalisation d’une intégration harmonieuse entre parole et action, pensée et engagement, prière et service de son état… Ce grand Pape -a ajouté Benoît XVI- trace également pour le vrai croyant un complet projet de vie, qui fut durant le Moyen-âge une sorte de somme de la morale chrétienne ».
Son écrit le plus célèbre, la Règle pastorale, propose « un portrait de l’évêque idéal, maître et guide de son troupeau… Le pasteur est avant tout le prédicateur par excellence. C’est pourquoi il doit être avant tout un exemple ». Puis le Saint-Père a souligné combien toute « action pastorale efficace doit bénéficier de la connaissance des destinataires et s’adapter à leur situation ». Grégoire insistait aussi « sur le devoir qu’a l’évêque de reconnaître chaque jour sa misère afin que l’orgueil ne rende pas vaine l’oeuvre accomplie aux
yeux du grand Juge… Tous ces précieux conseils -a-t-il ajouté- montrent la haute conception qu’avait ce Pape du soin des âmes dans ce qu’il nommait l’Ars Artium, l’art des arts… Le dessein théologique qu’il développa dans son oeuvre, le passé, le présent et l’avenir sont relativisés. Pour lui, ce qui compte avant tout est la séquence de l’histoire du salut qui se manifeste quels que soient les méandres du temps… Pour lui, les guides des communautés chrétiennes se doivent de lire les évènements à la lumière de la Parole ».
Enfin Benoît XVI a rappelé que parmi ses relations, Grégoire I avait favorisé celles avec les Patriarches d’Antioche et de Constantinople, « se préoccupant sans cesse d’en respecter les droits et évitant toute interférence risquant d’en limiter la légitime autonomie… Si pour des raisons politiques il s’opposa au titre oecuménique du Patriarche de Constantinople…il fut surtout préoccupé…pour l’unité fraternelle de l’Église universelle. Il était surtout profondément convaincu que l’humilité devait être la vertu première de tout évêque mais aussi des patriarches ».
Au fond de lui, a également noté le Saint-Père, « Grégoire resta un simple moine contraire aux titres, voulant pour lui seulement être le Servus Servorum Dei, le serviteur des serviteurs de Dieu… Ému par
l’extrême humilité de Dieu dans le Christ qui se fit notre serviteur…il estimait que tout évêque devait l’imiter ». Si le voeu de ce Pape resta de « vivre en moine en contact avec la Parole, il sut -a conclu Benoît XVI- se faire le serviteur de tous en un temps de tribulations. Serviteur des serviteurs, il fut grand et nous enseigne encore ce qu’est la véritable grandeur ».
A lire aussi sur le site des jeunes cathos: « Elu pape en 590, Grégoire le Grand se dévoue auprès des pestiférés et des misérables. En même temps, il réorganise l’Église romaine, fixe la liturgie, réforme la discipline ecclésiastique, propage l’ordre bénédictin, envoie des missionnaires en Angleterre. »
Mémoire de saint Grégoire le Grand, pape et docteur de l’Église. Après avoir commencé la vie monastique, il fut chargé de mission à Constantinople et fut enfin élu en ce jour, en 590, au siège de Rome. Serviteur des serviteurs de Dieu, il organisa les affaires temporelles et veilla aux intérêts de la religion. Il se montra vrai pasteur en dirigeant l’Église, en subvenant de toutes les manières aux besoins des pauvres, en favorisant la vie monastique, en affermissant partout la foi ou en la propageant, et il écrivit aussi, beaucoup et excellemment, sur la morale et la pastorale. Il mourut le 12 mars 604.

Merci à la Médaille de saint Benoît pour son partage https://t.me/nonunacum

La Prière de Saint Grégoire le Grand « Ô Seigneur Jésus, puisses-Tu avoir la bonté de T’approcher de moi » :

« Ô Seigneur Jésus, puisses-Tu avoir la bonté de T’approcher de moi, poussé par la pitié. Descendant de Jérusalem à Jéricho, Tu tombes des hauteurs en nos bas-fonds, d’un lieu où les êtres sont pleins de vie dans un pays de malades. Vois : je suis tombé entre les mains des anges de ténèbres qui m’ont ôté le vêtement de la grâce, et après m’avoir roué de coups, m’ont laissé à demi-mort. Puisses-Tu panser les plaies de mes péchés, après m’avoir donné l’espérance de retrouver la santé. Puisses-Tu m’oindre de l’huile de ton Pardon et verser sur moi le vin de la componction. Si Tu me conduisais dans l’auberge de ton Église, Tu m’y nourrirais du repas de ton Corps et de ton Sang. Si Tu prenais soin de moi, je ne désobéirais plus à tes Ordres, je n’attirerais plus sur moi la rage des bêtes en fureur. Car j’ai grand besoin de tes Soins, tant que je porte cette chair sujette au péché. Écoute-moi donc, moi le Samaritain dépouillé et blessé, pleurant et gémissant, T’appelant et criant avec David : « Pitié pour moi, ô Dieu, selon Ta grande Tendresse ! » (Ps 50, 3). Amen. »

« 7 Prières à Saint Joseph » de Saint Alphonse de Liguori à Saint-Joseph

Voici les sept Prières sur les sept Douleurs et les sept Allégresses de Saint Joseph « Saint Joseph, par cette douleur et par cette allégresse, … » de Saint Alphonse de Liguori (1696-1787), Évêque de Sainte Agathe des Goths, Fondateur de la Congrégation des Prêtres-missionnaires du Très Saint Rédempteur (les Rédemptoristes) et Docteur de l’Église Catholique.

