14 mars : le saint du jour : sainte Mathilde
Sainte Mathilde

Épouse heureuse d’Henri l’Oiseleur, roi de Germanie.
Duchesse de Saxe, Mathilde est élevée très pieusement à l’Abbaye d’Erfurt. Elle épouse Henri I°, roi de Germanie qui devient bientôt empereur d’Allemagne. Tandis que son époux gouverne et défend ses Etats, Mathilde visite les malades et passe de longues heures en prières; son principal soin est d’aider son mari à établir le règne de Dieu dans son vaste empire.
Elle eut beaucoup à souffrir de ses deux fils après la mort de son mari. Othon, le premier empereur de Germanie, lui reprochait ses libéralités pour les pauvres et les monastères sous le prétexte qu’elle ruinait le pays. Elle pacifia ces querelles puis s’en remit à la paix de la vie monastique des moniales bénédictines en Saxe. Elle et son mari s’étaient beaucoup aimés pendant les vingt années de leur mariage, aussi demanda-t-elle à être transportée là où il était enterré, afin de reposer près de lui.
Illustration: Vitrail ‘Sainte Mathilde’ à la Chapelle Saint Martin du cimetière de Benet 85490
À Quedlinbourg en Saxe, l’an 968, sainte Mathilde. Épouse très fidèle de Henri, roi de Prusse, remarquable par son humilité et sa patience, elle fut très généreuse pour soulager les pauvres et construire des asiles de vieillards et plusieurs monastères. Dépouillée de ses biens par sa fille, elle se retira au monastère de Quedlinbourg pour achever sa vie dans la prière et la pénitence.
Merci à la Médaille de saint Benoît pour son partage https://t.me/nonunacum

Les « 12 promesses » de notre Seigneur Jésus Christ à Jésus-Christ
Voici les « 12 promesses de notre Seigneur Jésus Christ » à Sainte Marguerite-Marie Alacoque (1647-1690), Maîtresse des Novices du Monastère de la Visitation de Paray-le-Monial, afin d’encourager la vraie dévotion au Sacré Cœur de Jésus qui est également la dévotion au Saint-Sacrement. Ces promesses sont octroyées sur ceux qui adorent régulièrement Jésus dans le Saint-Sacrement.
Les « 12 promesses de notre Seigneur Jésus Christ » à Sainte Marguerite-Marie Alacoque :
- Je leur donnerai toutes les grâces nécessaires dans leur état.
- Je mettrai la paix dans leur famille.
- Je les consolerai dans toutes leurs peines.
- Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort.
- Je répandrai d’abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises.
- Les pécheurs trouveront dans mon Cœur la source et l’océan infini de la miséricorde.
- Les âmes tièdes deviendront ferventes.
- Les âmes ferventes s’élèveront à une grande perfection.
- Je bénirai même les maisons où l’image de mon Cœur sera exposée et honorée.
- Je donnerai aux Prêtres le talent de toucher les cœurs les plus endurcis.
- Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon Cœur, et il n’en sera jamais effacé.
- Je te promets, dans l’excès de la miséricorde de mon Cœur, que mon amour tout puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis, neuf fois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu’ils ne mourront point dans ma disgrâce, ni sans recevoir les sacrements, et que mon Cœur se rendra leur asile assuré à cette heure dernière.
Sainte Marguerite-Marie Alacoque (1647-1690)

Prière du Jeudi de la 4ème Semaine de Carême
Voici la Prière du Jeudi de la Quatrième Semaine de Carême « Faites, nous Vous en supplions, ô Dieu Tout-Puissant, que nous mortifiant par ces Jeûnes Solennels, nous ressentions la Joie d’une Dévotion Sainte » de la Collecte de la Sainte Messe du Jeudi de la Quatrième Semaine de Carême (Feria Quinta post Dominicam Quartam in Quadragesima) traduit du latin « Præsta, quǽsumus, omnípotens Deus : ut, quos ieiúnia votíva castígant, ipsa quoque devótio sancta lætíficet » dans la Tradition Catholique pour un Saint Carême car plus l’âme imprime dans la chair les Stigmates de la Croix, plus elle se sent libre et pure et plus son regard est clair et perspicace.
« Quel est ton tombeau sinon les mauvaises mœurs ? » (Saint Ambroise)
La Collecte du Jeudi de la Quatrième Semaine de Carême en français et en latin :
« Faites, nous Vous en supplions, ô Dieu Tout-Puissant, que, nous mortifiant par ces Jeûnes Solennels, nous ressentions la Joie d’une Dévotion Sainte, en sorte que l’ardeur de nos affections terrestres étant diminuée, nous goûtions plus aisément les Choses du Ciel ».
« Præsta, quǽsumus, omnípotens Deus : ut, quos ieiúnia votíva castígant, ipsa quoque devótio sancta lætíficet ; ut, terrénis afféctibus mitigátis, facílius cæléstia capiámus ».
Ainsi soit-il.
La Sainte Messe du Jeudi de la Quatrième Semaine de Carême (Feria Quinta post Dominicam Quartam in Quadragesima)
Dans la Collecte de ce Jeudi de la 4ème Semaine de Carême, identique à celle d’hier Mercredi après la Première Lecture, on invoque la Joie du Saint-Esprit et une Dévotion fervente, en faveur de ceux qui mortifient leur corps par le Jeûne. Il est impossible d’unir les consolations des sens et celles de l’esprit ; leurs goûts sont en parfaite opposition. Quand les sens jouissent, l’esprit devient comme obscurci par la fumée des passions charnelles ; au contraire, plus l’âme imprime dans la chair les Stigmates de la Croix, plus elle se sent libre et pure, plus son regard est clair et perspicace.
La Sainte Liturgie de ce Jeudi de la Quatrième Semaine de Carême est une Messe de Pénitents avec une belle concordance entre la Leçon et l’Évangile. Dans ces Deux Lectures qui racontent Deux Résurrections opérées, l’une par Élisée, l’autre par le Sauveur, il est question de Résurrection de mort. La Résurrection Miraculeuse des Défunts arrive à propos pour nous rappeler aussi que la Sainte abstinence et la Communion nous confèrent un droit spécial à la Résurrection Glorieuse au Dernier Jour.
Le IVe Livre des Rois (IV, 25-38) où nous devons remarquer que l’enfant qui ne put être rappelé à la vie par le bâton du Prophète Élisée, se réveilla toutefois au souffle léger de sa bouche. Élisée s’étend doucement sur lui, pose son visage sur le sien, ses mains, ses pieds sur ceux de l’enfant, il s’adapte, se fait petit avec ce petit, et réussit ainsi à répandre dans le cadavre glacé la chaleur de la vie. Cela doit apprendre aux supérieurs, et, en général, à tous, que dans nos relations avec le prochain les moyens les plus énergiques ne sont pas toujours les plus efficaces, et que, comme le disait spirituellement le Saint évêque de Genève, on prend plus de mouches avec le miel qu’avec le vinaigre. Élisée ressuscitant un mort en s’allongeant sur son cadavre est l’image du Christ qui pour nous ressusciter avec Lui a voulu mourir comme nous.
L’Évangile selon Saint Luc (VII, 11-16) nous raconte le récit de la Résurrection du fils de la veuve de Naïm, empruntée au XVe dimanche après la Pentecôte : une mère éplorée conduit le deuil de son fils unique, et sa douleur est inconsolable. Jésus est touché de compassion ; Il arrête le convoi ; Sa main divine touche le cercueil ; et Sa voix rappelle à la vie le jeune homme dont le trépas avait causé tant de larmes. Cette veuve de Naïm symbolise l’Église, qui, à force de prières et de larmes, obtient du Seigneur la Conversion des pécheurs et leur renaissance à la Grâce. Les fossoyeurs qui transportent au tombeau notre cercueil, ce sont les sens, les passions, menant grand bruit autour de l’âme qui, comme prise de vertige, est morte et ne le sait pas. La Première Grâce que Dieu nous accorde est de faire arrêter ces funestes porteurs de notre bière ; quand le tumulte des passions se calme, il se fait dans l’âme un profond silence, et alors elle commence à réfléchir sur son sort. Combien donc il est nécessaire que la Grâce Divine dissipe en nous tant d’illusions qui nous font croire être ce que nous ne sommes point.
La Prière Sacerdotale de Bénédiction Finale du Prêtre sur le Peuple au moment de le congédier en ce Jeudi de la 4ème Semaine de Carême, prie Dieu de détourner des fidèles les fautes qui les accablent, afin qu’à l’avenir leur conduite Lui soit toujours agréable, et qu’ils puissent se promettre la Grâce de sa Protection. Tel est l’Ordre parfait institué par Dieu : d’abord il faut écarter le péché, puis il est nécessaire d’agir en conformité avec les Divins Commandements, et c’est seulement à ce prix que nous pouvons nous promettre les Faveurs de Dieu.