2°« Ô très heureux Patriarche, glorieux Saint Joseph, qui fûtes choisi parmi tous les hommes, pour être le Père nourricier du Verbe incarné, la douleur que vous ressentîtes de voir naître l’Enfant Jésus dans une si grande pauvreté, se changea bientôt en une joie céleste, en entendant les cantiques des Anges, et en voyant la Gloire de cette resplendissante Nuit. Par cette douleur et par cette allégresse, nous vous supplions de nous obtenir qu’après le pèlerinage de cette vie, nous ayons le bonheur d’entendre les louanges des esprits célestes et de jouir de la gloire du Paradis. »

Ainsi soit-il.

Prière de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi à Jésus-Christ

Voici une Prière devant le Crucifix et plus précisément devant les saints Pieds de Notre-Seigneur-Jésus-Christ cloués sur la Croix « Ô mon Amour, quand Te posséderai-je ? » de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (1566-1607), Sœur Carmélite du Monastère de Sainte-Marie-des-Anges dont elle devint Maîtresse des novices en 1598 et sous-Prieure en 1604.

« Mon Amour, qui a cloué ainsi Vos pieds, sinon la méchanceté des créatures ? Vendredi dernier, Tu m’as bien montré, mon Jésus, ce dont je souffre maintenant en un vrai martyr : ceux qui vivent dans la malice enfoncent les clous en Tes saints Pieds. Hélas ! Que ne suis-je sur la Croix, mon Jésus, telle que je Te vois maintenant ? Si du moins Tu n’étais pas nu, mon Jésus, sur cette Croix, dans un tel opprobre, pour une plus grande dérision ! Allons, Amour, Tu l’as voulu ainsi. L’Amour, l’amour T’a rendu fou, fou pour Ta créature ingrate ; ô aveuglement, ô malice de l’homme, devant un tel Amour ! Personne, personne, il n’est personne qui aime mon Amour. Ô mon Amour, quand Te posséderai-je ? Quand m’unirai-je parfaitement à Toi ? Quand T’aimerai-je infiniment ? Je me rassasierai, je me rassiérai, quand paraîtra Ta gloire (Ps 17,15). Mon Jésus, assez d’amour, car je n’en peux plus, mais si Tu veux m’en donner davantage, soit ; et autant que Tu le veux. Mais donne-moi la force de le supporter. Ô Sainte Vierge, comment pouvais-Tu y tenir ? Tu Le voyais, Il était ton Fils et Il était ton Dieu ! Et tu savais qu’Il agissait ainsi par Amour de la créature. Comment y tenais-Tu, sans laisser éclater Ta douleur, si moi, sans même le voir, j’éclate et je défaille sous l’excès de ma peine ? »

Ainsi soit-il.

La doctrine et la pratique des indulgences dans l’Église sont étroitement liées aux effets du sacrement de Pénitence.
Qu’est-ce que l’indulgence ?
 » L’indulgence est la rémission devant Dieu de la peine temporelle due pour les péchés dont la faute est déjà effacée, rémission que le fidèle bien disposé obtient à certaines conditions déterminées, par l’action de l’Église, laquelle, en tant que dispensatrice de la rédemption, distribue et applique par son autorité le trésor des satisfactions du Christ et des saints  » (Paul VI, const. ap.  » Indulgentiarum doctrina « , Norme 1).
 » L’indulgence est partielle ou plénière, selon qu’elle libère partiellement ou totalement de la peine temporelle due pour le péché  » (ibid, Norme 2).  » Tout fidèle peut gagner des indulgences pour soi-même ou les appliquer aux défunts  » (CIC, can. 994).

Catéchisme de l’Église Catholique
n. 1471

Prière du Mardi de la 4ème Semaine de Carême

Voici la Prière du Mardi de la Quatrième Semaine de Carême « Daignez faire, Seigneur, que les jeûnes que nous observons dans ce Saint Temps, nous aident à avancer dans la Piété » de la Collecte de la Sainte Messe du Mardi de la Quatrième Semaine de Carême (Feria Tertia post Dominicam Quartam in Quadragesima) traduit du latin « Sacræ nobis, quæsumus, Dómine, observatiónis ieiúnia : et piæ conversationis augméntum » dans la Tradition Catholique pour un Saint Carême où nous demandons à Dieu que l’observance de l’abstinence corporelle nous obtienne le Pardon désiré, tout en nous donnant la maîtrise sur nos sens, au grand avantage de la Piété véritable.

« Daignez faire, Seigneur, que les jeûnes que nous observons dans ce Saint Temps, nous aident à avancer dans la Piété et nous procurent la continuelle assistance de votre Miséricorde ».

« Sacræ nobis, quæsumus, Dómine, observatiónis ieiúnia : et piæ conversationis augméntum, et tuæ propitiatiónis contínuum præstent auxílium ».

Ainsi soit-il.

La Sainte Messe du Mardi de la Quatrième Semaine de Carême (Feria Tertia post Dominicam Quartam in Quadragesima)

Dans la Collecte de ce Mardi de la 4ème Semaine de Carême, nous demandons à Dieu que l’observance de l’abstinence corporelle nous obtienne le Pardon désiré, tout en nous donnant la maîtrise sur nos sens, au grand avantage de la Piété véritable.

La Sainte Liturgie dans la première partie de ce Mardi de la Quatrième Semaine de Carême est entièrement pénétrée par le thème de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ, et dans la seconde partie, domine le thème joyeux de Pâques. Il faut remarquer que, dans la terminologie liturgique romaine, cette Première Semaine de la Seconde moitié du Carême prenait le nom de Mediana, en relation avec l’Évangile d’aujourd’hui, die festo mediante, qui cependant, en d’autres Églises, était remise au milieu du Temps Pascal. Dans les Deux Lectures, il est question de Moïse.

Le Livre de l’Exode (XXXII, 7-14) rapporte la belle Prière de Moïse à l’occasion du péché d’idolâtrie commis par son peuple, le Peuple Juif est au pied du Sinaï ; Moïse reste quarante jours sur la montagne ; le Peuple, las d’attendre, se fait un dieu, le veau d’or : le bœuf Apis, danse autour de lui et offre des sacrifices. Moïse descend de la montagne ; il brise les Tables de la Loi pour signifier que l’Alliance avec Dieu est rompue. Dieu veut anéantir le Peuple. Moïse prie pour son Peuple et Dieu se laisse toucher par l’émouvante Prière médiatrice de Son serviteur. Moïse est ici la figure du Christ. L’humanité est vouée à la mort ; le Christ ne se contente pas de Prier, Il meurt pour elle. Dans chaque Messe, Il renouvelle sa Prière Médiatrice pour nous ; bien plus, Il rend actuelle Sa mort rédemptrice soufferte à notre place.

L’Évangile selon Saint Jean (VII, 14-31) nous met en présence d’une phase de l’histoire intérieure de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ. Nous sommes à la Fête des Tabernacles, environ six mois avant la Passion, les pèlerins parlent du Seigneur mais à voix basse par crainte des Juifs. Soudain Notre Seigneur Jésus-Christ apparaît Lui-même dans le Temple et se met à prêcher. Dans les discours de combat, se manifestent la haine des Juifs (les ténèbres) et la Divinité de Jésus (la Lumière). Les Juifs, qui ont une formation dogmatique, comprennent Ses témoignages sur Sa divinité : « Je Le connais, car je sors de Lui et Il m’a envoyé » ; ils veulent Le saisir, « mais Son heure n’était pas encore venue » (thème Pascal).

La Prière Sacerdotale de Bénédiction Finale du Prêtre sur le Peuple au moment de le congédier en ce Mardi de la 4ème Semaine de Carême, invoque sur lui la Divine Miséricorde, pour qu’enfin cessent les fléaux — primitivement l’on entendait par là le siège de la Ville par les barbares, les tremblements de terre, la peste, la famine, les catastrophes publiques — qui l’affligent, et qu’il puisse se relever dans la douce espérance de la Clémence Divine.

Réflexion Pratique : Grégoire avait une santé frêle et délicate. Cependant quels ne furent pas son activité, sa mortification, ses travaux ! Cessons de nous tant écouter, secouons la paresse : notre tâche deviendra plus facile.

Autel de Saint Grégoire le Grand où reposent ces reliques, basilique Saint-Pierre à Rome

« Si vous êtes fidèles à secourir les Âmes du Purgatoire, leurs saints patrons et leurs saints Anges gardiens ne manqueront pas de vous savoir gré de vos services. Ils vous aimeront d’un amour spécial. Les Âmes délivrées intercèderont pour vous ; et dès cette vie, vous recevrez les bénédictions temporelles et à votre agonie, au jour de votre mort, toute leur reconnaissante assistance. »

Sainte Catherine de Gênes
Traité du Purgatoire

Photographie :
Notre-Dame de Montligeon
https://montligeon.org/

@Sentinelle_Invisible

L’homme ne ressemble jamais mieux à la Divinité que lorsqu’il fait du bien à ses semblables. Soyez la providence pour les malheureux en imitant la miséricorde de Dieu.

Saint Grégoire le Grand

« Si le scandale est posé comme étant une condition de la vérité, il est plus utile de laisser naître le scandale que d’abandonner la vérité. »

Saint Grégoire le Grand

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