« 7 Prières à Saint Joseph » de Saint Alphonse de Liguori à Saint-Joseph
Voici les sept Prières sur les sept Douleurs et les sept Allégresses de Saint Joseph « Saint Joseph, par cette douleur et par cette allégresse, … » de Saint Alphonse de Liguori (1696-1787), Évêque de Sainte Agathe des Goths, Fondateur de la Congrégation des Prêtres-missionnaires du Très Saint Rédempteur (les Rédemptoristes) et Docteur de l’Église Catholique.
4°« Ô Saint très fidèle, qui avez pris tant de part aux Mystères de notre rédemption, glorieux Saint Joseph, si la prophétie que fit Siméon de tout ce que Jésus et Marie auraient à souffrir, vous occasionna une douleur mortelle, elle vous combla aussi d’une joie ineffable, en annonçant en même temps le salut et la glorieuse résurrection d’un si grand nombre d’âmes, qui devait en être le fruit. Par cette douleur et par cette allégresse, obtenez-nous la Grâce d’être du nombre de ceux qui, par les Mérites de Jésus et l’Intercession de la Bienheureuse Vierge Marie, doivent ressusciter glorieusement. »
Ainsi soit-il.

Prière de Saint Ildefonse à la Sainte Vierge
Voici une Prière d’admiration, de reconnaissance et d’amour « Ô Mère de notre Dieu, que nous puissions toujours sentir, penser, dire et aimer les choses dignes de Vous » de Saint Ildefonse de Tolède (606-667), Archevêque de Tolède en Espagne depuis 657 après avoir été Moine puis Père Abbé de l’Abbaye Saint-Cosme-et-Saint-Damien d’Agali à Tolède.
« Ô Vous, notre Protectrice, notre Dame, notre Souveraine, la Mère de notre Dieu, la Servante de votre divin Fils, la Mère du Créateur du monde, entendez le plus cher de nos vœux, la plus ardente de nos prières : obtenez-nous d’avoir l’esprit de votre Fils, notre divin Rédempteur, afin que nous puissions toujours sentir, penser, dire et aimer les choses dignes de Vous. Vous avez été choisie de Dieu, élevée par Dieu, appelée de Dieu ; Vous êtes voisine de Dieu, unie à Dieu ; Vous fûtes visitée par l’ange, bénie par l’ange ; Vous êtes Bienheureuse entre toutes les femmes, Vierge parmi les mères, Maîtresse parmi les servantes, Reine parmi les sœurs. Toutes les générations, toutes les vertus célestes Vous proclament Heureuse, et notre foi, notre âme, notre amour, nos hommages, nos louanges ne se lasseront jamais d’exalter votre Bonheur »
Ainsi soit-il.

Réflexion Pratique : La vie de Sainte Mathilde nous apprend que l’épreuve connaît le chemin du trône tout comme le sentier de la chaumière. Ne regardons pas d’un œil d’envie les grands dans leurs palais ; la splendeur cache souvent de profondes misères.

Abbaye de Quedlinbourg où repose le corps de Sainte Mathilde (Allemagne)